Pour un sursaut Républicain de Salut Public.
Hier, les spéculateurs s’en donnaient à coeur joie sur le gouffre de la dette grecque, sur la détérioration des comptes des Etats espagnols et portugais. Puis ils ont spéculé sur les mesures d’austérité, sur l’Euro à la baisse puis sur les plans de soutiens des Etats européens en faveur de la Grèce. Aujourd’hui les bourses qui hier chutaient, bondissent et certains spéculateurs font faire des énormes plus values. Le plan Européen de 750 milliards devra être financés par qui par les Etats et qui financement les fonds des Etats à votre avis ?
Nous sommes dans un système interdépendant et il tourne en rond. Si la Grèce ne paie pas sa dette c’est les grecs et nous chaque citoyen de l’un des 26 autres états européens qui paieront la note. Si l’on aide la Grèce à la hauteur de 750 milliards d’euros il faudra les financer et c’est aussi les grecs (la Grèce remboursera) et nous les habitants des 26 autres états de la merveilleuse Europe qui paieront.
La marché à son logique et le système capitaliste à aussi la sienne et tout cela est interdépendant, globalisé, mondialisé, européisé. Ne faisons pas les surpris. Le FMI, est là vous financer un plan de soutien qui a pour but l’ajustement structurel. Il demande à chaque pays et donc aux citoyens de faire des efforts et des sacrifices mais malheureusement ces efforts et sacrifices sont faits par le peuple et généralement de manière injuste et frappant les acquis sociaux, les services publics, l’état providence.
L’Europe dans tout cela est dans sa logique d’économie de marché de la concurrence libre et non faussée. Ne faisons pas les surpris cela fait 53 ans que cela dure d’une certaine manière, au moins 20 ans pour l’acte unique et le grand marché libre de la concurrence libre et non faussée. Aujourd’hui, l’Europe à sceller son sort aux Etats unis dans le cadre du Grand Marché transatlantique décidé dans le dos des peuples citoyens et souverains.
Il est temps donc d’être courageux, vertueux, audacieux et de franchir le rubicon. Sortons de ‘l’Union Européenne, de la BCE, du GMT, de l’Otan qui sont les nouvelles prisons des peuples, les fossoyeurs des Etats-nations et des peuples souveraines et citoyens. Oui sortons de l’Union Européenne oui et cela rapidement c’est l’urgente nécessité politique et sociale du moment pour mieux affronter la crise et reprendre en Républicain et Jacobin :
- la souveraineté sur l’économie, la monnaie, les banques et les marchés et mettre en place les mesures de protections nécessaires ;
- la réappropriation collective et sociale des banque, des assurances et des services dans un premier temps puis engager l’appropriation collective et sociale des moyens de production, d’investissement et d’échange.
- la planification pour orienter, financer, prévoir le développement économique notamment l’industrie, l’agriculture, la recherche, les équipements collectifs.
- la politique de partage et de redistribution des richesses. Le rôle de l’impôt direct, républicain, progressif financeur de l’intérêt général ;
- la refondation républicaine, jacobine et laïque de la France, de ses institutions, de la cité comme de l’entrepris. Faire de la personne humaine un citoyen et souverain, faire de notre républqiue une république sociale une et indivisible.
- le développement et la coopération dans le cadre de nouvelles structures permettant les développements autonomes, partagés ou de coopération et enfin de solidarité. Sortons des instances des docteurs fossoyeurs des peuples et des Etats nations que sont le FMI et l’OMC. Reprendre le magnifique rôle de la patrie univerrselle que fut la France et créer un corps prestigieux de coopérants universels.
Ne pas en rester à la critique verbale. Il faut aussi proposer et envisager des perspectives. Rien ne sera possible sans rupture avec l’Union Européenne. La France républicaine doit retrouver le chemin des Lumières et de l’esprit révolutionnaire. Faisons de nouveau l’Histoire ! Devenons la patrie retourneure de l’Histoire Européenne pour le salut et le devenir des peuples et des nations.
Je finis par cette phrase de Robespierre prononcée lors d’un discours le 29 mai 1793 à la tribune de la Société des Amis de la Liberté et de l’Egalité (Club des Jacobins) : « Je dis que si le peuple ne se lève pas tout entier, la liberté est perdue et qu’il y a qu’un empyrique détestable qui puisse lui dire qu’il lui reste qu’un seul médecin que lui-même ».