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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 21:36

 

Par Darthé-Payan                                                                               



Jean-Pierre Chevènement lors du discours de clôture du Vième congrès du MRC qui s'est tenu ce week-end à Paris, a déclaré par rapport à la présidentielle de 2012 : "Je ne veux rien exclure".



Le MRC s'est éloigné des primaires et du PS en réaffirmant son refus de la construction fédérale de l'Europe rappelant que toute l'absurdité qu'est  l'Europe de Maastricht. Le programme du MRC va dans le bon sens. Certes, ce n'est pas un programme révolutionnaire de rupture, ni le Manifeste Jacobin mais les propositions républicaines de gauche et d'intérêt général y sont formulées."40 Propositions pour un programme de salut public". Avec l'idée de refaire de la France un grand pays industriel et technologique, d'avoir un contrôle public du crédit.



Ce congrès est un bon signal pour la gauche et notamment la gauche républicaine, socialiste et jacobine.



Le Parti de Gauche, et son Président, le camarade Jean-Luc Mélenchon devrait se saisir de la question que pose l'évolution notable du MRC et de Jean-Pierre Chevènement qui quittent les rivages du PS et notamment les primaires pour une position républicaine de gauche plus classique et surtout permettant des convergence et des initiatives.

 

Le PG - comme je l'ai rappelé dans ma note précédente - doit se dépasser et devenir un véritable Parti Républicain, Socialiste et Jacobin. Un Parti de la République et du Socialisme.

 

Si le PG quittait son face à face stérile avec le PCF dans un Front de Gauche rabougris et lui même en mauvaise posture et engager le sursaut républicain et de souveraineté permettant les convergences, les rapprochements, les initiatives en vue d'une gauche républicaine, socialiste et jacobine représentée à la Présidentielle de 2012.



Le PG doit éviter l'autre travers celle du tout écologie (et là c'est pas gagné !), les alliances sans avenir avec les Alternatifs et les flirts de plus en plus poussés avec Europe Écologie.

 

Non !  Camarade Méluche, on ne peut pas être républicain, socialiste, jacobin et s'accoquiner avec les alternmachins et les libertariens écolos d'Europe Écologie qui ne sont pas des ardents parisans (bien au contraire !) de la république une et indivisible et de la souveraineté des Etats-nations  !. A un moment, il faudra la clarté, et il faudra choisir comme il faudra choisir entre la question du retrait de la France de l'UE, de la BCE, du GMT et le repolinage démocratique de l'UE de la concurrence libre et non faussée. Il en sera de même sur les lois républicaines et laïques comme celle de la future loi interdisant le port du voile intégral dans les services publics, la sphère publique ou sur le retrait de la réforme des collectivités locales. On ne peut pour la laïcité et s'opposer à une loi d'intérêt général républicain et laïque comme on ne peut pas être pour l'unité et l'indivisibilité de la République et ne pas s'opposer aux lois de décentralisation ou bien encore crier au méchant loup jacobin centralisateur que serait devenu Sarkozy.



Il y aussi les gaullistes de gauche, les gaullistes de progrès et souverainistes qui mettent en perspective le retour de la souveraineté de notre pays et la rupture avec l'UE. Ces gaulliste prônent un volontarisme économique et le retour aux valeurs républicaines.



Des convergences, des initiatives doivent se faire jour entre les républicains de gauche, les républicains socialistes et jacobins, les républicains citoyens, les gaullistes de gauche et de progrès, les républicains souverainistes comme le mouvement Debout la République  afin qu'une alternative républicaine concrète soit proposée au peuple français.



Alors, il y aura des gens qui seront disponibles, des républicains authentiques qui souhaitent un sursaut salvateur pour notre patrie républicaine. Il y en a au POI, au PRCF, au PCF(qui doivent se sentir désespérés après le 35ème congrès), au PG (il y en reste car tous ne se sont convertis à la nouvelle religion écolo-libertarienne du tout sociétal et du tout victimaire), au PS (du côté d'André Laignel, de Marie-Noëlle Lienemann, de Catherine Picard ou de Paul Qullès qui refusent que leur parti devienne un club de supporters et de teenagers faisant la claque comme dans les partis politiques Etats-Uniens), des gaullistes de gauche et de progrès, des gaullistes souverainistes, des syndicalistes, des associatifs notamment ceux épris de laïcité, des simples citoyens ne supportant plus la remise en cause de la république et de la souveraineté du peuple et de note pays - confisquée par l'Union Européenne et la mondialisation du capitalisme transnational.



Sans crier au droitisme, à la trahison ou à l'hérésie, faisons converger toute cette disponibilité, toute cette flamme républicaine pour permettre l'espoir d'une alternative républicaine.



Maintenant je m'adresse à trois responsables politiques républicains.



A Jean-Luc Mélenchon :

 

Il n'y a pas que la question écologique et sociétale Il y a aussi la question républicaine jacobine et laîque, la question sociale de la rupture avec le système capitaliste et la question de la souveraineté.



A Jean-Pierre Chevènement :

 

Il n'y a pas que la question nationale, il y a aussi la question sociale; la question de la souveraineté du peuple et la rupture avec l'ordre capitaliste.



A Nicolas Dupont-Aignan :

 

Il n'y a pas que la question nationale et de souveraineté, il y a aussi la question sociale et laïque et la question de la rupture avec le système capitaliste.



Déjà avançons tous vers la question républicaine de la souveraineté. Des convergences utiles et salvatrices peuvent en sortir.



Alors, un effort à chacun et à tous et notamment à Jean-Luc Mélenchon, à Jean-Piere Chevènement et à Nicolas Dupont-Aigan pour les plus représentatifs d'entre eux pour permettre à la France ce sursaut républicain et de souveraineté. Un gouvernement de Salut Public pour la reconquête de la souveraineté de notre pays, la refondation républicaine, sociale, jacobine et laïque de notre pays et le lancer le processus de rupture avec l'ordre capitaliste. Un programme devrait nous (vous) inspirer : celui du Conseil National de la Résistance ! L'œuvre politique et humaine d'un pacte fécond permettant la libération, le retour à la pleine souveraineté de notre pays et son unité, l'alliance des producteurs, des paysans, des ouvriers, des instituteurs pour la reconstruction d''une France prospère, solidaire et universaliste. Un beau programme, non ? Une belle inspiration , non ?

 

Salut et Fraternité.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 17:49

 

 

Par Darthé-Payan

 

 

J'ai décidé d'aborder dans cette note un sujet qui va déranger, qui ne va pas plaire à  tout le monde et aussi qui va mettre en relief les échecs et les insuffisances du PG et de sa stratégie du Front de gauche.

 

Petit rappel et dur constat :

 

Jean-Luc Mélenhon et d'autres - dont je fais partie - ont lancé en novembre 2008 un nouveau parti intitulé Parti de Gauche. Je précise que j'aurais préféré que la nouvelle formation politique s'appelle Parti républicain socialiste et je n'étais pas le seul à soutenir cette idée. La préférence a été à l'appellation de Parti de gauche. C'était déjà une appellation vague, générique, ambiguë. La suite démontrera amplement pourquoi ce choix par trop généraliste et aussi opportuniste.

 

Qu'a apporté depuis maintenant dix-huit mois le PG ? A vrai dire à l'origine beaucoup d'espoir et de remobilisation. Or depuis, il est manifeste que l'espoir et la mobilisation sont l'un et l'autre retombés.

 

Le PG n'a pas su mobiliser, attirer, faire adhérer, éduquer un nombre suffisant de citoyens et notamment des ouvriers, des employés, des paysans, des petits artisans et commerçants, des syndicalistes, des associatifs, bref des citoyens qui se transcendent et se mobilisent.

 

Le PG n'a toujours pas défini un corpus idéologique et n'a pas plus rédigé un projet cohérent, chiffré et appréhendé par le plus grand nombre. Le PG qui au départ devait concilier l'ardente refondation républicaine de la France et de la société, le dépassement du capitalisme, la planification écologique, la juste redistribution des richesses et une nouvelle forme d'internationalisme.

 

Que constatons-nous dix-huit mois après ?

 

Le PG a carrément abandonné son projet de refondation républicaine et laïque au profit d'un tout écolo sociétal fort prisé par les classes moyennes et la petite bourgeoisie. Ses tergiversations sur la loi d'interdiction du voile intégral, sur la réforme des collectivités locales, sur la question européenne, sur la question du retour à la souveraineté montrent que cette orientation républicaine et socialiste est de plus en plus battue en brèche et oubliée voir reniée.

 

Le PG n'a toujours pas mis en perspective le dépassement du capitalisme (il ne faut même pas parler de rupture avec le système capitaliste) alors que la crise du système financier transnational, alors que la crise Grecque et Européenne aurait dû l'y encourager et faciliter ce travail de réflexion et de construction, nous avons que des slogans, ou des propos verbeux ou des péri phrases manichéennes stériles : "Il faut faire payer les banque !". "Ce n'est pas au peuple à payer la crise mais au banque " et ainsi de suite. Le PG utilise le pur langage gauchiste de facilité et de complaisance. Rien de nouveau, de construit, de mise en perspective n'est annoncé ou formulé. Le PG ne vivant qu'autour des déclarations, des petites phrases de son leader Jean-Luc Mélenchon.

 

Le PG a mis le paquet sur l'écologie qui apparaît comme une nouvelle pensée unique, un nouveau parler et paraître commun au monde politique, médiatique, show bizz et économique. Cette orientation écolo-libertarienne - comme je l'appelle régulièrement - efface et empêche une conception répulblicaine et socialiste du projet et de l'argumentation du PG. L'entrée des Ecolos de gauche en provenance des Verts et les liens de plus en plus marqués avec les Alternatifs font que le PG dérive fortement vers la droite et l'idéologie bien pensante écolo.

 

Le PG se situe encore et toujours dans l'Union Européenne, la BCE et le GMT. Malgré de vives critiques de ces derniers notamment par son principal porte parole, le camarade Mélenchon, il est question que de sortir du Traité de Lisbonne ! Et celui de Maastricht qu'est-ce que l'on en fait ? Bref, un pas en avant, un pas de côté puis un pas en arrière telle est la politique du PG et de Jean-Luc Mélenchon sur la question européenne. Il est nullement question de retour à la pleins souveraineté pour notre pays en rompant avec l'UE, la BCE, le GMT. On veut démocratiser et encore plus d'intégration européenne, de fédéralisme européiste. Le PG - comme le PCF et le NPA d'ailleurs n'ont rien à envier au PS et au Europe Ecologie sur la question européenne. On aurait pu, suite au coup d'Etat de la Commission de Bruxelles (mise sous tutelle des budgets des Etats membres), croire que Jean-Luc Mélenchon et le PG franchissent le Rubicon et mettent en perspective pour notre pays sa sortie de l'UE, de la BCE et du GMT. Amenant ainsi notre patrie républibaine a retrouvé sa souveraineté. Hélas, trois fois hélas, rien de cela n'est envisagé ni même effleuré. On a eu à la place le pire comportement gauchiste se réfugiant dans le verbe, la posture, le slogan,  la proposition sans suite etc... etc... D'où l'incompréhension et l'écoeurement de beaucoup de militants ardents républicains, ardents laïques, ardents socialistes et ardents anticapitalistes.

 

Sur le plan de la stratégie des alliances, les résultats sont minuscules et inconsistants. La stratégie du Front de Gauche n'est qu'un paravent qui cache les ambitions personnelles, les questions non résolues tant d'appareils que de programmes. Il n'a  apporté qu'un score médiocre aux Européennes et mauvais aux Régionales malgré les hourra satisfaits de certains dirigeants. L'unité avec le NPA (victime de son idéologie pabliste reformulée autour d'un anticapitalisme et d'un guévarisme qui prêtent bien souvent à sourire) est au point mort. Les problèmes de voisinages avec le PCF sont sujets à caution ou à humeur de tel ou tel dirigeant du PCF ou du PG. Dernièrement une association des Partisans du Front de Gauche a été annoncée et la rédaction d'un programme partagé l'a été également. La question que l'on doit se poser est : est-ce que l'Association des Partisans du Front de Gauche vivra t-elle plus longtemps que le comité de liaison du FDG ? Car ce dernier aussitôt annoncé aussitôt oublié !

Autre question. Le programme partagé c'est bien beau mais déjà que le PG en définisse un de cohérent et de pertinent après on verra. En dix huit mois rien n'a été publié de tel et le congrès est maintes et maintes fois reporté. Les idées sont diffusées à partir de forum bien parisien et surtout avec fort peu de présence militante. Rien de concret et de visible n'est propulsé sur la scène politique et rien n'est diffusé auprès des citoyens.

 

Le PG essaie un pas de deux avec Europe Ecologie avec les résultats que l'on sait c'est à dire comme le reste foireux et sans avenir. D'ailleurs que va faire le PG avec EE, parti libertarien, opportuniste et européiste partisan du libre échange et surtout pas spécialement ardent défenseur et promoteur d'une république laïque une et indivisible et du retour à la souveraineté nationale.

 

Cette tentative avec EE est simplement un autre fer au feu qu'a mis Jean-Luc Mélenchon en cas de graves problèmes avec la nouvelle direction du PCF qui ne se montrera pas aussi compréhensive et tolérante envers les stratégies à quatre sous du camarade Méluche et son ambition frénétique d'être le candidat du Front de Gauche à la Présidentielle de 2012.

 

Déoasser le PG et le FDG et jeter les bases d'un nouveau Parti Républicain Socialiste.

 

Il serait temps que le PG et le FDG soient dépassés et que d'autres perspectives soient envisagées et proposées au peuple souverain et citoyen.

 

D'abord dépasser le PG. Jeter les bases d'un Parti Républicain Socialiste.

 

Le PG doit être dépassé. Son processus est arrivé à terme et aujourd'hui il devient stérile et inéficace. Il est temps de changer la donne et fonder autre chose : un Parti de la République et du Socialisme.

 

Comment ce nouveau parti pourrait il est créé ?

 

 

1 . D'abord par un processus par étape.

 

Des Etats généraux de la gauche républicaine, sociale et citoyenne.  Faire converger, idées, propositions, réflexions, actions vers un processus constituant.

 

Une fédération républicaine et socialiste sera première étape avec un processus de coordination du travail, de la convergence et de l'intégration des différentes familles républicaines, socialistes et citoyennes.

 

Cette Fédération arrivée au terme de sa maturation de son intégration, de son unification et de sa cohésion se transformera en PARTI REPUBLICAIN SOCIALISTE ou en PARTI DE LA REPUBLIQUE ET DU SOCIALISME.

 

Ce nouveau parti engagera un processus d'immersion dans le peuple. De là de nouvelles convergences et forces vives en ressortiront, des alliances également. Un disposition coordonnateur et unitaire verra alors le jour : Le FRONT D'UNITE POPULAIRE. De ce Front sortiront des candidats aux élections quel-qu'elles soient.

 

2. Le Projet de ce nouveau parti tournera autour d'axes principaux :

 

- de la refondation républicaine, laïque et jacobine de la France, des institutions et de la société ;

- du retour à la pleine souveraineté pour notre pays en rompant avec l'Union Européenne, la BCE, le GMT ;

- l'appropriation collective et sociale des moyens de production, d'investissement, d'échange pour permettre :

      - le contrôle et la souveraineté politique et citoyenne sur l'économie, la monnaie, les marchés ;

      - la rupture avec le système capitalisme par la socialisation de l'économie ;

      - la reconquête de notre marché intérieur.

- une nouvelle politique de répartition et de redistribution des richesses et du financement de l'intérêt général ;

- du retour à une politique de revenus et d'état providence ;

- de l'émancipation de la personne humaine par l'instruction publique, le progrès social et scientifique ;

- du développement international et universaliste.

 

3. Une stratégie d'alliance qui prend source dans le peuple et qui annonce le Front d'Unité Populaire.

 

La stratégie d'alliance privilégiera dans le cadre du nouveau Front d'Unité Populaire, les convergences et les regroupements des républicains de gauche, des républicains socialistes et jacobins, des gaullistes de gauche et de progrès, des républicains citoyens, des républicains anticapitalistes, L'appel aux militants syndicaux et associatifs, aux mouvements d'éducations populaires et au peuple citoyen seront également l'objectif stratégique de ce nouveau processus unitaire et populaire unifiant et faisant converger la gauche républicaine et socialiste politique, les syndicats, les associatifs, le corps citoyen.

 

En Conclusion : l'objectif de l'émancipation de la personne humaine.

 

Cet ensemble fera société et aura comme objectif final l'émancipation de la personne humaine par la souveraineté et la citoyenneté. La Chose publique - la res publica - et  l'intérêt général seront les présents de tous les instants. Le retour de la vertu républicaine et de l'intérêt général seront les nouveaux paradigmes de ce nouveau projet politique émancipateur.

 

Ce sont les propositions que je formule  et dépose  auprès de mes amis concitoyens républicains, socialistes et jacobins afin d' engager le débat, l' argumentation, les  pistes de réflexion et le  projet politique en vue de l'action. Ce document s'inspire du Manifeste Jacobin Pour la République et le Socialisme. Faisons en sorte que l'idéal républicain, socialiste et jacobin soit représenté sur la scène politique nationale et participe aux débats et aux initiatives permettant le sursaut républicain par la souveraineté et la citoyenneté.

 

Salut et Fraternité.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 18:15

 

Je mets volontiers à la une de mon blog, l'excellent éditorial - dont je partage le propos - de mes concitoyens républicains et jacobins qui animent le site Voltaire-République. Leur note est  suivie du discours de Robespierre à la Convention le 10 mai 1793. Merci à eux. D-P.

 

 

Par Voltaire République

 

Gouverner la République - Robespierre

A l'heure où l'argent roi dont les paillettes bling bling sont promues par le président de l'Arépublique et traduites dans les faits en Afrique du Sud par des minables qui auraient mérité, sous la Révolution, le ban d'infâmie et la charrette direction place de la Concorde, il nous est indispensable de nous référer aux textes fondateurs.


Quand des non républicains gouvernent la République, celle ci se meurt.

Bon appétit, Messieurs!  O ministres  intègres!  - Conseillers  vertueux!  Voilà votre façon - De servir, serviteurs  qui pillez la maison.
Ruy Blas (1838), III, 2
Victor Hugo



Voltaire République.




Gouverner la République

 

Discours à la Convention : séance du 10 mai 1793
 

M. Robespierre : L'homme est né pour le bonheur et pour la liberté, et partout il est esclave et malheureux ! La société a pour but la conservation de ses droits et la perfection de son être, et partout la société le dégrade et l'opprime ! Le temps est arrivé de le rappeler à ses véritables destinées ; les progrès de la raison humaine ont préparé cette grande révolution, et c'est à vous qu'est spéciale­ment imposé le devoir de l'accélérer.

Pour remplir votre mission, il faut faire précisément tout le contraire de ce qui a existé avant vous.

Jusqu'ici l'art de gouverner n'a été que l'art de dépouiller et d'asservir le grand nombre au profit du petit nombre, et la législation le moyen de réduire ces attentats en système : les rois et les aristocrates ont très bien fait leur métier ; c'est à vous maintenant de faire le vôtre, c'est-à-dire de rendre les hommes heureux et libres par les lois.

Donner au gouvernement la force nécessaire pour que les citoyens respectent toujours les droits des citoyens, et faire en sorte que le gouvernement ne puisse jamais les violer lui-même, voilà, à mon avis, le double problème que le législateur doit chercher à résoudre. Le premier me paraît très facile: quant au second, on serait tenté de le regarder comme insoluble, si l'on ne consultait que les événements passés et présents sans remonter à leurs causes.

Parcourez l'histoire, vous verrez partout les magis­trats opprimer les citoyens, et le gouvernement dévorer la souveraineté: les tyrans parlent de sédition; le peuple se plaint de la tyrannie ; quand le peuple ose se plaindre, ce qui arrive lorsque l'excès de l'oppression lui rend son énergie et son indépendance. Plût à Dieu qu'il pût les conserver toujours ! Mais le règne du peuple est d'un jour; celui des tyrans embrase la durée des siècles.

J'ai beaucoup entendu parler d'anarchie depuis la révolution du 14 juillet 1789, et surtout depuis la révolution du 10 août 1792 ; mais j'affirme que ce n'est point l'anarchie qui est la maladie des corps poli­tiques, mais le despotisme et l'aristocratie. Je trouve, quoi qu'ils en aient dit, que ce n'est qu'à compter de cette époque tant calomniée que nous avons eu un commencement de lois et de gouvernement, malgré

les troubles, qui ne sont autre chose que les dernières convulsions de la royauté expirante, et la lutte d'un gouvernement infidèle envers l'égalité.

L'anarchie a régné en France depuis Clovis jusqu'au dernier des Capet. Qu'est-ce que l'anarchie, si ce n'est la tyrannie, qui fait descendre du trône la nature et la loi pour y placer des hommes !

Jamais les maux de la société ne viennent du peuple, mais du gouvernement. Comment n'en serait-il pas ainsi ! l'intérêt du peuple, c'est le bien public; l'intérêt de l'homme en place est un intérêt privé. Pour être bon, le peuple n'a besoin que de se préférer lui-même à ce qui n'est pas lui ; pour être bon, il faut que le magistrat s'immole lui-même au peuple.

Si je daignais répondre à des préjugés absurdes et barbares, j'observerais que ce sont le pouvoir et l'opu­lence qui enfantent l'orgueil et tous les vices ; que c'est le travail, la médiocrité, la pauvreté, qui sont les gardiens de la vertu; que les vœux du faible n'ont pour objet que la justice et la protection des lois bienfaisantes, qu'il n'estime que les passions de l'honnêteté; que les passions de l'homme puissant tendent à s'élever au-dessus des lois justes, ou à en créer de tyranniques: je dirais enfin que la misère des citoyens n'est autre chose que le crime des gouvernements. Mais j'établis la base de mon système par un seul raisonnement.

Le gouvernement est institué pour faire respecter la volonté générale ; mais les hommes qui gouvernent ont une volonté individuelle, et toute volonté cherche à dominer : s'ils emploient à cet usage la force publique dont ils sont armés, le gouvernement n'est que le fléau de la liberté. Concluez donc que le premier objet de toute Constitution doit être de défendre la liberté publique et individuelle contre le gouvernement lui-même.

C'est précisément cet objet que les législateurs ont oublié: ils se sont tous occupés de la puissance du gouvernement; aucun n'a songé aux moyens de le ramener à son institution ; ils ont pris des précautions infinies contre l'insurrection du peuple, et ils ont encou­ragé de tout leur pouvoir la révolte de ses délégués. J'en ai déjà indiqué les raisons : l'ambition, la force et la perfi­die ont été les législateurs du monde; ils ont asservi jusqu'à la raison humaine en la dépravant, et l'ont rendue complice de la misère de l'homme: le despotisme a produit la corruption des mœurs, et la corruption des mœurs a soutenu le despotisme. Dans cet état de choses, c'est à qui vendra son âme au plus fort pour légitimer l'injustice et diviniser la tyrannie. Alors la raison n'est plus que folie ; l'égalité, l'anarchie ; la liberté, désordre ; la nature, chimère ; le souvenir des droits de l'humanité, révolte : alors, on a des bastilles et des échafauds pour la vertu, des palais pour la débauche, des trônes et des chars de triomphe pour le crime: alors on a des rois, des prêtres, des nobles, des bourgeois, de la canaille ; mais point de peuple et point d'hommes.

Voyez ceux mêmes d'entre les législateurs que le progrès des lumières publiques semble avoir forcés à rendre quelque hommage aux principes; voyez s'ils n'ont pas employé leur habileté à les éluder, lorsqu'ils ne pouvaient plus les raccorder à leurs vues person­nelles; voyez s'ils ont fait autre chose que varier les formes du despotisme et les nuances de l'aristocratie ! Ils ont fastueusement proclamé la souveraineté du peuple et ils l'ont enchaîné ; tout en reconnaissant que les magistrats sont ses mandataires, ils les ont traités comme ses dominateurs et comme ses idoles : tous se sont accordés à supposer le peuple insensé et mutin, et les fonctionnaires publics essentiellement sages et vertueux. Sans chercher des exemples chez les nations étrangères, nous pourrions en trouver de bien frappants au sein de notre révolution, et dans la conduite même des législatures qui nous ont précédés. Voyez avec quelle lâcheté elles encensaient la royauté ! avec quelle impudence elles prêchaient la confiance aveugle pour les fonctionnaires publics corrompus ! avec quelle inso­lence elles avilissaient le peuple  ! avec quelle barbarie elles l'assassinaient ! Cependant, voyez de quel côté étaient les vertus civiques ; rappelez-vous les sacrifices généreux de l'indigence et la honteuse avarice des riches, rappelez-vous le sublime dévouement des soldats et les infâmes trahisons des généraux, le courage invincible, la patience magnanime du peuple, et le lâche égoïsme, la perfidie odieuse de ces mandataires !

Mais ne nous étonnons pas trop de tant d'injustices. Au sortir d'une si profonde corruption, comment pouvaient-ils respecter l'humanité, chérir l'égalité, croire à la vertu ? Nous, malheureux, nous élevons le temple de la liberté avec des mains encore flétries des fers de la servitude ! Qu'était notre ancienne éducation, sinon une leçon continuelle d'égoïsme et de sotte vanité ? Qu'étaient nos usages et nos prétendues lois, sinon le code de l'impertinence et le la bassesse, où le mépris des hommes était soumis à une espèce de tarif, et gradué suivant des règles aussi bizarres que multipliées ? Mépriser et être méprisé, ramper pour dominer ; esclaves et tyrans tour à tour ; tantôt à genoux devant un maître, tantôt foulant aux pieds le peuple: telle était notre destinée, telle était notre ambition à nous tous tant que nous étions, hommes bien nés ou hommes bien élevés, honnêtes gens ou gens comme il faut, hommes de loi et finan­ciers, robins ou hommes d'épée. Faut-il donc s'étonner si tant de marchands stupides, si tant de bourgeois égoïstes conservent encore pour les artisans ce dédain insolent que les nobles prodiguaient aux bourgeois et aux marchands eux-mêmes ? Oh ! le noble orgueil ! la belle éducation ! Voilà cependant pourquoi les grandes destinées du monde sont arrêtées ! voilà pourquoi le sein de la patrie est déchiré par les traîtres ! voilà pourquoi les satellites féroces des despotes de l'Europe ont ravagé nos moissons, incendié nos cités, massacré nos femmes et nos enfants ! Le sang de trois cent mille Français a déjà coulé ! Le sang de trois cent mille autres va peut-être couler encore, afin que le simple laboureur ne puisse siéger au Sénat à côté du riche marchand de grains, afin que l'artisan ne puisse voter dans les assemblées du peuple à côté de l'illustre négo­ciant ou du présomptueux avocat, et que le pauvre, intelligent et vertueux, ne puisse garder l'attitude d'un homme en présence du riche imbécile et corrompu ? Insensés, qui appelez des maîtres, pour ne point avoir d'égaux, croyez-vous donc que les tyrans adopteront tous les calculs de votre triste vanité et de votre lâche cupidité ! Croyez-vous que le peuple, qui a conquis la liberté, qui versait son sang pour la patrie, quand vous dormiez dans la mollesse ou que vous conspiriez dans les ténèbres, se laissera enchaîner, affamer, égorger par vous ? Non ! Si vous ne respectez ni l'humanité, ni la justice, ni l'honneur, conservez du moins quelque soin de vos trésors, qui n'ont d'autre ennemi que l'excès de la misère  publique,  que vous  aggravez  avec  tant d'imprudence ! Mais quel motif peut toucher des esclaves orgueilleux ? La voix de la vérité, qui tonne dans les cœurs corrompus, ressemble aux sons qui reten­tissent dans les tombeaux, et qui ne réveillent point les cadavres.

Vous donc, à qui la liberté, à qui la patrie est chère, chargez-vous seuls du soin de la sauver, et puisque le moment où l'intérêt pressant de sa défense semblait exiger toute votre attention est celui où l'on veut élever précipitamment l'édifice de la Constitution d'un grand peuple, fondez-la du moins sur la base éternelle de la vérité ! Posez d'abord cette maxime incontestable : que le peuple est bon, et que ses délégués sont corrup­tibles ; que c'est dans la vertu et dans la souveraineté du peuple qu'il faut chercher un préservatif contre les vices et le despotisme du gouvernement. [...]

Il est un moyen général et non moins salutaire de diminuer la puissance des gouvernements au profit de la liberté et du bonheur des peuples.

Il consiste dans l'application de cette maxime, énoncée dans la Déclaration des droits que je vous ai proposée: la loi ne peut défendre que ce qui est nuisible à la société ; elle ne peut ordonner que ce qui lui est utile.

Fuyez la manie ancienne des gouvernements de vouloir trop gouverner; laissez aux individus, laissez aux familles le droit de faire ce qui ne nuit point à autrui; laissez aux communes le pouvoir de régler elles-mêmes leurs propres affaires en tout ce qui ne tient pas essentiellement à l'administration générale de la République ; en un mot, rendez à la liberté indi­viduelle tout ce qui n'appartient pas naturellement à l'autorité publique, et vous aurez laissé d'autant moins de prise à l'ambition et à l'arbitraire.

 

Par Voltaire République - Publié dans : Voltaire.republique 
 
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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 18:54

Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle : texte et circonstances

 

Depuis Londres, le général de Gaulle prononce, le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, un appel à la résistance invitant les Français à refuser la défaite et à combattre. Celui-ci n'a pas été enregistré, les techniciens de la BBC étant alors trop occupé à préparer l'enregistrement du discours de Winston Churchill, Premier ministre britannique. Retrouvez ci-dessous les circonstances et le texte exact du discours du 18 juin 1940 du général de Gaulle.

 

Le contexte

 

Le 18 juin 1940, le général de Gaulle accompagné de son aide de camp Geoffroy de Courcel, quitte Seymour place, pour se rendre à la BBC où il prononcera son célèbre appel Le 16 juin 1940 suite à la démission du Président du Conseil, Paul Reynaud, le général de Gaulle décide de partir le lendemain pour l'Angleterre afin de poursuivre le combat.
Accompagné de son aide de camp, le lieutenant Geoffroy de Courcel, il s'installe provisoirement dans un appartement prêté par un Français, près de Hyde Park, au centre de Londres, au numéro 6 de Seymour Place.
Il y rédige le texte de l'Appel qu'il prononce le 18 juin 1940, vers 20 heures, sur les ondes de la B.B.C. Dans ses Mémoires de Guerre le Général décrit les circonstances qui ont entourées l'Appel.

« La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s'offrait pour cela. Dès l'après-midi du 17 juin, j'exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l'Angleterre qu'aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l'utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l'armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu'il l'avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l'on connaît. »

 

Texte de l'appel du 18 juin

 

"Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

 

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

 

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

 

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

 

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

 

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

 

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

 

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

 

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

 

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

 

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."

 

 

L'affiche "à tous les Français" ayant suivi l'appel du 18 juin

 

L'AFFICHE DE LONDRES

 

Tirage anglais de l'affiche de l'Appel du 18 juin 1940, effectué par le bureau des FFI de Londres

L'affiche "A tous les français" placardée sur les murs de Londres à partir de juillet 1940 n'est pas l'affiche de l'appel du 18 juin (Tirage J.Weiner)

Longtemps, cette affiche a été confondue avec le texte de l'Appel du 18 juin. Il existe 3 tirages différents de l'affiche de Londres "A tous les français".

 

Voici les points communs des affiches des divers modèles :

 

  • Liseré tricolore encadrant l'affiche
  • 2 drapeaux croisés
  • Le texte :
    » "A TOUS LES FRANÇAIS" (caractères majuscules et gras)

    » "La France...n'a pas perdu la guerre !" (caractères italiques) "Des gouvernants de rencontre... Luttons tous pour la sauver !" (caractères minuscules)

    » "VIVE LA FRANCE !" (caractères majuscules et gras)
     
  • Signature manuscrite (en bas à droite : "Charles de Gaulle")
  • Plus bas, en caractères d'imprimerie : "GÉNÉRAL DE GAULLE"

 

 

 

Le premier tirage de l'affiche "L'Appel aux armes" est dû à un modeste imprimeur artisan, Achille Olivier FALLEK, résidant au 24 Seawell Road.
Celui-ci se souvient avoir reçu le général de Gaulle un soir de juin 1940 :
"les deux coudes appuyés sur le marbre, il a relu son texte avec une extraordinaire attention. Il a demandé qu'on force un peu les caractères du titre. Il avait l'air si grave et en même temps si calme..." Tirée a 1 000 exemplaires, l'affiche a été placardée à partir du 3 août 1940 ; l'affichage est signalé dans le Times du 5 août.

 

Le deuxième tirage est dû à l'imprimeur J. Weiner Ldt - London WC1. Tirée à 10 000 exemplaires, elle comporte exactement les mêmes caractéristiques typographiques que la première affiche de Fallek :

  • le "d" de servitude est remplacé par un "p" renversé
  • le "d" de servitude est décalé en hauteur
  • le "e" de péril ne comporte pas d'accent
  • l'encadrement tricolore est de type anglais - bleu à l'extérieur, rouge à l'intérieur Un exemplaire de cette affiche a été adjugé à Drouot 112 649 F le 18 juin 1986.

Le troisième tirage de l'affiche porte : "Imprimé en Grande-Bretagne par Harrison & Sons LDT".
Les formats de ces trois tirages se situent entre 750 à 790 x 497 à 518. La traduction en anglais en bas à gauche figure sur les trois exemplaires.

 

Il existe de nombreuses autres versions (tirages en Afrique, en Amérique du Sud, en France), mais elles ne doivent pas être confondues avec l'original, notamment celle qui comporte le texte en français seul et en bas à gauche la date 18 juin 1940 qui fut imprimée à partir de septembre 1944. Le tirage anglais du bureau des FFI à Londres a les couleurs anglaises (bleu extérieur, rouge intérieur); le tirage français a le rouge extérieur et le bleu intérieur.

 

Le 17 juin 2005, l'affiche "A tous les Français" a été inscrit par l'Unesco au Registre Mémoire du Monde.

 

Rédigé par Catherine Trouiller

 

 

Source de ces deux documents : 

 

http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/l-appel-du-18-juin.php

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 18:22

 

 

Par Darthé-Payan

 

 

Le retraite à 60 ans c'est fini tel en a décidé le Président Sarkozy et le Gouvernement Fillon. La droite libérale, européiste et antisociale vient de détruire l'une des plus belles conquêtes du mouvement ouvrier et une des plus belles lois sociales votées à l'initiative de gouvernement de la Gauche issu du programme commun sous la présidence de François Mitterrand.

 

 

BREF RAPPEL HISTORIQUE

 

La retraite à 60 ans, l'une des réformes majeures de la gauche au pouvoir est entrée en application en 1983. Elle fait partie du lot des conquêtes sociales soit arrachées par le mouvement social et syndical soit par l'initiative transformatrice et progressiste de certains gouvernements.

 

L'Etat providence, la solidarité nationale, la protection sociale, la securité sociale, les retraites sont des salaires différrés certes mais aussi la propriété des gens qui n'ont rien. C'est la propriété commune et sociale qui a commencé par le Grand livre de la Bienfaisance (première ébauche d'une securité sociale) sous la convention montagnarde et à l'initiative des Jacobins notamment Robespierre. Puis tout au long du IXXème siècle notamment sous la Troisième République, les premières caisses de secours ouvriers, les premières retraites celles des mineurs (soutenues et proposées par Jean-Jaurès), les assurances sociales puis la grande oeuvre du Conseil National de la Résistance avec la Sécurité Sociale et bien sùr les retraites par répartition et la possibilité de prendre sa retraite dès 65 ans.  Puis viendront les retraites complémentaires et l'allocation chômage dans le cadre des négociations paritaires. La Gauche revenue au pouvoir entreprend le dernier étage ce cette grande oeuvre républicaine, collective, politique et sociale en établissant la retraite à 60 ans.

 

Après le retour en force de l'idéologie libérale, avec  la mondialisation capitaliste puis avec l'Europe de la concurence libre et non faussée et du libre échange, les conquêtes sociales sont remises en cause sans cesse années après années notamment et principalement par les gouvernements de droite (Balladur en 1993, Fillon en 2003 et aujourd'hui, avec le projet de réaction sociale, de regression sociale proposé par Sarkozy et Fillon et le Ministre Woerth). Il eût la remise en cause du calcul sur le salaire des dix meilleures années en préférant les 20 meilleures années, puis les 40 annuités pour le privé. Si les grandes grèves de 1995 ont permis au mouvement social de faire reculer les projets de Juppé. Le répis, qui permettra de lancer les retraites par l'épargne, la capitalisation et les fonds de pensions ; débouche sur un  lot  continu de remises en cause des régimes de retraites avec le passage aux 40 annuités pour les fonctionnaires avec Fillon en 2003, puis la remise en cause des régimes de retraite. D'abord les régimes  spéciaux en 2007, entre temps des  mesures entraient  en application avec les 41 ans, 42 ans, etc...et  puis vient le tour du symbole  de la retraite à 60 ans qui disparait ce 16 juin 2010.

 

 

LE PROJET(1) DU GOUVERNEMENT SARKOZY-FILLON UNE CONTRE REFORME SOCIALE REGRESSIVE ET REACTIONAIRE

 

Le gouvernement Sarkozy-Fillon propose donc de porter l' âge légal du droit commun à la retraite de 60 à 62 ans en 2018, certes cette évolution est progressive mais c'est une régression sociale, une réaction sociale qui est sans précédent. Depuis deux siècles - à part la triste période du Gouvernement de Vichy - la France républicaine avançait dans le progrès social tant dans le droit du travail, de la protection sociale que des retraites. C'est la première fois donc que notre pays, n'évolue plus vers le progrès social et la solidarité nationale. C'est une première qui fera date même si les premières remises en cause  ont été faites il y a près de vingt ans comme je le rappelais un peu plus haut dans mon propos.

 

 

Le gouvernement Fillon traite la question de la pénébilité du manière hypocrite et régressive là aussi. La pénibilité n'est plus un principe défini collectivement mais individuellement par le médecin à tel ou tel salarié. C'est là aussi une régression, une position réactionnaire et antisociale qui doit ravir le patronat.

 

 

Les mesures de financement  - outre l'augmentation des durées de cotisations et du départ légal à la retraite à 62 ans (67 ans avec le système des décotes) - s'appuient sur l'augmentation de recettes supplémentaires telles que la création d'un prélèvement de 1 % sur la dernière tranche de revenus, l'augmentation de 1 point des prélèvements sur les plus values de cessions mobilières, des cessions immobilières et du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les intérêts. Le gouvernement Fillon propose aussi une augmentation sur les stocks options avec le passage de la contribution de l'employeur de 10 à 14 % et celle des salariés de 2,5 à 8 %. D'autres mesures touchent les retraites chapeau et notamment en affectant le 1er euro de rente versée à partir d"un seuil de 1000 euros ainsi qu'une contribution de 14 % sur le bénéficiaire. Je m'arrête là...

 

 

Toute ces mesures de financement sont certes un premier pas de la participation à la solidarité nationale des revenus du capital, des revenus du foncier ou de l'immobilier et des revenus salariaux les plus élevés. Mais largement insufisant.

 

 

UNE ALTERNATIVE REPUBLICAINE ETAIT POSSIBLE

 

 

La Retraite à 60 ans aurait put être maintenue, pérennisée et financée en lui intégrant une réforme républicaine et progressiste dans le droit file de l'idéal républicain, bâtisseur et solidaire du programme du CNR.

 

Une retraite par répartition avec un âge légal de départ à 60 ans, pour 37,5 annuités de cotisations, sur un salaire moyen des dix meilleurs années et à hauteur de 75 % du salaire de référence telle aurait du être la réforme républicaine et sociale de progrès qu'aurait due proposer, porter et défendre les syndicats et les partis de toute la gauche. Hélas rien ne vint de ce côté là. La droite et le MEDEF en profiteront.

 

Pour se donner des marges de maneuvre, de relance et de développement économique notre pays, notre patrie républicaine, doit rompre avec l'UE,  la BCE, le GMT et retrouver sa pleine souveraineté nationale et populaire. Egalement une politique d'inspiration républicaine, socialiste et jacobine se donnerait un deuxième objectif de marge de maneuvre en se réappropriant le pouvoir économique par la nationalisation, la socialisation des moyens de production, d'investissement, d'échange et de la monnaie.

 

J'ai toujours était partisan du maintien de la  retraite par répartition avec un âge légal de départ à 60 ans, pour 37,5 annuités de cotisations, sur un salaire moyen des dix meilleurs années et à hauteur de 75 % du salaire de référence et une prise en compte collective de la question de la pénébilité au travail tout au long de la vie du salarié. De plus les salariés qui ont une carrière longue, qui ont commencés à travailler à 14, 15, 16 ou 17 ans doivent pouvoir prendre leur retraite avant leur soixantième anniversaire.

 

Egalement, j'ai proposé  que les années d'études post bac, les années de formation professionnelle, les années de l'alternance (apprentissage, contrat de professionnalisation), les stages et les périodes de chômage soient prises en compte dans le calcul de la retraite et dans le nombre des annuités. Et là, passer à 40 annuité en tenant compte de tout cela n'aurait pas été une régression sociale mais un progrès social commun et solidaire.

 

D'autres pistes pouvaient être prises en considération notamment celles de l'élargissement des sources, des taux; des assiettes et des assujetis. Faire participer les revenus du capital, les plus values immobilières et mobilières, les revenus fonciers, les stocks options à la même hauteur que les revenus salariaux.

 

Ensuite supprimer le plafond de la sécurité sociale sur le bulletin de paie.

 

L'indexation des retraites sur les prix et aucune retraite inférieure au SMIC.

 

Créer une contribution sur les mouvements de capitaux.

 

Mettre en place une politique économique de développement volontariste tournée vers la reconquête du marché intérieur, les soutiens et les protections à l'exportation et créer par cette nouvelle politique économique républicaine et d'intérêt général des emplois. L'emploi salarié est la meilleure source de financement des retraites comme d'ailleurs de la sécurtié sociale et de l'assurance chômage. Développer aussi l'emploi public et les ateliers sociaux puis lancer un vaste plan de valorisation des métiers et de la production.

 

Lancer un plan de large redistribution et  de large répartition des richesses. L'impôt républicain direct, progressif , redistributeur et financeur de l'intérêt général, du développement et de la solidarité.

 

Je m'arrête là car mes propositions ne sont pas exhaustives.

 

 

LES SYNDICATS SUR LE RECULOIR, LA GAUCHE POLITIQUE DESUNIE ET INNEFICACE FONT QUE LE RAPPORT DE FORCE DEVIENT VITE UN RAPPORT DE FORCE FAVORABLE AU GOUVERNEMENT ET AU MEDEF

 

Les manifestations et les appels à la grève ne changeront rien, la cause est entendue, les carottes sont cuites et la retraite à 60 ans a fini d'exister. La réaction sociale est partout présente et enfonce jour après jour les acquis sociaux et de solidarité de notre peuple citoyen. Les syndicats accompagnent depuis belles lurettes la réaction sociale et sont pour beaucoup dans la faible mobilisation (journée et manifestation sans lendemain, refus de grève générale ou tout au moins de mouvement qui dure, etc...) telle est aussi la triste réalité du mouvement social.

 

La mobilisation en demie teinte et un peu désunie fait que le gouvernement se sent fort et c'est lui qui mène le jeu et les syndicats n'auront qu'a accepté comme d'ailleur le peuple citoyen.

 

Ce peuple citoyen, qui souffre, qui a de plus en plus tendance à se replier sur lui même en ces temps de crise et de réaction sociale font que la mobilisation, la lutte des classes sont faibles.  Les gens sont très préoccupés par la baisse de leur pouvoir d'achat, par le chômage ou la peur de s'y retrouver, par les questions de paiement  des loyers ou des traites des crédits en cours, par leur demande de logement qui traîne, par les questions de sécurité et par l'avenir scolaire de leurs enfants. La question de la remise en cause de la retraite à 60 ans les a parfois laisser de marbre. C'est un constat que j'ai fait dans mes rencontres et là ou là cela fait mal et tout cela se constate dans la faible mobilisation des salariés, des gens pour défendre la retraie à 60 ans. Après celle de 2003 (40 années pour les fonctionnaires) et celle de ce 16 juin 2010 - sans préjuger des débats parlementaires et des négociations (pardon concertation) syndicats, patronat et gouvernement - la droite gagne une nouvelle fois par KO debout ! 

 

 

LA GAUCHE POLITIQUE JOUE UN JEU TROUBLE

 

Si Sarkozy a bien manoeuvré, la Gauche n'est pas exempte de reproches, loin sans faut. Le PS dans un premier temps par la voix de sa Première Secrétaire annoncé qu'il était favorable à une augmentation de la durée de cotisations puis voyant venir le tollé, fît machine arrière et proposa de défendre le maintien de la retraite à 60 ans mais en tenant comptes des réformes successives (Balladur et Fillon) bref, incohérence et inéficacité.

 

Même le PCF et le PG - malgré des propositions intéressantes pour ce dernier  (2)  et que je partage largement -  ne sont pas à l'abri des reproches et notamment mon parti le PG qui dans ses textes de tract ou dans ses dernières propositions ou encore  dans les propos de son Président, le camarade Jean-Luc Mélenchon parlent de la retraite à 60 ans mais sans jamais évoquer les 37,5 annuités de cotisations ce qui entrainent  de leur part et de facto la reconnaissance et la  prise en compte des 40 années et donc des réformes réactionnaires et de régression sociale que furent celles de Balladur en 1993 et celle de Fillon en 2003. Discours ambigü donc au PG et pas aussi mobilisateur et porteur que l'on aurait pu attendre d'un parti s'affirmant d'être de la gauche radicale ! Donc la logique et la clarté auraient dù pousser le PG et Jean-Luc Mélenchon à affirmer haut et fort le retour aux 37,5 annuités de cotisation.

 

DES PISTES FECONDES PROPOSEES

 

Des pistes fécondes et intéressantes furent pourtant proposés dans la gauche politique ou syndicale, la CGT ou FO   proposérent une réforme intéressante et progressiste, d'autres comme le POI ou le NPA lancèrent des campagnes faites de convergeances auxquelles les autres partis de la gauche (PG, PCF, PS) n'y répondirent que partiellement ou localement sans grande mobilisaion ni participation.

 

Je me permets de souligner les excellents travaux de la la fondation Copernic alliée avec ATTAC qui ont proposé pétition, documents et propositions alternatives et également les travaux des deux compères socialistes Gérard Filoche et Jean-Jacques Chavigné.  Le PG a fait fort tard des propositions (2) ce qui a mon humble avis a  manqué au dynamisme et à l'explication. Des alternatives étaient donc possibles et pourtant comme pour le mouvement social , le mouvement politique est atone et sans grande dynamique.

 

EN CONCLUSION

 

Le rapport de force est donc favorable au gouvernement et au patronat. Est-ce que l'avenir politique, social et syndical démentira cette tendance et la renversera ?  Nul ne le sait à ce  jour et seul l'avenir pourra nous le dire, même s' il faut être lucide, réaliste et reconnaître que le rapport de force est défavorable aux salariés, aux syndicats, aux partis de gauche et aux citoyens souverains.

 

Salut et Fraternité.

 

 

Notes

 

(1) Les trois documents disponibles qui traitent du projet de réforme des retraite présenté ce 16 juin par le gouvernement.  Pour ceux qui aiment ce genre de lecture voici le lien :

 

http://www.retraites2010.fr/projet-du-gouvernement-relatif-la-reforme-des-retraites

 

(2)  Les propositions du Parti de Gauche :

 

http://www.lepartidegauche.fr/editos/arguments/2797-forum-national-la-retraite-cest-fantastique-et-cest-possible-4-juin-2010

 

 

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 18:34

Par Darthé-Payan

 

 L'Europe fédéraste est la négation des Etats-Nations et des peuples souverains. L'UE, la commission de Bruxelles, à défaut de réaliser quelque chose de démocratique, de social, s'oriente de plus en plus vers l'Europe des Régions (d'ailleurs les différents traités l'encouragent et le permettent) et des communautés.

 

 L'objectif qui est pour, cette Europe a-démocratique et antisociale , la concurence libre et non faussée, a aussi un objectif innavoué mais bien réel et insidieusement programmé : la fin des Etats-Nations et des peuples souverains dans l'unique but de servir le futur Grand Marché Transatlantique qui rentrera en appplication le 1er janvier 2015.

 

D'ailleurs personne n'en parle du GMT et nombreux sont les députés européens de droite, de gauche, d'écolos qui l'ont voté dans le dos des citoyens.

 

 L'Europe des toutes puissantes régions (quelles soient bretonne, flammande ou catalane etc...) sont la conséquence d'une politique antirépublicaine, contre révolutionnaire et surtout fauteure des troubles, d'appartheid. L'Europe du coup d'état (mise sous tutelle des budgets des Etats-nations) n'est qu'une nouvelle prison des peuples et le fossoyeur de la souveraineté des Etats-nations.

 

 Les régionalistes nationalistes flammands veulent la séaration de la Belgique et un développement séparé avec les Wallons francophones. C'est l'ultime conséquence de l'Europe négation des nations et des peuples, du laisser faire national au niveau de l'unité et l'indivisibilité d'un pays qu'il soit une république ou une monarchie avec un royaume. Le dépiéçage de la Belgique ou la séparation linguistique intégriste serait une catastrophe pour l'idée d'unité d'une communauté nationale, d'un intérêt général, d'un Etat cohérent et viable.

 

 La France n'est pas à l'abri de telles tendances avec les fanatiques ou les intégristes de la décentralisation, du régionalisme, du particuliarime linguistique ou religieux. L'exemple des peuples machins (breton, corse, poitevin etc...) que certains promeuvent, serait une catastrophe pour la république démocratique, une et indivisible et laïque. La France, notre patrie républicaine, doit affirmer haut et fort son unité, son indivisibilité, sa laïcité, son intérêt général, sa souveraineté, son indépendance, son universalité.

 

 Plus que jamais, notre pays doit se retirer de l'UE, de la BCE, du GMT, retrouver sa pleine et entière souveraineté populaire et nationale. Plus que jamais, notre pays doit retrouver son unité et l'indivisibilité de la république en abrogeant les lois de décentralisation et autres réformes des collectivités locales. Les républicains et les jacobins devraient avoir comme objectifs et comme projet la reconquête de la souveraineté de notre pays et la reconquête de l'unité et l'indivisibilité de notre république.

 

Salut et Fraternité.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 17:16

Par Darthé-Payan

 

 

J'ai décidé de prendre mes distances avec la stratégie de Jean-Luc Mélenchon et du Parti de Gauche.

 

Je m'en explique.

 

Constat

 

La stratégie du Front de gauche est morte depuis en fait le mois de septembre quand le PCF a remis au centre du jeu le PS,  en invitant ce dernier à participer aux ateliers qu'organisaient le PCF. Le PG, d'abord apposé, s'est plus ou plus ou moins renié et à finalement participé. Déjà le Front de Gauche, devenait confus, ambigü, à géométire variable.

 

Le PCF a tout fait pour que l'alliance de l'autre gauche - comme l'appelle Jean-Luc Mélenchon - ne se fasse pas en faisant que les alliances avec le NPA ne voient pas le jour.

 

La direction de mon parti, le PG, qui a claironné que le Front de Gauche avait réussi un très bon score aux régionales alors que j'avais alerté en démontrant les choses que c'était loin d'un succès avec 6 et quelques pour cent. Le PS à 30 %, Europe Ecologie à 12 %. Donc, le résutlat n'était pas à la hauteur. Le Front de gauche était un échec stratégique !

 

Depuis la mi 2009, le PG, est de plus en plus poussé vers le tout écologie et l'idéologie libertarienne. L'écologie et le sociétal sont les préoccupations essentielles du PG. La question républicaine (à part de temps en temps Jean-Luc Mélenchon sur la burqà, Marc Dolez sur la réforme des collectivités locales ou Alexis Corbière sur le mélange du politique et du religieux) est fort peu appréhendée. La question sociale fort peu aussi à part par des slogans gauchards un peu simpliste : "il faut payer les riches", "il faut faire payer les banques", "c'est aux banques à payer la crise pas au peuple" etc... La question nationale est vue que du côté de l'oeil gauchiste qui traite toute idée patriote ou toute référence à la nation ou au protectionnisme, de nationalisme, de xénophobe, de raciste, de souverainiste.

 

La question européenne est évacuée et la volonté de reconquérir la souveraineté pour notre pays n'est même pas envisager par la plus part.

 

Le Jacobin est traité de sectaire, de droitiste, de nationaliste.

 

L'intégration de mouvances écologistes et libertariennes ont tellement influée et influencée le PG que c'est l'écologie la question récurrente et en décembre à propos du sommet de Copenhague, on se serait cru dans une idéologie mystico écolo d'une nouvelle église dont tout le monde devait boire les saintes paroles et faire de la Nature une nouvelle divinité. On se serait cru dans le pur néoromantisme naturaliste allemand.

 

Le PG n'a pas de corpus idéologique défini, pas de projet structuré et chiffré, par de stratégie d'alliance et d'imersion dans le peuple citoyen et souverain. De plus, le congrès est mainte et mainte fois reporté. On commence qu'à parler stratégie 2012.

 

J'ai même vu quelques propositions formulées ici ou là par Jean-Luc Mélenchon ou d'autres comme Jacques Généreux mais tout cela est fort limité. Jean-Luc Mélenchon propose de faire de l'inflation pour "tuer" la rente et la dette. C'est aujourd'hui quasiment impossible, car la maitrise de la monnaie, des taux directeus, de la hausse des prix sont du domaine de la Banque centrale européenne et non plus des Etats. Pour appliquer une telle politique, il faudrait rompre avec l'UE, la BCE et le GMT et aussi organiser des protections de notre marché intérieur et de nos produits à l'exportation. Ce qui est formellement interdit pour ces deux domaines par le traité de Lisbonne et le traité de Maastricht.

 

Ensuite, Jean-Luc Mélenchon et la direction du PG critiquent - et ils ont raison - l'orientation de l'Europe et des choix faits dans le cadre de la crise grecque. Mais là aussi, on critique fortement, à juste raison, mais on n'enchaine pas et on se bloque en restant pieds et mains liés dans l'UE, la BCE, le GMT.

 

Le PG organise, le 12 juin prochain,  un forum "gouverner face aux banques" avec des propositions intéressantes mais sans réelle rupture avec l'ordre capitaliste. Tout cela est bien beau mais dans aucune des pistes de réflexion ou de mise en perspectives n'apparait la rupture de notre pays avec l'UE, la BCE, le GMT. Or, pour mener cette politique concrètement, il faut sortir de l'UE, de la BCE, du GMT est reprendre notre souveraineté. De plus, rien de concret n'apparait dans les pistes proposées au débat sur ce qui pourrait être une rupture avec le capitalisme et une volonté de socialisation de l'économie du pays. Même pas le dépassement du capitalisme et à peine de la régulation qui est quasi impossible dans le cadre de l'UE, de la BCE et du futur Traité du Grand marché transatlantique.

 

Pour ma part, dans quelques jours, je présenterai ici des propositions de rupture. Je finalise les choses. Je proposerais également dans le courant du mois des propositions du dépassement du PG et aussi des propositions sur la refondation républicaine, jacobine et laïque de la France, de ses institutions, de la société.

 

 

Les raisons qui me poussent à prendre mes distances avec le PG et Jean-Luc Mélenchon.

 

J'en viens maintenant à ce qui m'a poussé à prendre mes distances avec mon camarade Jean-Luc Mélenchon et avec mon parti le PG;

 

C'est la note publiée, il y a quelques heures, sur le blog de Jean-Luc Mélenchon concernant le fait qu'il avait rencontré la responsable des Verts Cécile Duflot. Jean-Luc Mélenchon écrit : "Le fond était assez excitant. Ils ont autant envie que nous de marier la radicalité du changement de regard et de méthodes et l’ambition majoritaire. Eux non plus n’ont ni peur ni complexes à l’égard des socialistes. Ils sont de gauche aussi ; nous sommes écologistes aussi. On va se revoir beaucoup. "

 

Tout cela se passe de commentaires et démontre que la nouvelle stratégie du PG (?) ou de Jean-Luc Mélenchon (?) est d'aller vers Europe Ecologie.

 

Pourquoi faire ?

 

Jean-Luc Mélenchon trouvent les Verts (en fait Europe Ecologie) de gauche et radicaux. Ah bon ? C'est nouveau ! Cohn Bendit ou Joly des gens de gauche et en plus radicaux alors là les bras m'en tombent ! Laguiller ou Besancenot vont se retrouver à l'ultra ultra gauche !  Je voudrais rappeler à mon camarade "Méluche" que la grand majorité des Verts et EE ont voté pour le TCE ou le Traité de Lisbonne mais aussi à la quasi unanimité pour le Grand Marché Tranatlantique. Je lui remémorre aussi que EE n'a pas spécialement la fibre républicaine jacobine une et indivisible et qu'ils (les Verts et EE)  sont tous pour le libre échange.

 

Je croyais que le Front de gauche c'était l'unité avec le PCF, le NPA etc.. et Jean-Luc Mélenchon leur proposait une alliance Front de gauche aux Cantonales, aux Présidentielles et aux Législatives. Le triple paquet a été vite mis aux oubliettes.

 

Sur tout cela, le dirigeant communiste, Pierre Laurent, qui a vraissemblablement pas la même liberté de proposition et d'action qu'avait Marie-Georges Buffet, déclare que le PCF pourrait peut-etre participer aux primaires des socialsites. Bonjour le Front de gauche !

 

En raison des nouvelles orientations de Jean-Luc Mélenchon et du PG, se rapprochant d'Europe Ecologie, ne formulant aucunement une perspective de rupture avec l'Union Européenne, avec la BCE, avec le GMT, avec le système capitalisme libre échangiste, n'envisageant également aucune refondation républicaine, jacobine et laïque de la France, j'ai décidé de prendre mes distances,  démissionne de mes "fonctions" au sein du PG tant au niveau local qu'au niveau du CN et reprend mon autonomie et ma liberté.

 

 

Une autre perspective

 

Le PG doit être dépassé. Un nouveau sursaut poltiique, militant, structurel, organisationnel, idéologique et programmatique doit se faire jour. La République, le socialisme, l'universalisme. Faire un nouveau parti : Le parti Républicain Socialiste et jacobin. Le Parti de la République et du Socialisme. Faire converger, les républicains socialistes, les jacobins, les communistes, les militants du POI, les républicains citoyens du MRC,  les gaulistes de progrès, les citoyens cherchant l'émancipation et la souveraineté, vers ce nouveau projet.

 

Pour ma part, en Républicain socialiste jacobin, j'oeuvrerai pour que cette perspective se fasse jour et qu'un réel espoir de changement et de volonté apparaisse dans le paysage politique français et aussi dans les têtes et les coeurs de mes concitoyens.

 

Salut et Fraternité.

 

 

  Communiqué écrit le 09 juin 2010 à 20 H 00.

 

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 17:01

Par Darthé-Payan

 

 

Tout d'abord, le PS, en organisant  des primaires se glisse dans les habits du parti démocrate américain. Voilà quelques temps déjà, il avait emprunté l'idéologie de l'école néodémocate États-unienne et notamment du clan Clintonien. Maintenant le PS fait appel à des primaires pour régler la question des ambitions personnelles et présidentielles de ses candidats.

 

C'est une triste dérive. Les primaires - caucus - sont totalement étrangère au monde politique français et aux organisations partitaires. Ensuite, le PS va organiser un large cirque médiatique, peopolisé autour des candidats Royal, Strauss Khan, Aubry, Hollande, Valls pour les plus probables.

 

 Donc, c'est le consommateur politique qui sera à l'oeuvre et qui imposera son choix consumériste du politique. Fini, les mouvements politiques avec un corpus idéologique, un projet politique, un programme électoral, des objectifs, une stratégie d'alliance. Bref, la seule chose qui compte c'est la personnalisation du politique désigné, sa peopolisation, sa marchandisation comme un vulgaire produit, comme une vulgaire star du système médiatico-politique.

 

A quoi servent les militants ? Si c'est un groupe de supporters, de teanaggers, de clients qui décident du choix d'un candidat à l'élection présidentielle .

 

Ensuite, les citoyens choisiront-ils en fonction des idées, des projets, des programmes, des perspectives que donnera tel ou tel candidat ou bien celui qui aura été nominé et choisi lors des primaires faites à coup de sondages et de médiatisation à outrance ?

 

Là aussi, le rôle du citoyen souverain en prend un coup. On le transforme en client du marché politique, en spéculateur du politique, en voyeur de l'image du politique. C'est à mon humble avis tout à fait dégradant pour l'homme ou la femme politique mais aussi pour le citoyen.

 

Le PS est un parti idéologiquement à la dérive et programmatiquement recentré. Le Care, la société du bien être être, son nouveau paragdime branchée du libertarisme bobotisé  est fait pour les classes moyennes et la petite bourgeoisie. C'est toujours la même pensée post soixante huitarde qui est à l'oeuvre, la pensée dominante libertarienne à l'oeuvre à droite et à gauche est principalement chez les gauchistes et les PSEcololibertariens.

 

Alors que les questions sociales, nationales et républicaines sont l'urgence politique et l'urgence nécessité pour le devenir de notre pays, ces commerciaux des caucus et du care préfèrent  le sociétal plutôt que le social. C'est l'écologie plutôt que la croissance et le développement. C'est le libre échange libéral et européiste plutôt que le patriotisme républicain et universaliste  et la rupture avec l'ordre établi. C'est l'individu client roi plutôt que le citoyen producteur. C'est les communautarismes et le régionalisme plutôt que la république laïque une et indivisible.

 

Martine Aubry nous parle de la société du bien être. En restant dans l'Europe de la concurrence libre et non faussée, du dumping social et fiscal, des directives de démantèlement des souverainetés des États nations et des peuples,

 

 L'Europe de la BCE et du GMT qui impose par un coup d'état la mise sous tutelle des budgets des États nations et remet au goût du jour les critères de Maastricht des 3 % de déficit et pas plus. La fameuse seringue des contraintes budgétaires liées aux impératifs de la lutte contre l'inflation vont de nouveau faire partie des politiques d'ajustement budgétaire en attendant les politiques d'austérité ou d'économie de guerre comme en Grèce avec son lot de rationnement, de décroissance, de démantèlement et d'injustices.

 

L'urgence politique et sociale est au gouvernement républicain de salut public qui décide que notre pays redevienne souverain en rompant avec l'Union Européenne, la BCE, le GMT et se réapproprie son économie, sa monnaie, son parlement, son destin collectif. Faisons de notre pays, pays des Lumières et de la Grande Révolution française, le retourneur d'Histoire comme en 1789, 1792, 1793, 1848 et aussi un certain dimanche 29 mai 2005. L'Histoire du retour des États nations et des peuples souverains. Reprenons aussi l'esprit patriotique et républiain du programme bâtisseur et libérateur du CNR. Faisons de nouveau l'alliance féconde des ouvriers, des instituteurs, des producteurs, des chercheurs, des paysans, des artisans, des personnes privées d'emploi pour reconquérir notre souveraineté, pour reconstruire une économie développée digne de ce nom et qui affirme grandeur, esprit des Lumières émancipateur, universalité et rayonnement. Faire de nouveau société et humanité universelle telle devrait-être l'urgence du politiique et du citoyen. Le PS préfère s'occupait de ses produits dérivés et d"idées supplément d'âmes !

 

Des caucus aux cocus telle pourrait être la situation et l'évolution à la fois des militants socialistes et aussi des citoyens souverains de notre patrie républicaine avec ces primaires et ce programme care. Au fait Martine Aubry le programme socialiste vous vous le carez ... !



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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 13:58

Par Darthé-Payan

 

 

RAPPEL

 

Le 29 mai 2005, le peuple français exprimait un non franc et massif - à prés de 55% - au Traité constitutionnel européen (TCE), la fameuse constitution 'Giscard".

 

Les français avaient exprimé le refus de la concurence libre et non faussée qui suait pour tous les pores du TCE.

 

Les non de gauche furent majoritaires dans le camp du progrès. Le peuple français citoyen et souverain avait exprimé un coup d'arrêt à la construction a-démocraique et anti sociale de l'Europe. La France républicaine faisait à nouveau l'Histoire en Europe.

 

Depuis, il semblerait que beaucoup de monde ait oublié le vote du 29 mai 2005, sa signification, sa portée (quelques semaines plus tard, ce fut au peuple hollandais, puis irlandais d'exprimer un clair refus de ce texte constittutionnel d'idéologie libérale et libre  échangiste.).

 

LES POLITIQUES ET LE 29 MAI 2005

 

- La Gauche du Non

 

La Gauche du Non n'a même pas pu faire fructifier ce vote du peuple et de divisions en divisions, de renoncements en renoncements, d'ambitions en ambitions elle gâchat ce  beau résultat .

 

L'espoir aurait pu naître à gauche, lorsque qu'à Arles,à la première Université d'Eté de Pour la République sociale (PRS) qu'animait en autre Jean-Luc Mélenchon, réunissait des anticapitalistes (Besancenot), des paysans alternatifs, (Bové), des communistes (Marie-Georges Buffet), des républicains socialistes et jacobins (Jean-Luc Mélenchon, François Delapierre), des socialistes (Jacques Généreux),  des alter mondialistes (J. Nikonof) etc... Des constats partagés, des débats féconds, des propositions d'actions laissaient augurer une perspective nouvelle et alternative dans la gauche et dans le pays.

 

Hélas, trois fois hélas, de la synthèse subie au congrès socialiste du Mans (à laquelle participeront les amis de Jean-Luc Mélenchon), en débats stériles fort peu fraternels dans les comités du non, les comités locaux et unitaires lors de la Présidentielle. On connait la suite, une multitude de candidature dans la gauche du non, dans la gauche radicale (querelles d'appareils, querelles d'égos, ambitions, ressentiments personnels etc...), firent que le PS avec Ségolène Royal passera devant et sa mauvaise campagne confuse et trop inspirée d'idées contre révolutonnaires permis à Sarkozy d'atteindre la magistrature suprème.

 

Depuis cette gauche du non n'a pas avancé d'un pouce dans l'unité structurelle, structurante et programmatique. La création du Parti de Gauche, relançait l'espoir d'unité et d'alternative républicaine et socialiste à gauche mais très vite cette espérance se cantonnera dans un face en face avec le PCF dans une structure branlante le Front de Gauche et dans une relation " je t'aime moi non plus" avec le NPA. De dérives écologistes en dérives libertariennes le PG ne put qu'être qu'une composante de plus dans une gauche du non, une gauche radicale atomisée et sans projet !

 

- Les socialistes

 

 Les socialistes se situent encore et toujours dans l'accompagnement du système capitaliste et européiste et malgré des sursauts électoraux (élections régionales) ne sont toujours pas capables de renverser la droite et gagner les élections présidentielles ou législatives à venir. Les socialistes du non, restés au PS sont absolument  muets et pieds et mains liés à leurs accords avec la première secrétaire du parti de la rue de Solférino. Tous les candidats déclarés ou non, putatifs, virtuels, impatients se situent dans l'Europe du traité de Maastricht et du Traité de Lisbonne, dans la logique du BCE et du GMT. De plus, les parlementaires ont en grande majorité permis l'adoption de la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne par la voie parlementaire.

 

- A droite

 

La droite, Sarkozy, Fillon et l'UMP, droits dans leurs bottes, appliquent sans coups férirs les directives et autres décisions technocratiques et a-démocratique de la Commission de Bruxelles.  L'Europe de la concurence libre et non faussée avance pas à pas et jour après jour dans le démantèlement des services publics, dans le démantèlement des acquis sociaux, dans le démantèlement des droits de souveraineté des peuples et des Etats nations. Sarkozy a fait passer son Traité de Lisbonne dans le dos du citoyen et aussi en pur mépris du vote du 29 mai d'il y a cinq ans.

 

- Gaulliste qui donne à réfléchir

 

Nicolas Dupont Aignan, leader du Mouvement Debout la République, semble cohérent dans sa démarche de retour de notre pays vers sa souveraineté économique et monétaire. En proposant la fin de l'Euro, l'esprit gaulliste d'indépendance et de volonté, émerge de nouveau dans le paysage politique français. Une position courageuse qui ne déplait en rien au républicain socialiste et jacobin que je suis.

 

- Verts et Europe Ecologie

 

- Les Verts et Europe Ecologie en purs propagandistes de l'idéologie soixante huitarde font tourner le débat sur l'écclogie et le sociétal. Il n'est plus question dans leurs discours ou propositions, des questions de souveraineté, des questions du  pouvoir politique supérieur au pouvoir économique (l'intérêt général), des questions sociales, des questions nationales.

 

- Celui qui labourre !

 

Pendant ce temps, le FN surfe sur la vague du mécontentement et du désespoir des citoyens électeurs qui s'asbtiennet massivement aux européennes notamment. Il labourre les terrains abandonnés par la gauche et par la droite : les ouvriers, les paysans, les petits commerçants et artisans, les retraités.

 

 

 L'ECONOMIE DE GUERRE ET LE COUP D'ETAT DE LA COMMISSION DE BRUXELLES

 

La crise du capitalisme, la crise de l'endettement des Etats de l'Union (Grèce, Espagne, Portugal, Irlande, Italie, Royaume Uni, Roumanie, Etats baltes), la crise économique, la bulle spéculative, l'atomisation des pouvoirs et des protections font que l'Europe deviennent la négation des Etats nations et des peuples souverains. Le capitalisme transnational, les gouvernements libéraux de droite comme de gauche, la commission oligarchique de Bruxelles ont décidé de sauver le système du capitalisme en crise en organisant l'économie de guerre avec son lot quotidien de rationnement économique, de rationnement de la production, de la consommation, la récession de l'économie, la décroissance, le démantèlement des droits et protections (droit du travail, acquis sociaux, état providence, hausse des impôts, réductions massives des dépenses publiques, des fonctionnaires, hausse des prix et des tarifs, baisse des salaires, chômage de masse, droits de souveraineté des peuples etc...).

 

La politique dite d'économie de guerre avance partout et frappe de manière massive et injuste le peuple.

 

 La Commssion de Bruxelles, avec l'aval des chefs de gouvernements des pays de l'Union Européenne et le soutien du FMI dirigeait par le socialiste domestiqué DSK,  demain se sera le tour du Royaume Uni, et puis celui de la France avec une bonne cure d'austérité. La remise en cause des droits et acquis sociaux sera engagée sans coup férir comme la réforme des retraites est mis en place sans tenir compte de la volonté des salariés, du peuple citoyen et souverain. Nous revoyons revenir à grands pas les critères  de convergeances de Maastricht et les obligations avec notamment les 3 % de déficit et pas plus !

 

La Commission de Bruxelles, en ajoutant dans ses compétences et attributions, le fait que chaque Etat peut être mis sous tutelle par la  dite commission. C'est un véritable coup d'Etat ! C'est propremeent et clairement inacceptable !

 

Et face à cela que font la gauche ou les gauches pas grand chose, trop occupée à se quereller, à se battre pour 2012 et d'avancer ses pions. Le coup d'Etat de la Commission de Bruxelles, la politique de guerre, la remise en cause des droits sociaux et citoyens par vagues successives ne semblent pas les sortir de la torpeur où elles sont tombées depuis la fin de 2005. Tous crient : "le peuple ne doit pas payer pour la crise", "Faire payer les banques pas le peuple", faire de l'inflation ou encore dévaluer l'Euro ou promouvoir une Europe sociale.

 

D'abord, face à la crise du capitalisme, face à la dette grecque, face aux politiques d'austérité de l'Economie de guerre, il n'y a aucune ébauche d'un internationalisme européen permettant la solidarité et la mobilisation sociale et citoyenne entre salaries des différents pays et entre citoyens des 27 Etats membres de l'UE. Pour ne plus subir, pour faire plus que résister, faire acte de reconquête.

 

LA GAUCHE DU NON ET LA GAUCHE RADICALE VRAIMENT PAS A LA HAUTEUR DES ENJEUX !

 

La gauche radicale ou l'autre gauche devrait en tirer les consèquences et exiger,  pour notre pays,  la rupture avec l'Europe actuelle afin qu'il retrouver sa pleine souveraineté (banques, monnaie, crédit, parlement, investissement, solidarité) et sa pleine indépendance.

 

Le coup d'état de la Commission de Bruxelles contre les peuples et les Etats membres de l'UE devraient interpeler la gauche radicale ou la gauche sociale démocrate et les orienter fortement vers le choix pour notre pays de rompre avec les institutions politiques, bancaires européennes. Mais non, la gauche tergiverse et comme Jean-Luc Mélenchon, héros du non en 2005, semble vouloir sortir de l'Europe du traité de Lisbonne et souhaiter une démocratisation mais pas de rupture. Camarade Méluche as-tu retenu que  cela du 29 mai 2005, de la victoire de Sarkozy, des directives de déréglementations européennes, de la crise financière, de la crise grecque, du coup d'état de la Commission ?

 

Pourquoi critiquer mais sans vouloir rompre ? Pourquoi proposer de faire de l'inflation (pour tuer la rente et réduire la dette) ou de vouloir l'Euro dévalué en sanchant très bien que tout cela est impossible en restant dans l'UE, la BCE ou le GMT ?

 

Les Etats n'ont plus le pouvoir ni les compétences sur les banques et la monnaie. Les Banques centrales (dont fait partie la Banque de France), la BCE  ont la compétence de la monnaie unique, des taux de crédit, des masses monétaires, de l'injonction de monnaie. Dire que l'on va faire ceci ou cela (comme faire de la dévaluation) c'est soit raconter des sornettes soit faire croire qu'en restant dans l'union on pourrat le faire et dans les deux cas c'est du foutage de gueule. Oui, Jean-Luc Mélenchon, il ne faut pas avancer d'un pas, puis stopper trop et reculer après. Il ne faut plus tergiverser ! Il faut être audacieux, courageux, vertueux et franchir le rubicon !  Le PCF est aux abonnés absents, le NPA a tellement une vision déformée et contre révolutionnaire de l'idée de souveraineté, de nation, de peuple et de patrie qu'il n'aborde jamais cette possibilité pour sortir les peuples, les Etats et leurs économies de la crise et du pouvoir arbitraire de Bruxelles. Certains du côté du POI, du PG, du PRCF,  du MRC l'envisagent et souhaitent engager des perspectives de rupture et de retour à la pleine souveraineté. Les Jacobins y participent et continueront d'y participer pour faire avancer concrètement cette idée de reconquête républicaine de la souveraineté pour notre pays.

 

DES JACOBINS VERTUEUX QUI PRONENT LA RECONQUETE DE LA SOUVERAINETE ET L'APPROPRIATION COLLECTIVE ET SOCIALE DE L'ECONOMIE

 

Rompre avec l'Union Européenne, avec la Banque centrale européenne, avec le Grand Marché transatlantique et permettre à notre pays de reconquérir sa souveraineté politique, économique, monétaire, parlementaire, culturelle, telle devrait être l'urgente nécessité d'une politique de gauche ! Les Jacobins oeuvrent à cette perspective !

 

Retrouver la pleine souveraineté sur ses choix, sur ses lois, sur sa monnaie, sur ses banques, sur son devenir et son avenir devient  vital pour notre pays, la France, notre patrie républicaine, afin d'engager la reconquête de son marché intérieur et de son pouvoir sur l'économie (appropriation collective et sociale, planification, politique de revenus, investissements et infrastructures, solidarité, services publics, etc...) et de refuser la vassalisation de notre pays et de l'Europe dans le cadre du Grand Marché Transatlantique qui rentrera en application en 2015.

 

C'est cela être républicain, socialiste, jacobin. C'est refuser que notre république disparaisse et que l'Europe devienne la nouvelle prison des peuples et le fossoyeur des souverainetés des Etats-nations.

 

CONCLUSION

 

Nous fêtons donc aujourd'hui  ce cinquième anniversaire de la victoire du non, de la victoire du peuple français en insurrection civique refusant la dictature de la concurence libre et non faussée et le démantèlement de notre souveraineté.

 

Est-ce que nous allons  à nouveau nous approprier l'esprit du 29 mai pour devenir unitaire et audacieux et exiger le retrait de notre pays de 'l'Union Européenne, de la BCE, du GMT ou bien nous allons fêter l'anniversaire et puis après tout oublier (un peu comme l'on a fait entre 2005 et 2010) ? Je me rappelle et puis j'oublie telle serait la nouvelle devise de la gauche du non, de la gauche radicale, du  Parti de Gauche ?

 

Salut et Fraternité.

 

 

 

Mes sources d'inspiration  :

 

 

 

      Robespierre          Jaurès          Jean-Moulin        Darthé             Buonarroti              Babeuf

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 15:48

Par Darthé-Payan

 

Les politiques économiques de guerre  sont en cours dans l'Union Européenne de la concurence libre et non faussée.

 

Le peuple Grec va ressortir exangue du remède de cheval que lui ont prescrit les bons docteurs "faiseurs de morts" que sont la Commission de Bruxelles, le gouvernement Papandréou - vous savez le socialiste domestiquée et européiste - et le FMI du Docteur DSK.

 

Les peuples espagnols, portugais sont entrain de sentir les premiers effets de cette politique économique de guerre qui mêle rationnement économique et social, décroissance, abrogation des droits sociaux ou des droits de la protection sociale. Les services publics sont systèmatiquemnent affaiblis et démantelés. C'est le grand choc de la contre révolution capitaliste apatride et destructrice des Etats nations et des peuples souverains.

 

La Commission de Bruxelles impose son dicktat et met sous tutelle les budgets des Etats-nations. C'est un véritable coup d'Etat !

 

Notre Président Sarkozy qui fait la course au leader de l'Europe avec Merkel essaie d'être plus Merkel que Merkel elle-même. Ne vient-il pas de proposer que l'équilibre du budget soit inscrit dans la constitution !

 

Et pourquoi pas aussi, le taux de l'impôt sur le revenu, la taxe de balayage, la taxe sur les pylones électriques ou encore l'équilibre des comptes budgétaires de l'Association Trucmuche en goguette  tant qui'il est !

 

A montrer celui qui est le plus rigoureux, le plus austère, ou le plus combatif face aux déficits et aux dettes ont en vient à défigurer le sens même d'un texte constitutionnel.

 

Un texte constitutionnel est voté pour permettre l'organisation et le bon fonctionnement de nos institutions politiques, et que notre pays vive dans un état de droit.

 

Tout cela montre que l'Europe est sur le déclin et  après avoir démantelé les outils  régaliens des Etats nations, leur souveraineté et celle de leur peuple organise sous couvert de mise sous  tutelle des représentations parlementaires nationales, sa propre mise sous tutelle par les Etats Unis dans le cadre du Grand Marché Transatlantique.

 

J'entends un peu partout des cris comme des slogans, il faut faire payer les banques, ou le peuple n'a pas à payer la crise ! ou en encore, il faut rompre avec le Traité de Lisbonne comme le suggère Jean-Luc Mélenchon. D'autres disent qu'ils faut résister etc...

 

Tout cela c'est bien beau mais un peu court comme perspective politique et d'espèrance.

 

J'ai déjà dit dans le passé ce que je pensais de la posiiton insuffisante de Jean-Luc Mélenchon, ni sur les "faire payer les riches ou les banques et pas le peuple";  c'est un peu du langage stérile. Résister disent certains. Je leur répondrai heureusement mais c'est un peu court, un peu insufisant. Donc allons plus loin. Résiter c'est bien mais insufisant et stérile à la fin. Reconquérir c'est mieux !

 

Reconquérir la souveraineté de notre pays sur sa monnaie, sur ses banques et en premier sur sa banque centrale la Banque de France, sur son institution parlementaire, sur son économie. Résister ou reconquérir il faudra choisir !

 

 

Plus que jamais, notre pays, notre république, doivent rompre avec cette Europe prison des peuples et fossoyeurs des Etats-Nations. Oui, Osons rompre avec cette construction bureaucratique en retrouvant notre pleine et entière souveraineté et indépendance. C'est aussi cela d'être républicain socialiste et jacobin. La Nation républicaine ou la barbarie capitaliste apatride !

 

Salut et fraternité.

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