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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 15:25

Par Sonia Bastille et Fabien Darthé-Payan

 

 

  27 experts publie ces jours-ci, un ouvrage intitulé : "Changer d'économie : nos propositions pour 2012"(1)(2)

 

  L'Humanité(1)datée de Mardi 10 Janvier 2012 en publie  des extraits et aussi quelques unes des propositions des "Économistes atterrés"

 

 

 

27 experts cosignent l'ouvrage et autant passent à côté de l'essentiel !

 

Qu'est cet essentiel ? La (re)création d'un capital industriel !

 

livre changer d'economie ! Au delà de l'idéologie et des propositions qu'elles sous-tendent, le document notamment sur le plan économique manque de consistance en matièrede politique économique industrielle et agricole, de socialisation de l'investissement, de reconquête de notre marché intérieur, de retour à la souveraineté nationale et monétaire.

 

Tous les contributeurs fussent-ils de grand talent, ne voient pas l'urgente nécessité de la (re)création d'un capital industriel national ! Notre pays est en désindustrialisation(donc en déclin !) depuis le milieu des années 70 - Années Giscard  ! Il eût une tentative de 1981 à 1982 avec le Ministre socialistePierre Dreyfus, grand industriel et ancien patron de la régie Renault qui proposait, dès l'arrivée de la gauche au pouvoir, une relance industrielle sélective et sectorielle (meubles, machines outils, sidérurgie, chimie, arsenaux, textile, etc...) qui accompagnait la relance par la consommation populai et le déficit budgétaire (politique typiquement keynésienne). Puis il eût la tentative de ré-industrialisation globale, planifiée appuyée sur un effort sans précédent dans la recherche et la modernisation de l'outil industriel avec Jean-Pierre Chevènement de 1982 à 1983. Rappelez-vous, la gauche nationalisera  Bull et  ira récupéré les branches d' ITT pour relancer l'industrie électronique et informatique. Une filière informatique sera créée au sein du groupe Thomson CSF avec les fameux ordinateurs T07 et T09 qui inonderont l’Éducation nationale et l'administration après 1983. L'effort sera aussi au renforcement de la fabrication de téléphonie et la mise en place du bijou français que fût le minitel. Le groupe nationalisé Bull Complétéla filière informatique française avant quelle ne soit proprement abandonnée et liquidée en vendant Bull à Nec !

 

L'orientation volontariste en matière industrielle de Chevènement se brisera sur le choix européen et européiste du maintien du Franc dans le SME en mars 1983 entraînantla démission de Jean-Pierre Chevènement et l'instauration d'une politique d'austérité durant de longs mois  réduisant fortement les capacités industrielles du pays Tout à tour les Charbonnages, la sidérurgie et l'industrie automobile seront frappés. Ouverte depuis 1983,  la parenthèse libérale et d'intégration européenne ne sera plus jamais refermée ni par la Gauche ni par la Droite et les programmes des partis politiques de droite et de gauche y compris celui du Front de Gauche "l'Humain d'abord" que propose le candidat Jean-Luc Mélenchon ne propose en rien de refermer cette parenthèse libérale et européiste. Au contraire, malgré que Jean-Luc Mélenchon ait reconnu s'être trompé au sujet du Traité de Maastricht, le leader du FDG, propose encore plus d'intégration à la fois supranationale et fédéraliste et n'annonce absolument pas une rupture avec l'Union Européenne et avec l'euro ! Un comble pour un républicain se disant jacobin !

 

 

L'urgence à (re)constituer un capital industriel !

 

  Nous revenons  à "nos" "économistes atterrés"(2)et à leurs propositions.  Tellement ces économistes sont "atterrés" qu'ils oublient de proposer des solutions pour  la France, pour remettre au goût du jour un patriotisme économique et un protectionnisme de nos marchés et en premier lieu celui de notre marché intérieur.

 

Sur la (re)constitution d'un capital industriel, ils [les"Economistes atterrés"] passent tous  à côté de cette urgence pour l'avenir de notre pays. Des  propositions telles qu'une politique volontariste de capital public et de capital privé investis dans l'économie industrielle ou un appel à l'épargne et le développement d'une forte productivité -  dans le cadre d'une double mobilisation optimale : celle des agents économiques d'une part, celles des facteurs de production d'autre part - ne sont même pas évoquées ! La planification sans la socialisation de l'investissement et la protection de nos marchés ne sera que ce que l'on a connu depuis le relâchement politique et financier intervenu dès le 6ème plan, une inefficacité et un abandon ! Un rappel : ce sixième plan,  faisant de cet outil [le plan] politique et  stratégique, un simple contenu de modestes engagements programmés et bien souvent non financés, non menés à terme, si ce n'est oubliés ! Cette socialisation de l'investissement peut se faire par une banque nationale d'investissement (BNI) d'une part,  par un fonds d'investissement mutualisé d'entreprise abondé par les réserves des entreprises et par un fonds salarial d'entreprise abondé par une part du salaireou des primes d'autre part. Ces deux fonds d'investissements seraient placés auprès de la BNI.              

        

         

 

Cette BNI est a créée et n'a rien à voir avec un pôle public bancaire et financier. Cette banque publique nationale d'investissement aura pour but à la fois de (re)constituer le capital industriel et de le financer (fonds d'investissement, appel à l'épargne, emprunt d'état, crédits bancaires) dans les cadre des contrats de plan État-entreprises ou Entreprise-Banque Nationale d'Investissement.

 

 

Il est plus que nécessaire également de procéder à un audit général de l'économie productive française. Une agence publique d'évaluation et de notation doit-être créée, placée directement sous le contrôle de la Cour des Comptes. Également, il est plus qu'urgent de renforcer les pouvoirs de contrôle et d'investigation de l'AMF placée, à son tour, directement sous l'autorité et le contrôle de la Cour des Comptes.

 

Les solutions de séparation des banques de dépôts et d'affaires sont du domaine du bon sens et la nationalisation du crédit, des assurances doit toucher l'ensemble du secteur et des organismes  et pas seulement modeste avec un pôle bancaire et financier public afin que l'outil bancaire et de crédit soit mobilisé au profit du développement de l'économie et de son financement  dans le cadre de la politique de l'intérêt général. Les  nationalisations bancaires se feront par le rachat sur la base des Actifs Nets réévalués. Leurs financements se fera par l'emprunt auprès des Français, par la recapitalisation et par la mobilisation de monnaie créée une fois que notre pays aura retrouver sa souveraineté nationale et monétaire.

 

Nous ne sommes pas des chauds partisans de la taxation à tout va des capitaux, des revenus du capital. Au contraire, nous pensons qu'il faut orienter, les capitaux et les revenus du capital, vers l'économie productive pour d'abord (re)constituer  l'industrie et l'agriculture, puis les (re)lancer. Le capital technique, financier, humain doit être  faiblement taxé ou imposé pour une période provisoire voire exonéré si ces capitaux servent à la relocalisation, ré-industrialisation locale ou de filière ou à la constitution d'entités industrielles nouvelles. Nous sommes pour un approfondissement du crédit recherche et nous souhaitons  que les revenus des nouveaux fonds salariaux qui seront constitués soit  non imposables jusqu'à un certain montant et sur une certaine durée à définir selon les nécessité des politiques fiscales et industrielles choisies.

 

 

  L'effort de recherche doit être porté à 5 % du PIB en l'an 2030. Egalement, d'ici 2030 la part industrielle, hors Btp, devra passer des 12,5 % actuels du PIB à 25 % et l'agriculture de 3,5% à 7%. L'urgence politique est là ! (Re)constituer notre capital et patrimoine économique et industriel. Nous devons (re)devenir un pays d'industries lourdes, d'industries sectorielles et de hautes technologies et aussi engager un soutien et une protection à nos marchés et à nos exportations.

 

 

   Nous devons faire ou refaire de notre pays,  un Etat-Nation indépendant et souverain, redevant une grande puissance économique à travers les mers, les terres et les continents. 

 

Nous dirons aux "économistes atterrés", qu'avant de taxer les riches, les banques, les spéculateurs ou de redistribuer les richesses, ou d'augmenter de manière consistante les salaires et bien il faut produire et pour produire il faut (ré) investir massivement dans l'industrie et l'agriculture. Créer un capital risque public financé et assuré ; reconstituer un capital industriel public et privé et aussi engagé la reconquête de notre marché intérieur par des protections raisonnées et adaptées.

 

Une toute dernière chose, nombreuses propositions des "Économistes atterrés" se situent toujours dans le cadre de l'Union Européenne et dans le cadre de l'euro donc dans le cadre de l'économie concurrentielle et du libre échange européen et mondial.

 

Leur ouvrage manque cruellement d'une critique sérieuse de l'UE et de l'euro, ne permettant aucune perspective de démontage de l'euro - ce petit dictateur - ni aucune rupture avec le processus fédéraliste européen et d'unicité tant économique, que monétaire ou encore budgétaire.

 

Non, décidément les solutions des "Économistes atterrés" ne sont pas le sursaut républicain et souverain, de Salut public, escompté que devrait nécessiter l'urgence de la situation !

 

  Pour toute politique réellement alternative et bien, la sortie de la France de l'Union Européenne et de l'euro n'en est que plus criante et plus nécessaire. Un retour de la monnaie dans le giron national et une réappropriation publique et nationale de la Banque de France seraient les premiers pas de la Révolution à accomplir que  sont  la reconquête de la pleine souveraineté pour notre pays et la reconstitution de son économie productive !

  

 

Salut et Fraternité.

 

Sonia Bastille et Darthé-Payan

 

 

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(1)

http://www.humanite.fr/social-eco/les-economistes-atterres-livre-ouvert-487392

 

(2)

http://www.humanite.fr/social-eco/economistes-atterres-un-collectif-cree-il-y-un-487391

http://atterres.org/

http://www.furet.com/changer-d-economie--1715713.html

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Actualités
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 20:04

Par Darthé-Payan le Jacobin

 

Chers Concitoyens,                              Ardoise, Tridi, 13 Nivôse, An CCXX de la République.

 

 C'est la saison des voeux...   Bien que je formule des voeux républicains, en ce début d'année 2012, sous les auspices du calendrier Grégorien constitutif de de notre année civile actuelle, j'en reformulerai  d'autres tout autant républicains   le 22 septembre, jour de la proclamation de la République !

 

 

 

   En 2012, la République fêtera son Deux Cent Vingtième anniversaire !

 

 En 2012, le Traité de Maastricht fêtera, lui, son Vingtième anniversaire !

 

 En 2012, l'euro, la monnaie unique, ce petit dictateur fête en ces premiers jours de Janvier 2012 son dixième anniversaire !

 

Ce début de nouvelle année civile 2012, la crise économique et financière, l'endettement et pas seulement celui des États, la fin programmée des États-Nations souverains et des économies productives,  l'abandon de plus en plus manifeste des principes républicains d'égalité, de souveraineté, d'unité et d'indivisibilité, de laïcité doivent nous mettre sur la voie d'un sursaut républicain de Salut public !

 

 

 

Année 2012 : Autant de voeux que vous voulez mais d'abord le sursaut républicain de Salut public !

 

 

 En 2012, la République doit-être refondée ! Que (re)vive la République !

 

 En 2012, le Traité de Maastricht doit-être abrogé ! Que périsse le Traité de Maastricht ! Que le retour à la souveraineté des Etats-Nations permette  un nouveau départ permettant à la fois de sortir de la crise économique, du désendettement, de re-industrialiser notre pays et de promouvoir une solidarité nationale émancipatrice !

 

 En 2012, l'euro - la monnaie unique - doit-être démontée ! Que de nouveau les États-Nations et notamment la France, retrouve leur monnaie nationale souveraine ! 

 

 Pour la France, notre patrie républicaine, il est temps de passer à la vitesse supérieure et de mobiliser en faveur d'un sursaut républicain de Salut public autour de la reconquête de la souveraineté pour notre pays et de la refondation de la République !
Je sais qu'il y a des citoyens et des producteurs disponibles mais aussi des politiques, tous déterminés, pour s'engager dans la voie de ce sursaut républicain de Salut public !
Les Citoyens Sonia Bastille, Flora Del Campos, Gilles Fabre, Jacques Fromentin,  Martin S. Lévy, Olivier Lecoeur, fidèles républicains jacobins et contributeurs à la vie de ce blog, se joignent à moi, pour ces voeux républicains et jacobins pour 2012. 
Salut et Fraternité !
Darthé-Payan le Jacobin

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« La République française est invincible comme la raison ; elle est immortelle comme la vérité. Quand la liberté a fait une conquête telle que la France, nulle puissance humaine ne peut l'en chasser. »(Maximilien Robespierre).

  

« A celui qui n''a rien, la patrie est son seul bien. »(Jean-Jaurès).

 

« Je ne savais pas que c'était si simple de faire son devoir quand on est en danger. » (Jean-Moulin).

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 16:00

 

Par Sonia Bastille et Fabien Darthé-Payan

 

L'euro,  mis en circulation le 1er janvier 2002 sous forme fiduciaire, mais en usage dès 1999, succédait alors à l'ECU, la première unité de compte européenne mise en service en 1979.

  

 

L'euro, ce petit dictateur !

 

 L'euro, monnaie unique  de  l'Union Européenne, devait  apporter  aux Européens : croissance économique, prospérité, stabilité tant monétaire que financière. Liée à la Banque Centrale Européenne, la monnaie unique, devait être l'outil nécessaire aidant au développement économique et aussi être le facilitateur des convergences économiques au sein du marché unique européen selon le traité de Maastricht. L'euro devait aussi [nous] protéger de la spéculation qui frappait les monnaies nationales et notamment le Franc et aussi, mieux nous faire résister face au Dollar américain.

 

Pas plus que pour l'Union Européenne, l'euro ne nous a apporté ces espèrances ! Bien au contraire !

 

Que voyons-nous, dix ans après ? Et bien que cette monnaie unique indépendante devient un véritable "petit dictateur" tant pour les Étatsque pour les citoyens et les économies nationales. L'euro, par rapport à des monnaies comme le Dollar américain ou le Yuan chinois, pénalise de nombreux pays européens et notamment la France montrant que ce protecteur devient notre fossoyeur. Le fossoyeur de notre économie productive donc de nos emplois et de notre protection sociale.  Dix ans après l'instauration de l'euro, comme monnaie unique, le capitalisme et le libre échange les plus débridés règnent sur l'Union Européene et donc sur la France avec son lot de désindustrialisation, de privatisations de services publics, de dérégulations des marchés, de chômage de masse et de remise en cause de l'Etat providence.

 

 L'euro ne nous a pas apporté la stabilité bien au contraire ! Les crises conjointes de la dette et de la zone euro montrent que la monnaie unique empêche toutes solutions alternatives aux politiques libérales de libre échange et d'austérité. Les États ont été dépossédés de leur souveraineté monétaire et n'ont plus aucune prise sur leur seconde créature (après l'Union Européenne). Comme l'Union Européenne, l'euro se retourne contre ses créateurs !

 

Le seul objectif atteint par l'euro c'est la convergence économique qui devient unicité jusque dans les budgets !

 

 

Reconquérir la souveraineté nationale et monétaire. Démonter l'euro et engager le processus de Salut public républicain de souveraineté.

 

 Il est temps d'engager le sursaut républicain de Salut public autour de la reconquête de la souveraineté nationale et monétaire pour notre pays en sortant de l'Union Européenne et de l'euro. Utilisons l'article 50 du Traité sur l'Union Européenne(1) (version consolidée), selon les dispositions prévues à  l'article 218 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne(1) (version consolidée). Ces dispositions institutionnelles nous permettent de sortir de l'Union Européenne de manière négociée dans le cadre d'un accord cadre intergouvernemental.

 

Pour la reconquête de la souveraineté monétaire et le retour à notre monnaie nationale, le Franc, des pistes sérieuses, des solutions maîtrisées et négociées sont aujourd'hui connues et publiées et nous permettent, dans le cadre institutionnel européen  et selon un accord cadre intergouvernemental de pouvoir les envisager sereinement, un démontage de l'euro - monnaie unique et un retour pour notre pays à sa souveraineté monétaire.

 

Un Collectif d'économistes républicains(2) de divers horizons politiques, tous partisans que notre pays retrouve sa pleine  souveraineté nationale et monétaire, ont proposé dans un document point de vue intitulé : "Pour un démontage concerté de l'euro. Cela ne susciterait pas forcément le chaos." (2) un plan concerté, en six points, totalement réalisables. Le "précieux" document vient d'être publié par le journal Le Monde daté samedi 24 dimanche 25 et Lundi 26 décembre 2011. Vous en trouverez l'essentiel dans le lien ci-dessous.

 

Il va s'en dire que les 6 points de ce dispositif de démontage de l'euro passent par une claire reconquête de la souveraineté politique et économique, nationale et monétaire pour notre pays et la mise en place concertée d'un protectionnisme et d'un soutien efficaces de nos marchés, notamment de notre marché intérieur, de nos entreprises et de nos emplois au profit d'une politique volontariste d'investissement dans l'économie productive permettant la ré-industrialisation de la France, la maîtrise publique et nationale desbanques, du crédit et de la monnaie, le désendettement progressif et le maintien d'un haut degré d'Etat providence.  

 

Salut et Fraternité.

 

Sonia Bastille et Fabien Darthé-Payan

 

 

_______________________

 

(1)

http://eur-lex.europa.eu/JOHtml.do?uri=OJ:C:2010:083:SOM:FR:HTML

 

(2)

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/23/pour-un-demontage-concerte-de-l-euro_1622307_3232.html

 

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 14:37

Par Sonia Bastille et Darthé-Payan

 

  Le sommet Européen de Bruxelles(1) a accouché d'un renforcement de la Zone euro élargie aux pays qui le souhaitent. La Grande Bretagne a déjà décidé de ne pas en être. D'autres pays, pour pouvoir s'engager pour la suite, ont besoin de la consultation de leur parlement (Hongrie, République Tchèque, Suède et Danemark). Pour le Danemark un système dérogatoire est ajouté. Ce sera donc une Union Européenne à deux vitesses. Une union à 28 (les 27 pays actuels plus la Croatie qui rentre dans l'union le 1er juillet 2013) d'une part et la Zone euro intégrée avec une base de 17 à 23 pays adhérents, d'autre part. L'accord de jeudi en cours de finalisation juridique aujourd'hui, concernera sans doute au final 26 des 27 pays de l'actuelle Union Européenne. Seul, le Royaume-Uni,  manquera à ce "bel" ensemble intégré européen !

 

C'est Angela Merkel qui a remporté la mise et la France n'a pu que suivre. Un pays a refusé ce processus intégrationniste et d'unicité, remettant en cause, encore un peu plus loin, la souveraineté des Etats-Nations ; c'est la Grande Bretagne du Premier Ministre Cameron. Chapeau bas Mister Cameron !

 

 

  Sur le cadre juridique, bien que ce soit encore relativement flou, Il est fort possible que l'on ne remette pas complètement en cause les traités de l'Union et que l'on se dirige vers un accord-cadre intergouvernemental appelant une simple révision institutionnelle ou de simples modifications des traités par voie parlementaire.

 

Cet accord(1) est un renforcement du gouvernement de la zone euro avec un cadre juridique et de sanctions renforcées et leur judiciarisation en cas de non respect des engagements budgétaires (strict respect du Traité de Maastricht et de "la règle d'or" (a intégré dans le plus haut degré institutionnel de chaque pays)). Les Eurobonds sont abandonnés. Le FESF(demain le MES) sera adossé à la BCE. Les attributions de la BCE ne seront pas modifiées versera au FMI qui reversera aux États.. Le FESF sera abondé par les États. Les banques du secteur privé marchand ne seront pas mises à contribution pour le financement du FESF.

 

Cet accord renforce l'Allemagne et aussi montre que le sauvetage coûte que coûte de l'euro et de la zone euro sont bien plus importants que la souveraineté nationale des Etats-Nations ou que des économiques productives. Cet accord ne résousabsolument en rien la "crise de la dette" ni de la - des pays membres de l'Union Européenne ! Bien contraire, il les aggrave !

 

 

  Le seul qui se bat réellement pour conserversa souveraineté nationale c'est le Premier Ministre Britannique Cameron(2) ! Il est certes libéral et sans aucun doute protège t-il le marché de la City. Cameron protège aussi ses intérêts économiques globaux et notamment son indépendance nationale, son budget et sa souveraineté monétaire. Le Royaume Uni  a donc des marges de manœuvre que les pays adhérents à la « nouvelle » Union Européenne intégrée n'auront pas ou n'auront plus !

 

Le Premier Ministre Britannique David Cameron(2) a défendu les intérêts de son pays qui prennent appui sur la City. Il est certes libéral mais il est pour une forme de souveraineté nationale dans le cadre du capitalisme. Nous aurions préféré qu'à la place d'un dirigeant d'un Etat monarchique, ce soit  le Président de la République Française qui s'oppose à cette nouvelle intégration européenne et fédérale ou qu'encore à la place d'un libéral Britannique, ce soit des républicains socialistes ou gaullistes, mais hélas, pour ces derniers, il y en  a de moins en moins en France et donc ne gouvernent pas la destinée de notre pays ! Nicolas Sarkozy, le Président de notre République,  n'est même pas capable de défendre la souveraineté de la France dans cette affaire européenne pas plus que la place financière de Paris d'ailleurs ou que notre état providence issue du Conseil National de la Résistance (CNR) ! Au moins le Premier Britannique Cameron défend la souveraineté de son pays et de sa place forte ! Cela ne peut pas plaire à certains mais c'est ainsi...!

 

 

  Il est temps de se rendre compte que l'UnionEuropéenne procède par intégration successive puis unicité successive dans l'unique but de dépasser (je suis gentille là ! ce serait plutôt détruire !) les États-Nations et donc en premier lieu leur souveraineté. Nous avons eu l'intégration et l'unicité économique (Marché commun, CEE, acte unique déroulant le marché unique), puis l'intégration et l'unicité monétaire (Serpent monétaire, Système monétaire Européen, écu, Euro monnaie commune, BCE, Euro monnaie unique). Nous avons maintenant l'intégration budgétaire et l'unicité budgétaire à marche forcée (Critère de Maastricht, Mise sous tutelle, gouvernement de la Zone euro,"règle d'or", accords de Bruxelles). Cette union lamine la souveraineté nationale (et aussi populaire qui nous vous le  rappellons pour notre pays se confondent depuis 1789 et surtout 1792 !). Continuer à croire que l'on peut obtenir de l'intérieur, les convergences pour une Europe plus démocratique et sociale, pour une modification des missions de la BCE ou je ne sais quoi d'autre... et bien c'est demain se réveiller pieds et poings liés au système fédéraliste et supranational européen et après-demain transatlantique avec la somme de désillusions et aussi de régressions sociales et démocratiques.

 

David Cameron(2) avait reçu mandat du Parlement (Chambre des Communes) pour rester ferme sur la souveraineté de son pays en matière monétaire et budgétaire mais aussi en matière de protection de la City ! Il a tenu bon ! Les Sujets Britanniques souhaitent cette distance avec l'UE et l'euro et cela depuis Maastricht et aussi les Traités d'Amsterdam et de Lisbonne. Ils ont toujours obtenu les dérogations, les exemptions et les non assujettissements en préalable à leur signature des traités ! La position du Premier Ministre Britannique David Cameron est conforme à ce choix..

 

Nous nous rappelons un propos de Jean-Luc Mélenchon, alors Sénateur socialiste de l'Essonne et chef de file du camp des "Non" socialistes, en Juin 2005 au Grand Jury RTL Le Monde dans le quel il disait à propos de Monsieur TonyBlair, alors Premier Ministre travailliste du Royaume Uni : "Qu'il était le seul à s'être battu"à propos des questions agricoles lors du Conseil Européen (qui venait à la suite du vote négatif des Français sur le TCE) ! Les autorités Britanniques se sont toujours bien battues pour leur souveraineté face aux évolutions fédéralistes européennes. David Cameronest certes un libéral mais on ne peut pas lui retirer qu'il s'est battu et bien battu pour la souveraineté monétaire de son pays et de celle de la City !

 

Comme Blair en 2005, David Cameron s'est bien battu !

 

En cela la position du Premier Ministre David Cameron est une piste à suivre. Elle ouvre la voie au retour à (de) la souveraineté nationale, monétaire et budgétaire pour notre pays !

 

Si vous avez aimé l'Union Européenne, vous allez adoré la « nouvelle » Union Européenne intégrée de la Zone euro avec des États sans souveraineté ! Après l'intégration et l'unicité économique (le marché unique), puis l'intégration et l'unicité monétaire (la monnaie unique), vous allez avoir l'intégration et l'unicité budgétaire (le budget unique) !

 

  Pour notre part, nous pensons qu'il est temps de larguer les amarres ! A nous, Citoyens, ardents Républicains, jacobins et souverains de mettre en perspectives la reconquête de la souveraineté nationale, monétaire, budgétaire et économique de notre pays. Cela passe par un sursaut Républicain de Salut public et la sortie de la France de l'Union Européenne et de l'euro.

 

Salut et Fraternité.

 

Sonia Bastille et Darthé-Payan

 

 

____________________________

(1)

http://www.2424actu.fr/actualite-economique/sommet-de-bruxelles-un-accord-a-23-sans-la-grande-bretagne-3274105/#read-3274105

 

(2)

http://www.2424actu.fr/actualite-economique/grande-bretagne-le-non-de-cameron-a-bruxelles-divise-la-coalition-gouvernementale-3278828/#read-3278752

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 17:38

Par Darthé-Payan

Je vous propose le texte intégral de l'excellente tribune du Citoyen Jean-Philippe Domecq, écrivain, romancier, essayiste et journaliste, républicain, qu'a publiée le quotidien Libération dans son édition du jeudi 1er décembre 2011.

Je ne vous surprendrai pas en vous disant que je partage le contenu du texte de Jean-Philippe Domecq. Les politiques et surtout les candidats à l'élection présidentielle mais aussi chaque citoyen devrait le lire, le diffuser, s'en saisir.

 Bonne lecture.

Salut et Fraternité.

D-P.

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"Il est temps d’endosser notre citoyenneté en signant notre déclaration d’impôts.

 

Par Jean-Philippe Domecq - Ecrivain

 

 Toute révolution, toute bascule de régime a pour levier le déficit budgétaire… Toujours, quel que soit le terme de l’époque.

 

En 1788, le mot de la «crise» était «banqueroute» ; la monarchie ayant creusé sa tombe budgétaire depuis que Louis XIV dispensait ses mannes à la noblesse pour la tenir à l’œil et improductive, il n’y eut plus de fonds de tiroirs à racler, ne restait plus qu’à convoquer d’urgence les états généraux. Seulement voilà : en échange d’une énième et radicale réforme de «l’assiette de l’impôt», le peuple, qui n’était rien, était susceptible de demander à être quelque chose et pourquoi pas des droits politiques… et là, c’était parti !

 

L’empire soviétique ? Ce n’est pas tant sous la pression des peuples mis sous sa coupe qu’il a «éclaté», comme l’a cru la philosophie des pharmaciens, mais plutôt de l’intérieur, lorsqu’une élite communiste, les gorbatchéviens, a compris, au vu de ce baromètre des civilisations qu’est la démographie, que la baisse de natalité et de l’âge de mortalité ne pouvait plus s’expliquer par la bonne vieille autocaricature suicidaire dont s’enchantent les Slaves, mais par ce sentiment de faillite qui, de passé d’une illusion, était devenu l’horizon indépassable de l’économie communiste. Déjà, à ses débuts, le bolchevisme dut se payer par la réquisition et la répression, tout comme à sa fin l’Imperium romanum qui ne pouvait plus financer ses conquêtes sur les seules dîmes du Latium.

 

Ce qui nous amène à la Grèce, notre berceau : et, en effet, elle fut berceau de la spéculation, qui est philosophique autant que financière. Aussi les armateurs, incarnation grecque de la richesse, peuvent-ils expliquer que si on les taxe ils iront spéculer ailleurs, et le pope son compère refuser l’impôt puisque l’Eglise est à tous «comme le stade de foot» (sic) : avec cette rationalité vieille comme le populisme, le peuple grec, se lavant les mains de l’impôt, se retrouva fort moderne quand le credo qui marqua la politique mondiale ces quarante dernières années diabolisa l’impôt. Les penseurs nobélisés Milton Friedman et Friedrich Hayek (dont le titre majeur vaut son programme : Misère de la justice sociale) fournirent la base conceptuelle aux leaders conservateurs qui n’eurent plus qu’à jouer sur le velours de la démagogie économique : vous aurez la Sécu sans l’impôt, dites donc, et les hôpitaux et les trains…

 

Ronald Reagan chanta que les riches étant les plus entreprenants, les taxer serait les démotiver et affaiblir le pays. En vertu de cette même vertu entreprenante, Margaret Thatcher proportionna la taxe d’habitation non plus sur le standing du toit mais sur le nombre d’individus qui y logent. Le général Pinochet fut d’une économie tout aussi modérée. Et Jacques Chirac, en 2002, y alla de sa bonne grasse promesse : 30% de baisse d’impôts ! Les Français gobèrent la ficelle, irréaliste donc réalisée à 8%, et notre déficit dépassa les 3% fixés par les traités européens pourtant signés. La conséquence de cette idéologie ultra, c’est qu’il fallut bien compenser par la dette publique et le crédit individuel ce que l’Etat n’avait plus les moyens d’assumer. Que l’Etat providence ait des coûts démobilisateurs, c’est certain, mais le 180 degrés en sens inverse n’a jamais été un signe particulier d’intelligence.

 

 

  Le résultat est là, comme prévu dès les années de lancement de ce balancier idéologique qui maintenant frémit dans l’autre sens. Et l’autre sens, c’est quoi? C’est le sens originel de l’impôt, à savoir qu’en signant ma déclaration d’impôts je signe ma citoyenneté par mon investissement pécuniaire dans la collectivité. Tous, même les plus pauvres à raison d’un euro au moins, devraient payer cette signature civique.

 

Voilà ce qu’il va falloir retrouver. Pas facile ; mais, vu les dégâts commis, l’équité fiscale, qui est un marqueur de la gauche, pourrait bien montrer que nous avons devant nous désormais des efforts qui pourraient nous rendre heureux, loin des addictions consuméristes et de l’hystérie de la financiarisation qui, de toute façon, devaient parachever et achever le capitalisme intempéré."

 

(Texte intégral de la tribune de Jean-Philippe Domecq publié dans le quotidien Libération daté du 1er décembre 2011).

 

http://www.liberation.fr/economie/01012374828-il-est-temps-d-endosser-notre-citoyennete-en-signant-notre-declaration-d-impots

 

 

_________________________________________________________

Jean-Philippe Domecq est membre du comité de rédaction d'Esprit. Il fut chroniqueur aux hebdomadaires "Politis" et "Marianne", et rédacteur en chef de la revue littéraire Quai Voltaire, dirigée par Alain Nadaud, dans les années 1990. Il est d'abord et avant tout l'auteur de : "Robespierre, derniers temps" paru aux Editions Folio Histoire.

 

http://leblogdedomecq.blogspot.com/

 

Détails sur le produitUne nouvelle introduction à l'art du XXe siècle

 

 

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Actualités
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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 15:22

Par Sonia Bastille, Fabien  Darthé-Payan et Martin S. Lévy



Les agences  existent depuis pas mal d'années et bien avant "la crise de la dette". Les "crises" dues aux dettes ont parsemé l'Histoire et bien avant que le capitalisme soit mondialisé et érigé en système.

 

Les agences de notation sont un thermomètre qui donnent la température des économies et des finances des États ou des situations des entreprises. Rien ne sert de les vouer aux gémonies, appeler à leur fermeture où à les rendre complices du système capitaliste. Système économique qui est fait par les hommes non pas par un pouvoir métaphysique ou invisible.

 

 

 Quelques petits rappels Historiques...

 

Les crises dues à la dette sont légion dans notre Histoire. Rappelez-vous les dettes faramineuses du royaume, ou encore des cités-états ou encore des provinces et domaines seigneuriaux. Avant le capitalisme mondialisé et bien, la crise des dettes existait déjà et là point d'agence de notation ! En 1522, François 1er émet la première rente perpétuelle de la monarchie française. Les Habsbourg d'Espagne font de multiples et sévères banqueroutes : 1557, 1575, 1596, 1607, 1627 ! A l'époque, pas encore d'agence de notation ni de capitalisme systémique financier et mondialisé !

 

  En France, nous pouvons relever la semi-banqueroute de 1720, sous Louis XV, suite à l'application du système Law.  La situation financière du Royaume, sous Louis XVI, une soixantaine d'années plus tard, n'est guère plus brillante malgré le fort développement économique et commercial du pays durant le règne de Louis XV. Les comptes de la Monarchie en Avril 1788 (1)  montrent l'impasse financière et le fort degré d'endettement dans lesquels se trouve la Monarchie. Le poste  "remboursement et intérêts de la  dette" représente la moitie des dépenses qui se montent, elles, à 620 millions de Livres. Un déficit de 117 millions de Livres est constaté alors que les Recettes ne représentent que 503 millions de Livres. Cette gravissime situation financière et d'endettement n'est pas due  à une quelconque agence de notation ou une quelconque dictature des marchés financiers ou encore au capitalisme mondialisé. Nous pouvons aussi nous rappeler la banqueroute des 2/3, à la fin de l'année 1797, sous le Directoire.



  Aux Etats-Unis, lors de la seconde partie du XIXème siècle, alors qu'allait débuter la sanglante guerre civile "Guerre de Sécession", l'avènement du chemin de fer pousse  les compagnies ayant besoin de financement à se multiplier. En 1860, Henry Varnum POOR eut l’idée de classer ces valeurs nouvelles afin de mieux éclairer les épargnants. Ce n’est que quatre-vingt ans plus tard que naquit, en 1941, l’agence STANDARD & POOR’S.

 

Une Agence vit le jour en 1909 sous le nom de MOODY’S Investors Service proposant alors une notation à base de lettres afin de noter les emprunts obligataires émis par les quelques deux cents compagnies de chemins de fer présentes sur le territoire américain.

 

 L’agence FITCH, contrôlée par le groupe financier français FIMALAC, fait figure de petite dernière en apparaissant seulement au début des années 2000.  

 

 

Les Agences de notation : missions utiles d'évaluation pour les Etats et les agents économiques.

  

  La dette vertigineuse des Etats (mais pas seulement des Etats mais aussi des autres agents économiques (entreprises, collectivités locales, ménages) sont également très endettés...) et son aggravation ne sont pas le fait des Agences de notation. Ces dernières constatent la situation d'endettement et les possibilités de remboursement et attribue une note en fonction des données recoupées. Après les gouvernements plus ou moins llibéraux ou réactionnaires notamment dans l'Union Européenne appliquent les mauvaises solutions de rationnement de l'économie productive.

 

 Les trois grandes agences de notation Moody's, Standard & Poor's et Fitch Ratings ont donc pour activité d’évaluer les risques liés aux titres de dettes ainsi que les émetteurs de titres eux-mêmes qui peuvent être des entreprises, des banques, des compagnies d’assurance, des collectivités locales ou des Etats. Elles [les Agences de notation] permettent donc, a priori, d’améliorer l’information sur les marchés financiers.

  

 Une institution comme la Banque de France a donné à maintes reprises l'état d'endettement des agents économiques et souligne régulièrement les capacités et les difficultés des entreprises à rembourser leurs dettes à 3 ans ! Une autre institution, la Coface note les dettes commerciales à échéance de  6 mois maximum montrant soit la bonne tenue des entreprises soit la dégradation de la trésorerie ou de l'exploitation. Cette dernière pouvant entraîner les défauts de paiements. Les juridictions financières (CRTC, Cour des Comptes, CDBF)(2) dans leurs missions d'évaluation, de contrôle, d'information et de recommandations émettent régulièrement des rapports ou des arrêts faisant souvent des rappels à l'ordre !

 

Ce n'est pas en cassant le thermomètre que l'on fera tomber la fièvre !

 

Ce ne sont pas les agences de notation qui  sont responsables ou aggravent les choses  mais bien les politiques malthusiennes, depuis trois décennies,  en matière de gestion des finances publiques mais aussi les politiques d'abandon de souveraineté monétaire d'une part et les politique d'intégration européenne à marche forcée liquidant l'économie productive et procédant à la désindustrialisation d'autre part.

 

 

Nous formulons trois propositions :

 

- Demande d'audit ;

- Création d'une agence publique Française, d'évaluation et de notation ;

- Renforcement des moyens d'action et d'investigation de l'AMF.

 

Nous sommes favorables à un audit mais pas seulement sur les finances publiques, sur l'endettement mais aussi portant sur  l'ensemble de la situation économique du pays et les différentes politiques publiques.  Nous devrions remobiliser les moyens en les orientant vers la production, l'investissement et la ré-industrialisation du pays dans le cadre d'une politique économique, monétaire et budgétaire équilibrée et souveraine.

 

  Nous proposons également la création d'une agence publique française d'évaluation et de notation, totalement indépendance placée sous le contrôle des juridictions financières (*) (CRTC, Cour des Comptes, CDBF)(2). Cette agence publique pourrait-être également amenée à effectuer des audits régulièrement à la demande soit des juridictions financières compétences, soit à la demande des pouvoirs publics, soit à la demande des parlementaires.

 

L'Autorité des Marchés Financiers (AMF)(2) devrait avoir un rôle, des missions, des moyens de contrôle et d'investigation accrus sous l'autorité des juridictions compétentes. Cette Autorité devrait-être placée sous leur contrôle.



  Pour conclure nous ne dirons donc pas que ce sont les agences de notation qui sont responsables de la crise ou de pousser à son aggravation par l'austérité. Pouquoi faire des agences de notation des "boucs-émissaires" ou encore "des  diables de confort" si chers à Jean-Luc Mélenchon et au Front de Gauche ?  Nous le répétons une nouvelle fois : La "crise de la dette" est la conséquence des politiques malthusiennes en matière de gestion des finances publiques mais aussi la conséquence des politiques  d'abandon de souveraineté monétaire d'une part et les politique d'intégration européenne à marche forcée liquidant l'économie productive d'autre part.

 

 

  Plus que jamais un sursaut républicain de Salut public doit se faire jour en mettant  en perspectives  la reconquête de la souveraineté pour notre pays en sortant de l'Union Européenne et de l'euro, en se donnant les outils publics de contrôle, dévaluation nécessaires et en engageant la maitrise înationale et collective de la monnaie, de l'économie et des marchés.

 

Salut et Fraternité.

 

Sonia Bastille, Fabien Darthé-Payan et Martin S. Lévy

 

_____________________________

 

(1) Les comptes de la Monarchie française en 1788 : l'impasse financière.

 

Extrait des pages "Documents" du livre " Révolution et Empire (1783-1815)" de Jean-Pierre Jessenne. Editions Hachette Supérieur (3ème édition revue et corrigée - Août 2011).

 

 

(2) Signification des sigles :

 

C.R.T.C.   : Chambre Régionale et Territoriale des Comptes.

 

Les chambres régionales des comptes sont compétentes pour les collectivités territoriales (régions, départements, communes) et les établissements publics qui leur sont rattachés (hôpitaux, collèges, lycées, communautés de communes, etc…).

 

Les chambres régionales et territoriales des comptes exercent trois missions :

- Le jugement des comptes des comptables publics des collectivités territoriales et de leurs établissements publics

- L'examen de la gestion de ces collectivités et des organismes qui en dépendent ou reçoivent des concours financiers

- Le contrôle budgétaire des collectivités territoriales et de leurs établissements publics

 

La Cour des Comptes :

 

Les missions de la Cour des comptes sont définies par la Constitution au 1er alinéa de l’article 47-2 :

« La Cour des comptes assiste le Parlement dans le contrôle de l'action du Gouvernement. Elle assiste le Parlement et le Gouvernement dans le contrôle de l'exécution des lois de finances et de l'application des lois de financement de la sécurité sociale ainsi que dans l'évaluation des politiques publiques. Par ses rapports publics, elle contribue à l'information des citoyens. […] »

Juridiction administrative, la Cour remplit ces missions en toute indépendance :

- Le Contrôle de l'action du Gouvernement ;

- Le contrôle de l'exécution des lois de finances ;

- L'information des politiques publiques ;

- L'information des citoyens ;

- Le contrôle des organismes faisant appel à la générosité publique. 

 

C.D.B.F. : Cour de Discipline Budgétaire et Financière

 

La Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF) est une juridiction administrative et financière chargée de réprimer les infractions en matière de finances publiques.


Liée à la Cour des comptes, elle constitue toutefois une juridiction financière distincte de celle-ci, indépendante.

 

Source : http://www.ccomptes.fr/fr/JF/Accueil.html

 

 

A.M.F. : Autorité des Marchés Financiers

 

Créée par la loi n°2003-706 de sécurité financière du 1er Août 2003 , l'Autorité des marchés financiers est issue de la fusion de la Commission des opérations de bourse (COB), du Conseil des marchés financiers (CMF) et du Conseil de discipline de la gestion financière (CDGF).

  

Ce rapprochement a pour objectif de renforcer l'efficacité et la visibilité de la régulation de la place financière française.

L'Autoritédes marchés financiers est un organisme public indépendant, doté de la personnalité morale et disposant d'une autonomie financière, qui a pour missions de veiller :

  

- à la protection de l'épargne investie dans les instruments financiers ;

- à l'information des investisseurs ;

- au bon fonctionnement des marchés d'instruments financiers.

  

Elle apporte son concours à la régulation de ces marchés aux échelons européen et international.

 

http://www.amf-france.org/affiche_page.asp?urldoc=lesmissionsamf.htm&lang=fr&Id_Tab=0

 

 

 

 

 

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Sonia Bastile, Darthé-Payan et Martin S.Lévy - dans Actualités
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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 16:48

Par Sonia Bastille et Martin S. Lévy

 

 La zone euro et l'euro semblent à l'agonie... Si l'Allemagne et la France veulent sauver coûte que coûte, l'euro et bien elles le feront au détriment de l'économie productive et de leur état providence respectifs. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy  préfèrent conserver, sauver, l'euro avec une dernière option - les eurobonds - qui au vu de la situation catastrophique de la plupart des pays de la zone euro ne semble plus être la porte de sortie.

 

Forte hausse sur les taux courts espagnols et belges, dans le sillage de l’Italie La situation sur les marchés des obligations(1) montre que différents pays comme la France (3,72 %) ou la Belgique (5,89 %) qui dérape mais aussi l'Allemagne (2,21%) ont de plus en plus de mal à lever des obligations. Les taux et les spreads à 10 ans (1) sont partout en hausse et deviennent inquiétants pour l'Italie dont les taux s'envolent à 7,60 %.

 
La Belgique (5,89 %) se retrouve dans la situation de l'Espagne (6,77%) avec en plus une forte dette globale de l'ensemble de ses agents économiques qui n'est plus maîtrisée !

 

Dans ce climat de pessimisme et de détérioration à la fois des dettes des Etats, des finances publiques, des économies de la zone euro et de la très mauvaise tenue du marché obligataire, les "Eurobonds" envisagés seraient pas nécessairement la panacée voire mettraient des pays comme la France, l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas ou la Finlande dans la difficulté et renchériraient la charge de la dette avec un taux d'intérêt supérieur à 4,5 % !

 

Le niveau européen est le niveau de l'impuissance car l'Union Européenne et sa monnaie unique sont la négation de la souveraineté des États-Nations et de la souveraineté des peuples. L’union Européenne se faire contre les nations et leur économie productive comme elle se fait contre les peuples et l'état providence. Beaucoup de politique semblent le taire ou l'oublier !

 

Certains comme Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de Gauche,  semblent croire encore "au miracle" de la France imposant, convaincant, l'Allemagne, sur des modifications d'objectifs tant statutaires qu' institutionnelles. Une grande majorité des citoyens n'y croient plus et chaque jour nous voyons la nocivité que représentent l'UE et l'euro pour les États-Nations, les citoyens, leur économie productive et leur état providence !

 

 L'Allemagne ne lâchera rien sur ses avantages (fortes rentrées de devises dues à sa balance commerciale excédentaire et aussi à sa lutte contre l'inflation qui permet aux produits industriels et manufacturés allemands d'être compétitifs à l'exportation ! La France désindustrialisée et endettée, est affaiblie économiquement, financièrement et politiquement ! Donc dans le rapport de force avec l'Allemagne et bien, elle ne peut que subir ! Le sommet à trois (Merkel, Monti, Sarkozy) qui s'est tenu hier à Strasbourg en est le parfait et le plus illustratif des exemples !

 

Comme pour la totalité des demandes du Front de Gauche et  son candidat Jean-Luc Mélenchon que se soit sur des dérogations, des exemptions au niveau des traités de l'Union Européenne d'une part et des modifications statutaires (BCE) d'autres part, il faudrait l'unanimité des Etats membres et aussi d'abord et avant tout l'aval de la Chancelière Merkel et bien, c'est comme dirait l'autre... :" simples vœux qui resteront lettre morte et vraie impuissance... ce genre de programme ! "

 

L'urgence est à la reconquête des souverainetés pas à l'intégration poussée dans une Europe fédérale, supranationale et germanique !

 

 

La confiance des ménages en France en forte baisse en novembre 2011 Alors que les Etats-Nations sont endettés comme jamais, que le maintien et la sauvetage de l'Union Européenne et de l'euro plongent les économies dans la récession et dans l'austérité, les ménages français sombrent dans la dépression. Les derniers chiffres de la consommation des ménages(2), pour novembre, montrent une chute alarmante qui ramène à la précédente crise de 2008 et là ce n'est que le début de la spirale. Les licenciements massifs, les fermetures de sites vont faire flamber les chiffres du chômage dans les prochains mois et vont donc plomber un peu plus la consommation des ménages et donc assombrir le niveau d'activité. Le 1 % de croissance prévu pour 2012 risque d'être inatteignable. D'ailleurs des conjoncturistes avancent le chiffre de 0 % pour la France et donc l'entrée en récession !

 

 

 Est-il judicieux de s'enferrer encore et toujours plus dans une Union Européenne et une monnaie unique l'euro alors que les économies productives sont à l'agonie ?


N'est-il pas temps de mettre en perspectives le retour aux monnaies nationales, la souveraineté monétaire nationale tant en matière de monnaie que de crédit et d'installer à côté des monnaies nationales une monnaie de réserve ?

  

La sortie de l'UE et de l'euro est notre salut public et permettra d'engager la politique économique volontariste et rigoureuse pour l'investissement industriel et l'état providence.

 

Pour sortir de la crise : redevenons souverains et jacobins ! Soyons audacieux ! Soyons rigoureux ! Soyons Mendésistes !

 

Salut et Fraternité.

 

 

Sonia Bastille et MartinS. Lévy

 

 

________________________________

 

(1) au 25/11/2011

http://www.gecodia.fr/Forte-hausse-sur-les-taux-courts-espagnols-et-belges-dans-le-sillage-de-l-Italie_a2590.html

 

(2)

http://www.gecodia.fr/La-confiance-des-menages-en-France-en-forte-baisse-en-novembre-2011_a2586.html

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Sonia Bastile et Marc S. Lévy - dans Actualités
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 15:32

Par Sonia Bastille, Fabien Darthé-Payan et Gilles Fabre 

 

 La France en tant qu'Etat-Nation indépendant et souverain va t-elle disparaître du Conseil de Sécurité des Nations Unies ?

 

C'est la question que nous devons nous   poser en lisant le document servant d'accord signé entre Socialistes et Ecologistes.

 

 L'un des points du dit document dans sa version .pdf  (Chapitre 1 point 3 page 6 Paragraphe {Promouvoir un multilatéralisme rénové et durable}(*))  dit clairement et expressément :

 

"La France fera des propositions précises pour réformer et démocratiser l'ONU afin qu'elle structure un ordre juridique et normatif global : siège européen, suppression du droit de véto, meilleure représentativité des pays du Sud au sein du Conseil de Sécurité, renforcement du rôle des ONG."

 

 Nous tenons à rappeler ici que la France est l'un des membres fondateurs de l'Organisation des Nations-Unies et l'un des membres permanents du son Conseil de Sécurité aux côtés des Etats-Unis, de la Russie, de la Grande Bretagne et de la Chine.

 

 Nous complétons, ici, notre rappel à disant que la France est une puissance nucléaire militaire qui est souveraine et indépendante dans son choix de dissuasion et de sa stratégie de défense. Sa souveraineté n'est pas partageable ni effaçable ni échangeable avec une entité supranationale, fédéraste, a-démocratique et oligarchique qu'est l'Union européenne, nouvelle prison des peuples, fossoyeuse de la souveraineté des Etats-Nations et du peuple citoyen.

 

 

    Nous, Républicains, Socialistes, Jacobins, Patriotes, nous exprimons notre très grande inquiétude au sujet de cet  accord conclus entre Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les Verts et, si d'aventure, il venait à entrer en application et devenait le fondement de la prochaine  politique tant nationale qu'extérieure de la France et bien il signerait la fin de l'indépendance, de la souveraineté et au final de l'existence de notre pays. La France céderait son siège de membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU au profit d'un siège "européen" sans aucun pouvoir et sujet à des intérêts contraires à ceux de notre pays notamment sur le plan diplomatique, de sa stratégie militaire, de défense  ou du nucléaire tant militaire que civil  ! Ce siège "européen" ne saurait représenter les intérêts légitimes tant nationaux qu'extérieurs ou encore de sécurité  de notre pays !

 

 

  Il est grand temps de stopper cette course folle entrepris par notre pays dans l'intégration européenne au détriment de ces intérêts de puissance indépendante, souveraine et nucléaire.

 

 

 

  Plus que jamais un sursaut républicain de Salut public doit se faire jour autour de la reconquête de la souveraineté et l'indépendance de notre pays.

 

Vive la République ! Vive la France !

 

 

Sonia Bastille, Fabien Darthé-Payan et Gilles Fabre.

 

 

_________________________________

 

 

(*)

http://www.parti-socialiste.fr/static/13161/socialistes-et-ecologistes-ensemble-pour-combattre-la-crise-et-batir-un-autre-modele-de-vivre-ensemb-172468.pdf?issuusl=ignore

 





 

 

 

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Actualités
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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 16:30
 
 

Par Sonia Bastille

L’Union Européenne va t-elle devenir l'Union germanique ?

 

  Le Ministre Allemand des Finances Wolfgang Schäuble propose (1)(2) une intégration fédérale encore plus poussée pour deux objectifs : Sauver l'euro par tous les moyens en détruisant la souveraineté et l'indépendance des États-Nations d'une part et maintenir et protéger les intérêts économiques et commerciaux Allemands en créant de facto un gouvernement économique de la Zone euro qui ne serait que sa zone d'influence tant politique qu'économique.

 

La proposition - de créer des mécanismes de contrôles des États notamment en fonction de leurs engagements budgétaires -  et qui a été  formulée par le Ministre Allemand des Finances Wolfgang Schäuble est la continuité de la mise sous tutelle des budgets des États-Nations de l'union décidée au printemps 2010 et de la proposition du gouvernement économique de la Zone esquissée lors du  plan de soutien de juillet dernier et reformulée dans l'accord européen du 27 octobre dernier.

 

La  possibilité d'ester en justice pour non respect des engagements budgétaires est proprement hallucinante et tout à fait inquiétante dans cette proposition du Ministre Allemand ! Le processus totalitaire de l'UE et de l'euro veut poursuivre les Etats récalcitrants devant les tribunaux fussent-ils des cours européennes ! la boucle bureaucratique du système totalitaire de l'Union européenne et de l'euro sera bouclée en se donnant un bras judiciaire armé permettant de faire rentrer dans le rang (ou de faire condamner) les pays qui s'écarteraient un peu trop des critères communautaires voulus et imposés par la Commission et le couple "Merkozy" (critères de Maastricht, pacte de croissance et de stabilité, Fonds Européen de Stabilité Financière, "règle d'or", Equilibre budgétaire,  etc... ). Tout cela n'augure rien de bon pour les États-Nations comme pour les peuples. Y aura-t-il des recours possible auprès de la Cour européenne de Justice et auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme ?

 

Pour tout cela il faut une révision des traités européens (traité de l'Union européenne et traité de fonctionnement de l'union européenne) dans leurs versions consolidées mais aussi une révision de la constitution française mais aussi allemande !

 

Comme il faudra réformer en profondeur les traités européens et réviser la plupart des constitutions des États membres pour faire avaler l'élection du Président de la Commission (circonscription électorale unique au périmètre de l'UE ou 27 circonscriptions électorales donc au niveau de chaque état membre ?

 

Dans les deux cas, c'est la fin des États-Nations souverains et indépendants. La fin de la souveraineté du peuple qui voit son pouvoir de délégation qu'il confit à ses représentants les parlementaires confisqué par une structure bureaucratique, fédéraliste, transnationale et a-républicaine !

 

 

  De plus le Ministre Allemand des Finances propose la fusion des économies, des budgets et de la fiscalité de la France et de l'Allemagne dans le cadre de convergence et d'intégration renforcées dans la gouvernance de la zone euro. Bien sûr, toutes ces évolutions, nécessitent une revision en profondeur des traités européens (Traité de l'Union Européenne et de Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne) dans leurs versions consolidés mais aussi des constitutions de la France et de l'Allemagne. Toutes ses évolutions institutionnelles, fédéralistes ne se feront bien sûr que dans le sens des intérêts économiques allemands !

 

Décidément, plus que jamais, l'Union Européenne et l'euro sont des propriétés allemandes au mépris des traités et des États-Nations de l'union !

 

Décidément, plus que jamais, l'Union Européenne et l'euro sont des processus totalitaires, nouvelles prisons des peuples, fossoyeurs de la souveraineté des États-Nations et du peuple citoyen !

 

 

   Il est grand temps de sortir de l'UE et de l'euro et de reconquérir notre liberté, notre indépendance, notre souveraineté tant politique, étatique, monétaire, financière qu'économique, budgétaire, institutionnelle et législative ! Engageons dès à présent, le sursaut Républicain de Salut public pour que notre pays redevienne libre, indépendant et souverain.   

 

 

  Salut et Fraternité.

 

Sonia Bastille

 

___________________

 

(1)

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/12/m-schauble-pour-une-vraie-revolution-en-europe_1602899_3234.html

 

(2)

http://www.liberation.fr/economie/01012371166-berlin-donne-quelques-pistes-pour-une-reforme-de-l-ue

 

 

 

 

 

 

 

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Actualités
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 15:22

Par Sonia Bastille et Fabien Darthé-Payan

 

 Le plan de "rigueur"(1) présénté lundi dernier par le Premier Ministre ne sert pas à grand chose pour la réduction de la dette publique mais par contre touche une part importante de secteurs économiques (bâtiment, restauration, services, mais également l'édition et le commerce de livre. De plus ce plan, de fausse rigueur mais par contre de vraie injustice et de vraie inefficacité, touche les familles et la solidarité nationale. Bref, une grosse erreur de quoi alimenter la récession donc la dette tant publique que privée !

 

 

Le taux 10 ans de la France au plus haut depuis juillet dernier, le spread au-dessus des 170 pb Les données actuelles concernant la France montre que le différenciel (2,23% !) des taux d'intérêt(2) (spreads 10 ans) entre la France (3,45%) et l'Allemagne (1,68%) est des plus inquiétants ! L'Agence Standard and Poor's qui a annoncé, par erreur, la dégradation de la note de la France n'est qu'un signe avant coureur que la France est en situation délicate, sous observation et surveillance ! Une enquête à la fois des Autorités Françaises et Communautaires et de l'AMF nous montrera peut-être qui a fait sans doute la mauvaise manipulation mais n'enlèvera en rien que notre pays va entrer dans l'oeil du cyclone !

 

Le processus totalitaire mit en place par l'UE qui n'a pour unique but de sauver l'euro dans le cadre d'une stratégie de défense pour contrer toute flambée des taux d'intérêt pour l'Allemagne. Après l'Italie, c'est la France qui est touchée par la hausse des taux. Si la France ne pouvait contenir les choses, l'Allemagne elle aussi endettée, malgré une balance commerciale excédentaire, serait affectée et la hausse des taux s'en suivrait !

 

 

  Les dernières déclarations du Commisssaire Européen aux Affaires Economiques, Olli Rehn(3), ont de quoi inquiéter ! "La France "doit prendre des mesures supplémentaires pour corriger son déficit public excessif en 2013". De plus nous voyons certains, côté français ou côté outre Rhin, parlaient de fusion des budgets et des économies françaises et allemandes.

 

 

 La France souveraine et indépendante vivrait-elle ses dernières heures ?

 

Salut et Fraternité.

 

 

Sonia Bastille et Fabien Darthé-Payan

 

 

_____________________________________

 

(1)

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/06/plan-de-rigueur-une-acceleration-de-la-reforme-des-retraites-serait-en-vue_1599714_3234.html

 

(2)

http://www.gecodia.fr/Le-taux-10-ans-de-la-France-au-plus-haut-depuis-juillet-dernier-le-spread-au-dessus-des-170-pb_a2469.html

 

(3)

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE7A90I120111110?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0

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