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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 15:11

 Par Sonia Bastille, Darthé-Payan et Gilles Fabre


A propos de la crise européenne, de la dette, nous pensons qu'il n'est pas nécessaire d'aller chercher une orchestration Etats-Unienne (Ça sent un peu la théorie de complot là !) ou je ne sais quelle volonté destructrice souhaitée par Washington. Les Européens s'autodétruisent bien tout seuls et entre eux.

 

 

 

  Nous estimons que la Gauche dite "radicale", le Front de Gauche, et son candidat Jean-Luc Mélenchon ne relèvent pas assez le fait que les multiples plans de l'Union Européenne et de la Troïka (Commission UE, BCE, FMI) ne sont pas là pour sauver la Grèce mais pour sauver la Zone euro et l'euro lui-même ! Si ces plans n'intervenaient pas et bien, la Grèce certes ne rembourserait pas (mais le fait-elle et le peut-elle aujourd'hui ?) mais par contre la Zone euro et l'euro seraient out ! détruits !

 

 

Ne voyons-nous pas qu'après chaque plan d'ajustement et de financement, il y a un pas de plus vers l'intégration dans l'Europe libérale, dans l'abdication des États-Nations et du peuple souverains ? A chaque plan, l'Europe se débride un peu plus et le libre échange maximaliste et la concurrence effrénée sont à l'avenant ! Les États-Unis ne souhaitent nullement un écroulement de l'UE et de l'euro bien au contraire, ils ont besoin d'une Europe marché stable pour la finition du Grand Marché Transatlantique (GMT) le 1er Janvier 2015.

 

 

  Le GMT est acté depuis pas mal de temps et entrera en application le 1er Janvier 2015. Ce processus transatlantique (Grand marché, parlement transatlantique, destruction des États-Nations, mise en place Europe des régions et des communautés, marchandisation des brevets et du vivant, normes comptables Etats-Uniennes, OTAN comme force de police et de défense, etc...) s'est décidé et voté dans le dos des citoyens !

 

Le Programme du Front de Gauche : "L'Humain d'abord" ne dit pas grand chose à ce sujet sauf au détour d'une phrase page 70 (*) : "La France mettra son véto au grand marché transatlantique qui consacrerait la vassalisation de l'Europe par les États-Unis"(sic). Ce genre de propos sans plus d'explications n'est que de l'incantation et de la pure posture idéologique !

 

C'est un peu tard pour se réveiller ! Le processus en cours dans l'Union européenne et tout particulièrement dans la Zone euro fait par l'intégration poussée (grâce aux plans d'aides, le gouvernement de la Zone euro, le sauvetage de l'euro) et le démantèlement des États-Nations ne sont que les phases conclusives de ce processus transatlantique. A l'avenir tout se décidera au Congrès américain, à la Maison blanche, au Pentagone, au Secrétariat d’État et à la banque fédérale.

 

 

  La bastille s'est refermée sur les États-Nation et les peuples ! La crise, la peur du chômage, de perdre une part de son salaire limite les citoyens dans leurs capacités à se mobiliser. L’Union européenne et l'euro empêche les États-Nations d'avoir les moyens de réagir et de reconquérir leur souveraineté. Sans une perspective de sortie de l'Union Européenne et de l'euro nous ne croyons pas à un sursaut populaire ou étatique en France et en Europe contre ce Grand Marché Transatlantique déjà acté et en phase de finition !

 

L’européisme, le fédéralisme et l'intégration européenne voulus et soutenus par la gauche (PS, EE-LV, FDG, NPA) et par la droite (Modem, UMP) font que personne n'ira remettre en cause l'UE et l'euro et donc le processus transatlantique ! De plus c'est maintenant trop tard et surtout la crise Grecque, la crise financière, la crise de la dette décidément servent et serviront beaucoup les intérêts de ce processus transatlantique ! Les initiateurs Etats-Uniens et Européens n'en demandaient ou n'en espéraient pas tant ! L'UE et l'euro sont les nouvelles prisons des peuples, les fossoyeurs de la souveraineté des États-Nations !

 

Pendant que l'ont parle de crise de la dette, de la spéculation, de l'austérité on ne parle pas ou plus du processus transatlantique ! Grosse erreur pour la gauche radicale (J'espère que le Front de Gauche va s'en rendre compte) ! On voit la paille dans l’œil du voisin mais on ne voit pas la poutre dans son propre œil ! Cette poutre c'est le processus transatlantique (et le GMT) et là c'est grave ! Parler de la crise de la dette oui, mais d'abord détruire le Grand Marché Transatlantique !

 

 

   Il est temps d'engager la rupture avec l'Union européenne et l'euro et d'engager notre pays sur la voie de la reconquête de ses pleines et entières souveraineté. et indépendance !

 

Salut et Fraternité.

 

 

 Sonia Bastille, Fabien Darthé-Payan et Gilles Fabre.

 

 

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(*) "L'Humain d'abord" est le programme du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon. Ce programme a été publié récemment aux Editions Librio.

 

http://www.librio.net/Albums_Detail.cfm?ID=40838







 

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Actualités
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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 14:10

 

Darthé-Payan, étant toujours aux USA sur le parcours de vie de Joséphine Baker, nous continuons donc à  prendre le relais et faire vivre son blog. Le Blog du sursaut républicain pour le Salut public. Nous relevons le défi et nous publions des articles  sous le titre : "Quelques vérités bonnes à dire" .

 

Citoyens, nous vous invitons à réagir et à diffuser.

 

Salut et Fraternité.

 

Sonia Bastille, Flora Del Campos, Gilles Fabre, Julien Salinge.

 

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 Par Sonia Bastille, Flora Del Campos et Gilles Fabre

 

 

 

Quelques vérités bonnes à dire (II) : Un effort de lucidité et aussi d'utilité s'impose : Converger pour transformer !

 

 

Nous pensons que les critiques violentes effectuées par une partie de la Gauche "radicale" par le Front de Gauche contre le PS sont inefficaces voire vaines !

 

Nous sommes des Républicains-Jacobins et nous aurions préféré des convergences républicaines pour le Salut public se fassent jour et s'organisent autour de la reconquête de la pleine souveraineté pour notre pays, d'une rupture avec le système capitaliste transnational et d'une refondation républicaine, jacobine et laïque de la France. Hélas, trois fois hélas ce n'est pas possible dans le cadre de ces présidentielles.


  Nous devons, nous la Gauche dans son ensemble, quel que soit notre parti, quelque soit notre candidat, entreprendre très vite les convergences pour permettre à la fois la suite des présidentielles, c'est à dire, les législatives mais également mettre en perspectives les premières transformations : réforme bancaire (séparation des banques de dépôts et des banques d'affaires, création d'un banque nationale d'investissement), salaire maximum, rétablissement budgétaire, réformes institutionnelles, etc... Le Sénat à Gauche peut aider notamment pour les lois constitutionnelles. Attendre, les quelques jours qui sépareront la présidentielle des législatives pour construire un programme de législature et bien cela risque d'être un peu juste et surtout risque d'être bâclé ! Car, nul ne peu croire que la gauche quelqu’elle soit, ne mettra pas tout en œuvre, si le Président est de gauche, pour que l'Assemblée nationale soit aussi de gauche ! Nul, à Gauche, ne veut un énième maintient au pouvoir de la droite tant à la Présidence qu'à l'Assemblée nationale !

 

Le vote utile, à Gauche, c'est la convergence immédiate des perspectives de transformations !

 

  Le Front de Gauche devrait le comprendre et se lancer dans cette voie. Hélas, partout en Europe, la crise du capitalisme, les politiques d'austérité, l'endettement ne poussent pas vers la gauche radicale et vers la révolution citoyenne ! Le mouvement social et les "indignés" n'ont rien obtenu et n'ont absolument pas fait reculer les gouvernements de gauche et de droite. Les élections montrent que c'est plutôt la réaction qui l'emporte, l'austérité sociale en plus ! Si, c'est la droite libérale qui est battue c'est la gauche libérale qui l'emporte pas la gauche de transformation.

 

 

 

  Un effort de lucidité et aussi d'utilité s'impose ! Converger pour transformer !

           

A défaut d'un sursaut républicain envisageons un sursaut de lucidité et d'utilité !

 

Salut et Fraternité.

 

 

Sonia Bastille,  Flora Del Campos et Gilles Fabre

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 16:20

Par Sonia Bastille

 

Darthé-Payan étant parti pour quelques jours  aux USA à  Saint-Louis (Missouri) sur le parcours de vie de Joséphine Baker, nous a sollicités pour prendre le relais et faire vivre son blog. Le Blog du sursaut républicain pour le Salut public. Nous relevons le défi et nous publions des articles  sous le titre : "Quelques vérités bonnes à dire" .

 

Citoyens, nous vous invitons à réagir et à diffuser.

 

Salut et Fraternité.

 

Sonia Bastille, Flora Del Campos, Gilles Fabre, Julien Salinge.

 

 

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Redistribuer Oui mais d'abord produire !

 

 

 

  Nous sommes en crise, notre pays est lourdement endetté, déficitaire ! En 2012, nous serons en quasi récession !

 

La première décision d'un gouvernement en 2012, devrait-être un audit complet de la situation du pays. Ensuite voir ce qu'il y a lieu de faire

 

J'en viens au programme "L'Humain d'abord" du Front de Gauche qui propose de ramener au travail les 10 points de PIB passés au capital. Le FDG veut aussi partager les richesses, taxer les riches, une tranche de 100% d'impôt sur les revenus au delà de 360 000 euros, une taxation supplémentaire des revenus du capital et du patrimoine, etc... De plus le dit programme du FDG veut aussi mettre à contribution le capital à la même hauteur que le travail pour le financement de la sécurité sociale. Je m'arrête là parce que là, l'économie de notre pays a une indigestion et a soit tout rejeter soit est entrain d'agoniser.

 

Trop engager de prélèvement sur l'un des facteurs de production et sur les revenus de celui qui détient l'un des facteurs de production (le capital) alors qu' une grande partie de la population salariée échappe à l'IRPP risque de tuer nette toute volonté de développement économique surtout que nous sommes dans l'UE ! Je vous rappelle que l'avenir de notre pays passe par la production et le retour à une industrialisation lourde d'une part et la réimplantation de l'agriculture d'autre part.

 

 

  Notre pays a donc besoin d'une mobilisation maximale des facteurs de production pour servir l'investissement dans le cadre de la planification.

 

Redistribuer Oui mais d'abord produire !

 

Salut et Fraternité.

 

Sonia Bastille

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Actualités
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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 23:01

Par Darthé-Payan                                                  Fête des Récompenses (5ème comp.), An CCXIX de la République.

 

 

Je réserve ma présente note à la République qui est proclamée ce 21 septembre 1792.

 

La France révolutionnaire faisait l'Histoire. Le Peuple français faisait l'Histoire ! 

 

 

L'ERE NOUVELLE OUVERTE UN CERTAIN 14 JUILLET 1789 ET POURSUIVIE LE 10 AOUT 1792 DEBOUCHE SUR L'IMPLICATION DU PEUPLE SOUVERAIN ET CITOYEN

 

 

Une nouvelle ère ouverte un certain 14 juillet 1789, allait après l'implication du peuple de Paris, le 10 août 1792, ouvrir un retournement de l'Histoire tant en France qu'en Europe et même dans le Monde. La monarchie suspendue le 10 août 1792, aller en ce 21 septembre 1792 être abrogée et la République fût proclamée par la Convention nationale.

 

 

 

LA VICTOIRE DES ARMEES REVOLUTIONNAIRES A VALMY

 

 

Le 20 septembre 1792 La victoire de l'armée révolutionnaire à Valmy.

 

 

L'armée Prussienne commandée par Brunswick et les Autrichiens ont envahi la Lorraine et pris Verdun. Les Prussiens franchissent l'Argonne mais l'Armée du Général Dumouriez, en passant par un autre défilé, s'installe dans leurs dos. Les renforts de Kellermann, ne permettraient aux armées de la révolution d'être toujours en infériorité numérique. La grande bataille s'engage en dessous de la butte de Valmy que domine un moulin. Après de violents combats ou la canonnade est la règle, les ennemis Prussiens montent à l'assaut. Les Prussiens sont surpris, stupéfiaient par le vaillance des Français parmi lesquels les volontaires souvent fort peu expérimentés font face et combattent au Chant de La Marseillaise et aux cris de Vive la Nation ! Les Prussiens stoppent leur attaque et battent en retraite.

 

L'Armée de la France Révolutionnaire, les vaillants soldats de cette armée patriote feront de la France un pays qui change la face de l'Europe, la face de l'Histoire !

 

 

LE PEUPLE SOUVERAIN PAR SES REPRESENTANTS ABOLIT LA MONARCHIE ET PROCLAME LA REPUBLIQUE : LA FRANCE REVOLUTIONNAIRE FAIT L'HISTOIRE ET L'UNIVERSALITE.

 

 

A Paris, le 21 Septembre 1792, la Convention nationale, toute nouvelle assemblée nationale constituante se réunit à Paris à la Salle du Manège. L'assemblée a glissé à Gauche et les partisans de l'Ancien Régime sont défaits. A droite, les Girondins (Brissotins), à Gauche, les Jacobins avec les plus ardents que l'on appelle les Montagnards; Au milieu la Plaine ou le Marais.

 

En sa première séance La Convention Nationale abolit la Monarchie. La République est proclamée.

 

 

 

Le 22 septembre, la Convention officialise le décret signé notamment par le Premier Président de la Convention Pétion, puis par Brissot, Lasource et contresigné par Danton et Monge. Le document collationné le 22 septembre fait que la Convention proclame la République et fait de ce 22 septembre 1792 le 1er jour la République. Tous les actes et documents seront datés de l'An I de la République.

 

 

 

L’Ancien Régime, la Monarchie, le Roi sont balayés par l'Histoire que fait le peuple insurrectionnel et les représentants élus de ce dernier réuni en Convention nationale. La République - Res publica - la chose publique, cette belle construction politique et humaine qui fera de l'Homme, une personne humaine en perpétuelle émancipation. Bref, la République fera, de la personne humaine émancipée, un citoyen et un souverain. Le citoyen souverain s'intéressera aux principes essentiels de la République qu'est la Liberté, L’Égalité, la Fraternité, l'Universalité.

 

 

 

Danton et Robespierre, quelques jours plus tard, le 25 septembre 1792 ajouteront une nouvelle pierre à l'édifice républicain avec les principes d'Unité et d'Indivisibilité de notre République. La Convention Nationale fera de la France une république une et indivisible. Il ne restait plus grand chose de l'Ancien Régime et de la Monarchie. Que la volonté d'essayer de ralentir ou de dénaturer les choses. 

 

 

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PRINCIPES REPUBLICAINS  : LA GAUCHE DEVRAIT  SE LES REAPPROPRIER : HELAS, ELLE PREFERE FAIRE DANS LE LIBERTARISME ET L'EUROPEISME !

 

 

La République c'est le Peuple souverain et citoyen, ces représentants élus, la liberté, l'égalité, la fraternité , l'intérêt général, l'unité et l'indivisibilité de la république et son universalité. Puis plus tard, les principes essentiels de la Laïcité, de la solidarité et de l'Instruction publique comme ceux la grandeur et le rayonnement international et universel seront ajoutés et complèteront cette construction politique émancipatrice qui prend source dans l'idéal des Lumières et de la Révolution.

 

 

Alors, que de nos jours, il est facile de pratiquer les chemins anti républicains et contre révolutionnaires du côté de la droite mais aussi du côté de la gauche. Oui, la gauche qui bien souvent oublie les principes essentiels et fondamentaux de la République pour s'égarer dans l'individualisme des classes moyennes, le communautarisme (religieux, ethnique, etc...), le consumérisme, l'écologie libertarienne, le régionalisme et autre décentralisme qui mettent à mal la République et ses principes émancipateurs.

 

 

Egalement, l'Europe libérale de la concurrence libre et non faussée, l'Europe oligarchique nie à la fois ce qu'est la République, les Etats-Nations, le peuple souverain et citoyen. Voir la gauche se vautrer dans un européisme fédéraste du libre échange, négation des principes républicains et de la réalité des Etats-Nations c'est proprement aberrant et c'est un sacré retournement de l'Histoire. Le dictat de la pensée post soixante huit, le fourtout libertarien et écolo sociétal font que la gauche bien souvent considère la République comme un ennemi ! On croirait voir revenir le temps ou la République était appelée la Gueuse, par la droite monarchiste, anti républicaine, catholique et nationaliste et également par le haut clergé. Oui pour une certaine gauche (gôche), la République c'est la gueuse !

 

Etre pour la République, c'est désormais reconquérir la pleine souveraineté nationale et populaire en rompant avec l'Union Européenne, la BCE et l'euro qui sont les nouvelles monarchies de notre temps et aussi les nouvelles prisons des peuples et les fossoyers des Etats-Nations. La République jusqu'au bout c'est la souveraineté politique nationale et citoyenne sur l'économie, la monnaie et les marchés. C'est aussi reconquérir notre souveraineté sur notre marché intérieur. 

 

C'est le sursaut  républicain de Salut public qui permettra de faire cette alliance de la République sociale et de la souveraineté de l'Etat-Nation. 

 

 

 

Chères Citoyennes, Chers Citoyens, pour terminer ma présente note, je vous fais partager l'un des discours de Jean-Jaurès à propos de la République et du socialisme prononcé à la Chambre des Députés lors de la séance du 21 novembre 1893.

 

Bonne lecture.

 

Vive la République ! Vive la France !

 

Salut et Fraternité.

 

D-P.

 

Document de Darthé-Payan le Jacobin daté et signé du :

 Jour de la  Fête des Récompenses (5ème comp.), An CCXIX de la République. (Calendrier Républicain) ou du 21 septembre 2011 calendrier grégorien.

 

 

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La République et le socialisme : réponse à la déclaration du cabinet Charles Dupuy

Séance du 21 novembre 1893

Présidence de Jean Casimir-Perier

 

 

 

 

 

 

Eu début de législature, Charles Dupuy dont le cabinet a été formé le 4 avril 1893, fait une déclaration sur le programme du gouvernement. Jean  Jaurès interpelle le cabinet sur sa politique générale. Après avoir critiqué le programme du Gouvernement, il  démontre l’impossibilité de combattre le socialisme sans abandonner les principes républicains.

 

M. Jaurès. — Messieurs, M. le président du conseil a été très modeste en dérobant aux méditations et à l’examen minutieux de la Chambre la longue table des matières qui constitue la déclaration ministérielle. Mais mes amis et moi nous ne nous plaignons nullement que la discussion immédiate ait été ordonnée.

Un membre au centre. — Alors, pourquoi avez-vous voté contre ?

M. Jaurès. — Il y a, dès maintenant, deux résultats acquis : le premier, c’est que M. le président du conseil a dû, dès la première journée, peser sur la Chambre pour obtenir un débat écourté et diminué. (Applaudissements à l’extrême gauche. — Réclamations à gauche et au centre.)

Le second, c’est que dès le premier jour aussi, pour former une majorité avec des déclarations qui restent vagues, il a fallu sonner la fanfare contre le parti socialiste ; dès le premier jour, il a fallu remplacer par une tactique et par une diversion, un exposé clair et précis de la politique gouvernementale. (Nouveaux applaudissements à l’extrême gauche.)

Ah ! messieurs, cette tactique ne réussira probablement pas longtemps auprès de la Chambre.

Il est facile de dénoncer comme de mauvais patriotes ceux qui ont une conception très noble du rôle de la France démocratique dans le monde. Mais ce n’est pas par de pareilles déclamations qu’on remplace la précision politique. (Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche.)

Il reste vrai, après ces paroles, que la majorité qu’on invite à appuyer le gouvernement a des explications précises à demander. (Très bien ! à gauche.)

M. le président du conseil n’a apporté ici qu’une sorte de programme négatif : Pas de révision, pas de séparation de l’Église et de l’État, pas de grandes réformes fiscales ! Mais ces négations suffiront-elles à constituer une majorité de gouvernement et à alimenter, la vie de la Chambre ? Je ne suppose pas que lorsqu’il a parlé de l’impôt unique, inquisitorial et progressif, il ait eu l’intention d’être particulièrement cruel pour son collègue M. le ministre des finances. (Rires à l’extrême gauche.)

M. Peytral, ministre des finances. — Je n’ai jamais entendu établir ni un impôt unique, ni un impôt inquisitorial, ni un impôt progressif. (Exclamations en sens divers.)

 

M. Jaurès. — Messieurs, M. le ministre des finances va précisément au-devant de ma pensée ; il dit que l’impôt sur le revenu, tel qu’il le comprend, tel qu’il l’a, il y a quelques mois encore, annoncé à la Chambre, n’est ni l’impôt unique, ni l’impôt inquisitorial, ni l’impôt progressif. Il résulte de sa déclaration que le ministère, par cette formule, n’a pas entendu condamner l’impôt sur le revenu.

Je demande donc au gouvernement si sous cette phrase agressive contre certaines formules d’impôt, M. le président du conseil a, oui ou non, prétendu viser l’impôt sur le revenu. (Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche.)

Je lui demande en outre s’il croit qu’il satisfera au besoin de réformes qui est dans ce pays en déclarant qu’il faudra songer peut-être à une organisation de caisse de retraite qui, selon lui, si elle est nécessaire, sera particulièrement malaisée ; en sorte que ce qu’on vous annonce surtout comme réformes, c’est l’impossibilité d’aboutir dans les réformes mêmes qu’on indique.

Messieurs, en ce qui nous concerne, nous ne nous arrêterons pas à ces détails. Pour nous, la déclaration ministérielle est parfaitement claire : c’est une déclaration de guerre au parti socialiste. (Mouvements divers.)

Toutes les paroles, toutes les attitudes du gouvernement nous signifient la guerre ; je dirais presque que toutes ses pensées sont tournées contre nous, si peut-être la conscience de quelques-uns des hommes qui sont au pouvoir n’était traversée parfois par certains ressouvenirs. (Exclamations ironiques sur divers bancs à gauche et à l’extrême gauche.) Mais je suis sûr que ceux-là mêmes nous détestent plus encore que nos ennemis de la veille, parce que nous leur sommes l’occasion incessante de douloureux retours sur eux-mêmes. (Applaudissements à l’extrême gauche.)

Donc, c’est contre nous le combat avoué, déclaré, implacable ; et en vérité, on nous fait le grand honneur de calculer par rapport à nous tout le mouvement politique. Aussi je ne viens pas vous demander : Entendez-vous nous seconder, ou nous combattre ? La question est résolue depuis plusieurs mois. Je viens vous demander, monsieur le président du conseil, au nom de quel principe, en vertu de quelle conception maîtresse vous entendez combattre le mouvement socialiste. (Mouvements divers.)

Car pour les hommes politiques, — j’entends pour ceux qui nous combattent, — il y a deux façons de juger le mouvement socialiste qui se développe à l’heure actuelle.

Ou bien vous le considérez comme un mouvement superficiel, factice, passager, qui a été créé par quelques excitations isolées, qui a été développé par l’anarchie générale et par la faiblesse du pouvoir, et qu’un peu de fermeté gouvernementale suffira à contenir ou même à supprimer ; ou bien au contraire vous le considérez comme un mouvement dangereux, funeste, mais spontané et profond, qui sort de l’évolution même des choses et de l’histoire et qui est la résultante de toutes les forces humaines en action. (Applaudissements à l’extrême gauche.)

 

Une voix. — Qu’est-ce que cela veut dire ?

M. Jaurès. — Je demande que le Journal officiel mentionne le nom de celui de nos collègues qui s’écrie : « Qu’est-ce que cela veut dire ? » (Mouvements divers.)

Je dis que même alors, vous pouvez essayer de le combattre, si vous le jugez plus périlleux encore qu’irrésistible ; vous pouvez essayer de barrer la route à l’histoire.

Un membre au centre. — C’est vous qui voulez lui barrer la route !

M. Jaurès. — Vous pouvez essayer d’arrêter la poussée des hommes et des choses. Vous pouvez vous dire qu’après tout il vous sera glorieux d’avoir lutté, que nul n’a pu mesurer encore exactement la force de résistance de certaines volontés humaines, et qu’en tout cas vous aurez peut-être retardé de quelques années l’avènement de la barbarie.

Mais si je vous demande : De ces deux hypothèses quelle est la vôtre ? c’est là non pas une vaine question de philosophie sociale, mais une question politique, parce que selon que vous aurez opté pour l’une ou pour l’autre, votre politique et celle de la majorité que vous voulez entraîner avec vous sera différente.

Si le mouvement socialiste n’est qu’une effervescence passagère, s’il n’est que la fièvre momentanée d’un organisme d’ailleurs résistant et sain, il suffira pour le calmer d’un peu d’hygiène gouvernementale.

On enverra aux préfets de bonnes circulaires pour que tous les fonctionnaires, petits ou grands, donnent contre le socialisme ; on demandera aux procureurs généraux des rapports confidentiels (Rires et applaudissements à l’extrême gauche. — Bruit) ; on consignera les députés socialistes dans leurs circonscriptions, et puisqu’il paraît qu’ils ne sortent plus maintenant qu’avec leurs écharpes, et comme le peuple devenu fétichiste a une sorte de piété pour les emblèmes parlementaires, il ne sera permis de les porter que dans les grandes cérémonies, dans les processions solennelles où la confrérie parlementaire se déroulera tout entière, précédée par les chanoines ministériels. (Nouveaux rires et applaudissements sur les mêmes bancs.)

Au besoin, de-ci, de-là, on administrera quelques coups de lance, on traduira en justice quelques syndicats, et alors, quand il aura été bien démontré au peuple — qui, paraît-il, ne prend pas le socialisme au sérieux, qui joue simplement au socialisme — que c’est un jeu dangereux et une mode surannée, tout sera fini : le prolétariat renoncera à ses vastes groupements, il ne formulera plus ses revendications de classe, il saluera comme une bienfaisante loi de nature la concentration graduelle de la puissance économique en un nombre de mains toujours plus petit ; il saluera dans le salariat une institution définitive, et n’ayant plus rien à adorer, il adorera le capital éternel. (Applaudissements sur les mêmes bancs à gauche et à l’extrême droite de la salle.)

M. Adolphe Turrel. — Après les chanoines, les prédicateurs ! (Bruit.)

M. Jaurès. — Alors, messieurs, avec ce gouvernement sauveur qui aura marché sur le fantôme, qui aura dissipé le cauchemar, vous pourrez vous livrer en toute sécurité, en toute sérénité à la petite besogne quotidienne. Dans la maison capitaliste consolidée, vous pratiquerez quelques petites réparations pour passer le temps.

 

Mais si au contraire le mouvement socialiste est déterminé tout à la fois par la forme de la production dans le monde contemporain et par l’état des sociétés politiques, s’il tient tout ensemble au cœur même des choses et aux entrailles du prolétariat, en engageant la majorité gouvernementale dans la lutte contre lui, vous l’engagez, monsieur le président du conseil, dans le plus rude, dans le plus douloureux et le plus hasardeux des combats. Lorsque vous aurez abattu ou emprisonné, ou bâillonné quelques-uns de ceux que vous appelez les chefs, il en surgira d’autres du peuple même, de la nécessité même, infatigablement. (Applaudissements à l’extrême gauche.)

Lorsque vous aurez dompté le prolétariat sur un point, il se relèvera sur un autre ; quand vous croirez l’avoir dompté partout, il recueillera ses forces pour de nouvelles revendications et de nouvelles affirmations. Vous obtiendrez peut-être un silence momentané, vous n’obtiendrez pas la résignation. (Mouvement.)

Vous n’aurez pas la paix ; vous n’aurez qu’une trêve inquiète et soupçonneuse, et le temps, les années même travailleront contre vous. Car, d’une part, le développement du machinisme et de la grande industrie achèvera de jeter dans le salariat ces petits artisans, cette petite bourgeoisie derrière laquelle vous vous abritez encore, et l’armée ennemie sera grossie de tous les expropriés, de tous les spoliés de l’ordre social actuel.

D’autre part, ayant perdu dans les agitations, dans les répressions systématiques, dans les luttes imprudentes engagées contre un mouvement puissant le meilleur de votre force, il ne vous restera plus ni temps, ni liberté d’esprit, ni énergie pour réaliser même ces réformes partielles qui ne sauveraient pas l’ordre social actuel, mais qui en calmant quelques douleurs et en désarmant quelques colères, vous donneraient au moins un peu de répit. Si bien que la majorité républicaine se trouvera devant une crise tous les jours plus grave, plus grave par le développement même des conditions de la production qui créent le socialisme, plus grave parce que votre esprit d’agression et de résistance aura accumulé les colères et les difficultés. (Applaudissements sur divers bancs à gauche. — Exclamations au centre.)

J’ai donc le droit, monsieur le président du conseil, de vous demander ceci : Je vous prie de dire nettement à la majorité que vous voulez grouper derrière vous si vous espérez avoir raison du mouvement socialiste avec les quelques lois de police que vous annoncez, si vous croyez en avoir raison en quelques escarmouches, ou si la majorité gouvernementale va être obligée de s’armer du bouclier et du glaive pour la plus longue et la plus rude des expéditions à l’intérieur. (Très bien ! sur divers bancs à gauche.)

Ah ! je le sais bien, on essaye et tout à l’heure dans votre déclaration vous avez essayé vous-même d’éluder le problème avec ce mot de « meneurs ».

M. le président du conseil. — Je ne l’ai pas éludé. Je l’ai posé très nettement.

M. Jaurès. — Je dis que vous aussi, après bien d’autres, vous avez essayé d’éluder le jugement d’ensemble qui doit être porté sur la situation actuelle en appelant les anathèmes de la majorité sur ceux que vous appelez les meneurs.

Eh bien ! permettez-moi de vous le dire, il y a là d’abord une lamentable contradiction. Car ces hommes que vous appelez les meneurs, s’ils se sont levés avant le peuple, s’ils se sont je dirai presque levés avant le jour… (Rires et exclamations diverses.)

 

M. Lavy. — Ce n’est pas de l’éloquence ministérielle ! Ces messieurs sont difficiles.

M. Jaurès. — … s’ils ont essayé d’organiser le prolétariat avant qu’il fût une force, s’ils ont annoncé une société nouvelle aux travailleurs encore résignés à la société présente, si pendant longtemps, sans espérer aucune récompense prochaine, ils ont lutté n’ayant avec eux qu’une poignée de militants, affrontant ainsi tout à la fois la colère des gouvernements et l’indifférence plus terrible encore des travailleurs, ils ne sont pas les ambitieux et les intrigants que vous dites. (Oh ! Oh ! à gauche et au centre.) Ils ont été des hommes de croyance, des hommes de foi. Mais si au contraire vous prétendez qu’ils ont attendu, pour l’exploiter, que le mouvement se produisit, c’est donc qu’il s’était produit avant eux. C’est que ce ne sont pas eux les meneurs ; c’est que c’est le peuple lui-même qui les a menés. (Vifs applaudissements à l’extrême gauche.)

En vérité, vous êtes dans un état d’esprit étrange. (Exclamations au centre.) Vous avez voulu faire des lois d’instruction pour le peuple ; vous avez voulu par la presse libre, par l’école, par les réunions libres multiplier pour lui toutes les excitations et tous les éveils. Vous ne supposiez pas, probablement, que dans le prolétariat tous au même degré fussent animés par ce mouvement d’émancipation intellectuelle que vous vouliez produire. Il était inévitable que quelques individualités plus énergiques vibrassent d’une vibration plus forte. Et parce que ces individualités, au lieu de se séparer du peuple, restent avec lui et en lui pour lutter avec lui, parce qu’au lieu d’aller mendier je ne sais quelles misérables complaisances auprès du capital soupçonneux, ces hommes restent dans le peuple pour préparer l’émancipation générale de la classe dont ils sont, vous croyez les flétrir et vous voulez les traquer par l’artifice de vos lois !

Savez-vous où sont les meneurs, où sont les excitateurs ? Ils ne sont ni parmi ces ouvriers qui organisent les syndicats que vous voulez sournoisement dissoudre, ni parmi les théoriciens, ni parmi les propagandistes de socialisme ; non, les principaux meneurs, les principaux excitateurs, ils sont d’abord parmi les capitalistes eux-mêmes, mais ils sont dans la majorité gouvernementale elle-même. (Applaudissements à l’extrême gauche. — Protestations au centre.)

Ah ! messieurs, c’est un singulier aveuglement que le vôtre, d’attribuer à quelques hommes l’évolution universelle qui se produit. N’êtes-vous pas frappés par l’universalité du mouvement socialiste ? Partout, dans tous les pays du monde, il éclate à la même heure. Vous ne pouvez depuis dix ans faire l’histoire de la Belgique, de l’Italie, de l’Allemagne, de l’Autriche, sans faire l’histoire du parti socialiste. Il en est de même des États-Unis, de l’Australie, et même de cette Angleterre qui était, selon vous, le refuge de l’individualisme ; voilà que les trade-unions entrent dans le mouvement socialiste ; voilà qu’elles renoncent à faire simplement une agitation professionnelle, voilà qu’elles entrent dans l’action politique ; elles ne s’enferment plus dans leur île, elles prennent part à tous les congrès internationaux ; elles ne veulent plus simplement constituer une aristocratie ouvrière, se créer dans l’ordre capitaliste des avantages particuliers ; elles s’ouvrent à tous les métiers, aux plus misérables, à ceux qu’on appelait disqualifiés : c’est l’idée socialiste qui s’affirme dans ce pays prétendu individualiste. Ce sont les formules mêmes du socialisme qui ont été récemment promulguées par le congrès des trade-unions de Belfast, et sous la pression de l’idée socialiste en Angleterre, on voit le gouvernement libéral obligé de proposer des lois sociales ; on le voit intervenir dans les conflits entre le capital et le travail, non pas, comme les ministres de la République française, pour écraser les travailleurs (Applaudissements sur divers bancs à l’extrémité gauche et à l’extrémité droite de la salle), mais pour amener une trêve honorable qui calme, au moins momentanément, la fermentation des haines.

Et c’est devant ce mouvement universel qui entraîne à la fois les peuples les plus divers, quels que soient le climat, le régime politique et la race, que vous venez parler de quelques excitations isolées ! Mais vous faites trop d’honneur, monsieur le président du conseil, à ceux que vous accusez ; vous donnez trop de puissance à ceux que vous appelez les meneurs. Il ne dépend pas d’eux de déchaîner un mouvement aussi vaste, et il ne suffit pas du souffle débile de quelques bouches humaines pour soulever cette houle du prolétariat universel. (Applaudissements sur les mêmes bancs.)

Non, messieurs, la vérité, c’est que ce mouvement sort des profondeurs mêmes des choses ; c’est qu’il sort d’innombrables souffrances qui jusqu’ici ne s’étaient point concertées, mais qui ont trouvé dans une formule libératrice leur point de ralliement. La vérité, c’est qu’en France même, dans notre France républicaine, le mouvement socialiste est sorti tout à la fois de la République, que vous avez fondée, et du régime économique qui se développe dans ce pays depuis un demi-siècle.

Vous avez fait la République, et c’est votre honneur ; vous l’avez faite inattaquable, vous l’avez faite indestructible, mais par là vous avez institué entre l’ordre politique et l’ordre économique dans notre pays une intolérable contradiction.

M. René Goblet. — Très bien !

M. Jaurès. — Dans l’ordre politique, la nation est souveraine et elle a brisé toutes les oligarchies du passé ; dans l’ordre économique la nation est soumise à beaucoup de ces oligarchies ; et entre parenthèses, monsieur le président du conseil, il ne suffisait pas de dire à la Chambre, ce qu’elle sait amplement sans vous, que la question de la Banque de France posera devant elle ; il fallait lui dire de quelle façon le gouvernement entendait qu’elle fût résolue. (Applaudissements à l’extrémité gauche et à l’extrémité droite de la salle.)

Oui, par le suffrage universel, par la souveraineté nationale, qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés, une assemblée de rois. C’est d’eux, c’est de leur volonté souveraine qu’émanent les lois et le gouvernement ; ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres ; mais au moment même où le salarié est souverain dans l’ordre politique, il est dans l’ordre économique réduit à une sorte de servage.

Oui ! au moment où il peut chasser les ministres du pouvoir il est, lui, sans garantie aucune et sans lendemain, chassé de l’atelier. Son travail n’est plus qu’une marchandise que les détenteurs du capital acceptent ou refusent à leur gré.

Il peut être chassé de l’atelier, il ne collabore pas aux règlements d’atelier qui deviennent tous les jours plus sévères et plus captieux, et qui sont faits sans lui et contre lui.

Il est la proie de tous les hasards, de toutes les servitudes, et à tout moment, ce roi de l’ordre politique peut être jeté dans la rue ; à tout moment, s’il veut exercer son droit légal de coalition pour défendre son salaire, il peut se voir refuser tout travail, tout salaire, toute existence par la coalition des grandes compagnies minières. Et tandis que les travailleurs n’ont plus à payer, dans l’ordre politique, une liste civile de quelques millions aux souverains que vous avez détrônés, ils sont obligés de prélever sur leur travail une liste civile de plusieurs milliards pour rémunérer les oligarchies oisives qui sont les souveraines du travail national. (Applaudissements répétés sur plusieurs bancs à l’extrémité gauche et à l’extrémité droite de la salle.)

Et c’est parce que le socialisme apparaît comme seul capable de résoudre cette contradiction fondamentale de la société présente, c’est parce que le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale, c’est parce qu’il veut que la République soit affirmée dans l’atelier comme elle est affirmée ici ; c’est parce qu’il veut que la nation soit souveraine dans l’ordre économique pour briser les privilèges du capitalisme oisif, comme elle est souveraine dans l’ordre politique, c’est pour cela que le socialisme sort du mouvement républicain. C’est la République qui est le grand excitateur, c’est la République qui est le grand meneur : traduisez-la donc devant vos gendarmes ! (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs.)

 

Et puis, vous avez fait des lois d’instruction. Dès lors, comment voulez-vous qu’à l’émancipation politique ne vienne pas s’ajouter, pour les travailleurs, l’émancipation sociale quand vous avez décrété et préparé vous-mêmes leur émancipation intellectuelle ? Car vous n’avez pas voulu seulement que l’instruction fût universelle et obligatoire : vous avez voulu aussi qu’elle fût laïque, et vous avez bien fait. (Marques d’assentiment sur divers bancs. — Bruit au centre.)

M. Adolphe Turrel. — M. l’abbé Lemire ne vous applaudit pas au mot « laïque », tandis qu’il vous applaudissait tout à l’heure. (Bruit.)

M. Louis Jourdan. — Dans tous les cas, il donne un exemple qui n’est malheureusement pas assez suivi. Il faudrait en voir beaucoup comme lui. (Bruit.)

 

M. Jaurès. — Vous n’avez pas, comme vous en accusent souvent des adversaires passionnés, ruiné les croyances chrétiennes, et ce n’était pas votre objet. Vous vous proposiez simplement d’instituer dans vos écoles une éducation rationnelle. Ce n’est pas vous qui avez ruiné les croyances d’autrefois ; elles ont été minées bien avant vous, bien avant nous, par les développements de la critique, par la conception positive et naturaliste du monde, par la connaissance, et la pratique d’autres civilisations, d’autres religions, dans l’horizon humain élargi. Ce n’est pas vous qui avez rompu les liens vivants du christianisme et de la conscience moderne ; ils étaient rompus avant vous. Mais ce que vous avez fait, en décrétant l’instruction purement rationnelle, ce que vous avez proclamé, c’est que la seule raison suffisait à tous les hommes pour la conduite de la vie. (Applaudissements sur plusieurs bancs à l’extrémité gauche et à l’extrémité droite de la salle.)

M. Lemire. — Très bien ! très bien !

M. Fernand de Ramel. — Vous oubliez, monsieur Jaurès, qu’en décrétant l’instruction laïque, vous avez violé la liberté dont vous parliez tout à l’heure !

M. Jaurès. — Par là même, vous avez mis en harmonie l’éducation populaire avec les résultats de la pensée moderne ; vous avez définitivement arraché le peuple à la tutelle de l’Église et du dogme ; vous avez rompu non pas ces liens vivants dont je parlais tout à l’heure, mais les liens de passivité, d’habitude, de tradition et de routine qui subsistaient encore.

Mais qu’avez-vous fait par là ? Ah ! je le sais bien, ce n’était qu’une habitude et non pas une croyance qui survivait encore en un grand nombre d’esprits ; mais cette habitude était, pour quelques-uns tout au moins, un calmant et un consolant. Eh bien ! vous, vous avez interrompu la vieille chanson qui berçait la misère humaine… (Applaudissements sur les mêmes bancs) et la misère humaine s’est réveillée avec des cris, elle s’est dressée devant vous, et elle réclame aujourd’hui sa place, sa large place au soleil du monde naturel, le seul que vous n’ayez point pâli.

De même que la terre perd, par le rayonnement nocturne, une partie de la chaleur que le jour y a accumulée, une part de l’énergie populaire se dissipait par le rayonnement religieux dans le vide sans fond de l’espace.

Or, vous avez arrêté ce rayonnement religieux, et vous avez ainsi concentré dans les revendications immédiates, dans les revendications sociales tout le feu de la pensée, toute l’ardeur du désir ; c’est vous qui avez élevé la température révolutionnaire du prolétariat et si vous vous épouvantez aujourd’hui, c’est devant votre œuvre ! (Applaudissements à l’extrême gauche et à droite.)

M. Fernand de Ramel. — L’esprit religieux a fait plus à lui seul, que tout ce que vous voulez faire.

M. Jaurès. — Et de même, quand vous avez fondé les syndicats ouvriers, qu’avez-vous prétendu faire ?

L’autre jour, un homme politique considérable — qui rappelait qu’il a été lui-même collaborateur de Gambetta et de Ferry, et qui viendra dire peut-être à cette tribune s’il a trouvé en effet dans votre déclaration cet écho de sa propre parole qu’il s’attendait à y percevoir — disait que les syndicats ouvriers avaient été détournés de leur véritable destination.

Plusieurs membres au centre et à droite. — C’est très vrai !

M. Jaurès. — Qu’est-ce que cela signifie pour un esprit aussi positif et aussi clair, que le sien ? Est-ce que vous vous imaginiez, lorsque vous avez fait la loi sur les syndicats ouvriers, qu’ils seraient simplement ou une société de secours mutuels ou je ne sais quelle ébauche de société coopérative de consommation ? Non, toutes ces institutions d’assistance et autres existaient à côté et en dehors des syndicats ouvriers, avant eux. En instituant les syndicats ouvriers, vous ne pouviez faire qu’une chose : donner, aux travailleurs, dispersés jusque-là, le sentiment d’une force plus grande, par leur réunion et par leur cohésion… (Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche.)

M. Maurice-Faure. — M. Waldeck-Rousseau l’a dit.

M. Jaurès. — … et lorsqu’ils auraient des revendications à produire, soit sur la durée de travail, soit sur les salaires, et qu’ils s’adresseraient au patronat, et que le patronat ne les écouterait pas, donner plus de cohésion et d’ensemble au mouvement de coalition par lequel les travailleurs pouvaient espérer la victoire. (Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche. — Bruit.)

Si vous n’avez pas voulu cela, je ne sais pas ce que vous avez voulu.

M. Félix Faure. — Nous avons fait une loi de liberté, et non pas une loi d’oppression et de tyrannie. (Très bien ! très bien ! au centre.)

M. Jaurès. — Et maintenant, parce que les travailleurs trouvent en effet dans ces syndicats le sentiment d’une force nouvelle, qui leur permet d’espérer la réalisation de la pleine justice sociale, vous vous effrayez, encore une fois, devant votre œuvre.

Et c’est chose étrange comme vous méconnaissez la situation présente. Je n’en veux d’autre témoignage que le langage de ce magistrat qui vous écrivait récemment, et qui assurément n’imaginait pas vous déplaire en disant : « Les syndicats sortent de leur rôle, ils deviennent une sorte d’école, d’instrument de propagande socialiste. »

Messieurs, il n’y a que deux moyens pour les travailleurs d’obtenir l’amélioration de leur sort : ou bien des améliorations partielles, immédiates, précaires, par les coalitions, que vous appelez des grèves ; ou bien une amélioration durable, définitive, normale, par la conquête des pouvoirs politiques pour réaliser l’idée socialiste.

Et vous ne vous apercevez pas, lorsque vous faites un grief aux syndicats de se pénétrer de l’esprit socialiste et de sortir de la simple agitation professionnelle pour s’élever à une conception politique générale et supérieure, que c’est vous qui les acculez à la grève comme au seul moyen d’action, alors que le socialisme leur offre dans la conquête des pouvoirs politiques un moyen d’action plus efficace et beaucoup plus étendu. (Applaudissements à l’extrême gauche. — Exclamations et bruit au centre.)

Ainsi il se trouve, messieurs, que le mouvement socialiste est sorti tout à la fois de l’institution républicaine, de l’éducation laïque que vous avez décrétée, et des lois syndicales que vous avez faites ; et en même temps il résulte de plus en plus des conditions économiques qui se développent dans ce pays-ci depuis cinquante ans.

Il vous suffit de jeter un coup d’œil rapide sur la marche de la production dans notre pays, pour constater que dans l’ordre industriel, peu à peu la grande industrie, l’industrie anonyme, servie par les puissants capitaux et par les puissantes machines, se substitue de plus en plus au petit et au moyen patronat, et qu’ainsi l’abîme s’élargit et se creuse de plus en plus entre ceux, de plus en plus rares, qui détiennent les grands moyens de production, et ceux, de plus en plus nombreux, qui ne sont que des salariés, livrés à toutes les incertitudes de la vie.

Voulez-vous, par un simple chiffre, l’indication de ce mouvement rapide, qui travaille pour nous en détruisant cette union de la propriété et du travail qui avait permis à la société actuelle de durer ?

En 1871, la force des machines fixes employées dans l’industrie s’élevait à 315 000 chevaux-vapeur ; et en 1887, seize années après seulement, elle s’élevait, d’après vos statistiques, à 748 000 chevaux-vapeur. Elle avait plus, que doublé. (Rumeurs sur divers bancs.)

Eh ! messieurs, est-ce que vous vous imaginez — je crois surprendre dans des rumeurs indistinctes une objection qu’on nous adresse très souvent — est-ce que vous vous imaginez que nous sommes assez ineptes, assez barbares pour prétendre que c’est là un mal ? Mais non ! nous saluons au contraire dans la machine la grande libératrice qui permettra d’alléger un jour l’humanité du fardeau du travail servile qui pèse sur elle, (Applaudissements sur plusieurs bancs aux extrémités de la salle.) Seulement, ce que nous constatons, c’est que ce développement prodigieux du machinisme, qui en lui-même est un bien, a dans le régime spécial de la production qui s’appelle le régime capitaliste, cet effet saisissant que de plus en plus la puissance économique appartient à un nombre plus restreint de producteurs, qu’il devient de plus en plus impossible au simple salarié, à celui qui n’a que ses bras, d’arriver à l’autonomie, à la propriété ; que le régime actuel est la lente et cruelle expropriation de ceux qui n’ont pas les grands capitaux, et qu’il prépare cette concentration souveraine du capital que nous voulons réaliser, nous, pour restituer à tous les travailleurs, dans la propriété nationale, leur part des instruments de travail. (Applaudissements à l’extrême gauche.)

Et puis, au point de vue agricole, il est un autre fait qui doit vous frapper : c’est que la légende s’évanouit de plus en plus du paysan propriétaire de la terre de France. Je vous rappelle à vos statistiques gouvernementales. La statistique de 1882, signée par l’homme éminent qui dirige le service de l’agriculture, par M. Tisserand, constate en effet que la petite propriété paysanne est une légende. (Protestations au centre.)

Un membre. — C’est absolument inexact !

M. Riotteau. — Dans quel pays vivez-vous ?

M. Paul Doumer. — C’est indéniable : il n’y a qu’à consulter les statistiques !

M. Jaurès. — Messieurs, voici ce que dit textuellement M. Tisserand :

« En résumé, les moyens et grands cultivateurs détiennent ensemble les trois quarts du territoire agricole, tandis que les millions de nos paysans en ont à peine le quart. » (Mouvements divers.)

Voilà la constatation faite par vos statistiques. J’oubliais de compter les statistiques ministérielles parmi les forces qui concourent au développement du socialisme ! (On rit.)

Donc, le même mouvement va se produire parmi les paysans, parce qu’ils n’ont pas en effet la propriété, parce que parmi les 7 millions de travailleurs ruraux qui sont disséminés sur notre sol, il y en a à peine 1 500 000 qui travaillent une terre à eux appartenant — et encore ces petits propriétaires paysans sont-ils accablés et par l’impôt, et par l’usure, et par l’hypothèque. Et à côté d’eux, il y a 800 000 fermiers pour lesquels vous n’avez rien fait, il y a 400 000 métayers, 2 millions d’ouvriers de ferme, 2 millions de journaliers, un énorme prolétariat rural qui ne peut plus arriver à la propriété, qui est ruiné par le fisc et par la spéculation cosmopolite que vous n’avez pas su empêcher. (Vifs applaudissements sur plusieurs bancs aux extrémités de la salle. — Bruit au centre.)

En sorte que bien loin que vous puissiez trouver dans la démocratie rurale un point d’appui contre la démocratie ouvrière, nous, nous irons puiser dans cet immense réservoir des souffrances paysannes de quoi compléter la force ouvrière en vue de la conquête du pouvoir politique et de l’expropriation économique et politique de là haute bourgeoisie capitaliste qui exploite le paysan comme l’ouvrier. (Applaudissements sur les mêmes bancs.)

C’est parce que vous sentez vous-mêmes que le mouvement socialiste sort de toutes nos institutions, que vous êtes acculés aujourd’hui, pour le combattre, à une œuvre rétrograde.

Le socialisme sortait de la République ; vous ne pouvez détruire la République, mais vous y introduisez ses ennemis d’hier en gouvernants et en maîtres, pour en chasser plus, sûrement les militants qui l’ont faite et qui ont versé leur sang pour elle. (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs. — Exclamations au centre.)

Vous ne pouvez pas détruire ouvertement, officiellement votre œuvre de laïcité, mais vous mettez votre République sous le patronage de la papauté… Oui, c’est la politique de Léon XIII qui vous dirige. (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs.)

C’est au Vatican que vous prenez, ou que votre politique prend son mot d’ordre, et ne pouvant, détruire les lois de laïcité, vous y introduirez le plus possible d’esprit clérical.

De même, vous n’oserez peut-être pas détruire ouvertement les syndicats ouvriers ; mais avec ces magistrats qui vous écrivent que les questions de cet ordre sont beaucoup plus politiques que judiciaires et qui se déclarent prêts cependant à appliquer la jurisprudence politique, vous trouverez bien assez le moyen, sans changer les lois, de supprimer en fait la liberté des syndicats ouvriers et de faire une loi de servitude de ce qui a été une loi d’émancipation, Et je suis en droit de conclure que le socialisme est à ce point un mouvement profond et nécessaire, qu’il sort si évidemment, si puissamment de toutes les institutions républicaines, laïques, démocratiques, que pour combattre le socialisme, vous allez être condamnés dans tous les ordres, dans l’ordre politique, dans l’ordre fiscal et dans l’ordre syndical, à une œuvre de réaction.

Eh bien ! faites-la, essayez-la ! Et pendant que vous userez ce qui peut vous rester de force et de prestige à lutter contre le peuple en marche, dans les intervalles que nous laisseront vos persécutions impuissantes (Rumeurs au centre), nous apporterons les projets de réforme que vous n’avez pas apportés ; et puisque vous désertez la politique républicaine, c’est nous, socialistes, qui la ferons ici. (Applaudissements à l’extrême gauche.)

Je dépose, comme sanction de cette interpellation, l’ordre du jour suivant

« La Chambre, convaincue que nul gouvernement ne peut combattre le socialisme sans déserter les principes républicains (Sourires ironiques au centre), et condamnant énergiquement la politique rétrograde et provocatrice du ministère, passe à l’ordre du jour (Applaudissements répétés à l’extrémité gauche et à l’extrémité droite de la salle :)

 

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/jaures/discours/republique-et-socialisme_2111893.asp

 

 

Jean Jaurès

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 13:39

 Par Darthé-Payan

 

J'ai regardé, comme beaucoup de mes concitoyens, le débat télévisé(1) qui s'est tenu jeudi 15 septembre en soirée sur France 2 et qui opposa six candidats en vue des primaires socialistes. Vous savez ces caucus (à la française) pour cocus !

 

  

La dernière partie de l'émission fût la plus intéressante et celle qui m'intéressa le plus.

 

Le débat et les échanges entre les six candidats furent des plus convenus et si il n'y avait pas eu quelques accrochages très sporadiques entre Aubry et Hollande notamment au sujet du nucléaire et bien, le grand show médiatico-politique aurait été des plus aseptisé !

 

Je ne m'attarderai pas sur la forme et j'en viens immédiatement au le fond. Les candidats solfériniens qui à part le Radical Baylet, avait le même texte commun de départ (et d'arrivée d'ailleurs) le programme socialiste qui fut voté à l'unanimité des instances nationales du PS et aussi par cinq des six candidats à ces primaires.

    

  

Des candidats socialistes domestiqués par l'idéologie dominante libérale-libertaire et européiste !

 

Très vite, le républicain socialiste et jacobin que je suis, a compris que les propositions "personnalisées" des candidats s'inscrivaient toutes dans l'économie de marché, l'Europe fédérale et l'euro ou encore dans l'idéologie écolo-libertarienne bien pensante actuelle.

 

  Certes, il y eu ici ou là des nuances d'appréciation, de propositions, d'analyse sur le nucléaire, sur la crise, sur les banques, sur les finances publiques, sur les emplois jeunes, sur la légalisation ou pas du cannabis,  etc... mais bien superficielles pour qu'il ait une ligne divergente ou alternative.

 

Telles que les choses s'engagent ou sont engagées rien d'alternative, rien de sursaut républicain de Salut public ne transpiraient des propos des six concurrents aux primaires socialistes. Il a fallu pratiquement attendre plus de deux heures de débat pour qu'un Arnaud Montebourg - celui qui a pour projet la Démondialisation et qui fût  certes brillant mais  aussi  pas mal ampoulé - ne prononça le mot souveraineté ! Ce qui démontre, que pour les cinq autres postulants à la candidature, le mot de souveraineté ne fait plus partie de leur vocabulaire politique et idéologique. Ce débat a eu le mérite de (dé)montrer que la souveraineté de l'Etat-Nation et la souveraineté du peuple citoyen sont les derniers des soucis des Socialistes !

 

Le glissement du PS vers un parti social libéral et écologiste semble s'affirmer, certes, plus ou moins rapidement selon les candidats. Mais cette évolution semble irréversible ! La Maire de Lille et ancienne Première Secrétaire du PS, Martine Aubry, semble tenir le pompon de cette évolution qu'elle souhaite rapide et qui mène son parti  tout droit à la  soumission à l'idéologie dominante qu'est devenu l'écologie idéologique et anti-nucléaire dans notre pays ! 



Le Front de Gauche prisonnier de ses contradictions, de son évolution gaucho-écolo-libertarien n'engageant aucune rupture significative !

 

  Ces jours ci,  "L'Humain d'abord" le  programme  du Front de Gauche et du candidat Jean-Luc Mélenchon (2) fût publié aux Éditions Librio.

 

Ce programme semble confus, sans articulation, sans cohérence, contradictoire et surtout sans chiffrage ni financement sérieux et expliqués ! De plus, c'est un programme mou qui contraste avec le verbe dur et haut du candidat Mélenchon et des dirigeants du Parti de Gauche. Le PCF, autre partenaire de l'attelage branleballant, a plus de retenue dans le discours !

 

Je ne vais pas tout citer de ce genre de programme style fiche bristol. Je vais en faire simplement une analyse globale.

 

Une rapide lecture, rien ne vous empêche de le lire en profondeur et de l'analyser, nous permet de voir que le Front de Gauche n'engage aucun sursaut républicain de Salut public, aucune alternative au système capitaliste transnational, aucune alternative à l'Europe libérale et fédéraste, aucune refondation républicaine, jacobine, laïque et souveraine de notre pays. Oh, certes, des mesures et mesurettes s'y trouvent telles que taxer les riches,  décréter un salaire et revenu maximum, partager les richesses,  écologie toute, etc... et qui sont aussi  partagées par le reste de la gauche voire même par certains au centre droit ! En cela, le Front de Gauche ne déroge pas à l'idéologie libertarienne, écologiste et européiste toute puissante !



Le SMIC à 1700 euros nets, le rétablissement à 35 heures, des taxes et des impôts en voici en voilà, etc.. me rappelle la plateforme revendicatrice de la LCR ou de celle d'Olivier Besancenot  en 2002 et 2007 ! Bref, le degré zéro de la réflexion et du travail de propositions cohérentes et chiffrées et financées.

 

Les propositions économiques du Front de Gauche et de son candidat semble ne tourner qu'autour de la taxation des riches, des banques et du partage des ressources. Ce programme se situe dans le pure verbiage gauchiste. De plus, il est accompagné de fort relent d'anti-productivisme et d' idéologie écologiste et décroissante !

 

Aucune politique économique volontariste en matière industrielle, agricole et d'infrastructures n'est annoncée ! Ce n'est pas nouveau de constater que l'industrie lourde, productive et souveraine comme une agriculture à forte dimension ne semble guère intéresser le PG ou les Alternatifs de la Fase. Par contre, ce qui est nouveau et inquiétant c'est le fait que les Communistes s'y rallient et signent le document portant la marque de l'anti-productivisme et de la décroissance économique !

 

Durant les "30 glorieuses" les Communistes à l'instar des Gaullistes étaient les champions de la production, de l'économie productive, de l'industrialisation lourde et de l'agriculture souveraine entrant en synergie avec l'industrie (industrie agro-alimentaire par exemple). Rappelez-vous, les années 1982-1986, où le PCF et son Secrétaire Général manifestaient aux côtés de milliers de sidérurgistes ou des mineurs ou encore en tête des manifestations et grèves d'ouvriers métallurgistes. Les Communistes défendaient à juste raison l'industrie lourde et productive, productrice et riche en emplois ! N'hurlaient-ils pas à la destruction, au saccage de cette industrie lourde parce que les gouvernements Mauroy et Fabius choisissaient l'Europe au détriment du patrimoine économique et industriel français ? Les programmes du PCF de 1972, "Changer de Cap", puis celui du Programme commun de la gauche puis celui que porta Georges Marchais en 1981  étaient des programmes d'un volontarisme économique et industriel très affirmé. Le Programme "L’humain d'abord" tourne définitivement la page de cette volonté politique en matière industrielle que gardait le PCF même si l'ère Robert Hue(bu) et l'ère Marie-George Buffet avaient fortement entamaient la descente vers le néant politique et idéologique de leur parti.

 

Le PG et son candidat qui ont décidé de remplacer le mot appropriation collective, sociale et nationale (nationalisation) par le mot Pôle public semblent dans la plus totale confusion idéologique. Des pôles publics en voici en voilà là. Ici pour les banques, là pour le médicament ou ou encore pour l'énergie. Bref, l'évolution n'est pas que sémantique elle est clairement idéologique et donc politique. Sous ses airs de nouveau Georges Marchais, le candidat Jean-Luc Mélenchon applique à merveilles le célèbre verbe dur et haut (gauchiste) et le programme mou (libéral-social et européiste), cher à l'ancien Secrétaire Général de la SFIO durant 24 ans  et Président du Conseil sous la IVème République que fût Guy Mollet ! Guy Mollet grand européiste dans l'âme !

 

Le PG ne veut pas de rupture avec le capitalisme et n'engage aucunement une alternative à la politique libérale et européiste de Monsieur Sarkozy ou des candidats socialistes. Ne plus vouloir nationaliser les banques parce que cela aurait pour conséquences d'enrichir les banquiers qui ont spéculé est la preuve d'une part que le candidat du Front de Gauche est dans la pure posture idéologique et médiatique et d'autre part est incapable de proposer un projet d'ensemble de rupture avec le capitalisme cohérent et de construction d'une économie républicaine de citoyens producteurs !

 

La caricature que Mélenchon a donné à voir de son programme, dans l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" (3)  sur France 2, en dit long sur l'incapacité du personnage à sortir des postures et des slogans dans lesquels il se complaît et use et abuse à longueurs d'apparitions médiatiques.



Un programme républicain de Salut Public doit être mis en perspectives.


(timbre postal)

  En tant que Républicain et Jacobin, j'ai toujours dit et proposé l'appropriation collective, sociale et nationale de la monnaie, de l'économie et des marchés. Faire en sorte que l'Etat-Nation souverain, que le politique responsable mandaté par le peuple et que le citoyen souverain reprennent possession de l'économie en vue de construire le destin commun de la nation et son  développement équilibré et protégé.

 

Il est grand temps maintenant qu'un sursaut républicain de Salut public se fasse jour et que des convergences républicaines utiles s'organisent et se réalisent autour de cinq objectifs majeurs, de cinq axes politiques majeurs :

 

1- Reconquête de la pleine souveraineté pour notre pays et son peuple citoyen et engager des processus de coopérations Inter-étatiques mutuelles sur des projets industriels, agricoles et de recherche;

Ce qui entraîne la sortie de notre pays de l'UE et de l'euro et le rétablissement du Franc et d'une monnaie commune de réserve l'euro.

 

2- Appropriation de l'économie, la monnaie et les marchés par l'Etat-Nation et les citoyens producteurs.

Ce qui entraîne la propriété collective, sociale et nationale de l'économie, de la monnaie et des marchés avec en premier lieu une loi de nationalisation des banques et des assurances et une autre organisant le développement des citoyens producteurs.

 

3- Rétablissement d' une économie productive et volontariste en matière industrielle, agricole et d'infrastructures.

Ce qui entraine la définition de plans d'investissements et de financements sectoriels, des plans de soutien à l'économie locale, des plans de réimplantation et de relocalisation des industries lourdes, des activités agricoles, d'une véritable loi de programmation de la Recherche et d'une véritable politique d'aménagement du territoire dans le cadre de la planification.

 

4- Instauration d'une politique des prix et des revenus .

Ce qui entraine le votre d'une loi sur le contrôle et le blocage des prix, des marges et des salaires (selon un plan d'orientation de l'économie décidé collectivement et défini dans la durée), également d'une loi sur le salaire et le revenu maximum d'une part et sur le prix maximum et la création d'office public par produits ou groupes de produits d'autre part. Enfin, dans le cadre d'une politique républicaine et sociale, une négociation collective validée par le législateur fixera l'éventail des salaires de 1 à 7 dans les cadres des conventions collectives. L'impôt républicain redeviendra l'outil public direct, progressif financeur de l'intérêt général et de la participation de tous à l'effort collectif national.

 

5- Refondation républicaine, jacobine et laïque de la France.

Cette refondation touchera en premier l'école, les institutions et l'organisation politco-administrative du territoire avec l'abrogation des lois de décentralisations. Elle fera du Salut public, du citoyen souverain, de la morale républicaine, du respect de loi, de l'intérêt général, d'une laïcité étendue, de la vertu civique et de la sûreté publique les nouveaux paradigmes de l'action politique et de la vie civique et les inscrira dans la constitution.

 

   Je développerai ces cinq grands axes d'une politique républicaine de Salut public dans les prochaines semaines et mois. Je mettrai sur mon blog des propositions compréhensibles, chiffrées et financées. D'ors et déjà, j'ai pris contact avec divers économistes et juristes. Je procéderai de manière non manichéenne et par de courts articles résumant les propositions permettant d'atteindre ou de réaliser ce qui contenu dans les cinq grand axes.

 

 

Vous, Chers Citoyens, Chers lecteurs et commentateurs vous êtes les bienvenus pour contribuer, tant à l'enrichissement de ces propositions, qu'au débat et échanges auxquels vous participerez. Mon blog vous est ouvert. Vous pourrez poster vos contributions dans le module commentaires, dans l'onglet "Contact" situé tout au bas de la page de mon blog ou encore envoyer un courrier électronique à  l'adresse suivante :

 

 manifeste.jacobin@gmail.com 

 

Ils seront régulièrement publiés. D'avance merci.

 

Salut et Fraternité.

 

D-P.

 

______________________

 

(1) Le premier débat des primaires socialistes sur France 2 Jeudi 15 Septembre 2011.

  http://www.francetv.fr/2012/en-direct-sur-france-2-le-premier-debat-des-primaires-ps-4199

 

(2)

http://www.librio.net/Albums_Detail.cfm?ID=40838

 

(2) "On n'est pas couché" du Samedi 17/09/2011 sur France 2 avec Jean-Luc Mélenchon. 

  http://www.youtube.com/watch?v=8GIRPIHfiYE

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Actualités
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 16:08

Par Darthé-Payan

 

 « Aucune sortie, ni expulsion de la zone euro n’est possible d’après le traité de Lisbonne. La participation à la zone euro est irrévocable. Il n’y a aucune discussion à ce sujet ».

 

Faisant suite à des inquiétudes formulées dans divers pays de l'Union Européenne (Finlande, Pays-Bas, Slovaquie, Grèce et même en Allemagne) qui se posent des questions sur le bien-fondé du maintien de la Grèce dans l’union monétaire, cette phrase prononcée, par Amadeu Altalfaj(*), est quand même terrifiante et montre tout le caractère totalitaire de la construction européenne !

 

Je pense que l’UE, l’euro sont les nouvelles prisons des peuples, les fossoyeurs de la souveraineté des États-Nation et du peuple citoyen.

 

 

  La première « règle d’or » est celle appliquée dans le cadre des critères de convergences de Maastricht : le déficit public ne doit pas dépasser les 3% du PIB, lutte contre l’inflation, dette publique limitée à 60% du PIB, etc…

 

Si l’on résume : Les critères de convergences imposent la maîtrise de l’inflation, de la dette publique et du déficit public, la stabilité du taux de change et la convergence des taux d’intérêt.

 

Pourquoi plus personne n’en parle ? Et pourtant c’est la première « règle d’or » que l’Europe nous a imposés !

 

Ensuite, il y a les directives (80% de nos lois votées sont de simples retranscriptions de ces directives), l’unité monétaire, la monnaie commune, le traité d’Amsterdam, le TCE recalé, le Traité de Lisbonne, la mise sous tutelle des budgets des États de l’union, les plans de financements des pays endettés, le gouvernement de la Zone euro, les purges d’austérité, maintenant une nouvelle « règle d’or » et aujourd’hui les propos totalitaires de Amadeu Altafajqui sont gravissimes !

 

La survie de la Grèce passe à la fois par des réformes fondammentales d’Etat moderne et structuré (économie réelle et donc abandon de l’économie souterraine et parallèle ; structuration de l’état et de l’impôt ; renflouement des caisses par une fiscalité efficace et un appel au retour des 200 milliards appartenant à des Grecs (une grande quantité !) et placés frauduleusement en Suisse. Beaucoup d’argent frauduleux a également  été placé à Chypre, au Liban et autres paradis fiscaux et bancaires, par des Grecs adeptes de la fraude fiscale devenue sport national avec l’économie souterraine et parallèle) et par sa sortie de l’UE et de l’euro !

 

 

Notre pays, la France, imitera l’Espagne, le Portugal ou encore l’Italie dans ce qui est  communément appelé politique d'austérité. La France entrera en phase de rigueur voire d’austérité que dans l’immédiat après présidentielle et législatives. Notre pays plongera dans la récession du fait du carcan fédéraste de l’Europe couplé avec les politiques de rigueur, de rationnement des dépenses publiques.

 

Si la France veut s'en sortir avec la crise, refuser une cure d'austérité et renouer avec une politique économique de croissance et de production industrielle et agricole et bien, elle  n’aura pas d’autre issue que de sortir de l’UE, de l’euro et reconquérir sa pleine souveraineté nationale, populaire, monétaire, budgétaire, législative, économique  et financière !

 

Je vois que les responsables politiques candidats à la Présidentielle (Sarkozy, Hollande, Royal, Aubry, Bayrou, Jolly, Mélenchon, Valls, Morin, Borloo, Villepin) sont tous européistes et partisans de l’euro et du maintien de notre pays dans l’UE. Il ne faudra donc pas compter sur eux pour abattre ou faire chuter ces nouvelles Bastilles que sont l’UE et l’euro !

 

 

  Demain, le Grand Marché Transatlantique (GMT), qui entre en application le 1er janvier 2015, achèvera la mort des États-Nations et du citoyen. Nous (Français mais aussi Européens) serons entrés dans l’ère du territoire marchéisé et vassalisé, simple extension des États-Unis avec pour veille économique : les agences de notation et pour veille sécuritaire : l’OTAN !

 

 

  A quand un sursaut républicain de Salut public pour nous sortir à temps de ce processus totalitaire négation même de la souveraineté des États-Nations et du peuple citoyen ? Qui osera se lever, porter le flambeau du sursaut républicain et souverain, mettre en perspective une économie industrielle et agricole de citoyens producteurs, relever le défi des nations et des peuples faisant l’Histoire et organisant librement et démocratiquement leur propre destin !

 

Salut et Fraternité.

 

D-P.

 

 

 

P.S.: Je vous invite à vous rendre sur le blog de l'ami David Desgouilles et à lire son dernier billet : " Irrévocable, qu'ils disent !"

 

http://blog.causeur.fr/antidote/irrevocable-quils-disent,002159

 

http://david.desgouilles.fr/

 

 

__________________

 

(*)Amadeu Altafa est le porte-parole du commissaire aux affaires économiques

 

 

 

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Actualités
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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 18:39

Par Darthé-Payan le Jacobin

 

Entre la tentation autoritaire et le peuple impuissant, la crise du système capitaliste et notamment la crise des dettes souveraines débouchent sur les politiques d'austérité qui avancent à grands pas dans toute l'Europe dite "communautaire".

 

 

La Grèce doit se réformer et lutter contre son économie souterraine et sa fraude fiscale à grande échelle !

 

 La crise, la dette et l'austérité éprouvent le peuple grec ! Oui certes, mais en Grèce, les comptes ont été trafiqués par tous les dirigeants politiques  pour permettre à leur pays d'adhérer à la Zone Euro !  Un train de vie dans la démesure, une économie productive laminée par des années et des années de politique  économique et budgétaire malthusienne et de service mais aussi par la permanence d'une économie souterraine, parallèle et  d'une fraude fiscale généralisée à tous les secteurs et à toutes les catégories sociales. Cette fraude et cette économie souterraine sont devenus, en Grèce, depuis longtemps,  des "sports nationaux" !

 

 Mais pourquoi les autorités Grecques et aussi Européennes  ne font-elles pas appel à l'argent des Grecs qui remplissent les comptes en Suisse à hauteur de 200 milliards d'euros ? Je ne parle même pas des avoirs dissimulés ou placés dans d'autres paradis fiscaux !

 

Le problème de la fraude fiscale et des placements à l'étranger sont récurrents en Grèce ! Il serait temps d'y rémédier en employant les moyens dissuasifs, coercitifs, administratifs et judiciaires nécessaires. Notre Pays, la France, ne devrait apporter ni aide étatique et publique, ni crédits bancaires à la Grèce tant que la fraude fiscale d'une part et l'économie souterraine d'autre part ne soient pas combattue et mis hors d'état de nuire à l'intérêt général de la patrie Grecque !

 

   

<< Deux qualités distinguent essentiellement le citoyen naturellement vertueux. Il doit d’abord s’attacher, dans l’exercice des fonctions publiques, à maintenir l’honneur et la prééminence de la République. Il doit ensuite conserver pour elle, dans toutes les conjectures, dans toutes ses actions, un zèle à toute épreuve. L’homme peut se donner à lui-même ces deux qualités. Mais le pouvoir et la force, c’est une autre main qui les donne. >> Démosthène.

 

 

<< Le principe fondamental du gouvernement démocratique ou populaire... c’est la vertu... cette vertu qui n’est autre chose que l’amour de la Patrie et de ses lois. >> Robespierre.

 

 

 

Arrêter la politique du tiroir-caisse.

 

 La politique du tiroir-caisse qu'organise l'UE mais aussi la France en faveur de la Grèce devient elle même de plus en plus incontrôlée et aussi néfaste pour notre économie et nos équilibres tant budgétaires que financiers.

 

 Une autre politique de coopération doit voir le jour ! Celle de la coopération sur des projets de sursaut économique et d'engagements clairs et respectés de palier aux carences graves et récurrentes de l'économie grecque !

 

La France ne peut pas continuer ainsi de plan d'aide en plan d'aide alors que la Grèce ne veut pas restructurer sa  fiscalité et aussi son économie dans l'effort justement partagé !

 

 

Les peuples impuissants.

 

  En tout cas le peuple grec lui va subir la cure d'austérité et montre son incapacité à l’empêcher. Il en est de même pour le peuple Espagnol dont le gouvernement a inscrit la "fameuse" "règle d'or" dans la constitution du Royaume. "Les Indignados" et autres campeurs bobo-urbains n'ont pu empêcher que la politique d'austérité soit mise en oeuvre par le Socialiste Zapatero !  Le Portugal encaisse les chocs de l'ajustement des dépenses et de la réduction de la dette sans que le peuple portugais ne puisse également l’empêcher. En Italie, Berlusconi, le bon élève, va réduire les dépenses de l'état et rogner sur les acquis sociaux mais comme le peuple italien et surtout la gauche (existe-t-il encore une gauche en Italie ?) sont incapables d'enrayer la machine de guerre de l'austérité.

 

Traité de Maastricht, marché unique, monnaie unique, Traité de Lisbonne, mise sous tutelle des budgets nationaux,  gouvernement économique de la zone euro, règle d'or, cures d'austérité voilà la longue litanie de l'Union européenne et de l'euro qui détruit tout !

 

 

 

 

L'UE, l'euro sont les nouvelles prisons des peuples et les fossoyeurs de la souveraineté des Etats-Nations ! Ne pas sortir de ces prisons et bien, c'est irrémédiablement appliquer la technique du tiroir-caisse et les cures d'austérité d'une part et organiser l'impuissance du peuple d'autre part !

 

 

 

Plus que jamais, un sursaut républicain de Salut public est nécessaire, vital, d'urgence politique pour la France !  Ce sursaut républicain passe par une reconquête de la pleine souveraineté pour notre pays et donc la mise en perspectives de la sortie de la France de l'Union Européenne et de l'euro !

 

Salut et Fraternité.

 

D-P.

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Actualités
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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 13:52

 

Par Darthé-Payan

 

   

J'ai décidé d'aborder, en ce 4 septembre, la question du retour de la République.

 

La république fut de nouveau proclamée le 04 septembre 1870.

 

 

 

 

De la déclaration de guerre au désastre de Sedan.

 

 

Quelques semaines auparavant, la France a déclaré la guerre le 19 juillet à la Prusse soutenue par les États Indépendants du Sud de l'Allemagne. La France a une armée beaucoup moins puissante et inférieure tant en nombre qu'en armement.

 

Les défaites se succèdent et au mois d'Août l'Alsace et la Lorraine sont perdues et aux mains des ennemis. 150 000 hommes sont assiégés dans la ville de Metz. Une armée de secours qui est commandée par Mac Mahon et l'Empereur Napoléon III lui même est bloquée à Sedan.

 

Dans l'humiliation et la soumission elle doit capituler, rendre les armes le 2 septembre ou quelques 100 000 soldats de l'Armée impériale sont faits prisonniers et l'Empereur de même. C'est un désastre militaire, c'est aussi un désastre politique, c'est un désastre pour la France, sa puissance, sa grandeur, son armée.

 

Dans Paris, où bruissent toutes les rumeurs sa la guerre, le monde politique, le Corps législatif et le peuple de Paris apprend la nouvelle le lendemain.

 

Le Corps législatif, vote l'abdication de Napoléon III. Ce dernier s'exile en Angleterre où il mourra quelques mois après en janvier 1873.

 

Ce 4 septembre est instauré un gouvernement dit de "Défense nationale" confié au Général Trochu qui exerce le commandement militaire de Paris. Mais un homme prend l'initiative de proposer le rétablissement de la République. Cet homme c'est Gambetta. Le parlement le suit est ce 4 septembre 1870 est proclamée la République.

 

 

Du retour de la République à la naissance de la Troisième République.

 

 

La Troisième République nait dans la douleur et aussi dans la durée.

 

La France qui a capitulé sans gloire à Sedan renouvelle la chose le 27 octobre 1870. La Capitale est encerclée sous le feu et le siège de l'ennemi Prussien. La France, malgré les efforts de Gambetta qui qui lève trois armées nouvelles - échoue et un armistice est signé le28 janvier 1871.

 

 

Adolphe Thiers est choisi pour être le Chef du Pouvoir exécutif de la République. Quelques semaines après le peuple citoyen et souverain de Paris se soulève et proclame la commune insurrectionnelle. Cette commune insurrectionnelle rappelait curieusement la commune insurrectionnelle du 10 Août 1792.

 

En quelques jours, cette émanation du peuple citoyen et souverain, épris de liberté, de république, de patriotisme et de justice votera la séparation de l'église et de l'état, l'interdiction du travail de nuit, l'instruction pour tous, la suppression des retenues sur salaire, etc...

 

C'est l'esprit révolutionnaire et républicain comme en 1792 qui reprenait vie et corps. La Présidence Thiers et la république balbutiante ne voulait en aucun cas que 1792 se reproduise et que le peuple citoyen redevienne souverain, acteur de son destin et du destin de sa patrie.

 

Thiers fera donner la troupe. Un massacre, une boucherie ! Plus 30 000 citoyens furent victimes et près de 10 000 furent déportés dans des camps notamment en Nouvelle Calédonie.

 

Oui, la nouvelle république naissait dans la douleur, dans l'horreur, dans la tuerie. Mais cette république avançait, s'enracinait, s'affermissait, s'humanisait, devenait républicaine.

 

 

Les deux "Jules" qui font la République émancipatrice et universelle.

 

 

Il y a discussion, controverse sur la date exacte de la naissance de la IIIème République.

 

Pour la naissance de cette IIIème république, il est difficile de dater avec une exactitude le début juridique et officiel de la IIIème république.

 

On peut en situer Trois :

 

Le 4 septembre 1870 avec la déchéance de l'Empire et la proclamation de la République par le Corps Législatif - à l'initiative de Gambetta ;

 

le 18 février 1871 lors de nomination de Thiers à la Présidence de la République ;

 

le 16 juillet 1875 où le parlement fini de voter les dernières lois constitutionnelles et notamment l'amendement Wallon voté le 30 janvier 1875 (qui propose que le Président de la République est élu par le parlement constitué par le Sénat et la Chambre des Députés. Le vote final des textes - lois constitutionnelles et amendements - a eu lieu le 16 juillet de la même année. La IIIème république est officiellement créée par la constitution de 1875 et durera jusqu'au 10 Juillet 1940.

 

 


 

 

Il faudra attendre l'élection du Président Jules GREVY en 1879 et du Cabinet de Jules Ferry pour que la république soit durablement installée et se fasse humaniste, émancipatrice, sociale et universaliste.

 

Jules Ferry, ce grand républicain de gauche, laïque, franc maçon, œuvrera avec le Président Grévy pour les valeurs émancipatrices de la république et pour que le peuple citoyen vive mieux. Ils feront en sorte que la France redevienne une grande puissance universaliste, conquérante et rayonnante à travers les terres, les mers et les continents.

 

La IIIème République sera majestueuse d'audace républicaine. Grâce au mandat de Grévy et au Ministère Ferry puis au Cabinet Ferry, la France se dotera de législations sociales, civiques et laïques sans précédent depuis la grande Révolution Française de 1789-1793. Les idées et l'idéal républicain des Jacobins robespierristes revenaient au grand jour et aller façonner de nouveau et pour longtemps notre pays. Tour à tour, sous Jules Grévy et Jules Ferry furent votées les lois laïques, l'école publique laïque gratuite et obligatoire pour les garçons et les filles, l'amnistie des membres du gouvernement de la Commune insurrectionnelle de Paris, puis le 14 juillet jour de fête nationale, puis fera de la Marseillaise l'hymne national de la République française.

 

La mandature de Jules Grévy aussi proclamera les principes révolutionnaires sur l'organisation des communes ( loi 1884), la loi sur la liberté de la presse (1881), la loi sur la constitution de syndicats, la loi sur le divorce etc...

 

Jules Grévy, républicain de gauche, catholique pratiquant mais laïque et grand homme d'état et Jules Ferry, républicain de gauche, laïque, franc maçon auront batti avec le parlement la France moderne, la France républicaine, fidèle à l'idéal révolutionnaire de 1789-1793, fidèle à l'idéal des Jacobins et des républicains de 1848, fidèle à l'esprit des Lumières qui œuvrera pour l'émancipation de son peuple citoyen et pour l'universalité de son message.

 

La IIIème République qui donnera à la France, des grands républicains comme Grévy, Ferry, Gambetta, Valdeck-Rousseeau,, Combes, Aristide Briand, Clémenceau, Jaurès, Blum, Léo-Lagrange, Salengro, Max d'Ormoy, Jean Moulin et encore tant et tant d'autres durant les 65 années qu'elle exista.

 

 

 

Jean Jaurès, le grand républicain socialiste, humaniste et universaliste était un grand défenseur et promoteur de cette république qui faisait faire à la France le saut faire l'humanité et l'émancipation des citoyens. Jaurès saura dépasser la république institutionnelle et politique pour la faire aboutir sociale. C'est cela son socialisme !

 

 

La IIIème République ou la République de l'émancipation universelle. La Gauche devrait s'en souvenir !

 

 

Oui la Troisième république naquit dans le déshonneur de la défaite et la douleur du massacre de la Commune de Paris, elle connaitra des heures tragiques notamment la Grande guerre 1914-1918 et se terminera dans le déshonneur en s'offrant au Maréchal Pétain et la honte en se soumettant à l'ennemi nazi le 10 juillet 1940.

 

Outre les grands acquis de la mandature Grévy que j'énonçais plus haut, la troisième république apportera au citoyen, au travailleur, des droits et des libertés. La loi sur la liberté syndicale, sur la création de partis politiques, sur la loi de 1901 permettant la création d'association, la loi de séparation de l'église et de l'État en 1905,la loi sur la journée de huit heures, l'impôt sur le revenu, les assurances sociales, les congés payés, l'instruction et l'éducation pour tous, les auberges de jeunesse, les conventions collectives, les nationalisations, etc....La IIIème république fut émancipatrice - y compris dans ces colonies - n'en déplaise à certains gauchistes ou autres libertariens bien pensants préférant le discours victimaire des communautés. La France était belle, puissante, émancipatrice et universaliste parce que puissamment républicaine.

 

 

 

  

Il est grand temps que la gauche en général et à la gauche républicaine en particulier et notamment le Parti de Gauche de se ressaisir de ces moments de l'histoire qui fait que notre pays, notre patrie est celle des droits de l'Homme et du Citoyen, celle de la laïcité, celle de l'émancipation du citoyen souverain dans la fidélité à l'esprit des Lumières et de l'idéal de 1789-1793.

 

La Gauche radicale qui débecte la République devrait relire un peu des bouquins d'Histoire et se réapproprier la République. Voir la IIIème république que du côté des ruptures, des fractures, des drames, des affaires ou des échecs ne sert ni la république, ni la gauche, ni le peuple citoyen. Voir la IIIème république que du côté de la colonisation est aussi absurde que de voir la Vème République que du côté de la brutalité et l'absurdité de la politique de Sarkozy.

 

Oui en proclamant la république Gambetta et le Corps législatif faisaient à la fois le rétablissement de la France Républicaine, fille des Lumières et de la Révolution émancipatrice du peuple et le rétablissement de son universalité.

 

 

Salut et Fraternité.

 

D-P.

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 14:55

Par Darthé-Payan

 

La Gauche vient de faire sa rentrée politique. Le Parti Socialiste a tenu son Université d'Eté à la Rochelle; Le Parti Communiste Français a tenue la sienne aux Karellis. Au même moment, le Parti de Gauche s'essayait au "remue-méninges" à quelques encablures alpestes dans la ville de Grenoble. Ces jours-ci, c'est le NPA qui officie à Port Leucate. Bref, la rentrée de la Gauche bat son plein mais pas grand chose en sort de ce qui aurait dû être un temps fort consacré à la réflexion, à l'étude, à la formation et aussi à la rédaction raisonnée, argumentée.

 

 Au lieu de cela nous avons eu la parade des candidats socialistes en course pour la bataille de Solférino - pardon pour la course à l'échalotte élyséenne - via les primaires vous savez ses caucus pour cocus !

Ayant le même programme européiste et social-libéral à quelques choses près, les candidats socialistes,  ne peuvent faire la différence que sur la parade, la posture, la petite phrase qui alimentent les médias et servent la sauce aux instituts de sondage !

Les petits coup bas ont fleuri certes à fleurets mouchetés mais ont quand même essayés de toucher la cible Hollande et d'envenimer le climat. Il fallait voir la réunion de famille socialiste sur l'estrade "paradisiaque" de la Rochelle qui montrait que chacun retenait ses coups (pour ne pas gâcher la belle photo de famille des roses dures et des roses tendres réunis pour l'occasion)  mais n'en pensait pas moins ! Ce n'est pas le discours insipide, convenu du Premier Secrétaire provisoire, Harlem Désir, qui allait changer les choses.  

Les socialistes censaient réfléchir à la situation, à la crise n'ont même pas abordé la question primordiale de l'emploi et aussi de l'économie productive. Les candidats socialistes en vue du paradis Elyséen n'ont même pas évoqué les conséquences graves des politiques monétaires, bancaires et économiques européennes ni le nouveau coup d'état contre notre pays qu'est le gouvernement économique de la Zone Euro, formalisé par le pacte Merkel-Sarkozy ! La première menant en bateau le second qui n'avait plus aucun moyen, aucune arme, aucune volonté politique pour resister aux désidérata germaniques !

 

 Passons maintenant aux composantes du  Front de Gauche (PCF-PG)  qui tenait dispersées ses universités d'été mais pas trop loin l'une de l'autre. Elles choisirent le cadre alpestre. Le PG préférant l'urbain bobo grenoblois tandis que  le PCF dressait sa tente dans  le charme bucolique  mais branché de la station des Karéllis !

 

Cette séparation de corps (ménage Front de Gauche) n'est pas annodin !  Ce n'est plus de "remue- méninges" qu'il est question mais de "remue-ménage" !

 

C'est un secret de polichelle de dire qu'au sein du Front de Gauche les relations sont tendues et se tendent de plus en plus. 

 

Le Programme Populaire Partagé (le 3P) n'est toujours pas en vue de publication ! Est-ce qu'il sera un jour publié ? Hum, les voix du Front de Gauche sont impénétrales à ce sujet !!

 

Le "3P"  annoncé ne verra semble t-il jamais le jour ! Bon c'est pas grave car il aurait été d'un contenu plat, convenu et manichéen habituel qui sied fort bien au PCF de notre temps et au PG adepte du molletisme (verbe haut et dur gauchiste et programme mou social-libéral et européiste) ! 

De toute manière, il  n'engagerait absolument pas le candidat Mélenchon qui lui fait sa campagne "postures" et "slogans" personnelle qui saoule à la longue !

Aucune construction sérieuse d'un programme, d'une argumentation sérieuse et non manichéenne ! bref de la pure "mauvaise" idéologie couplée à de la pure "mauvaise" tactique !

La campagne de Jean-Luc Mélenchon patine grave dans la semoule gauchiste !

Toute les études d'opinion montrent que le candidt du Front de Gauche ne décolle pas !

Certains camarades commencent à le dire  ouvertement (Claude Debons, Jacques Rigaudiat, et d'autres encore... ) ! Mais aux dires des militants du PG  tout va très bien pour Jean-Luc Mélenchon et pour le front de gauche ! Le candidat du Front de Gauche sera au second tour de la Présidentielle et bla bla et bla bla !

Le ménage "front de gauche" n'est pas au beau fixe. Les relations entre le PCF et le PG sont des plus tendues malgré les sourires et accolades devant les caméras à Grenoble ! Le PG risque de ne plus avoir un seul élu au sénat. La situation est totalement bloquée dans l'Essonne ou l'un des sortants PG veut avoir une place éligible sur la liste de Gauche. Le PS qui a laminé le PG dans l'Essonne aux dernières cantonales, a décidé de  l'ordre suivant sur la liste : 1 vert 2 socialiste 3 PCF 4 PG. Donc le candidat PG si il reste en 4ème position risque de ne pas être élu et cela entrainerait la disparition du PG au Sénat. Cette situation contrarie fortement les relations du couple PCF et PG et ce dernier menace de présenter une liste autonome à Paris ce qui aurait pour conséquences d'empêcher l'élection du communiste Pierre Laurent (*) au Sénat  ! A ce jour les choses sont toujours au point mort ! Il ne reste plus que 15 jours à la Gauche pour présenter ses listes sénatoriales !

Qui mangera son chapeau ?

A Grenoble, Jean-Luc Mélenchon a fait une offre de discussion aux socialistes (à Aubry) ! Ce petit signe d'ouverture, envers ses anciens camarades socialistes, est surtout pour que l'affaire des sénatoriales et de l'Essonne soit traitée en faveur des exigences du PG. Au passage "Méluche" donne un coup de pattes à Hollande servant ainsi Aubry !

Echange de bons procédés et d'intérêts communs bien compris ?

 

 Pour terminer, j'ai assisté hier soir à Paris, à l'Assemblée nationale, au colloque avec Jean-Pierre Chevènement et Arnaud Montebourg dont le sujet était : "L'Europe dans la mondialisation. Que faire ?".  Débats et échanges sérieux furent au rendez-vous. Ce qui nous changeait des envolées lyriques et des boites à slogans chers à Jean-Luc Mélenchon à Grenoble ou de l'intervention désespérante de Harlem Désir à La Rochelle ! J'y reviendrai prochainement dans un prochain article.

 

 

En tant que Républicain socialiste et Jacobin, il me semble que la Gauche, toutes les composantes de la Gauche soient en panne d'idées alors qu'une crise grave du capitalisme transnational et apatride sévit depuis 2008, que de nombreux états notamment européenns sont sur endettés et que l'économie productive industrielle et agricole est en passe de disparaître totalement et bien, nous avons vu la société du spectacle médiatico-politique  parader dans l'indécence la plus totale et je ne vous parle même pas des sales petites phrases déclamées à propos d'un socialiste  ancien Directeur du FMI et ex-candidat à la présidentielle qui me donnent la nausée !

 

A quand un sursaut républicain de Salut Public ?

 

Salut et Fraternité.

 

Darthé-Payan le Jacobin.

 

_______________

(*) Pierre Laurent  est le Secrétaire national du PCF et  était présent à Grenoble. 

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 20:06

Par Darthé-Payan le Jacobin

 

Depuis 48 heures, un problème technique sur les blogs OverBlog empêchent la validation des commentaires  !

 

Je n'ai pas obtenu de réponse de la part de la maintenance d'OverBlog  et donc la section des commentaires de  mon blog est toujours indisponible.

 

Je ne peux que le regretter  !

 

En espérant que mon blog fonctionne de nouveau correctement et cela rapidement, je prie le lecteur et le commentateur de bien vouloir m'excuser pour ce désagrément indépendant de ma volonté.

 

Merci encore de votre confiance, de votre venue et pour compréhension.

 

Salut et Fraternité.

 

Darthé-Payan

 

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