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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 13:47

Anniversaire :

 

Maximilien Robespierre

(6 mai 1758 - 10 Thermidor an II de la République)

 

 

  

"Je suis du peuple. Je n'ai jamais été que de là. Je ne veux être que cela. Je méprise quiconque a la prétention d'être quelque chose de plus."

Je suis du peuple, je n'ai jamais été que de là, je ne veux être que cela; je méprise quiconque a la prétention d'être quelque chose de plus.


 

Je suis du peuple, je n'ai jamais été que de là, je ne veux être que cela; je méprise quiconque a la prétention d'être quelque chose de plus.


 

 

 
"L'Homme est né pour le bonheur et pour la liberté et partout il est esclave et malheureux ! La société a pour but la conservation de ses droits et la perfection de son être ; et partout la société le dégrade et l'oprime ! Le temps est venu de le rappeler à ses véritables destinées"
 
(Robespierre à la Convention le 10 mai 1793). 

 

 

 

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Histoire
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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:45

La reconduction du bail élyséen du locataire Sarkozy pour une durée de cinq années supplémentaires serait  dramatique et pousserait plus en avant la lente agonie économique que vit notre pays et la folle destruction de nos fondations républicaines et sociales.

 

 En effet, le bilan que laisse le candidat sortant est des plus désastreux pour notre pays notamment en matière industrielle, d'emploi,  de solidarité et d'équilibres financiers et pour la République !. De plus, notre pays, sous une nouvelle mandature de Sarkozy vivrait comme jamais dans les clivages  qui dé-structurent la société, l'économie du pays, organisant en permanence la recherche de boucs-émissaires, semant la haine et les provocations, remettant en cause  l'égalité entre citoyens, organisant  la confrontation de classes au détriment du salariat, des paysans et des petits artisans et commerçants et détruisant tout  simplement la République !

 

La candidat sortant, Nicolas Sarkozy, dans sa nouvelle phase de campagne,  dérive de plus en plus dans les marécages extrémistes de droite, anti-républicains et nauséabonds courant derrière l'extrême-droite et les voix de la candidate du Front National, Marine LePen !

 

 

Il est grand temps de stopper cette lourde dérive anti-républicaine, contre révolutionnaire et de mettre en place un sursaut républicain !  Nous devons instaurer un pare-feu pour la sauvegarde de la République ! Le 06 mai 2012, Nicolas Sarkozy doit-être battu et clairement battu !

 

La Gauche, les républicains de progrès, les républicains gaullistes, les démocrates de progrès doivent se rassembler, converger, construire la victoire au delà de la compétition du 1er tour ou des divergences quelques soient leurs importances. Faire en sorte que la France continue à être une république indivisible, démocratique et sociale. Même si le maintien de notre pays dans l'UE et dans l'euro souhaité ou revendiqué par les socialistes, EE-LV, le Front de Gauche, le Modem obère les chances de sursaut pour notre pays et remet en cause sa pleine souveraineté, l'urgence du moment est au pare feu et mettre en échec Nicolas Sarkozy !

 

Tous les candidats de gauche, tous les partis politiques de gauche, toutes les composantes et variantes de la gauche doivent donc s'unir, se rassembler, faire tréteau commun et aussi s'élargir aux gaullistes républicains et aux démocrates de progrès en vue de faire gagner François Hollande le 6 mai et la gauche ainsi que les républicains gaullistes  souverainistes  aux législatives de juin.

 

Nous, Citoyens Français, républicains, socialistes et jacobins, nous appelons nos concitoyens à se mobiliser et aller er pour faire barrage à Nicolas Sarkozy et  à ses dérives d'extrême droite !

 

Nous appelons également l'ensemble de la Gauche, les gaullistes  républicains et les démocrates de progrès à converger et à soutenir François Hollande le 06 mai prochain ! Faire barrage à Nicolas Sarkozy ! Dresser un pare-feu protégeant la République, la paix civile et la cohésion nationale !

 

Le 06 mai battre Sarkozy pour que la République soit sauvegardée !

 

Vive la République, Vive la France !

 

Sonia Bastille, Flora Del Campos, Fabien Darthé-Payan, Gilles Fabre, Jacques Fromentin, Olivier Lecoeur, Martin S. Lévy, Céline Thiébault.

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Communiqués
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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 18:43

Par Darthé-Payan

 

Citoyens, vouliez-vous une Révolution sans révolution ?

 

Citoyens, vouliez-vous une Révolution sans une France souveraine et solidaire ?

 

Citoyens, vouliez-vous une Révolution sans vertu et audace républicaines, jacobines et laïques ?

 

Citoyens, vouliez-vous une Révolution sans une ré-industrialisation du pays ?

 

Citoyens, vouliez-vous une Révolution sans un retour à l'école laïque de l'instruction publique ?

 

 

Pour le sursaut républicain de Salut Public

Dimanche 22 avril 2012 : Je Vote ROBESPIERRE

 

 

 

 

 
 
 La France  a donc besoin d'un sursaut républicain et souverain de Salut public autour :

  1. la reconquête de la souveraineté nationale et l'indépendance, politique, monétaire, économique, budgétaire de notre pays ;

  2. la reconstitution de notre capital industriel et sa protection ;

  3. la refondation républicaine, jacobine, laïque de nos institutions et de la société ;

  4. le rétablissement de l'école publique, laïque, gratuite et obligatoire faisant de la transmission des savoirs, des techniques et de leur apprentissage, ses missions qui permettent  de construire et d'émanciper l'élève, lui permettant d'obtenir la meilleure qualification diplômante reconnue, d'une part et, de devenir le citoyen éclairé de demain, d'autre part ;

  5. L'instauration d'un gouvernement, vertueux,  de Salut public dépassant les faux clivages et les habituelles visions binaires et manichéennes que l'on trouve à droite et à gauche et, imposant la fin des privilléges catégoriels, des intérêts  de classes et pratiquant  l'urgente nécessité de l'intérêt général et du patriotisme républicain.

Le Sursaut républicain de Salut public, c'est la Révolution à accomplir !

 

Salut et Fraternité

 

 

D-P.

 

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Actualités
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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 15:14

Par Darthé-Payan

 

Alors que l'éducation, l'école publique sont les grands absentes de la campagne électorale présidentielle, je vous propose un court extrait d'un discours de Jules Ferry tenu, le 10 avril 1870, lors d'une conférence à la salle Molière à Paris et  intitulée "De l'égalité de l'Education" .  A lecture de cet extrait, nous pouvons que constater que son contenu semble toujours aussi d'actualité !

 

L'école républicaine, publique et laïque et l'instruction publique sont quasiment laissées à l'abandon, détériorées et ne devenant que de simples variantes d'ajustement ou de supplément d'âme ou d'alarme ! Aucun grand projet éducatif n'est signalé dans les programmes des dix candidats à l'élection présidentielle !

 

La France n'a plus de monnaie  ni de souveraineté nationales, n'a plus beaucoup d'industries et bientôt n'aura plus guère de politique républicaine d'instruction publique et éducative.

 

Un pays qui abandonne son école et toute politique volontariste et émancipatrice en matière d'éducation est un pays qui est amené à décliner, à rétablir les castes de l'Ancien Régime et à perdre tout rayonnement universel !

 

Un sursaut républicain de Salut public n'en est que plus indispensable !

 

Salut et Fraternité.

 

D-P.

 

 

 

 

 

Document  obtenu avec l'aide du CNDP.

___________________________

 

 

  

 

 

Discours de Jules Ferry, le 10 avril 1870, salle Molière à Paris.

 

 

"Mesdames et Messieurs

 

J'ai moi-même choisi le sujet [de cette conférence] ; je l'ai défini : De l'égalité de l'éducation, et je suis sûr que, parmi les personnes qui me font l'honneur de m'entendre, il en est un grand nombre qui, à l'aspect de ce titre un peu général, un peu mystérieux, se sont dit : quelle est cette utopie ? Or, ma prétention est de vous montrer que l'égalité d'éducation n'est pas une utopie ; que c'est un principe; qu'en droit, elle est incontestable et qu'en pratique, dans les limites que je dirai, et en vertu d'une expérience décisive que j'ai principalement pour but de vous faire connaître,cette utopie apparente est dans l'ordre des choses possibles. […]

 

L'inégalité d'éducation est, en effet, un des résultats les plus criants et les plus fâcheux, au point de vue social, du hasard de la naissance. Avec l'inégalité d'éducation, je vous défie d'avoir jamais l'égalité des droits, non l'égalité théorique, mais l'égalité réelle, et l'égalité des droits est pourtant le fond même et l'essence de la démocratie.

 

Faisons une hypothèse et prenons la situation dans un de ses termes extrêmes : supposons que celui qui naît pauvre naisse nécessairement et fatalement ignorant; je sais bien que c'est là une hypothèse, et que l'instinct humanitaire et les institutions sociales, même celles du passé, ont toujours empêché cette extrémité de se produire ; il y a toujours eu dans tous les temps, - il faut le dire à l'honneur de l'humanité, - il y a toujours eu quelques moyens d'enseignement plus ou moins organisés, pour celui qui était né pauvre, sans ressources, sans capital. Mais, puisque nous sommes dans la philosophie de la question, nous pouvons supposer un état de choses où la fatalité de l'ignorance s'ajouterait nécessairement à la fatalité de la pauvreté, et telle serait, en effet, la conséquence logique, inévitable d'une situation dans laquelle la science serait le privilège exclusif de la fortune. Or, savez-vous, messieurs, comment s'appelle, dans l'histoire de l'humanité, cette situation extrême ? c'est le régime des castes. Le régime des castes faisait de la science l'apanage exclusif  de certaines classes. Et si la société moderne n'avisait pas à séparer l'éducation, la science, de la fortune, c'est-à-dire du hasard de la naissance, elle retournerait tout simplement au régime des castes.

 

A un autre point de vue, l'inégalité d'éducation est le plus grand obstacle que puisse rencontrer la création de mœurs vraiment démocratiques. Cette création s'opère sous nos yeux; c'est déjà l’œuvre d'aujourd'hui, ce sera surtout l’œuvre de demain; elle consiste essentiellement à remplacer les relations d'inférieur à supérieur sur lesquelles le monde a vécu pendant tant de siècles, par des rapports d'égalité. Ici, je m'explique et je sollicite toute l'attention de mon bienveillant auditoire. Je ne viens pas prêcher je ne sais quel nivellement absolu des conditions sociales qui supprimerait dans la société les rapports de commandement et d'obéissance. Non, je ne les supprime pas : je les modifie. Les sociétés anciennes admettaient que l'humanité fût divisée en deux classes : ceux qui commandent et ceux qui obéissent; tandis que la notion du commandement et de l'obéissance qui convient à une société démocratique comme la nôtre, est celle-ci : il y a toujours, sans doute, des hommes qui commandent, d'autres hommes qui obéissent, mais le commandement et l'obéissance sont alternatifs, et c'est à chacun à son tour de commander et d'obéir. (Applaudissements.)

 

Enfin, dans une société qui s'est donné pour tâche de fonder la liberté, il y a une grande nécessité de supprimer les distinctions de classes. Je vous le demande, de bonne foi, à vous tous qui êtes ici et qui avez reçu des degrés d'éducation divers, je vous demande si, en réalité, dans la société actuelle, il n'y a plus de distinction de classes? Je dis qu'il en existe encore ; il y en a une qui est fondamentale, et d'autant plus difficile à déraciner que c'est la distinction entre ceux qui ont reçu l'éducation et ceux qui ne l'ont point reçue. Or, messieurs, je vous défie de faire jamais de ces deux classes une nation égalitaire, une nation animée de cet esprit d'ensemble et de cette confraternité d'idées qui font la force des vraies démocraties, si, entre ces deux classes, il n'y a pas eu le premier rapprochement, la première fusion qui résulte du mélange des riches et des pauvres sur les bancs de quelque école. (Applaudissements ) […]"             

          

                                                  

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Histoire
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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 14:59

Par Darthé-Payan

 

A trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, alors que beaucoup de nos concitoyens ne se sentent absolument pas convaincus  par les dix candidats en lice et  qu'une forte abstention (32 %) est annoncée si l'on en croit les Instituts de sondages et  bien,  je vous propose de mettre en Une de ce blog, l'excellent discours de Léon Gambetta, prononcé en 1877, à propos du suffrage universel.

 

 

  Léon Gambetta (1838-1882) est né à Cahors (Lot). Avocat de Profession, il entre en politique et se lie avec Adolphe Crémieux dont il sera le collaborateur puis Clément Laurier et Jules Ferry. Il fut un  grand politique et un grand homme d'Etat,  fervent et ardent républicain et laïc, grand patriote, partisan de la République souveraine qui émancipe, des libertés publiques, de la séparation de l'église et de l'Etat. Il proclame le retour de la République en 1871 alors qu'il siège comme Ministre de l'Intérieur du Gouvernement de Défense nationale. Gambetta fût membre de l'Union Républicaine et grand promoteur du suffrage universel et de l'implication du citoyen souverain. Ce Franc-Maçon sera élu parlementaire et deviendra Président de la Chambre des Députés. Sous la Présidence de Jules Grèvy, il deviendra Président du Conseil et Ministre des Affaires Étrangères. Ce sera le "Grand Ministère". Durant cette période, il fera avancer les valeurs et principes républicains et laïcs notamment avec Jules Ferry et proposera de réformer  le mode de scrutin au suffrage universel et de l'inscrire dans la Loi Constitutionnelle. Son projet sera repoussé et entraînera la chute de son gouvernement en 1882. Il décédera quelques temps après.

 

Le 11 novembre 1920, son cœur est transféré au Panthéon. Il repose dans une urne placée dans l'escalier qui descend à la crypte.

 

 

Maintenant, je vais vous laisser lire l'excellent discours que j'ai récolté auprès  de l'Assemblée nationale dont je remercie les archivistes qui sont les gardiens fidèles et méticuleux de la mémoire républicaine et parlementaire de notre pays. Je vous reccommande également, l'excellente biographie de Léon Gambetta : "Léon Gambetta, La Patrie et la République" Jean-Marie Mayeur publiée aux Editions Fayard.

 

Bonne lecture.

 

Salut et Fraternité.

 

 

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Léon Gambetta

Le suffrage universel, « Cette institution fondamentale de la liberté démocratique »

 

Discours au Cirque du Château d'Eau, Paris : 9 octobre 1877
 

 

Pendant la crise du seize mai, Gambetta consacre son dernier grand discours avant le scrutin à l'exaltation du suffrage universel.

L'année suivante, après le dénouement il déclare : « II nous appartient aujourd'hui de remplacer la force par le calcul parce que nous sommes en possession  d'un instrument souverain qui manquait à nos pères : la nation consultée par le suffrage universel (Applaudissements et acclamations prolongées.) ... Lorsqu'il y a sept ans, il nous donnait tort, l'avons-nous attaqué, nous sommes-nous retournés contre lui ? Non. J'ai dit à ce moment, et je tiens à le répéter, que c'est à lui qu'il fallait s'adresser en parcourant la France, en visitant jusqu'à ses hameaux pour faire pénétrer au fond des âmes les véritables principes restaurateurs et réparateurs de la patrie, et j'ajoutais qu'un jour viendrait où ce suffrage universel, qui s'était prononcé dans un jour de malheur ... remettrait tout en place, nous reporterait aux affaires et dans des conditions qui ne permettraient à personne de contester vos titres, d'entraver votre action sous peine d'être des factieux que la loi atteindrait ».

Gambetta considère le suffrage universel comme une loi fondamentale de la démocratie non liée à des conditions. Aussi déclare-t-il devant la Ligue de l'Enseignement : « Oui, le suffrage universel est le droit, il est le droit en exercice et il ne faudrait pas laisser dire un seul instant que son principe ou sa valeur peuvent dépendre de l'état intellectuel de tout un peuple car, cet état intellectuel, nul n'est en possession de le mesurer. Ce qu'il faut dire aux âmes passionnées comme la vôtre, ce qu'il faut leur demander, c'est de fonder des écoles, d'ouvrir des cours et des conférences, de rapprocher les hommes par l'instruction, afin d'éclairer chaque jour davantage le suffrage universel ».

Au cœur de la crise, il lie la défense des institutions républicaines à l'existence du suffrage universel.

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Je dis que ce qui est en jeu dans les élections actuelles, c'est l'existence même du suffrage universel. En effet, mes chers concitoyens, qu'adviendrait-il, je vous le demande, quand ce suffrage s'est prononcé il y a seize mois à peine dans la plénitude de sa puissance et de sa volonté, en choisissant, arrondissement par arrondissement, une immense majorité de représentants républicains chargés de défendre, d'organiser, de développer la République, qu'adviendrait-il si, à quelques mois de distance, sous l'effort d'une pression administrative, sous l'influence de la peur et de l'intimidation, par l'effet d'une corruption habilement organisée, il pouvait se faire que ce suffrage se donnât à lui-même un démenti formel ? A l'instant même ses adversaires voudraient lui retirer l'existence juridique et légale ; ils lui diraient : Arrière, peuple ! reviens à la servitude, puisque tu tiens à te donner des maîtres, alors que tu as la toute-puissance qui maintenant te sera enlevée à jamais ! (Salve d'applaudissements.)

Messieurs, c'est pourtant là ce qu'on attend, ce qu'on espère. Et qui a conçu de telles espérances ? Disons-le, ce sont les hommes qui sont au pouvoir, comme ceux qui se tiennent dans l'ombre, derrière le pouvoir, pour l'inspirer et le guider. Tous ces hommes n'ont jamais abdiqué leur aversion profonde, leur haine systématique du suffrage universel ; ils n'ont jamais abjuré cette détestation de l'égalité politique conférée à tous et à chacun par le droit de suffrage, base inébranlable de la démocratie, cause efficiente et génératrice, perpétuellement génératrice de la république.

Aussi, Messieurs, ceux qui ont voué de tout temps une haine acharnée au suffrage universel au lendemain de nos désastres, quand ils ont trouvé le suffrage universel désemparé pour s'être porté à lui-même des coups terribles, ayant, en votant des plébiscites successifs, mis en question sa propre valeur et sa haute efficacité, qu'ont-ils fait ? Ils ont essayé de porter la main sur cette institution fondamentale de la liberté démocratique de France. Mais ils ont reculé : la résistance qu'ils ont rencontrée était trop forte. Depuis vingt-neuf ans attachés à ce symbole évident de leur souveraineté légale, le paysan, l'ouvrier, le bourgeois, le prolétaire, tous étaient prêts à défendre le suffrage universel.

Ne pouvant ni l'enlever ni le restreindre, on a cherché à tourner l'obstacle ; c'est alors que l'on a proposé de reculer la majorité politique, de rendre très difficile l'inscription électorale ; on a cherché à expulser du grand corps politique du suffrage universel deux, trois, quatre, cinq générations, dans l'espoir de le modifier avec avantage.

On n'y est pas parvenu, mais la pensée persiste. Et, en effet, si ce suffrage universel, qui chaque jour se mûrit, chaque jour devient plus éclairé et plus sage, qui chaque jour s'instruit et se développe, arrive à se reconnaître pleinement lui-même d'un bout de la France à l'autre, que pèseront les mesquines intrigues, les tentatives d'une minorité dont les prétentions hautement affichées ne suffisent pas à masquer la complète impuissance ? Qu'arrivera-t-il lorsque toute la France sera d'un côté... et tous ces infatués petits-maîtres de l'autre ? (Nouvelle approbation.)

Aussi, Messieurs, soyez sûrs que telle était bien la pensée des hommes du seize mai, lorsque cette tentative de consultation du suffrage universel est si brusquement intervenue, a été si brusquement provoquée ; les causes secrètes de cet acte inattendu ont été heureusement expliquées, mais les prétextes apparents étaient de nature à tromper le sentiment public, – soyez sûrs qu'à l'heure où la dissolution a été prononcée, soyez sûrs que l'on cherchait à obtenir du suffrage universel, non pas seulement le désaveu de ses actes antérieurs, mais sa propre condamnation définitive, prononcée par la plus haute autorité qu'il y ait dans ce pays, par le suffrage universel lui-même.

Aujourd'hui, citoyens, si le suffrage universel se déjugeait, c'en serait fait, croyez-le bien, de l'ordre en France, car l'ordre vrai – cet ordre profond et durable que j'ai appelé l'ordre républicain – ne peut en effet exister, être protégé, défendu, assuré, qu'au nom de la majorité qui s'exprime par le suffrage universel. (Très bien ! très bien ! - Bravo ! bravo !)

Et si l'on pouvait désorganiser ce mécanisme supérieur de l'ordre, le suffrage universel, qu'arriverait-il ? Il arriverait, Messieurs, que les minorités pèseraient autant que les majorités ; il arriverait que tel qui se prétendait investi d'une mission en dehors de la nation, d'une mission que l'on qualifierait de providentielle, en dehors et au-dessus de la raison publique, que celui-là irait jusqu'au bout, puisqu'on lui aurait donné la permission de tout faire jusqu'au bout...

Mais, Messieurs, il n'est pas nécessaire, heureusement, de défendre le suffrage universel devant le parti républi­cain qui en a fait son principe, devant cette grande démocratie dont tous les jours l'Europe admire et constate la sagesse et la prévoyance, à laquelle, tous les jours, de tous les points de l'univers, arrivent les sympathies éclatantes de tout ce qu'il y a de plus éminent dans les pays civilisés du monde. Aussi bien, je ne présente pas la défense du suffrage universel pour les républicains, pour les démocrates purs ; je parle pour ceux qui, parmi les conservateurs, ont quelque souci de la modération pratiquée avec persévérance dans la vie publique. Je leur dis, à ceux-là : Comment ne voyez-vous pas qu'avec le suffrage universel, si on le laisse librement fonctionner, si on respecte, quand il s'est prononcé, son indépendance et l'autorité de ses décisions, – comment ne voyez-vous pas, dis-je, que vous avez là un moyen de terminer pacifiquement tous les conflits, de dénouer toutes les crises, et que, si le suffrage universel fonctionne dans la plénitude de sa souveraineté, il n'y a plus de révolution possible, parce qu'il n'y a plus de révolution à tenter, plus de coup d'État à redouter quand la France a parlé ? (Très bien ! très bien ! Applaudissements.)

C'est là, Messieurs, ce que les conservateurs, c'est là ce que les hommes qui, les uns de bonne foi, les autres par entraînement et par passion, préfèrent le principe d'autorité au principe de liberté, devraient se dire et se répéter tous les jours.

C'est que, pour notre société, arrachée pour toujours – entendez-le bien – au sol de l'ancien régime, pour notre société passionnément égalitaire et démocratique, pour notre société qu'on ne fera pas renoncer aux conquêtes de 1789, sanctionnées par la Révolution française, il n'y a pas véritablement, il ne peut plus y avoir de stabilité, d'ordre, de prospérité, de légalité, de pouvoir fort et respecté, de lois majestueusement établies, en dehors de ce suffrage universel dont quelques esprits timides ont l'horreur et la terreur, et, sans pouvoir y réussir, cherchent à restreindre l'efficacité souveraine et la force toute puissante. Ceux qui raisonnent et qui agissent ainsi sont des conservateurs aveugles ; mais je les adjure de réfléchir ; je les adjure, à la veille de ce scrutin solennel du 14 octobre 1877, de rentrer en eux-mêmes, et je leur demande si le spectacle de ces cinq mois d'angoisses si noblement supportées, au milieu de l'interruption des affaires, de la crise économique qui sévit sur le pays par suite de l'incertitude et du trouble jetés dans les négociations par l'acte subit du seize mai, je leur demande si le spectacle de ce peuple, calme, tranquille, qui n'attend avec cette patience admirable que parce qu'il sait qu'il y a une échéance fixe pour l'exercice de sa souveraineté, n'est pas la preuve la plus éclatante, la démonstration la plus irréfragable que les crises, même les plus violentes, peuvent se dénouer honorablement, pacifiquement, tranquillement, à la condition de maintenir la souveraineté et l'autorité du suffrage universel. (Profond mouvement.)

Je vous le demande, Messieurs : est-ce que les cinq mois que nous venons de passer auraient pu maintenir l'union, l'ordre, la concorde, l'espérance et la sagesse, laisser à chacun la force d'âme nécessaire pour ne pas céder à la colère, à l'indignation, aux mouvements impétueux de son cœur, si chacun n'avait pas eu la certitude que le 14 octobre il y aurait un juge, et que, lorsque ce juge se serait exprimé, il n'y aurait plus de résistance possible ?... (Vive approbation et bravos prolongés.)

C'est grâce au fonctionnement du suffrage universel, qui permet aux plus humbles, aux plus modestes dans la famille française, de se pénétrer des questions, de s'en enquérir, de les discuter, de devenir véritablement une partie prenante, une partie solidaire dans la société moderne ; c'est parce que ce suffrage fournit l'occasion, une excitation à s'occuper de politique, que tous les conservateurs de la République devraient y tenir comme à un instrument de liberté, de progrès, d'apaisement, de concorde. C'est le suffrage universel qui réunit et qui groupe les forces du peuple tout entier, sans distinction de classes ni de nuances dans les opinions.

 

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http://www.assemblee-nationale.fr/

 

 

 

 

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Histoire
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 19:21

Après les évènements dramatiques et  douloureux de Toulouse et de Montauban et la semaine terriblement angoissante que les Français ont vécu, j'ai décidé de publier, en Une de mon blog,   in extenso, l'article de Malika Sorel qu'elle vient de publier, ce vendredi 23 mars 2012 , sur son blog. 

 

Nos dirigeants politiques et nos candidats à l'élection présidentielle, quels qu'ils soient, devraient  lire Malika Sorel et s'en inspirer.

 

Malika Sorel, grande républicaine et laïque, propose, elle aussi, un sursaut républicain pour notre pays et nos concitoyens.

 

Salut et Fraternité.

 

Darthé-Payan

 

 

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(Malika Sorel, grande républicaine et laïque)

 

"« Tu tues mes frères, je te tue »

Le Figaro : « Le tueur au scooter Mohamed Merah, tombé sous les balles aujourd’hui à Toulouse, a filmé chacune de ses tueries à l’aide d’une caméra sanglée, a affirmé le procureur de Paris François Molins. Cette caméra, retrouvée dans un sac sur les indications du tueur, a filmé des scènes “extrêmement explicites”, a dit le magistrat qui dirige les investigations. “On le voit abattre ses victimes.” “Tu tues mes frères, je te tue”, aurait dit Mohamed Merah en commettant son premier meurtre, selon le procureur. »

  

Selon le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, le meurtrier « revendique être un moudjahidine, appartenir à Al-Qaïda et avoir voulu venger les enfants palestiniens autant qu’avoir voulu s’en prendre à l’armée française. »

 

 Voici ce que j’écrivais dans Le puzzle de l’intégration – les pièces qui vous manquent, publié en avril 2007 :

  

« Un nombre non négligeable de Français d’origine maghrébine se sentiront d’emblée plus proches de n’importe quel autre personne d’origine arabe se trouvant à l’autre bout du monde, que du Français d’origine européenne qui vit pourtant à côté de chez eux ; cela pour la simple raison qu’ils partagent un immense héritage commun. La notion de Nation arabe a un sens. Se sentir y appartenir recouvre une réalité à part entière, tout aussi respectable que celle d’appartenir à tout autre nation. C’est la raison pour laquelle les conflits qui impliquent les peuples arabes sont vécus avec autant d’intensité et d’émotion dans les banlieues françaises. »

 

  

Et dans Immigration, intégration : le langage de vérité, publié en 2011 :

  

 « Dans leurs premières années, les enfants apprennent par mimétisme. Aussi, c’est au travers des gestes de la vie quotidienne que les parents transmettent l’ensemble de leurs marqueurs identitaires. Mais ce qui se révèle très grave, pour leurs enfants ainsi que pour notre société, c’est qu’ils leur transmettent également leur ressentiment personnel et leur rejet du mode de vie des Européens. La famille s’adresse à la sphère affective de l’enfant et exerce souvent sur lui des pressions morales, quand elles ne sont pas psychologiques et même physiques, tandis que l’école s’adresse à la dimension intellectuelle et rationnelle qu’elle entend développer dans le but d’amener l’enfant à devenir un adulte libre, un citoyen responsable, capable d’exercer son esprit critique. Dans des conditions d’une telle asymétrie, les enseignants ne peuvent en aucun cas faire le poids si l’État ne met pas en place toutes les mesures qui dissuaderont ces parents d’entraver le processus d’insertion de leurs enfants. Les parents de l’immigration sont centraux et non périphériques. »

  

Recommandations :

  

Il faut impérativement, et de toute urgence, limiter de manière drastique l’immigration.

 

Extrait de Immigration, intégration : le langage de vérité : « L’arrivée continue de migrants en provenance de la terre d’origine produit un réenracinement dans les mœurs et coutumes du groupe culturel d’origine. Dans ces conditions, toute insertion devient impossible. »

  

« Il faut aussi, et c’est fondamental, leur construire [aux enfants de l’immigration] des attaches affectives avec la culture française, de manière à ce qu’ils ne la rejettent pas et l’apprécient par la suite. C’est surtout au cours des premières années de l’existence que l’on construit ces attaches solides et sincères (…) C’est dès l’école maternelle que nous devons venir en aide aux élèves qui rencontrent ces problèmes identificatoires qui les conduisent à s’enfermer dans la spirale de l’échec, puis de l’exclusion. Cela requiert une véritable intensification des moyens dans les premières classes (maternelle-CP-CE1). C’est dans ces classes que la plus grande attention doit être accordée à la transmission de la langue française et du référentiel culturel de notre société (…) C’est dans les premières classes que l’effet de levier est le plus important, et c’est donc bien là que les graines de l’ouverture à d’autres possibles doivent être semées afin d’en maximiser les chances de germination. Venir s’inquiéter du sort de ces élèves à leur entrée en sixième, voire, comble du ridicule, à l’entrée des grandes écoles, dénote une insupportable ignorance de la réalité des difficultés auxquelles ces élèves doivent faire face et des défis qu’ils sont, très jeunes, amenés à affronter.

  

Au collège, c’est souvent trop tard. Leur personnalité, leur vision d’eux-mêmes, leur vision des autres sont en grande partie formées et déjà figées. Les évolutions apportées à ce stade ne pourront être que dérisoires. La grande majorité ne sera en effet plus réceptive au pacte qui leur sera proposé. »" 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.malikasorel.fr/archive/2012/03/22/tu-tues-mes-freres-je-te-tue.html

 

 

 
  
          
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 18:57

 Les candidatures qui auraient pu permettre un sursaut républicain de Salut public autour de la reconquête de la souveraineté nationale et monétaire notamment ont toutes échouées ou n'ont pas voulu converger vers cette alternative commune.

 
 Jean-Luc  Mélenchon préfère s'enferrer dans le gauchisme, les postures buzziques, son combat de catch avec les LePen (père et fille), critiquer le candidat du PS. Tout cela n'est que fûmée ! Le candidat du Front de Gauche atterrira dans la cour de François Hollande après le 1er tour ! 
 
Jean-Pierre Chevènement n'a plus la volonté ni les troupes pour être l'Homme capable de faire converger gauche républicaine et droite gaulliste et souverainiste et préfère la reconstitution puis la  défense de "sa" rente électorale.

Jean-Pierre Chevènement rallie François Hollande. En fait, il fait avant le 1er tour ce que feront Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly des le soir du Premier tour ! Bref, ce n'est qu'une question de temps et d'opportunités !
 
Arnaud Montebourg,chantre de la démondialisation s'est vite recasé au centre du PS et ne pourra que (re) jouer avec son courant "la Rose et le Réséda"une énième aile gauche autorisée mais totalement stérile comme d'habitude et  qui a toujours existé dans le PS comme dans l'ancienne SFIO !
 
 Nicolas Dupont-Aignan, le seul qui, actuellement,  propose une reconquête de souveraineté pour notre pays et bien patine grave sur le flanc droit et ne dépasse pas sa ligne républicaine gaulliste ! Un résultat fort modeste s'annonce...
 
Que de candidatures et d'alternatives ratées ! La marmelade des multiples candidatures républicaines qui auraient pu forger des convergences pour une alternative de Salut public autour de la reconquête de la pleine souveraineté pour notre pays, de la refondation républicaine du pays et de la reconstitution de son capital industriel. A la place nous avons une marmelade de candidatures qui chacun de leur côté ne se différencient aucunement des autres et qui ne font qu'amener la déconfiture de la République.
 
 
 
   Notre pays, la France, notre patrie républicaine, est dans une situation tant politique qu'économique et sociale extrêmement grave. En surendettement récurent et  en dé-sindustrialisation fortement avancée depuis des années, elle n'est plus qu'une puissance de seconde division !
 
Prisonnière au sein de l'UE et de l'euro, processus totalitaire, la France s'enfonce un peu plus chaque jour dans une destruction de son patrimoine économique et de la république. Il temps de réagir !
 
 La France  a donc besoin d'un sursaut républicain et souverain de Salut public autour :

  1. la reconquête de la souveraineté nationale et l'indépendance, politique, monétaire, économique, budgétaire de notre pays ;

  2. la reconstitution de notre capital industriel et sa protection ;

  3. la refondation républicaine, jacobine, laïque de nos institutions et de la société ;

  4. le rétablissement de l'école publique, laïque, gratuite et obligatoire faisant de la transmission des savoirs, des techniques et de leur apprentissage, ses missions qui permettent  de construire et d'émanciper l'élève, lui permettant d'obtenir la meilleure qualification diplômante reconnue, d'une part et, de devenir le citoyen éclairé de demain, d'autre part ;

  5. L'instauration d'un gouvernement, vertueux,  de Salut public dépassant les faux clivages et les habituelles visions binaires et manichéennes que l'on trouve à droite et à gauche et, imposant la fin des privilléges catégoriels, des intérêts  de classes et pratiquant  l'urgente nécessité de l'intérêt général et du patriotisme républicain. 

 
  La république nous appelle et fort peu sont là pour y répondre et engager le sursaut républicain, socialiste, jacobin, gaullien et souverain ! Ne soyons plus étonnés que notre pays devienne vassal et que la république disparaisse !
 
Salut et Fraternité.
 
 
Darthé-Payan



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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 15:29

 

  Le projet de loi autorisant la ratification de la décision du Conseil européen modifiant l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qui concerne un mécanisme de stabilité pour les Etats membres dont la monnaie est l'euro(1) a été adopté par l' Assemblée nationale par 256 voix pour et  44 contre dont 23 députés socialistes(2) . Le gros de la troupe s'abstenant (128 députés socialistes).

 

 Le projet de loi autorisant la ratification du traité instituant le mécanisme européen de stabilité (MES) (1) a été également adopté à une large majorité de 261 pour et 44 contre dont 20 parlementaires socialistes (3) . La majorité (130 députés ) du groupe PS à l'Assemblée Nationale s'abstenant.

 

 

   Ces deux votes ne sont que le reflet à la fois du rapport de force électorale dans cette enceinte parlementaire et d'un orientation européiste et fédéraliste plus ou moins assumée. Concernant le PS, sa ligne européiste, quoiqu'il arrive, explique l'abstention majoritaire du groupe, bien qu'elle cache une certaine gêne, n'est pas plus surprenante que cela ! Le PS français est partisan de la construction européenne depuis les prémices communautaires d'après guerre. C'est sous la Présidence de Guy Mollet que le Traité de Rome est ratifié  avec comme première étape,  la suppression progressive des droits de douanes, des taxes aux importations et la constitution d'un marché de libre échange en vue d'une unification économique et monétaire. Dès cette époque, des clivages et de graves divergences existent entre les différents partis de gauche sur les questions européennes. Le PS et les radicaux de Gauche sont pro-européens alors que le PCF se situe dans une position de patriotisme nationale et ne goutte guère à l'aventure europenne. Certes,  le PCF a clairement muté en devenant partisan de l'UE et la monnaie unique mais se sitant toutefois dans une critique antilibérale du système européen. Lors des précédents intégrations structurantes de ce qui deviendra l'UE, la SFIO de Guy Mollet, puis le PS d'Alain Savary, de François Mitterrand,..., Martine Aubry et de François Hollande ont toujours été pour cette intégration et l'unicité. Donc rien n'est surprenant dans le vote abstentionniste des parlementaires PS qui n'est en fait, là, que pour ne pas dire formellement oui aux projets de loi 4347(1) (révision de l'article 136 du TSFUE) et 4348(1) (Traité MES) ce qui en ces temps de campagne présidentielle serait une forme de soutien à Sarkozy et ce dernier ne manquerait pas de l'exploiter.

 

 

 

  Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche s'opposent aux politiques européennes tant institutionnelles qu'économiques ou  financières, cela à juste titre et le Député européen et leader du Parti de Gauche, représentant le FdG à la présidentielle se met fortement en avant depuis qu'il est candidat. Mais le leader du PG reste un européiste et un fédéraliste convaincu et affirmé, doublé d'un internationaliste qui frise parfois les marges des absurdes positions anti-Etats-Nations que l'on trouve trop souvent à l'extrème gauche mais aussi et surtout chez les Ecologistes d'EE-LV. Ce positionnement ambigü, clairement contradictoire, freine l'ascension du Candidat du Front de Gauche et limite sa démarche. De plus, nous savons qu'au delà des diatribes, des petits phrases, des propos durs à l'égard des socialistes en général et du candidat François Hollande en particulier, le candidat Mélenchon, s'intégrera dans l'unité de la gauche servant la victoire de François Hollande et des Socialistes tant à la Présidentielle qu'aux Législatives. En tous cas, ni le FdG, ni Jean-Luc Mélenchon ne sont prêt à franchir le Rubicon ou si vous préférez sont prêts à mettre en perspectives la sortie de la France de l'Union Européenne et de la monnaie unique l'euro.

 

 Le FDG s'oppose au MES mais reste européiste et veut changer l'UE de l'intérieur... Un peu comme quand Jean-Luc Mélenchon essayait de changer le PS de l'intérieur avec le succès que l'on sait... La gauche républicaine et les Français devront-t-ils attendre 20 ans  pour que Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche se décide de mettre en perspectives la sortie de la France de l'Union Européenne et de l'euro (un peu comme le fît Jean-Luc Mélenchon après avoir milité à l'aile gauche du PS, à l'initiative de divers courants internes  (NES, GS, NM, TU, RAG,) qui espérent changer les choses de l'intérieur en vue d'une réorientation à gauche du PS. L'échec total fût au rendez-vous et  finit par convaincre et  décider, Jean-Luc Mélenchon, de claquer la porte et de sortir du PS)?

 

  Il est quand même cocasse de voir Arnaud Montebourg, déjà initiateur du NPS au début des années 2000 de reprendre le flambeau en  organisant un courant à l'aile "gauche" du PS portant le nom de "La Rose et le Réséda" ! Le problème c'est que le Député de Saône et Loire abdiqua d'entrée en s'abstenant lors des deux votes relatifs à la loi permettant au Chef de l'Etat de ratifié le traité MES.

 

Jean-Pierre Chevènement semble s'être perdu de vue surtout depuis son renoncement à la candidature. Ces atermoiements entre une ligne de force et de rupture en vue de la pleine reconquête de la souveraineté nationale et monétaire et une ligne d'alliances et d'intérêts électoraux et partisans partagés avec les Socialistes font que depuis quelques temps, le Président d'Honneur du Mouvement Républicain et Citoyen est inaudible et surtout est devenue une chance et une alternative de sursaut gâchées.

 

Nicolas Dupont-Aignan, l'un des derniers républicains gaullistes actuels, est le seul cohérent et à mettre en perspectives la sortie de notre pays de l'Union Européenne et de l'euro. Le candidat de « Debout la République » propose des solutions permettant à la France, notre patrie républicaine, de reconquérir sa souveraineté pleine et entière et son indépendance. Son intervention, mardi soir, lors du débat parlementaire sur MES, pour justification de son vote lors du débat sur les projets de loi montre que ce candidat a conscience que notre pays a besoin de Sursaut républicain de Salut public qui passe par la reconquête souveraine de sa monnaie, de son économie, de son système bancaire, de ses finances publiques dans l'unique objectif de servir l'économie productive et la solidarité nationale.

 

 

Notre pays, la France, notre patrie républicaine, va de nouveau perdre un nouveau pan de sa souveraineté, de sa liberté, de son indépendance. Une fois de plus sans que les citoyens soit concrètement et clairement informés et consultés. Le Traité MES, accord intergouvernemental extra-communautaire(4) n'entraîne en l'état aucune révision constitution et transferts de souveraineté ni de nulité au regard de notre constitution et du bloc de constitutionnalité. Par contre le futur traité TSCG-UEM nécessitera une révision constitutionnelle et un transfert de souveraineté partielle  sur le plan budgétaire mais claire sur le plan du contrôle et de la légalité budgétaire même si le parlement aura toujours son mot à dire sur le budget de la Nation. 

 

 Le MES est adopté mais la MES(se) est dite depuis longtemps et notamment depuis la ratification de quatre éléments clés du processus d'intégration et d'unicité européennes : Le traité de Rome, le marché unique, le traité de Maastricht, l'entrée en vigueur de l'euro comme monnaie unique. Le MES et le traité TSCG-UEM ne sont que les énièmes phases d'intégration et d'unicité européenne qui constitue ce processus totalitaire, né voilà plus d'un demi-siècle et qui s'achèvera le 1er janvier 2015 sous les cieux du Grand Marché Transatlantique. Ce processus qui n'est autre qu'un fossoyeur de la souveraineté des Etats-Nations et des économies productives.

 

Le seul sursaut républicain de Salut public qui vaille pour notre pays, c'est de reconquérir  sa souveraineté nationale, monétaire, économique, financière et budgétaire en sortant de l'Union Européenne et de la monnaie unique euro. Puis, de se désendetter et d'engager la reconstitution de son capital industriel et de le protéger. Voilà la(les) révolution(s) à accomplir !

 

Salut et Fraternité.

 

Fabien Darthé-Payan

 

____________________________

 

 

(1)

http://www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r4347.asp

 

(2)

http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0860.asp

 

(3)

http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0861.asp

 

 

(4)

http://register.consilium.europa.eu/servlet/driver?md=400&ssf=DATE_DOCUMENT%20ASC&typ=&srm=50&page=ResOther&ff_CODE_TYPE_DOCUMENT=ST&lang=FR&ff_COTE_DOCUMENT=11/11|11/*/11&fc=REGAISFR

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 19:20

  La remise en cause de la souveraineté tant nationale qu'institutionnelle de la Grèce est constante depuis maintenant trois années. L'UE avance par un processus totalitaire qui après avoir réussi l'unicité économique (acte unique, marché unique), l'unicité monétaire (Traité de Maastricht, indépendance de la BCE, traité d'Amsterdam, monnaie unique euro) complète son processus par l'unicité budgétaire. Les États et les parlements sont privés de leur pouvoir de souverain et les parlementaires voient leur pouvoir de législateur de plus en plus remis en cause et limité d'une part, à la retranscription des directives et règlementations européennes et d'autre part au vote de la loi de finances cette dernière qui passera désormais dans le cadre du prochain traité sous le fourches Claudine de la Cour de Justice de l'Union Européenne.

 

  Le problème de la Grèce, c'est que ce pays a falsifié ses comptes, construit une structuration budgétaire et étatique sur du vent ou du papier à pâte à mâcher ! De plus, la Grèce est incapable de se réformer, de faire le saut qualitatif qui  la fasse rentrer dans l'ère des États-Nations "modernes" et structurés avec une efficacité régalienne, administrative, budgétaire et fiscale. Bref, que la Grèce en finisse avec la corruption, la fraude fiscale, le placement d'argent dans les paradis fiscaux, l'économie parallèle et souterraine et devienne un État-Nation !  

 

 Les multiples plans de redressement et tout particulièrement le dernier(*) adopté par le Parlement Grec, dimanche dans la soirée, sous la pression du processus totalitaire que sont l'Union Européenne et l'euro,  ne sont qu'austérité menés aveuglément et injustement et ne pourront qu'engendrer une inefficacité totale et aggraver les choses. Pourquoi le gouvernement Papademos comme celui de Papandréou est incapable d'instaurer un cadastre et donc de lever l'impôt foncier, de prélever une fiscalité sur les biens et les revenus de l’Église orthodoxe, de rapatrier l'argent dormant de la fraude fiscale, de mettre en contribution les armateurs, de définir une politique économique diversifiée et non bi-sectorielle (le tourisme + l'économie de l'olivier) ? 

 

  La Grèce paye à la fois ses fraudes, l'incurie et aussi les dérives d'une gestion déficiente et obsolète de son État, de ses finances publiques et de son économie.

 

  Les plans européens de soutien et de financement ne sont pas faits pour sauver la Grèce mais pour sauver l'euro et l'Union Européenne. La Chancelière Allemande, Angela Merkel, veut que le financement de la Grèce se fasse sous le signe et l'urgente nécessité de sauver et de maintenir coûte que coûte l'euro. Car si la Grèce faisait  faillite et bien c'est l'euro qui serait touché et risquerait de ne pas se relever. Cela l'Allemagne, ses industriels et ses fers de lance à l'exportation ne l'accepteront jamais. Les Allemands veulent bien aider la Grèce et donc payer à condition que l'euro (et donc les exportations et l'industrie manufacturière allemande) soit sauvegardé (es)  et pour que cela soit fait et bien la cure et la purge d'austérité frapperont la Grèce encore et toujours !

 

     Les « casseurs » sont les alliés objectifs des instigateurs de l'Union Européenne et de la Troïka (Commission européenne, BCE, FMI). De plus, ces délinquants dénaturent totalement le mouvement populaire qui fait opposition aux plans d'ajustements et d'austérité.

 

   La Grèce ne peut pas se lancer dans une voie du défaut total vis à vis de ses créanciers notamment parce que une grande partie des retraites est financée par ses levées d'obligations et donc de financement et de remboursement. Dire qu'il faut que la Grèce fasse défaut sur toute sa dette est un pure folie, d'ailleurs la majorité des Grecs ne le réclament pas car ils en savent les graves conséquences et notamment pour trouver les financements de demain et surtout parce que 40% de leur retraites partiraient en fumée !

 

 

 La sortie de la Grèce de l'euro et aussi de l'Union Européenne devient inéluctable !  

 

  La seule issue réaliste et viable c'est que la Grèce sorte de l'UE et de l'euro et redevienne souveraine notamment sur sa monnaie, son budget. Cette autonomie, cette souveraineté qui ne seront pas conquises et préservées sans efforts durables, permettront de débloquer les choses sur le plan financier, budgétaire et aussi social. Le pouvoir retrouvé sur la monnaie, les finances, l'économie n'exonérera pas la Grèce et les Grecs de réformes en profondeur sur le plan de la structure étatique, de l'impôt, de la lutte contre la corruption et de la fraude et aussi entreprendre un changement économique qui permette diversification et modernisation. C'est à ce prix que la Grèce redeviendra souveraine et aussi de nouveau le pays berceau de la démocratie et de notre civilisation.

 

 

 

 

 Par Sonia Bastille, Fabien Darthé-Payan, Gilles Fabre et Martin S. Lévy. 

 

 

_______________________________

 

(*)

http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/02/12/les-points-clef-du-plan-d-austerite-grec_1642357_1581613.html

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 16:50

 

  Hier, le couple "Merkozy" est apparu une nouvelle fois dans la petite lucarne (sur France 2 et sur la ZDF) et s'invita à l'heure où la majorité des Français dînent.

 

La Chancelière Allemande, Angela Merkel, a révélé les secrets de l'armoire de fer de l'Elysée...

 

La Chancelière  officialisait ainsi, sans les précautions d'usage, la candidature de Nicolas Sarkozy à la Présidentielle. La "dominante" du couple vedette de l'Europe européiste, fossoyeur des États-Nations et des économies productives, n'a-t-elle pas dit : "Il m'a soutenu, c'est donc tout naturel que je le soutiens pendant la campagne"(sic) ? Et oui l'armoire de fer de l’Élysée ne renfermait qu'un secret de Polichinelle. A part venir d'une autre planète ou de vivre en Hermite et encore... et bien l'ensemble des citoyens sait  que le locataire du Palais de l’Élysée, souhaite rempilé pour un second bail.

 

Le dominé du couple "Merkozy" a besoin du soutien de sa partenaire dominante fut-il trop appuyé et trop bavard au risque de friser le ridicule et surtout d'affaiblir un peu plus son partenaire qui en ce moment n'a pas besoin de cela, lui qui rame pour reconquérir l'estime et les faveurs de ses concitoyens tout en cherchant à leur faire avaler la hausse de la TVA !

 

 

   La France comme les autres pays de l'Union Européenne vont voir de plus en plus, la Chancelière Allemande, qui elle même, affrontera le suffrage universel au cours de l'année 2013, s’immiscer de plus en plus  dans les affaires intérieures des États membres de l'UE et surtout si ces pays sont en difficultés financières, en délicatesse électorale. La France comme les autres pays de l'Union Européenne vont se rendre compte que nous sommes entrés dans l'ère de la Germanie toute puissante avec toutes les conséquences politiques, économiques, financières et institutionnelles que cela va entraîner tant au niveau de l'Union qu'au niveau de chaque État.

 

La Grèce en a déjà fait les frais et se voit imposer un énième plan d'austérité et une énième violation de sa souveraineté. 

 

 

  Le futur traité européen, dans la version finale vient d'être proposée aux États-Nations et à leur parlement en vue d'une ratification est sous le sceau de la toute puissance politique Germanique qui impose ses vues et contraintes sur le plan de la rigueur et de la discipline budgétaire. Le Traité  "sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire " (TSCG-UEM)  gravera dans le membre, d'une part la fin de la souveraineté budgétaire des États et d'autre part le processus de l'unicité budgétaire européenne. Il complète les phases de l'Acte Unique et du Traité de Maastricht qui eux gravaient dans le membre d'une part la fin de la souveraineté économique et monétaire et d'autre part l'unicité économique et monétaire.

 

Le systématique devient totalitaire !

 

De plus le Conseil des Ministres  Franco-Allemand, tenu hier à l’Élysée, se donne aussi comme objectif  l’harmonisation de l'assiette de la fiscalité sur les entreprises entre les deux pays. Cela induira une  taxation plus forte des  PME-PMI et un abaissement des taux pour les  grandes ou très grandes entreprises. Le fameux "livre vert"  propose aussi un rapprochement (allant à l'harmonisation) des règles fiscales concernant  les amortissements. Ce document comme le futur traité ne sont faits que pour abattre les souverainetés des États-Nations et pour pousser encore plus en avant la France dans l'intégration européenne et l'unicité à marche forcée.

 

 

 

Il est temps, grand temps de stopper tout cela ! De dire stop et de rompre les amarres avec ces processus systémiques et totalitaires qui portent les noms d'Union Européenne et d'euro !

 

 Il est temps, grand temps d'engager la reconquête de la souveraineté, de l'indépendance et de la liberté pour notre pays en sortant de l'Union Européenne et en sortant de l'euro.

 

 Lançons, dès à présent, le processus de sortie de l'Union Européenne (Article 50 du Traité sur l'Union Européenne et Article 218, paragraphe 3 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne) et de démontage de l'euro.

 

Ce processus de reconquête de souveraineté, d'indépendance, de liberté tant politique, que monétaire, qu'institutionnelle ou encore budgétaire doit nous aider à mettre en place une politique de ré-industrialisation du pays, de désendettement, de protection et de solidarité nationale. C'est la Révolution à accomplir !

 

Salut et Fraternité.

 

Sonia Bastille et Fabien Darthé-Payan

 

 

 

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