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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 18:30

Par Darthé-Payan

 

 

Les Députés entament à la fin de cette journée le débat sur le projet de loi interdisant la burqa. L'intitulé exact du projet de loi est :

 

interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public (1),

 

 

 

CETTE LOI EST JUSTIFIEE. C'EST UNE LOI D'INTERET GENERAL

 

 

Dans l'exposé des motifs, il est précisé - à juste titre - que la dissimulation du visage dans l'espace public est une atteinte à la fois aux valeurs républicaines de Liberté, d'Egalité, de Fraternité,  mais également une atteitne à l'égalité des droits, à l'égalité entre homme et femme, au respect de la dignité de la personne humaine. Pour ces raisons la loi est justifiée. C'est une loi républicaine d'intérêt général.

 

Egalement, cette dissimulation du visage, cet accoutremement - le voile intégral -  contraire à la dignité humaine et tout particulièrement celle de la femme sont  également des  fractures dans le vivre ensemble et peut amener un trouble à l'ordre public. Pour ces raisons, la loi est tout à fait justifiée. C'est une loi républicaine d'intérêt général.

 

De plus, pour des raisons de sécurité (contrôle d'identité par exemple), cette est tout à fait justifiée. C'est une loi républicaine d'intérêt général.

 

 

LA QUESTION DE LA LAICITE SOUTEND AUSSI CE PROJET DE LOI

 

 

Même si ce n'est par pour des raisons ou des motifs de laïcité  que le projet de loi est déposé et débattu en vue d'être voté et demain d'être appliqué dans toute sa rigueur ; la question de la laïcité soutend se projet de loi notamment pour ce qui concerne l'accoutrement ostentatoire du port du voile intégral dans la sphère publique, les services publics, l'espace public.

 

Le voile intégral comme le foulard, la croix, la kippa, etc... c'est un signe ostentation religieux. Les signes ostentatoires notamment dans l'Ecole publique, dans les services publics sont proscrits par la loi du 15 mars 2004 (2).

 

Je rappelle que la laïcité de l'Etat, la loi de 1905 (3), c'est la stricte séparation de l'église et de l'Etat, de la sphère publique et de la sphère privée. La laïcité républicaine est aussi par la loi de 1905, c'est  la liberté de conscience et aussi  l'Etat qui  ne reconnait, ne subventionne et ne salarie aucun culte.  La religion est une affaire privée. Quant elle envahit la sphère publique ou qu'elle fait de la politique et bien il y a rappel à loi commune républicaine.  Force doit rester à la loi ! Force doit rester à l'intérêt général, force doit rester à la République ! La République doit avoir le dernier mot !

 

 

CEUX QUI S'OPPOSENT A LA LOI AU NOM DES LIBERTES INDIVIDUELLES NE DEFENDENT EN REALITE QUE  DES LIBERTES PARTICULIERES ET DES INTERETS PARTICULIERS

 

 

Les opposants à cette loi, le font au nom des libertés individuelles. Mais nos libertés individuelles sont bornées par l'intérêt général de loi commune. Les opposant à la loi ne tollèrent fort peu cela ! La preuve dès que les partisans de légiférer  qui sont d'accord avec l'idée et les motifs de ce projet de loi affirment leur point de vue, ils sont immédiatement et irrémédiablement traités de racistes, d'islamophobes, de xénophobes, de méchants réactionnaires, de nationalistes, de frontistes !

 

Un exemple valable pour confirmer la loi d'odre général :

 

Par exemple : je suis libre de me promener nu chez moi. Par contre, si, je sors nu dans la rue et je fais cent mètres, je risque de provoquer des troubles à l'ordre public, de choquer une partie de mes concitoyens et aussi je risque d'être verbalisé par les agents de la force publique et cela à juste titre. Pourtant, c'est un liberté individuelle de se vétir ou de ne pas se vétir. Par contre si je me trouve dans l'espace public, ces libertés individuelles sont bornées par la loi d'ordre général.

 

Les femmes peuvent porter la burqa chez elles.  Par contre,  si les femmes qui portent de manière volontaire ou non  le voile intégrale dans l'espace public,  n'ont pas plus le droit d'imposer cette  manière ostentatoire de se dissimuler le visage qui peut choquer les gens et troubler le vivre ensemble comme  moi je n'ai pas plus le droit d'imposer ma nudité aux autres ce qui peut amener les gens à être choqués et un trouble à l'ordre public.

 

 

LA GAUCHE EST LAMENTABLE DANS CETTE AFFAIRE !

 

 

Alors que la République et les valeurs républicaines sont baffouées et foulées aux pieds  par de plus en plus de personnes, la gauche, les Socialistes, les Communistes, le Parti de Gauche, les Ecolos d'EE ne sont pas à la hauteur des enjeux et de sursaut républicain et laïque nécessaire et vertueux. Cette gauche est lamentable, faisant de la petite politique politicienne. Du genre :  on s'oppose, on ne vote pas ou on ne participe pas au vote de la loi parce que c'est Sarkozy qui la propose ou alors parce que l'on pense que cette loi est   une loi de circonstance ou une loi pour ostraciser la religion musulmanne. Là aussi c'est de la pensée au mieux manichéenne au pire d'une  totale hypocrisie.

 

Le PS après s'être prononcé contre cette loi évolue mais en tout hypocrisie et prisonnier de la pensée unique libertarienne pour classes moyennes et petites bourgeoisie qu'il est , et bien il ne participera au vote.

 

Les Verts-EE eux s'opposent à la  loi en bon penseur dominant de la défense des intérêts particuliers et de l'idéologie communauriste anti républicaines jetant des anathèmes habituels (racistes, islamophobes, xénophobes, nationalistes, réactionnaires etc...). Cette méthode de pensée libertarienne réjaillit sur l'autre gauche, la gauche radicale déjà coutumière de ce genre de procéder.

 

Le Parti de Gauche, mon parti, ne brille pas par sa clarté, sa hauteur de vue et ses exigences républicaines dans cette affaire. Si d'une part Jean-Luc Mélenchon - à juste titre soutient cette loi et a affirmé ses convictions républicaines et de laïcité - et d'autre part Henri Pena-Ruiz et Alexis Corbières  qui ont fait preuve de rigueur et de position républicaine clairement énoncée, les autres responsables du PG ont fait surtout  preuve d'inconstance, de double discours, d'ambiguïté et aussi de soumission à l'idéologie bien pensante, politiquement correct  post soixante huitarde, que j'appelle l'écolo libertarisme et qui professe à longueur de temps des idées communautaristes affirmées, des idées contre révolutionnaires, des idées antirépublicaine et anti jacobines,  enfin des idées anti laïques. Cette pensée unique est dans la défense de l'individu particulier, consommateur, ethnique, religieux,  liguistique, de quartier, régionaliste, ataviste, orientation et genre sexuel, etc.. de plus cette dictature de la bien pensante libertarienne "gaucharde" est dans le discourt victimaire incessant ramenant tout au racisme, à l'islamophobie et au colonialisme !

 

Le PCF, le PG, le FDG ne participeront pas au débat et au vote ! Quelle utilité ont ces partis - dont l'un se proclame parti creuset - lorsque la menace sur les valeurs républicaines est de plus en plus affirmée et pratiquée  soit par la commission de Bruxelles, soit par le capitalisme transnational, soit par l'intégrisme décentralisateur, soit par le fédéralisme, soit par le communautarisme et l'individu roi ?  A quoi sert le PG et le FDG dans ce débat ? On peut se le demander !

 

La Position des partis du Front de Gauche est d'une totale hypocrisie ; de plus, c'est une faute politique de refuser le débat dans ce domaine des valeurs républicaines, c'est lamentable et surtout la conséquence de la déliquesence de l'idée même de république, d'intérêt général, de laïcité dans la gauche en général et dans la gauche radicale en particulier.

 

 

EN CONCLUSION : CETTE LOI REPUBLICAINE DOIT ËTRE VOTEE !

 

 

Cette loi est une loi républicaine et d'intérêt général est doit être votée par le plus grand nombre de députés de gauche et de droite. Cette loi est une loi de reconquête républicaine et laîque de la sphère publique, de l'espace public, des services publics envahis, dénaturés et menaçés par des intérêts particuliers. Là, aussi, les convergences entre républicains, socialistes, jacobins, gaullistes épris de laïcité et de république universaliste doivent engager l'alternative républicaine.

 

Salut et Fraternité.

 

 

(1) http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl2520.asp

 

(2) http://www.assemblee-nationale.fr/site-jeunes/laicite/fiche-dates/fiche-2004/fiche.asp

 

(3) http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/eglise-etat/sommaire.asp

 

              

                                                                                   

 

 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 21:36

 

Par Darthé-Payan                                                                               



Jean-Pierre Chevènement lors du discours de clôture du Vième congrès du MRC qui s'est tenu ce week-end à Paris, a déclaré par rapport à la présidentielle de 2012 : "Je ne veux rien exclure".



Le MRC s'est éloigné des primaires et du PS en réaffirmant son refus de la construction fédérale de l'Europe rappelant que toute l'absurdité qu'est  l'Europe de Maastricht. Le programme du MRC va dans le bon sens. Certes, ce n'est pas un programme révolutionnaire de rupture, ni le Manifeste Jacobin mais les propositions républicaines de gauche et d'intérêt général y sont formulées."40 Propositions pour un programme de salut public". Avec l'idée de refaire de la France un grand pays industriel et technologique, d'avoir un contrôle public du crédit.



Ce congrès est un bon signal pour la gauche et notamment la gauche républicaine, socialiste et jacobine.



Le Parti de Gauche, et son Président, le camarade Jean-Luc Mélenchon devrait se saisir de la question que pose l'évolution notable du MRC et de Jean-Pierre Chevènement qui quittent les rivages du PS et notamment les primaires pour une position républicaine de gauche plus classique et surtout permettant des convergence et des initiatives.

 

Le PG - comme je l'ai rappelé dans ma note précédente - doit se dépasser et devenir un véritable Parti Républicain, Socialiste et Jacobin. Un Parti de la République et du Socialisme.

 

Si le PG quittait son face à face stérile avec le PCF dans un Front de Gauche rabougris et lui même en mauvaise posture et engager le sursaut républicain et de souveraineté permettant les convergences, les rapprochements, les initiatives en vue d'une gauche républicaine, socialiste et jacobine représentée à la Présidentielle de 2012.



Le PG doit éviter l'autre travers celle du tout écologie (et là c'est pas gagné !), les alliances sans avenir avec les Alternatifs et les flirts de plus en plus poussés avec Europe Écologie.

 

Non !  Camarade Méluche, on ne peut pas être républicain, socialiste, jacobin et s'accoquiner avec les alternmachins et les libertariens écolos d'Europe Écologie qui ne sont pas des ardents parisans (bien au contraire !) de la république une et indivisible et de la souveraineté des Etats-nations  !. A un moment, il faudra la clarté, et il faudra choisir comme il faudra choisir entre la question du retrait de la France de l'UE, de la BCE, du GMT et le repolinage démocratique de l'UE de la concurrence libre et non faussée. Il en sera de même sur les lois républicaines et laïques comme celle de la future loi interdisant le port du voile intégral dans les services publics, la sphère publique ou sur le retrait de la réforme des collectivités locales. On ne peut pour la laïcité et s'opposer à une loi d'intérêt général républicain et laïque comme on ne peut pas être pour l'unité et l'indivisibilité de la République et ne pas s'opposer aux lois de décentralisation ou bien encore crier au méchant loup jacobin centralisateur que serait devenu Sarkozy.



Il y aussi les gaullistes de gauche, les gaullistes de progrès et souverainistes qui mettent en perspective le retour de la souveraineté de notre pays et la rupture avec l'UE. Ces gaulliste prônent un volontarisme économique et le retour aux valeurs républicaines.



Des convergences, des initiatives doivent se faire jour entre les républicains de gauche, les républicains socialistes et jacobins, les républicains citoyens, les gaullistes de gauche et de progrès, les républicains souverainistes comme le mouvement Debout la République  afin qu'une alternative républicaine concrète soit proposée au peuple français.



Alors, il y aura des gens qui seront disponibles, des républicains authentiques qui souhaitent un sursaut salvateur pour notre patrie républicaine. Il y en a au POI, au PRCF, au PCF(qui doivent se sentir désespérés après le 35ème congrès), au PG (il y en reste car tous ne se sont convertis à la nouvelle religion écolo-libertarienne du tout sociétal et du tout victimaire), au PS (du côté d'André Laignel, de Marie-Noëlle Lienemann, de Catherine Picard ou de Paul Qullès qui refusent que leur parti devienne un club de supporters et de teenagers faisant la claque comme dans les partis politiques Etats-Uniens), des gaullistes de gauche et de progrès, des gaullistes souverainistes, des syndicalistes, des associatifs notamment ceux épris de laïcité, des simples citoyens ne supportant plus la remise en cause de la république et de la souveraineté du peuple et de note pays - confisquée par l'Union Européenne et la mondialisation du capitalisme transnational.



Sans crier au droitisme, à la trahison ou à l'hérésie, faisons converger toute cette disponibilité, toute cette flamme républicaine pour permettre l'espoir d'une alternative républicaine.



Maintenant je m'adresse à trois responsables politiques républicains.



A Jean-Luc Mélenchon :

 

Il n'y a pas que la question écologique et sociétale Il y a aussi la question républicaine jacobine et laîque, la question sociale de la rupture avec le système capitaliste et la question de la souveraineté.



A Jean-Pierre Chevènement :

 

Il n'y a pas que la question nationale, il y a aussi la question sociale; la question de la souveraineté du peuple et la rupture avec l'ordre capitaliste.



A Nicolas Dupont-Aignan :

 

Il n'y a pas que la question nationale et de souveraineté, il y a aussi la question sociale et laïque et la question de la rupture avec le système capitaliste.



Déjà avançons tous vers la question républicaine de la souveraineté. Des convergences utiles et salvatrices peuvent en sortir.



Alors, un effort à chacun et à tous et notamment à Jean-Luc Mélenchon, à Jean-Piere Chevènement et à Nicolas Dupont-Aigan pour les plus représentatifs d'entre eux pour permettre à la France ce sursaut républicain et de souveraineté. Un gouvernement de Salut Public pour la reconquête de la souveraineté de notre pays, la refondation républicaine, sociale, jacobine et laïque de notre pays et le lancer le processus de rupture avec l'ordre capitaliste. Un programme devrait nous (vous) inspirer : celui du Conseil National de la Résistance ! L'œuvre politique et humaine d'un pacte fécond permettant la libération, le retour à la pleine souveraineté de notre pays et son unité, l'alliance des producteurs, des paysans, des ouvriers, des instituteurs pour la reconstruction d''une France prospère, solidaire et universaliste. Un beau programme, non ? Une belle inspiration , non ?

 

Salut et Fraternité.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 18:15

 

Je mets volontiers à la une de mon blog, l'excellent éditorial - dont je partage le propos - de mes concitoyens républicains et jacobins qui animent le site Voltaire-République. Leur note est  suivie du discours de Robespierre à la Convention le 10 mai 1793. Merci à eux. D-P.

 

 

Par Voltaire République

 

Gouverner la République - Robespierre

A l'heure où l'argent roi dont les paillettes bling bling sont promues par le président de l'Arépublique et traduites dans les faits en Afrique du Sud par des minables qui auraient mérité, sous la Révolution, le ban d'infâmie et la charrette direction place de la Concorde, il nous est indispensable de nous référer aux textes fondateurs.


Quand des non républicains gouvernent la République, celle ci se meurt.

Bon appétit, Messieurs!  O ministres  intègres!  - Conseillers  vertueux!  Voilà votre façon - De servir, serviteurs  qui pillez la maison.
Ruy Blas (1838), III, 2
Victor Hugo



Voltaire République.




Gouverner la République

 

Discours à la Convention : séance du 10 mai 1793
 

M. Robespierre : L'homme est né pour le bonheur et pour la liberté, et partout il est esclave et malheureux ! La société a pour but la conservation de ses droits et la perfection de son être, et partout la société le dégrade et l'opprime ! Le temps est arrivé de le rappeler à ses véritables destinées ; les progrès de la raison humaine ont préparé cette grande révolution, et c'est à vous qu'est spéciale­ment imposé le devoir de l'accélérer.

Pour remplir votre mission, il faut faire précisément tout le contraire de ce qui a existé avant vous.

Jusqu'ici l'art de gouverner n'a été que l'art de dépouiller et d'asservir le grand nombre au profit du petit nombre, et la législation le moyen de réduire ces attentats en système : les rois et les aristocrates ont très bien fait leur métier ; c'est à vous maintenant de faire le vôtre, c'est-à-dire de rendre les hommes heureux et libres par les lois.

Donner au gouvernement la force nécessaire pour que les citoyens respectent toujours les droits des citoyens, et faire en sorte que le gouvernement ne puisse jamais les violer lui-même, voilà, à mon avis, le double problème que le législateur doit chercher à résoudre. Le premier me paraît très facile: quant au second, on serait tenté de le regarder comme insoluble, si l'on ne consultait que les événements passés et présents sans remonter à leurs causes.

Parcourez l'histoire, vous verrez partout les magis­trats opprimer les citoyens, et le gouvernement dévorer la souveraineté: les tyrans parlent de sédition; le peuple se plaint de la tyrannie ; quand le peuple ose se plaindre, ce qui arrive lorsque l'excès de l'oppression lui rend son énergie et son indépendance. Plût à Dieu qu'il pût les conserver toujours ! Mais le règne du peuple est d'un jour; celui des tyrans embrase la durée des siècles.

J'ai beaucoup entendu parler d'anarchie depuis la révolution du 14 juillet 1789, et surtout depuis la révolution du 10 août 1792 ; mais j'affirme que ce n'est point l'anarchie qui est la maladie des corps poli­tiques, mais le despotisme et l'aristocratie. Je trouve, quoi qu'ils en aient dit, que ce n'est qu'à compter de cette époque tant calomniée que nous avons eu un commencement de lois et de gouvernement, malgré

les troubles, qui ne sont autre chose que les dernières convulsions de la royauté expirante, et la lutte d'un gouvernement infidèle envers l'égalité.

L'anarchie a régné en France depuis Clovis jusqu'au dernier des Capet. Qu'est-ce que l'anarchie, si ce n'est la tyrannie, qui fait descendre du trône la nature et la loi pour y placer des hommes !

Jamais les maux de la société ne viennent du peuple, mais du gouvernement. Comment n'en serait-il pas ainsi ! l'intérêt du peuple, c'est le bien public; l'intérêt de l'homme en place est un intérêt privé. Pour être bon, le peuple n'a besoin que de se préférer lui-même à ce qui n'est pas lui ; pour être bon, il faut que le magistrat s'immole lui-même au peuple.

Si je daignais répondre à des préjugés absurdes et barbares, j'observerais que ce sont le pouvoir et l'opu­lence qui enfantent l'orgueil et tous les vices ; que c'est le travail, la médiocrité, la pauvreté, qui sont les gardiens de la vertu; que les vœux du faible n'ont pour objet que la justice et la protection des lois bienfaisantes, qu'il n'estime que les passions de l'honnêteté; que les passions de l'homme puissant tendent à s'élever au-dessus des lois justes, ou à en créer de tyranniques: je dirais enfin que la misère des citoyens n'est autre chose que le crime des gouvernements. Mais j'établis la base de mon système par un seul raisonnement.

Le gouvernement est institué pour faire respecter la volonté générale ; mais les hommes qui gouvernent ont une volonté individuelle, et toute volonté cherche à dominer : s'ils emploient à cet usage la force publique dont ils sont armés, le gouvernement n'est que le fléau de la liberté. Concluez donc que le premier objet de toute Constitution doit être de défendre la liberté publique et individuelle contre le gouvernement lui-même.

C'est précisément cet objet que les législateurs ont oublié: ils se sont tous occupés de la puissance du gouvernement; aucun n'a songé aux moyens de le ramener à son institution ; ils ont pris des précautions infinies contre l'insurrection du peuple, et ils ont encou­ragé de tout leur pouvoir la révolte de ses délégués. J'en ai déjà indiqué les raisons : l'ambition, la force et la perfi­die ont été les législateurs du monde; ils ont asservi jusqu'à la raison humaine en la dépravant, et l'ont rendue complice de la misère de l'homme: le despotisme a produit la corruption des mœurs, et la corruption des mœurs a soutenu le despotisme. Dans cet état de choses, c'est à qui vendra son âme au plus fort pour légitimer l'injustice et diviniser la tyrannie. Alors la raison n'est plus que folie ; l'égalité, l'anarchie ; la liberté, désordre ; la nature, chimère ; le souvenir des droits de l'humanité, révolte : alors, on a des bastilles et des échafauds pour la vertu, des palais pour la débauche, des trônes et des chars de triomphe pour le crime: alors on a des rois, des prêtres, des nobles, des bourgeois, de la canaille ; mais point de peuple et point d'hommes.

Voyez ceux mêmes d'entre les législateurs que le progrès des lumières publiques semble avoir forcés à rendre quelque hommage aux principes; voyez s'ils n'ont pas employé leur habileté à les éluder, lorsqu'ils ne pouvaient plus les raccorder à leurs vues person­nelles; voyez s'ils ont fait autre chose que varier les formes du despotisme et les nuances de l'aristocratie ! Ils ont fastueusement proclamé la souveraineté du peuple et ils l'ont enchaîné ; tout en reconnaissant que les magistrats sont ses mandataires, ils les ont traités comme ses dominateurs et comme ses idoles : tous se sont accordés à supposer le peuple insensé et mutin, et les fonctionnaires publics essentiellement sages et vertueux. Sans chercher des exemples chez les nations étrangères, nous pourrions en trouver de bien frappants au sein de notre révolution, et dans la conduite même des législatures qui nous ont précédés. Voyez avec quelle lâcheté elles encensaient la royauté ! avec quelle impudence elles prêchaient la confiance aveugle pour les fonctionnaires publics corrompus ! avec quelle inso­lence elles avilissaient le peuple  ! avec quelle barbarie elles l'assassinaient ! Cependant, voyez de quel côté étaient les vertus civiques ; rappelez-vous les sacrifices généreux de l'indigence et la honteuse avarice des riches, rappelez-vous le sublime dévouement des soldats et les infâmes trahisons des généraux, le courage invincible, la patience magnanime du peuple, et le lâche égoïsme, la perfidie odieuse de ces mandataires !

Mais ne nous étonnons pas trop de tant d'injustices. Au sortir d'une si profonde corruption, comment pouvaient-ils respecter l'humanité, chérir l'égalité, croire à la vertu ? Nous, malheureux, nous élevons le temple de la liberté avec des mains encore flétries des fers de la servitude ! Qu'était notre ancienne éducation, sinon une leçon continuelle d'égoïsme et de sotte vanité ? Qu'étaient nos usages et nos prétendues lois, sinon le code de l'impertinence et le la bassesse, où le mépris des hommes était soumis à une espèce de tarif, et gradué suivant des règles aussi bizarres que multipliées ? Mépriser et être méprisé, ramper pour dominer ; esclaves et tyrans tour à tour ; tantôt à genoux devant un maître, tantôt foulant aux pieds le peuple: telle était notre destinée, telle était notre ambition à nous tous tant que nous étions, hommes bien nés ou hommes bien élevés, honnêtes gens ou gens comme il faut, hommes de loi et finan­ciers, robins ou hommes d'épée. Faut-il donc s'étonner si tant de marchands stupides, si tant de bourgeois égoïstes conservent encore pour les artisans ce dédain insolent que les nobles prodiguaient aux bourgeois et aux marchands eux-mêmes ? Oh ! le noble orgueil ! la belle éducation ! Voilà cependant pourquoi les grandes destinées du monde sont arrêtées ! voilà pourquoi le sein de la patrie est déchiré par les traîtres ! voilà pourquoi les satellites féroces des despotes de l'Europe ont ravagé nos moissons, incendié nos cités, massacré nos femmes et nos enfants ! Le sang de trois cent mille Français a déjà coulé ! Le sang de trois cent mille autres va peut-être couler encore, afin que le simple laboureur ne puisse siéger au Sénat à côté du riche marchand de grains, afin que l'artisan ne puisse voter dans les assemblées du peuple à côté de l'illustre négo­ciant ou du présomptueux avocat, et que le pauvre, intelligent et vertueux, ne puisse garder l'attitude d'un homme en présence du riche imbécile et corrompu ? Insensés, qui appelez des maîtres, pour ne point avoir d'égaux, croyez-vous donc que les tyrans adopteront tous les calculs de votre triste vanité et de votre lâche cupidité ! Croyez-vous que le peuple, qui a conquis la liberté, qui versait son sang pour la patrie, quand vous dormiez dans la mollesse ou que vous conspiriez dans les ténèbres, se laissera enchaîner, affamer, égorger par vous ? Non ! Si vous ne respectez ni l'humanité, ni la justice, ni l'honneur, conservez du moins quelque soin de vos trésors, qui n'ont d'autre ennemi que l'excès de la misère  publique,  que vous  aggravez  avec  tant d'imprudence ! Mais quel motif peut toucher des esclaves orgueilleux ? La voix de la vérité, qui tonne dans les cœurs corrompus, ressemble aux sons qui reten­tissent dans les tombeaux, et qui ne réveillent point les cadavres.

Vous donc, à qui la liberté, à qui la patrie est chère, chargez-vous seuls du soin de la sauver, et puisque le moment où l'intérêt pressant de sa défense semblait exiger toute votre attention est celui où l'on veut élever précipitamment l'édifice de la Constitution d'un grand peuple, fondez-la du moins sur la base éternelle de la vérité ! Posez d'abord cette maxime incontestable : que le peuple est bon, et que ses délégués sont corrup­tibles ; que c'est dans la vertu et dans la souveraineté du peuple qu'il faut chercher un préservatif contre les vices et le despotisme du gouvernement. [...]

Il est un moyen général et non moins salutaire de diminuer la puissance des gouvernements au profit de la liberté et du bonheur des peuples.

Il consiste dans l'application de cette maxime, énoncée dans la Déclaration des droits que je vous ai proposée: la loi ne peut défendre que ce qui est nuisible à la société ; elle ne peut ordonner que ce qui lui est utile.

Fuyez la manie ancienne des gouvernements de vouloir trop gouverner; laissez aux individus, laissez aux familles le droit de faire ce qui ne nuit point à autrui; laissez aux communes le pouvoir de régler elles-mêmes leurs propres affaires en tout ce qui ne tient pas essentiellement à l'administration générale de la République ; en un mot, rendez à la liberté indi­viduelle tout ce qui n'appartient pas naturellement à l'autorité publique, et vous aurez laissé d'autant moins de prise à l'ambition et à l'arbitraire.

 

Par Voltaire République - Publié dans : Voltaire.republique 
 
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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 18:22

 

 

Par Darthé-Payan

 

 

Le retraite à 60 ans c'est fini tel en a décidé le Président Sarkozy et le Gouvernement Fillon. La droite libérale, européiste et antisociale vient de détruire l'une des plus belles conquêtes du mouvement ouvrier et une des plus belles lois sociales votées à l'initiative de gouvernement de la Gauche issu du programme commun sous la présidence de François Mitterrand.

 

 

BREF RAPPEL HISTORIQUE

 

La retraite à 60 ans, l'une des réformes majeures de la gauche au pouvoir est entrée en application en 1983. Elle fait partie du lot des conquêtes sociales soit arrachées par le mouvement social et syndical soit par l'initiative transformatrice et progressiste de certains gouvernements.

 

L'Etat providence, la solidarité nationale, la protection sociale, la securité sociale, les retraites sont des salaires différrés certes mais aussi la propriété des gens qui n'ont rien. C'est la propriété commune et sociale qui a commencé par le Grand livre de la Bienfaisance (première ébauche d'une securité sociale) sous la convention montagnarde et à l'initiative des Jacobins notamment Robespierre. Puis tout au long du IXXème siècle notamment sous la Troisième République, les premières caisses de secours ouvriers, les premières retraites celles des mineurs (soutenues et proposées par Jean-Jaurès), les assurances sociales puis la grande oeuvre du Conseil National de la Résistance avec la Sécurité Sociale et bien sùr les retraites par répartition et la possibilité de prendre sa retraite dès 65 ans.  Puis viendront les retraites complémentaires et l'allocation chômage dans le cadre des négociations paritaires. La Gauche revenue au pouvoir entreprend le dernier étage ce cette grande oeuvre républicaine, collective, politique et sociale en établissant la retraite à 60 ans.

 

Après le retour en force de l'idéologie libérale, avec  la mondialisation capitaliste puis avec l'Europe de la concurence libre et non faussée et du libre échange, les conquêtes sociales sont remises en cause sans cesse années après années notamment et principalement par les gouvernements de droite (Balladur en 1993, Fillon en 2003 et aujourd'hui, avec le projet de réaction sociale, de regression sociale proposé par Sarkozy et Fillon et le Ministre Woerth). Il eût la remise en cause du calcul sur le salaire des dix meilleures années en préférant les 20 meilleures années, puis les 40 annuités pour le privé. Si les grandes grèves de 1995 ont permis au mouvement social de faire reculer les projets de Juppé. Le répis, qui permettra de lancer les retraites par l'épargne, la capitalisation et les fonds de pensions ; débouche sur un  lot  continu de remises en cause des régimes de retraites avec le passage aux 40 annuités pour les fonctionnaires avec Fillon en 2003, puis la remise en cause des régimes de retraite. D'abord les régimes  spéciaux en 2007, entre temps des  mesures entraient  en application avec les 41 ans, 42 ans, etc...et  puis vient le tour du symbole  de la retraite à 60 ans qui disparait ce 16 juin 2010.

 

 

LE PROJET(1) DU GOUVERNEMENT SARKOZY-FILLON UNE CONTRE REFORME SOCIALE REGRESSIVE ET REACTIONAIRE

 

Le gouvernement Sarkozy-Fillon propose donc de porter l' âge légal du droit commun à la retraite de 60 à 62 ans en 2018, certes cette évolution est progressive mais c'est une régression sociale, une réaction sociale qui est sans précédent. Depuis deux siècles - à part la triste période du Gouvernement de Vichy - la France républicaine avançait dans le progrès social tant dans le droit du travail, de la protection sociale que des retraites. C'est la première fois donc que notre pays, n'évolue plus vers le progrès social et la solidarité nationale. C'est une première qui fera date même si les premières remises en cause  ont été faites il y a près de vingt ans comme je le rappelais un peu plus haut dans mon propos.

 

 

Le gouvernement Fillon traite la question de la pénébilité du manière hypocrite et régressive là aussi. La pénibilité n'est plus un principe défini collectivement mais individuellement par le médecin à tel ou tel salarié. C'est là aussi une régression, une position réactionnaire et antisociale qui doit ravir le patronat.

 

 

Les mesures de financement  - outre l'augmentation des durées de cotisations et du départ légal à la retraite à 62 ans (67 ans avec le système des décotes) - s'appuient sur l'augmentation de recettes supplémentaires telles que la création d'un prélèvement de 1 % sur la dernière tranche de revenus, l'augmentation de 1 point des prélèvements sur les plus values de cessions mobilières, des cessions immobilières et du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les intérêts. Le gouvernement Fillon propose aussi une augmentation sur les stocks options avec le passage de la contribution de l'employeur de 10 à 14 % et celle des salariés de 2,5 à 8 %. D'autres mesures touchent les retraites chapeau et notamment en affectant le 1er euro de rente versée à partir d"un seuil de 1000 euros ainsi qu'une contribution de 14 % sur le bénéficiaire. Je m'arrête là...

 

 

Toute ces mesures de financement sont certes un premier pas de la participation à la solidarité nationale des revenus du capital, des revenus du foncier ou de l'immobilier et des revenus salariaux les plus élevés. Mais largement insufisant.

 

 

UNE ALTERNATIVE REPUBLICAINE ETAIT POSSIBLE

 

 

La Retraite à 60 ans aurait put être maintenue, pérennisée et financée en lui intégrant une réforme républicaine et progressiste dans le droit file de l'idéal républicain, bâtisseur et solidaire du programme du CNR.

 

Une retraite par répartition avec un âge légal de départ à 60 ans, pour 37,5 annuités de cotisations, sur un salaire moyen des dix meilleurs années et à hauteur de 75 % du salaire de référence telle aurait du être la réforme républicaine et sociale de progrès qu'aurait due proposer, porter et défendre les syndicats et les partis de toute la gauche. Hélas rien ne vint de ce côté là. La droite et le MEDEF en profiteront.

 

Pour se donner des marges de maneuvre, de relance et de développement économique notre pays, notre patrie républicaine, doit rompre avec l'UE,  la BCE, le GMT et retrouver sa pleine souveraineté nationale et populaire. Egalement une politique d'inspiration républicaine, socialiste et jacobine se donnerait un deuxième objectif de marge de maneuvre en se réappropriant le pouvoir économique par la nationalisation, la socialisation des moyens de production, d'investissement, d'échange et de la monnaie.

 

J'ai toujours était partisan du maintien de la  retraite par répartition avec un âge légal de départ à 60 ans, pour 37,5 annuités de cotisations, sur un salaire moyen des dix meilleurs années et à hauteur de 75 % du salaire de référence et une prise en compte collective de la question de la pénébilité au travail tout au long de la vie du salarié. De plus les salariés qui ont une carrière longue, qui ont commencés à travailler à 14, 15, 16 ou 17 ans doivent pouvoir prendre leur retraite avant leur soixantième anniversaire.

 

Egalement, j'ai proposé  que les années d'études post bac, les années de formation professionnelle, les années de l'alternance (apprentissage, contrat de professionnalisation), les stages et les périodes de chômage soient prises en compte dans le calcul de la retraite et dans le nombre des annuités. Et là, passer à 40 annuité en tenant compte de tout cela n'aurait pas été une régression sociale mais un progrès social commun et solidaire.

 

D'autres pistes pouvaient être prises en considération notamment celles de l'élargissement des sources, des taux; des assiettes et des assujetis. Faire participer les revenus du capital, les plus values immobilières et mobilières, les revenus fonciers, les stocks options à la même hauteur que les revenus salariaux.

 

Ensuite supprimer le plafond de la sécurité sociale sur le bulletin de paie.

 

L'indexation des retraites sur les prix et aucune retraite inférieure au SMIC.

 

Créer une contribution sur les mouvements de capitaux.

 

Mettre en place une politique économique de développement volontariste tournée vers la reconquête du marché intérieur, les soutiens et les protections à l'exportation et créer par cette nouvelle politique économique républicaine et d'intérêt général des emplois. L'emploi salarié est la meilleure source de financement des retraites comme d'ailleurs de la sécurtié sociale et de l'assurance chômage. Développer aussi l'emploi public et les ateliers sociaux puis lancer un vaste plan de valorisation des métiers et de la production.

 

Lancer un plan de large redistribution et  de large répartition des richesses. L'impôt républicain direct, progressif , redistributeur et financeur de l'intérêt général, du développement et de la solidarité.

 

Je m'arrête là car mes propositions ne sont pas exhaustives.

 

 

LES SYNDICATS SUR LE RECULOIR, LA GAUCHE POLITIQUE DESUNIE ET INNEFICACE FONT QUE LE RAPPORT DE FORCE DEVIENT VITE UN RAPPORT DE FORCE FAVORABLE AU GOUVERNEMENT ET AU MEDEF

 

Les manifestations et les appels à la grève ne changeront rien, la cause est entendue, les carottes sont cuites et la retraite à 60 ans a fini d'exister. La réaction sociale est partout présente et enfonce jour après jour les acquis sociaux et de solidarité de notre peuple citoyen. Les syndicats accompagnent depuis belles lurettes la réaction sociale et sont pour beaucoup dans la faible mobilisation (journée et manifestation sans lendemain, refus de grève générale ou tout au moins de mouvement qui dure, etc...) telle est aussi la triste réalité du mouvement social.

 

La mobilisation en demie teinte et un peu désunie fait que le gouvernement se sent fort et c'est lui qui mène le jeu et les syndicats n'auront qu'a accepté comme d'ailleur le peuple citoyen.

 

Ce peuple citoyen, qui souffre, qui a de plus en plus tendance à se replier sur lui même en ces temps de crise et de réaction sociale font que la mobilisation, la lutte des classes sont faibles.  Les gens sont très préoccupés par la baisse de leur pouvoir d'achat, par le chômage ou la peur de s'y retrouver, par les questions de paiement  des loyers ou des traites des crédits en cours, par leur demande de logement qui traîne, par les questions de sécurité et par l'avenir scolaire de leurs enfants. La question de la remise en cause de la retraite à 60 ans les a parfois laisser de marbre. C'est un constat que j'ai fait dans mes rencontres et là ou là cela fait mal et tout cela se constate dans la faible mobilisation des salariés, des gens pour défendre la retraie à 60 ans. Après celle de 2003 (40 années pour les fonctionnaires) et celle de ce 16 juin 2010 - sans préjuger des débats parlementaires et des négociations (pardon concertation) syndicats, patronat et gouvernement - la droite gagne une nouvelle fois par KO debout ! 

 

 

LA GAUCHE POLITIQUE JOUE UN JEU TROUBLE

 

Si Sarkozy a bien manoeuvré, la Gauche n'est pas exempte de reproches, loin sans faut. Le PS dans un premier temps par la voix de sa Première Secrétaire annoncé qu'il était favorable à une augmentation de la durée de cotisations puis voyant venir le tollé, fît machine arrière et proposa de défendre le maintien de la retraite à 60 ans mais en tenant comptes des réformes successives (Balladur et Fillon) bref, incohérence et inéficacité.

 

Même le PCF et le PG - malgré des propositions intéressantes pour ce dernier  (2)  et que je partage largement -  ne sont pas à l'abri des reproches et notamment mon parti le PG qui dans ses textes de tract ou dans ses dernières propositions ou encore  dans les propos de son Président, le camarade Jean-Luc Mélenchon parlent de la retraite à 60 ans mais sans jamais évoquer les 37,5 annuités de cotisations ce qui entrainent  de leur part et de facto la reconnaissance et la  prise en compte des 40 années et donc des réformes réactionnaires et de régression sociale que furent celles de Balladur en 1993 et celle de Fillon en 2003. Discours ambigü donc au PG et pas aussi mobilisateur et porteur que l'on aurait pu attendre d'un parti s'affirmant d'être de la gauche radicale ! Donc la logique et la clarté auraient dù pousser le PG et Jean-Luc Mélenchon à affirmer haut et fort le retour aux 37,5 annuités de cotisation.

 

DES PISTES FECONDES PROPOSEES

 

Des pistes fécondes et intéressantes furent pourtant proposés dans la gauche politique ou syndicale, la CGT ou FO   proposérent une réforme intéressante et progressiste, d'autres comme le POI ou le NPA lancèrent des campagnes faites de convergeances auxquelles les autres partis de la gauche (PG, PCF, PS) n'y répondirent que partiellement ou localement sans grande mobilisaion ni participation.

 

Je me permets de souligner les excellents travaux de la la fondation Copernic alliée avec ATTAC qui ont proposé pétition, documents et propositions alternatives et également les travaux des deux compères socialistes Gérard Filoche et Jean-Jacques Chavigné.  Le PG a fait fort tard des propositions (2) ce qui a mon humble avis a  manqué au dynamisme et à l'explication. Des alternatives étaient donc possibles et pourtant comme pour le mouvement social , le mouvement politique est atone et sans grande dynamique.

 

EN CONCLUSION

 

Le rapport de force est donc favorable au gouvernement et au patronat. Est-ce que l'avenir politique, social et syndical démentira cette tendance et la renversera ?  Nul ne le sait à ce  jour et seul l'avenir pourra nous le dire, même s' il faut être lucide, réaliste et reconnaître que le rapport de force est défavorable aux salariés, aux syndicats, aux partis de gauche et aux citoyens souverains.

 

Salut et Fraternité.

 

 

Notes

 

(1) Les trois documents disponibles qui traitent du projet de réforme des retraite présenté ce 16 juin par le gouvernement.  Pour ceux qui aiment ce genre de lecture voici le lien :

 

http://www.retraites2010.fr/projet-du-gouvernement-relatif-la-reforme-des-retraites

 

(2)  Les propositions du Parti de Gauche :

 

http://www.lepartidegauche.fr/editos/arguments/2797-forum-national-la-retraite-cest-fantastique-et-cest-possible-4-juin-2010

 

 

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 18:34

Par Darthé-Payan

 

 L'Europe fédéraste est la négation des Etats-Nations et des peuples souverains. L'UE, la commission de Bruxelles, à défaut de réaliser quelque chose de démocratique, de social, s'oriente de plus en plus vers l'Europe des Régions (d'ailleurs les différents traités l'encouragent et le permettent) et des communautés.

 

 L'objectif qui est pour, cette Europe a-démocratique et antisociale , la concurence libre et non faussée, a aussi un objectif innavoué mais bien réel et insidieusement programmé : la fin des Etats-Nations et des peuples souverains dans l'unique but de servir le futur Grand Marché Transatlantique qui rentrera en appplication le 1er janvier 2015.

 

D'ailleurs personne n'en parle du GMT et nombreux sont les députés européens de droite, de gauche, d'écolos qui l'ont voté dans le dos des citoyens.

 

 L'Europe des toutes puissantes régions (quelles soient bretonne, flammande ou catalane etc...) sont la conséquence d'une politique antirépublicaine, contre révolutionnaire et surtout fauteure des troubles, d'appartheid. L'Europe du coup d'état (mise sous tutelle des budgets des Etats-nations) n'est qu'une nouvelle prison des peuples et le fossoyeur de la souveraineté des Etats-nations.

 

 Les régionalistes nationalistes flammands veulent la séaration de la Belgique et un développement séparé avec les Wallons francophones. C'est l'ultime conséquence de l'Europe négation des nations et des peuples, du laisser faire national au niveau de l'unité et l'indivisibilité d'un pays qu'il soit une république ou une monarchie avec un royaume. Le dépiéçage de la Belgique ou la séparation linguistique intégriste serait une catastrophe pour l'idée d'unité d'une communauté nationale, d'un intérêt général, d'un Etat cohérent et viable.

 

 La France n'est pas à l'abri de telles tendances avec les fanatiques ou les intégristes de la décentralisation, du régionalisme, du particuliarime linguistique ou religieux. L'exemple des peuples machins (breton, corse, poitevin etc...) que certains promeuvent, serait une catastrophe pour la république démocratique, une et indivisible et laïque. La France, notre patrie républicaine, doit affirmer haut et fort son unité, son indivisibilité, sa laïcité, son intérêt général, sa souveraineté, son indépendance, son universalité.

 

 Plus que jamais, notre pays doit se retirer de l'UE, de la BCE, du GMT, retrouver sa pleine et entière souveraineté populaire et nationale. Plus que jamais, notre pays doit retrouver son unité et l'indivisibilité de la république en abrogeant les lois de décentralisation et autres réformes des collectivités locales. Les républicains et les jacobins devraient avoir comme objectifs et comme projet la reconquête de la souveraineté de notre pays et la reconquête de l'unité et l'indivisibilité de notre république.

 

Salut et Fraternité.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 17:01

Par Darthé-Payan

 

 

Tout d'abord, le PS, en organisant  des primaires se glisse dans les habits du parti démocrate américain. Voilà quelques temps déjà, il avait emprunté l'idéologie de l'école néodémocate États-unienne et notamment du clan Clintonien. Maintenant le PS fait appel à des primaires pour régler la question des ambitions personnelles et présidentielles de ses candidats.

 

C'est une triste dérive. Les primaires - caucus - sont totalement étrangère au monde politique français et aux organisations partitaires. Ensuite, le PS va organiser un large cirque médiatique, peopolisé autour des candidats Royal, Strauss Khan, Aubry, Hollande, Valls pour les plus probables.

 

 Donc, c'est le consommateur politique qui sera à l'oeuvre et qui imposera son choix consumériste du politique. Fini, les mouvements politiques avec un corpus idéologique, un projet politique, un programme électoral, des objectifs, une stratégie d'alliance. Bref, la seule chose qui compte c'est la personnalisation du politique désigné, sa peopolisation, sa marchandisation comme un vulgaire produit, comme une vulgaire star du système médiatico-politique.

 

A quoi servent les militants ? Si c'est un groupe de supporters, de teanaggers, de clients qui décident du choix d'un candidat à l'élection présidentielle .

 

Ensuite, les citoyens choisiront-ils en fonction des idées, des projets, des programmes, des perspectives que donnera tel ou tel candidat ou bien celui qui aura été nominé et choisi lors des primaires faites à coup de sondages et de médiatisation à outrance ?

 

Là aussi, le rôle du citoyen souverain en prend un coup. On le transforme en client du marché politique, en spéculateur du politique, en voyeur de l'image du politique. C'est à mon humble avis tout à fait dégradant pour l'homme ou la femme politique mais aussi pour le citoyen.

 

Le PS est un parti idéologiquement à la dérive et programmatiquement recentré. Le Care, la société du bien être être, son nouveau paragdime branchée du libertarisme bobotisé  est fait pour les classes moyennes et la petite bourgeoisie. C'est toujours la même pensée post soixante huitarde qui est à l'oeuvre, la pensée dominante libertarienne à l'oeuvre à droite et à gauche est principalement chez les gauchistes et les PSEcololibertariens.

 

Alors que les questions sociales, nationales et républicaines sont l'urgence politique et l'urgence nécessité pour le devenir de notre pays, ces commerciaux des caucus et du care préfèrent  le sociétal plutôt que le social. C'est l'écologie plutôt que la croissance et le développement. C'est le libre échange libéral et européiste plutôt que le patriotisme républicain et universaliste  et la rupture avec l'ordre établi. C'est l'individu client roi plutôt que le citoyen producteur. C'est les communautarismes et le régionalisme plutôt que la république laïque une et indivisible.

 

Martine Aubry nous parle de la société du bien être. En restant dans l'Europe de la concurrence libre et non faussée, du dumping social et fiscal, des directives de démantèlement des souverainetés des États nations et des peuples,

 

 L'Europe de la BCE et du GMT qui impose par un coup d'état la mise sous tutelle des budgets des États nations et remet au goût du jour les critères de Maastricht des 3 % de déficit et pas plus. La fameuse seringue des contraintes budgétaires liées aux impératifs de la lutte contre l'inflation vont de nouveau faire partie des politiques d'ajustement budgétaire en attendant les politiques d'austérité ou d'économie de guerre comme en Grèce avec son lot de rationnement, de décroissance, de démantèlement et d'injustices.

 

L'urgence politique et sociale est au gouvernement républicain de salut public qui décide que notre pays redevienne souverain en rompant avec l'Union Européenne, la BCE, le GMT et se réapproprie son économie, sa monnaie, son parlement, son destin collectif. Faisons de notre pays, pays des Lumières et de la Grande Révolution française, le retourneur d'Histoire comme en 1789, 1792, 1793, 1848 et aussi un certain dimanche 29 mai 2005. L'Histoire du retour des États nations et des peuples souverains. Reprenons aussi l'esprit patriotique et républiain du programme bâtisseur et libérateur du CNR. Faisons de nouveau l'alliance féconde des ouvriers, des instituteurs, des producteurs, des chercheurs, des paysans, des artisans, des personnes privées d'emploi pour reconquérir notre souveraineté, pour reconstruire une économie développée digne de ce nom et qui affirme grandeur, esprit des Lumières émancipateur, universalité et rayonnement. Faire de nouveau société et humanité universelle telle devrait-être l'urgence du politiique et du citoyen. Le PS préfère s'occupait de ses produits dérivés et d"idées supplément d'âmes !

 

Des caucus aux cocus telle pourrait être la situation et l'évolution à la fois des militants socialistes et aussi des citoyens souverains de notre patrie républicaine avec ces primaires et ce programme care. Au fait Martine Aubry le programme socialiste vous vous le carez ... !



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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 13:58

Par Darthé-Payan

 

 

RAPPEL

 

Le 29 mai 2005, le peuple français exprimait un non franc et massif - à prés de 55% - au Traité constitutionnel européen (TCE), la fameuse constitution 'Giscard".

 

Les français avaient exprimé le refus de la concurence libre et non faussée qui suait pour tous les pores du TCE.

 

Les non de gauche furent majoritaires dans le camp du progrès. Le peuple français citoyen et souverain avait exprimé un coup d'arrêt à la construction a-démocraique et anti sociale de l'Europe. La France républicaine faisait à nouveau l'Histoire en Europe.

 

Depuis, il semblerait que beaucoup de monde ait oublié le vote du 29 mai 2005, sa signification, sa portée (quelques semaines plus tard, ce fut au peuple hollandais, puis irlandais d'exprimer un clair refus de ce texte constittutionnel d'idéologie libérale et libre  échangiste.).

 

LES POLITIQUES ET LE 29 MAI 2005

 

- La Gauche du Non

 

La Gauche du Non n'a même pas pu faire fructifier ce vote du peuple et de divisions en divisions, de renoncements en renoncements, d'ambitions en ambitions elle gâchat ce  beau résultat .

 

L'espoir aurait pu naître à gauche, lorsque qu'à Arles,à la première Université d'Eté de Pour la République sociale (PRS) qu'animait en autre Jean-Luc Mélenchon, réunissait des anticapitalistes (Besancenot), des paysans alternatifs, (Bové), des communistes (Marie-Georges Buffet), des républicains socialistes et jacobins (Jean-Luc Mélenchon, François Delapierre), des socialistes (Jacques Généreux),  des alter mondialistes (J. Nikonof) etc... Des constats partagés, des débats féconds, des propositions d'actions laissaient augurer une perspective nouvelle et alternative dans la gauche et dans le pays.

 

Hélas, trois fois hélas, de la synthèse subie au congrès socialiste du Mans (à laquelle participeront les amis de Jean-Luc Mélenchon), en débats stériles fort peu fraternels dans les comités du non, les comités locaux et unitaires lors de la Présidentielle. On connait la suite, une multitude de candidature dans la gauche du non, dans la gauche radicale (querelles d'appareils, querelles d'égos, ambitions, ressentiments personnels etc...), firent que le PS avec Ségolène Royal passera devant et sa mauvaise campagne confuse et trop inspirée d'idées contre révolutonnaires permis à Sarkozy d'atteindre la magistrature suprème.

 

Depuis cette gauche du non n'a pas avancé d'un pouce dans l'unité structurelle, structurante et programmatique. La création du Parti de Gauche, relançait l'espoir d'unité et d'alternative républicaine et socialiste à gauche mais très vite cette espérance se cantonnera dans un face en face avec le PCF dans une structure branlante le Front de Gauche et dans une relation " je t'aime moi non plus" avec le NPA. De dérives écologistes en dérives libertariennes le PG ne put qu'être qu'une composante de plus dans une gauche du non, une gauche radicale atomisée et sans projet !

 

- Les socialistes

 

 Les socialistes se situent encore et toujours dans l'accompagnement du système capitaliste et européiste et malgré des sursauts électoraux (élections régionales) ne sont toujours pas capables de renverser la droite et gagner les élections présidentielles ou législatives à venir. Les socialistes du non, restés au PS sont absolument  muets et pieds et mains liés à leurs accords avec la première secrétaire du parti de la rue de Solférino. Tous les candidats déclarés ou non, putatifs, virtuels, impatients se situent dans l'Europe du traité de Maastricht et du Traité de Lisbonne, dans la logique du BCE et du GMT. De plus, les parlementaires ont en grande majorité permis l'adoption de la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne par la voie parlementaire.

 

- A droite

 

La droite, Sarkozy, Fillon et l'UMP, droits dans leurs bottes, appliquent sans coups férirs les directives et autres décisions technocratiques et a-démocratique de la Commission de Bruxelles.  L'Europe de la concurence libre et non faussée avance pas à pas et jour après jour dans le démantèlement des services publics, dans le démantèlement des acquis sociaux, dans le démantèlement des droits de souveraineté des peuples et des Etats nations. Sarkozy a fait passer son Traité de Lisbonne dans le dos du citoyen et aussi en pur mépris du vote du 29 mai d'il y a cinq ans.

 

- Gaulliste qui donne à réfléchir

 

Nicolas Dupont Aignan, leader du Mouvement Debout la République, semble cohérent dans sa démarche de retour de notre pays vers sa souveraineté économique et monétaire. En proposant la fin de l'Euro, l'esprit gaulliste d'indépendance et de volonté, émerge de nouveau dans le paysage politique français. Une position courageuse qui ne déplait en rien au républicain socialiste et jacobin que je suis.

 

- Verts et Europe Ecologie

 

- Les Verts et Europe Ecologie en purs propagandistes de l'idéologie soixante huitarde font tourner le débat sur l'écclogie et le sociétal. Il n'est plus question dans leurs discours ou propositions, des questions de souveraineté, des questions du  pouvoir politique supérieur au pouvoir économique (l'intérêt général), des questions sociales, des questions nationales.

 

- Celui qui labourre !

 

Pendant ce temps, le FN surfe sur la vague du mécontentement et du désespoir des citoyens électeurs qui s'asbtiennet massivement aux européennes notamment. Il labourre les terrains abandonnés par la gauche et par la droite : les ouvriers, les paysans, les petits commerçants et artisans, les retraités.

 

 

 L'ECONOMIE DE GUERRE ET LE COUP D'ETAT DE LA COMMISSION DE BRUXELLES

 

La crise du capitalisme, la crise de l'endettement des Etats de l'Union (Grèce, Espagne, Portugal, Irlande, Italie, Royaume Uni, Roumanie, Etats baltes), la crise économique, la bulle spéculative, l'atomisation des pouvoirs et des protections font que l'Europe deviennent la négation des Etats nations et des peuples souverains. Le capitalisme transnational, les gouvernements libéraux de droite comme de gauche, la commission oligarchique de Bruxelles ont décidé de sauver le système du capitalisme en crise en organisant l'économie de guerre avec son lot quotidien de rationnement économique, de rationnement de la production, de la consommation, la récession de l'économie, la décroissance, le démantèlement des droits et protections (droit du travail, acquis sociaux, état providence, hausse des impôts, réductions massives des dépenses publiques, des fonctionnaires, hausse des prix et des tarifs, baisse des salaires, chômage de masse, droits de souveraineté des peuples etc...).

 

La politique dite d'économie de guerre avance partout et frappe de manière massive et injuste le peuple.

 

 La Commssion de Bruxelles, avec l'aval des chefs de gouvernements des pays de l'Union Européenne et le soutien du FMI dirigeait par le socialiste domestiqué DSK,  demain se sera le tour du Royaume Uni, et puis celui de la France avec une bonne cure d'austérité. La remise en cause des droits et acquis sociaux sera engagée sans coup férir comme la réforme des retraites est mis en place sans tenir compte de la volonté des salariés, du peuple citoyen et souverain. Nous revoyons revenir à grands pas les critères  de convergeances de Maastricht et les obligations avec notamment les 3 % de déficit et pas plus !

 

La Commission de Bruxelles, en ajoutant dans ses compétences et attributions, le fait que chaque Etat peut être mis sous tutelle par la  dite commission. C'est un véritable coup d'Etat ! C'est propremeent et clairement inacceptable !

 

Et face à cela que font la gauche ou les gauches pas grand chose, trop occupée à se quereller, à se battre pour 2012 et d'avancer ses pions. Le coup d'Etat de la Commission de Bruxelles, la politique de guerre, la remise en cause des droits sociaux et citoyens par vagues successives ne semblent pas les sortir de la torpeur où elles sont tombées depuis la fin de 2005. Tous crient : "le peuple ne doit pas payer pour la crise", "Faire payer les banques pas le peuple", faire de l'inflation ou encore dévaluer l'Euro ou promouvoir une Europe sociale.

 

D'abord, face à la crise du capitalisme, face à la dette grecque, face aux politiques d'austérité de l'Economie de guerre, il n'y a aucune ébauche d'un internationalisme européen permettant la solidarité et la mobilisation sociale et citoyenne entre salaries des différents pays et entre citoyens des 27 Etats membres de l'UE. Pour ne plus subir, pour faire plus que résister, faire acte de reconquête.

 

LA GAUCHE DU NON ET LA GAUCHE RADICALE VRAIMENT PAS A LA HAUTEUR DES ENJEUX !

 

La gauche radicale ou l'autre gauche devrait en tirer les consèquences et exiger,  pour notre pays,  la rupture avec l'Europe actuelle afin qu'il retrouver sa pleine souveraineté (banques, monnaie, crédit, parlement, investissement, solidarité) et sa pleine indépendance.

 

Le coup d'état de la Commission de Bruxelles contre les peuples et les Etats membres de l'UE devraient interpeler la gauche radicale ou la gauche sociale démocrate et les orienter fortement vers le choix pour notre pays de rompre avec les institutions politiques, bancaires européennes. Mais non, la gauche tergiverse et comme Jean-Luc Mélenchon, héros du non en 2005, semble vouloir sortir de l'Europe du traité de Lisbonne et souhaiter une démocratisation mais pas de rupture. Camarade Méluche as-tu retenu que  cela du 29 mai 2005, de la victoire de Sarkozy, des directives de déréglementations européennes, de la crise financière, de la crise grecque, du coup d'état de la Commission ?

 

Pourquoi critiquer mais sans vouloir rompre ? Pourquoi proposer de faire de l'inflation (pour tuer la rente et réduire la dette) ou de vouloir l'Euro dévalué en sanchant très bien que tout cela est impossible en restant dans l'UE, la BCE ou le GMT ?

 

Les Etats n'ont plus le pouvoir ni les compétences sur les banques et la monnaie. Les Banques centrales (dont fait partie la Banque de France), la BCE  ont la compétence de la monnaie unique, des taux de crédit, des masses monétaires, de l'injonction de monnaie. Dire que l'on va faire ceci ou cela (comme faire de la dévaluation) c'est soit raconter des sornettes soit faire croire qu'en restant dans l'union on pourrat le faire et dans les deux cas c'est du foutage de gueule. Oui, Jean-Luc Mélenchon, il ne faut pas avancer d'un pas, puis stopper trop et reculer après. Il ne faut plus tergiverser ! Il faut être audacieux, courageux, vertueux et franchir le rubicon !  Le PCF est aux abonnés absents, le NPA a tellement une vision déformée et contre révolutionnaire de l'idée de souveraineté, de nation, de peuple et de patrie qu'il n'aborde jamais cette possibilité pour sortir les peuples, les Etats et leurs économies de la crise et du pouvoir arbitraire de Bruxelles. Certains du côté du POI, du PG, du PRCF,  du MRC l'envisagent et souhaitent engager des perspectives de rupture et de retour à la pleine souveraineté. Les Jacobins y participent et continueront d'y participer pour faire avancer concrètement cette idée de reconquête républicaine de la souveraineté pour notre pays.

 

DES JACOBINS VERTUEUX QUI PRONENT LA RECONQUETE DE LA SOUVERAINETE ET L'APPROPRIATION COLLECTIVE ET SOCIALE DE L'ECONOMIE

 

Rompre avec l'Union Européenne, avec la Banque centrale européenne, avec le Grand Marché transatlantique et permettre à notre pays de reconquérir sa souveraineté politique, économique, monétaire, parlementaire, culturelle, telle devrait être l'urgente nécessité d'une politique de gauche ! Les Jacobins oeuvrent à cette perspective !

 

Retrouver la pleine souveraineté sur ses choix, sur ses lois, sur sa monnaie, sur ses banques, sur son devenir et son avenir devient  vital pour notre pays, la France, notre patrie républicaine, afin d'engager la reconquête de son marché intérieur et de son pouvoir sur l'économie (appropriation collective et sociale, planification, politique de revenus, investissements et infrastructures, solidarité, services publics, etc...) et de refuser la vassalisation de notre pays et de l'Europe dans le cadre du Grand Marché Transatlantique qui rentrera en application en 2015.

 

C'est cela être républicain, socialiste, jacobin. C'est refuser que notre république disparaisse et que l'Europe devienne la nouvelle prison des peuples et le fossoyeur des souverainetés des Etats-nations.

 

CONCLUSION

 

Nous fêtons donc aujourd'hui  ce cinquième anniversaire de la victoire du non, de la victoire du peuple français en insurrection civique refusant la dictature de la concurence libre et non faussée et le démantèlement de notre souveraineté.

 

Est-ce que nous allons  à nouveau nous approprier l'esprit du 29 mai pour devenir unitaire et audacieux et exiger le retrait de notre pays de 'l'Union Européenne, de la BCE, du GMT ou bien nous allons fêter l'anniversaire et puis après tout oublier (un peu comme l'on a fait entre 2005 et 2010) ? Je me rappelle et puis j'oublie telle serait la nouvelle devise de la gauche du non, de la gauche radicale, du  Parti de Gauche ?

 

Salut et Fraternité.

 

 

 

Mes sources d'inspiration  :

 

 

 

      Robespierre          Jaurès          Jean-Moulin        Darthé             Buonarroti              Babeuf

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 15:48

Par Darthé-Payan

 

Les politiques économiques de guerre  sont en cours dans l'Union Européenne de la concurence libre et non faussée.

 

Le peuple Grec va ressortir exangue du remède de cheval que lui ont prescrit les bons docteurs "faiseurs de morts" que sont la Commission de Bruxelles, le gouvernement Papandréou - vous savez le socialiste domestiquée et européiste - et le FMI du Docteur DSK.

 

Les peuples espagnols, portugais sont entrain de sentir les premiers effets de cette politique économique de guerre qui mêle rationnement économique et social, décroissance, abrogation des droits sociaux ou des droits de la protection sociale. Les services publics sont systèmatiquemnent affaiblis et démantelés. C'est le grand choc de la contre révolution capitaliste apatride et destructrice des Etats nations et des peuples souverains.

 

La Commission de Bruxelles impose son dicktat et met sous tutelle les budgets des Etats-nations. C'est un véritable coup d'Etat !

 

Notre Président Sarkozy qui fait la course au leader de l'Europe avec Merkel essaie d'être plus Merkel que Merkel elle-même. Ne vient-il pas de proposer que l'équilibre du budget soit inscrit dans la constitution !

 

Et pourquoi pas aussi, le taux de l'impôt sur le revenu, la taxe de balayage, la taxe sur les pylones électriques ou encore l'équilibre des comptes budgétaires de l'Association Trucmuche en goguette  tant qui'il est !

 

A montrer celui qui est le plus rigoureux, le plus austère, ou le plus combatif face aux déficits et aux dettes ont en vient à défigurer le sens même d'un texte constitutionnel.

 

Un texte constitutionnel est voté pour permettre l'organisation et le bon fonctionnement de nos institutions politiques, et que notre pays vive dans un état de droit.

 

Tout cela montre que l'Europe est sur le déclin et  après avoir démantelé les outils  régaliens des Etats nations, leur souveraineté et celle de leur peuple organise sous couvert de mise sous  tutelle des représentations parlementaires nationales, sa propre mise sous tutelle par les Etats Unis dans le cadre du Grand Marché Transatlantique.

 

J'entends un peu partout des cris comme des slogans, il faut faire payer les banques, ou le peuple n'a pas à payer la crise ! ou en encore, il faut rompre avec le Traité de Lisbonne comme le suggère Jean-Luc Mélenchon. D'autres disent qu'ils faut résister etc...

 

Tout cela c'est bien beau mais un peu court comme perspective politique et d'espèrance.

 

J'ai déjà dit dans le passé ce que je pensais de la posiiton insuffisante de Jean-Luc Mélenchon, ni sur les "faire payer les riches ou les banques et pas le peuple";  c'est un peu du langage stérile. Résister disent certains. Je leur répondrai heureusement mais c'est un peu court, un peu insufisant. Donc allons plus loin. Résiter c'est bien mais insufisant et stérile à la fin. Reconquérir c'est mieux !

 

Reconquérir la souveraineté de notre pays sur sa monnaie, sur ses banques et en premier sur sa banque centrale la Banque de France, sur son institution parlementaire, sur son économie. Résister ou reconquérir il faudra choisir !

 

 

Plus que jamais, notre pays, notre république, doivent rompre avec cette Europe prison des peuples et fossoyeurs des Etats-Nations. Oui, Osons rompre avec cette construction bureaucratique en retrouvant notre pleine et entière souveraineté et indépendance. C'est aussi cela d'être républicain socialiste et jacobin. La Nation républicaine ou la barbarie capitaliste apatride !

 

Salut et fraternité.

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 15:00

Par Darthé-Payan

 

Oui les Etats nations sont défaits et mise sous tutelle. Une commission oligarchique a-démocratique imposera son bon vouloir aux pays. Les peuples souverains sont défaits également. Les Etats nations sont devenus en quelque sorte des ‘incapables majeurs » sauf que la on les enfonce. Drôle de façon de les protéger. Mais à qui la résponsabiltié ?

 

Bruxelles fait ce que bon lui semble et la BCE pratique de la même manière. Qu’avons nous fait pour empécher cela rien vu que l’on dénonce aujorud’hui ce qui a été avalisé hier.

 

Que le PS, ou les écolos bobos de EE fassent les innocents et crient contre la crise tout en restant dans cette immonde Europe de Bruxelles. Passe ! Mais que ceux qui ont été des opposants au TCE et au Traité de Lisbonne et ont dénoncé le vote en faveur de la réalisaion du GMT dans le dos des citoyens ne fassent que dans le verbe et ne mettent pas une seconde en avant le fait que pour avoir une planche de salut il faut rompre avec l’Union Européene, les traités succesifs et existant, la BCE et le GMT. Jean-Luc Mélenchon est toujours dans la simple sortie du Traité de Lisbonne (au revient au traité de Nice et l’on accepte Maastricht qui la principale conséquence des dérives de la Commission de Bruxelles qui laminent l’un après l’autre les acquis sociaux, les états providences, les services publics. Les peuples et les nations sont peu à peu détruits. Le droit essentiel et vital de souveraineté n’est plus que chiffon de papier. L’économie de la libre concurence libre et non faussée règne en maïtre. Et le PG, comme le Front de Gauche et le Npa ne souhaite que la rupture avec le Traité de Lisbonne et les traités précédents ils s’appliqueront et ils sont de la même eau ! Alors on continu dans l’Europe ? A 27 Etats membres et bientôt d’autres comment va-t-on faire pour démocratiser cette Europe, faire un processus constituatn (comme le réclame JL Mélenchon encore ce matin ?

 

C’est du domaine de l’impossibilité. Cela devient stérile et simple posture. Il faut être vertueux, audacieux, courageux et ne plus tergiverser ! La France doit Rompre avec l’Union Européenne, avec les traités successifs, avec la BCE, avec le GMT pour retrouver sa pleine et entière souveraineté notamment dans le domaine du politique, du monétaire, de l’économie, des protections, des solidarités.

 

On attend quoi 2015 quand le Grand Marché Transatlantique sera en application et que la France républicaine et parlementaire aura disparu et que l’Europe et la France seront de venus des vassaux des Etats unis et simple territoire -marché ? Ce sera trop tard ! Allors Jean-Luc , Camarades de gauche bougeons nous et devenons audacieux et vertueux. Républicains et Jacobins en quelque sorte !

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 22:08

 

 

Hier, les spéculateurs s’en donnaient à coeur joie sur le gouffre de la dette grecque, sur la détérioration des comptes des Etats espagnols et portugais. Puis ils ont spéculé sur les mesures d’austérité, sur l’Euro à la baisse puis sur les plans de soutiens des Etats européens en faveur de la Grèce. Aujourd’hui les bourses qui hier chutaient, bondissent et certains spéculateurs font faire des énormes plus values. Le plan Européen de 750 milliards devra être financés par qui par les Etats et qui financement les fonds des Etats à votre avis ?

 

Nous sommes dans un système interdépendant et il tourne en rond. Si la Grèce ne paie pas sa dette c’est les grecs et nous chaque citoyen de l’un des 26 autres états européens qui paieront la note. Si l’on aide la Grèce à la hauteur de 750 milliards d’euros il faudra les financer et c’est aussi les grecs (la Grèce remboursera) et nous les habitants des 26 autres états de la merveilleuse Europe qui paieront.

 

La marché à son logique et le système capitaliste à aussi la sienne et tout cela est interdépendant, globalisé, mondialisé, européisé. Ne faisons pas les surpris. Le FMI, est là vous financer un plan de soutien qui a pour but l’ajustement structurel. Il demande à chaque pays et donc aux citoyens de faire des efforts et des sacrifices mais malheureusement ces efforts et sacrifices sont faits par le peuple et généralement de manière injuste et frappant les acquis sociaux, les services publics, l’état providence.

 

L’Europe dans tout cela est dans sa logique d’économie de marché de la concurrence libre et non faussée. Ne faisons pas les surpris cela fait 53 ans que cela dure d’une certaine manière, au moins 20 ans pour l’acte unique et le grand marché libre de la concurrence libre et non faussée. Aujourd’hui, l’Europe à sceller son sort aux Etats unis dans le cadre du Grand Marché transatlantique décidé dans le dos des peuples citoyens et souverains.

Il est temps donc d’être courageux, vertueux, audacieux et de franchir le rubicon. Sortons de ‘l’Union Européenne, de la BCE, du GMT, de l’Otan qui sont les nouvelles prisons des peuples, les fossoyeurs des Etats-nations et des peuples souveraines et citoyens. Oui sortons de l’Union Européenne oui et cela rapidement c’est l’urgente nécessité politique et sociale du moment pour mieux affronter la crise et reprendre en Républicain et Jacobin :

- la souveraineté sur l’économie, la monnaie, les banques et les marchés et mettre en place les mesures de protections nécessaires ;

 

- la réappropriation collective et sociale des banque, des assurances et des services dans un premier temps puis engager l’appropriation collective et sociale des moyens de production, d’investissement et d’échange.

 

- la planification pour orienter, financer, prévoir le développement économique notamment l’industrie, l’agriculture, la recherche, les équipements collectifs.

 

- la politique de partage et de redistribution des richesses. Le rôle de l’impôt direct, républicain, progressif financeur de l’intérêt général ;

 

- la refondation républicaine, jacobine et laïque de la France, de ses institutions, de la cité comme de l’entrepris. Faire de la personne humaine un citoyen et souverain, faire de notre républqiue une république sociale une et indivisible.

 

- le développement et la coopération dans le cadre de nouvelles structures permettant les développements autonomes, partagés ou de coopération et enfin de solidarité. Sortons des instances des docteurs fossoyeurs des peuples et des Etats nations que sont le FMI et l’OMC. Reprendre le magnifique rôle de la patrie univerrselle que fut la France et créer un corps prestigieux de coopérants universels.

 

Ne pas en rester à la critique verbale. Il faut aussi proposer et envisager des perspectives. Rien ne sera possible sans rupture avec l’Union Européenne. La France républicaine doit retrouver le chemin des Lumières et de l’esprit révolutionnaire. Faisons de nouveau l’Histoire ! Devenons la patrie retourneure de l’Histoire Européenne pour le salut et le devenir des peuples et des nations.

 

Je finis par cette phrase de Robespierre prononcée lors d’un discours le 29 mai 1793 à la tribune de la Société des Amis de la Liberté et de l’Egalité (Club des Jacobins) : « Je dis que si le peuple ne se lève pas tout entier, la liberté est perdue et qu’il y a qu’un empyrique détestable qui puisse lui dire qu’il lui reste qu’un seul médecin que lui-même ».

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