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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 17:47

Par Darthé-Payan 

 

 

 

Le Parti de Gauche a tenu son congrès le week-end dernier  dans la ville du Mans.

 

Cette première note est la première partie d'une longue contribution qui va me permettre de signifier pourquoi qu'au terme du congrès et deux ans à peine après avoir adhéré au PG et au vu de  son évolution depuis 15 mois m'amène à rompre avec lui et à le quitter dès la fin de cette année.

 

Le PG au départ était républicain et socialiste et puis il a dérivé vers l'écologisme de gauche.

 

Le PG , qui au départ devait-être un parti réélement républicain et socialiste, se situant dans la mouvance de la gauche radicale, de l'autre gauche et bien à pris depuis l'été 2009, un tournant de plus en plus écologiste, de plus en plus libertarien et ne souciant que des questions écologiques, des questions sociétales. Les questions économiques et sociales ne sont vues que sous l'unique angle du premptoire et de l'incantation parsemés de langage vebeux gauchiste. "Il faut faire payer les riches !" ou "c'est aux banques de payer la crise par au peuple !". Argumentaires fort limités qui démontrent que les questions de la souveraineté populaire et nationale ne sont pas intégrées idéologiquement, politiquement et programmatiquement au PG.

 

La question de la souveraineté nationale et populaire.

 

La révolution citoyenne est rabachée ! Mais comment cette révolution citoyenne peut se faire jour, ce mouvement politique, ce mouvement social, ce mouvement d'insurrection civique peut-il devenir réalité sans pleine souveraineté populaire et nationale ?

 

La question de la souveraineté nationale et populaire (ne pas oublier l'une et l'autre) n'est pas assimilée car si le PG savait de quoi cela retourne et bien il verrait, il constaterait que la question de la souveraineté populaire et nationale oblige  notre pays, la France, notre patrie républicaine, à rompre avec l'Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et aussi le Grand Marché Transatlantique. Il a sera de même pour que notre souveraineté et notre indépendance soient affirmées et fortifiées et exigera que notre pays quitte l'OTAN, le FMI et l'OMC.

 

Rompre avec l'Union Européenne pour reconquérir notre souveraineté.

 

L'Union Européenne nous impose chaque jour par ses décisions, ses directives, ses recommandations la dérèglementation de toute activité, de tout service, de tout marché qu'il soit public ou privé avec le corrolaire de la remise en cause des droits du travail, des acquis sociaux, des services publics et de l'Etat providence.

 

Le PG semble oublier que 80 % des lois qui sont discutées ou votées par notre parlement sont de simples restranscriptions de décisions, de directives, de réglements, de recommandations ou de normes européennes voulues et imposées par la Commission de Bruxelles et le conseil des ministres européens.

 

Le diktat de la Commission de Bruxelles ou de coup en d'Etat en coup d'Etat.

 

Depuis le printemps 2010, la Commission de Bruxelles s'est accaparé des droits et des pouvoirs exorbitants sans processus démocratiques. L'exemple de la mise sous tutelle des budgets des 27 ans membres de l'UE en est le parfait exemple. Ce abus de pouvoir est un coup d'Etat contre la soueraineté des Etats nations et du peuple citoyen et souverain.  Ensuite la Commission Barosso a mis sous tutelle les plans de relance 2008-2009 pour les mettre plus facilement à la poubelle. C'est vrai qu'entre temps, avec la crise Grecque, puis Espagnole et Portugaise, l'heure n'est plus à la relance économique par la dépense publique mais à l'économie de guerre avec son lot d'austérité, de rationnement (financement, investissement, consommation, redistribution, croissance, dépenses), à la décroissance (si chère aux écologistes et autres libertariens ennemis du développement des forces productives et des facteurs de production).

 

Le FMI et l'UE appliquent les remèdes de cheval de l'économie de guerrre.

 

L'Europe pour gérer les crises de ses Etats-membres appelle à la rescousse les bons docteurs du FMI (présidé par un certain DSK en tête de tous les sondages de la sondagite présidentielle aiguë  contaminée au virus P 2012). Ces dociteurs préconisent des remèdes de cheval, une saignée sur les dépenses publiques, sur les services publiques, lsur les droits et acquis sociaux tels que les retraites ou les allocations familiales ou encore la remise en cause sans précédent de l'Etat providence). L'Amérique du Sud ou l'Afrique ont connu ces remèdes de cheval et ont mis des années et des années pour s'en relever, ponctionnés qu'ils étaient jusqu'à la moelle ! C'est ce qui attend la Grèce, qui est à son troisième plan d'austérité et le laminage industriel des acquis sociaux va s'intensifier. Pour couronner le tout on laissait faire la Chine qui s'est accaparé la dette de la pauvre Grèce puis pas assez rassasiée, le nouvel empire économique du tigre plus qu'émergeant, s'est octroyé les ports grecs, la flotte marchande et commerciale de ce pays européen qui en quelques mois est passé d'un pays vivant au dessus de ses moyens à un pays subissant le rationnement de l'économie de guerre et la vente de son patrimoine à un nouvel empire naissant. Le peuple Grec est entrain de vivre le cauchermar de la crise du capitalisme, des aventures douteuses de certains de ses dirigeants politiques ou économiques mais également la fin de sa souveraineté en devenant prisonnier de cette Europe, nouvelle prison des peuples, fossoyeur de la souveraineté  des Etats nations.

 

L'Espagne, le Portugal en crise grave, malgrè la révolte du peuple  - comme en Grèce - vont subir la dure et implacable économie de guerre. L'Angleterre semble se diriger vers cette sombre perspective. Ces derniers jours c'est le cas alarmant de l'Irlande qui va connaitre comme la Grèce "la solidarité européenne" (sic) et les "gentilles génerosités du FMI" ! N"en doutant pas le peuple irlandais va être saigné et les acquis sociaux, les retraites, les dépenses publiques mis sous le laminoir industriel de l'économie de rationnement et d'ajustements structurels.

 

Camarade Mélenchon, Camarade Billard, Camarades du PG qu'est-ce-qui vous faut de plus pour réagir  ?

 

Combien de crises et d'affaiblissements d'Etats faudra pour que la gauche en général et le PG en particulier comprennent que chaque Etat - dont le nôtre, la France - doit rompre avec l'UE, la BCE, le GMT et le FMI ?

 

Jean-Luc Mélenchon va sortir du Traité de Lisbonne. C'est insufisant et surtout très flou et limité.

 

Sortir du Traité de Lisbonne, demander une démocratisation de l'Europe, des objectifs de croissance et d'emploi pour la BCE,  un  Etat central européen (sic)....) c'est bien beau mais nous sommes dans l'Europe des 27 pays qui sont tous dirigés par des gouvernements libéraux, partisans du libre échange et fédaralistes qu'ils soient socio-démocrates ou conservateurs ou libéraux. La Commission de Bruxelles, oligarchique et a-démocratique est d'esprit ultra libérale et à pour dogme la concurrence libre et non faussée). Le parlement européen est cogéré depuis des années par la droite et la gauche y compris les différentes variantes des Verts. Le Parti de Gauche européenne - dont est affilié le PG -  ne brille pas par so radicalité et se situe nullement dans une autre perspective. Son horizon c'est l'Europe fédérale avec une touche sociale et rien d'autre !

 

Camarade Mélenchon, on sort du Traité de Lisbonne et après on applique quoi celui de Nice ? Je ne tentends point sur le traité de Maastricht qui est le fondateur de l'UE,  du pouvoir de la Commission et de l'indépendance de la BCE.

 

Déchirer le traité de Maastricht.

 

Les 3 % de déficit du buget de l'Etat par rapport au PIB, critère maastrichtiens que Jean-Luc Mélenchon a voté en 1992 et bien le gouvernement Sarkozy-Fillon l'applique à la lettre. La réduction des déficits et l'objectif des 3 % est exigé par Bruxelles. Le nouveau gouvernement Fillon va s'y atteler et la politique d'austérité frappera les français et en premier lieur les petites gens, le peuple ouvrier et paysan.

 

Le Traité de Maastricht - que le camarade Mélenchon a voté - fait que les Etats nations n'ont plus la souveraineté monétaire, la souveraineté des taux directeurs, la capacité de battre monnaie. D'ailleurs gràce au traité de Maastricht, l'Europe c'est dotée d'une Banque centrale indépendante et surperpuissance imposant sa loi et ses objectifs. Nulle demande de sortie du Traité de Maastricht n'est formulé par Jean-Luc Mélenchon, par Martine Billard et autres dirigieansts du PG. Pourquoi ?

 

Le Traité de Maastricht doit aussi être déchiré come celui de Lisbonne par notre pays afin qu'il puisse redevenir pleinement souverain. La sortie de l'UE doit être totale !

 

Pour que la Révolution citoyenne devienne réalité concrète et bien toutes ses exigences de reconquête de la souveraineté nationale et populaire doivent tenues, mise en perspectives et applquées sans faillir.

 

Donc pour que la révolution citoyenne devienne réalité concréte faite par des citoyens souverains dans le cadre d'Etats-Nations elles mêmes souveraines et libres et bien, il n'y a plus qu'une piste possible et efficace : la sortie de notre pays de l'UE, de la BCE, du GMT et du FMI. Le peuple bien sur le validant par voie réferendaire.

 

La reconquête de la souveraineté pour lutter contre la crise, pour engager les ruptures avec le capitalisme et pour faire de la France, de nouveau  une grande puissance.

 

Ce plein retour à la souveraineté, cette reconquête de notre souveraineté populaire et nationale, de notre indépendance, de notre liberté permettra à notre pays de mieux affronter la crise, d'utlliser tous les outils et leviers pour lutter contre les consèquences du capitalisme transnational en crise, pour lutter contre toutes ces spéculations sur telle ou telle notation d'agence qui soit sur l'état de la dette soit sur le déficit  public peut faire qu'un pays sombre dans la récession économique, la régression sociale, le rationnement, l'abandon de son existance d'Etat nation souverain et aussi la vente de sa patrimoine industriel, commercial ou scientifique voire financier.

 

Egalement, la reconquête de la souveraineté pour notre pays permettra à ce dernier d'engager la reconquête de sa souveraineté sur son économie, sa monnaie, ses marchés et notamment son marché intérieur.

 

Cette révolution citoyenne bâtie sur la souveraineté nationale et populaire va permettre au politique, au citoyen de reprendre le pouvoir, le contrôle sur l'économie, la monnaie, les marchés.

 

La souveraineté passe aussi par une volonté de rupture avec le système capitalisme et le libre échange. 

 

Nous devons utiliser une politique volontarisme de réappropriation collective et sociale des moyens de production, d'investissements et d'échanges et mettre en place une véritable planification. Cette économie de l'intérêt général, cette économie républicaine permettra autour de l'intérêt général de dépasser les intérêts particuliers, les intérêts de classes, les intérêts catégoriels , les intérêts locaux.

 

L'objectif d'une politique républicaine, socialiste et jacobine en matière économique c'est la socialisation de l'économie. 

 

Cette socialisation se fera à l'aide d'un puissant secteur public et nationalisé (en premier lieu les banques et les assurances), des services publics puissants partout et pour tous, un développement massif de l'économie sociale et coopératrice (coopératives, mutuelles, entreprises associatives et autogérées, ateliers sociaux et nationaux, offices et régies mixtes) qui prendront progressivement la place de l'économie de la propriété privée marchande. L'outil de la planification, d'une banque nationale de l'invesitssement, de la socialisation des bénéfices et des réserves des entreprises,  la gestion démocratique et collective des entreprises,  une politique de prix et de revenus, de partage et de redistribution des richesses, le retour à l'état providence (isssu du programme du CNR ) seront également les éléments constitutifs et visibles de cette socialisation. L'outil budgétarie, l'emprunt, l'impôt républicain direct, progressif, financeur de l'intérêt général devra être le fer de lance de toute politique économqiue volontariste sur le plan industriel, agricole, de recherche. Retrouvons l'esprit conquérant et bâtisseur de ceux ou celles qui ont reconstruit la France au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Redevenons des promoteurs de la puissance de notre pays, de son développement, de son rayonnement, de sa culture, de ses valeurs universelles.

 

La reconquête de la souveraineté permettra également la reconquête de notre marché intérieur et les protections nécessaires pour que notre pays retrouve une économie propère et équilibrée.

 

Notre pays qui aura regagné sa pleine souveraineté populaire et nationale en ayant quitté l'Europe et en ayant pris le contrôle soit public, soit social, soit citoyen des secteurs de l'économie pourrra engager la reconquête de son marché intérieur et la relocalisation de ses entreprises et activités. Un plan de soutien et de protection tant pour notre marché intérieur que pour nos exportations devra être mis en place dans le cadre de la planification, du développement de notre économie et des différentes coopérations.

 

 

Cette contribution est la première partie de différrents documents qui traitent de l'exigence du retour à la pleine souveraineté pour notre pays. Dans la seconde partie qui sera publiée prochainement, j'aborderais, la refondation républicaine, laïque et jacobine de notre  pays permettant à cette souveraineté populaire de faire de l'émancipation de la personne humaine par la souveraineté et la citoyenneté l'un des objectifs de ce projet jacobin , véritable socialisme républicain du XXIème siècle.

 

Salut et Fraternité. D-P.

 

Le Grand Maximilien Robespierre (1758-1794). Le Jacobin qui est ma source d'inspiration principale.

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 20:11

Par Darthé-Payan

 

 

Le congrès du Parti de Gauche vient de commencer en direct du Mans d'où je rédige la présente note...

 

 

  

 

En débat, outre les nouveaux statuts et autres textes permettant au PG de fonctionner du mieux possible, le Parti de Gauche va discuter également des différentes élements contributifs en vue de la rédaction du programme partagé du Front de Gauche.

 

 

 

Va t-on enfin avoir un sursaut républicain, socialiste, jacobin et laïque et entreprendre les convergences pour une alternative républicaine de salut public ou bien se complaire dans des propositions libertariennes, éoclogiques et  européistes ?

 

 

En effet, le Parti de Gauche appelle à une révolution citoyenne.

 

  Beau programme mais comment s'y prend-on ?

 

 

Le maintien de notre pays dans l'Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et le Grand Marché Transatlantique empêche tout processus révolutionnaire. Ne pas rompre avec l'UE et dire que l'on veut la révolution citoyenne et bien c'est faire un jeu de dupe et semer beaucoup d'illusions qui demain se transformeront en disillusions, colère et amerture et le PG ne sera plus crédible.

 

Donc pour la révolution citoyenne il faut rompre avec l'UE et reconquérir notre souveraineté populaire et nationale.

 

 

Le PG appelle à la rupture avec le capitalisme. Bel objectif  mais comment s'y prend-on là aussi ?

 

Le maintien de notre pays dans l'UE, cette ensemble capitaliste de la concurrence libre et non faussée empêche tout processus de rupture avec le système capitaliste transnational par la socialisation de l'économie, un haut degré de protection sociale, un partage et une redistribution des richesse et l'intérêt général de la république permettant le développement économique, social et humain par l'égalité des droits et des conditions, la solidarité, le dépassement des intérêts particuiers, catégoriels ou de classe. L'économie de l'intérêt général est impossible dans le cadre de l'UE, de la BCE, du GMT.

 

De plus, le PG  ne propose nullement dans ses textes contributifs la socialisation de l'économie. Il prone des nationalisations (fort modeste au demeurant) et un développement du secteur coopératif et de l'économie sociale.

 

 La propriété privée marchande n'est donc nullement remise en cause car dans le programme du PG se fait dans le cadre de l'économie de marché, du libre échange, de l'Union Européenne et de la libre entreprise privée restant largement majoritaire dans le pays.

 

 Ce programme est fort modeste et modéré, comparé au programme commun de la gauche en 1972, au  programme socialiste pour les années 80 ou fort timoré par rapport au programme du CNR "Les Jours heureux".

 

Une banque nationale d'investissement n'est pas prévue. Le volontarisme industriel et agricole n'est pas la tasse de thé du PG. On le savait mais là c'est le tout écologie et la planification écologique. Et l'économie et les infrastructures elles n'ont pas besoin de la planification ?

 

Camarades où avez-vous fait passer l'intérêt général et la socialisation de l'économie dans le texte pour le programme partagé ?

 

 

Donc pour rompre avec le capitalisme, il faut sortir notre pays de l'UE, de la BCE, du GMT, des instances internationales servant le capitalisme et la libre concurrence tels que l'OMC, le FMI ou la Banque mondiale. La sortie de l'OTAN, cette organisation politico-militaire, bras armé et service de police de la puissance tutélaire Etats-Unienne dans le cadre du processus transatlantique.

 

 

Le PG propose également la refondation républicaine de notre pays par une VIème république et un processus constituant. Dis comme cela c'est alléchant. Mais en lisant de près les textes et bien on voit bien que l'on a versé pas mal  dans le "délire gauchard" de la démocratie directe et du parlementaire élu une seule fois et sous mandant quasiment impératif d'un côté et le retour à la IVème république et le régime d'assemblée de l'autre avec la nomination du Premier Ministre par l'Assemblée nationale. C'est mai 68, l'AG de quartier et la vieillote IVème république ! Avec cela, la révolution citoyenne tourne au retour du régime d'Assemblée et aux combinaisons d'appareils.

 

 

Remplacer le tout puissant Président de la République (élu au suffrage universel direct) et le présidentialisme par le tout puissant Premier ministre (nommé par l'Assemblée nationale) c'est pas la révolution citoyenne mais le retour aux combinaisons et aussi le pouvoir  primo ministériel n'empéchera nullement la dérive de ce pouvoir vers la personnalisation.  L'exemple de l'Allemagne, du Royaume-Uni, de l'Italie, de l'Espagne, d'Israël nous le démontre régulièrement.

 

Le seul moyen de sortir de ces dérives autocratiques,  de ce pouvoir personnel niant le parlement ou le citoyen et bien c'est l'exécutif collègial appelé Conseil de la République composé du Comité de la République composé de 5 ou 9 membres et du Collége gouvernemental. Le Comité de la République sera composé de députés élus par leurs pairs et nommera le Collège gouvernemental qui recevra l'investiture (contrat de législature de 5 ans) par l'Assemblée nationale (unique parlement et donc retour au monocaméralisme. Le programme que les Jacobins proposent c'est celui qui prend source et inspiration dans le Manifeste Jacobin (*). La création d'ateliers civiques au niveau de chaque circonscription permettra au peuple de faire évoluer ou faire changer une loi.

 

La démocratie sociale annoncée ne "casse pas quatre pattes à un canard" ! Nulle gestion démocratique et collective de l'entreprise, nulle socialisation de l'investissement et des réserves de ces mêmes entreprises. Jean-Jaurès qui voulait que les travailleurs cessent d'êtres des serfs dans l'entreprises et qu'ils devienent des citoyens à part entière sur leur lieu de travail, sur le lieu de la production. On en est fort loin de cette volonté politique socialiste.

 

 

Le PG parle de révolution citoyenne mais ne met rien en perspectives, en moyens, en programme pour la réaliser !

 

 

Ce billet est le premier d'une série au sujet du congrés du PG et de la rédaction du programme partagé.

 

Dans les prochains jours, j'aborderai la question de l'écologie, les questions de la démocratie sociale dans l'entreprise, de la république jacobine une et indivisible totalement ignorée, de la laïcité, de l'école républicaine etc....

 

 

 

Nul sursaut républicain et jacobin n'est annoncé dans le programme partagé et si l'on en restait là et bien le PG décevrait beaucoup de nos concitoyens.

 

 

 

Nulles convergences pour une alternative républicaine de Salut public ne se fait jour et si l'on en restait là et bien Jean-Luc Mélenchon passerait à côté d'un chemin fertile d'espèrance et de mobilisation pour un autre demain, pour un retour à la grandeur de notre pays, la France, notre patrie républicaine.

 

 

 

 

Dans ce premier aperçu et en l'état des propositions du programme partagé, le républicain socialiste et jacobin que je suis,  adhérent du PG, ne votera pas ce programme partagé. 

 

 

"Citoyens, vouliez-vous une Révolution sans révolution ?" Robespierre.

 

 

 

 

Salut et Fraternité.

 

 

D-P.

 

 

(*)

 

http://manifeste-jacobin.blogvie.com/files/2010/08/manifeste-jacobin.pdf

 

 

 

 

 

 

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 19:02

Par Darthé-Payan

 

 

Annoncé voilà 5 mois, le nouveau gouvernement à l'inverse du beaujolais n'est pas nouveau. Il sent un peu le réchauffé !

 

 Un premier ministre  qui annonce un samedi soir sa démission  à l'heure du souper et qui est renommé le lendemain à l'heure du  petit déjeuner.

 

Ce suspens "insoutenable" de savoir qui sera premier ministre aura occupé les médias et "le tourne en boucle". Après que le Président Sarkozy ait reconduit le Sieur Fillon à la tête du gouvernement, les médias ont entretenu toute l'après midi de nouveau le suspens en annonçant ici tel départ, là telle entrée. Bref, le peuple a eu en ce dimanche 14 novembre 2010, le remaniement à toutes les sauces et à tous les repas !

 

Finalement, à 20 H 15 tapantes, nous avons eu l'apparition du Secrétaire général de L'Elysée, le Sieur Guéant - nouveau Maire du Palais (*) - qui annonça la composition du gouvernement Fillon III.

 

Que retenir de la nomination de ce  gouvernement ?  ce gouvernement n'est qu'une  farce et attrape (nigaud(s)) et aussi un affaiblissement sans précédent de la République.

 

Farce et attrape nigaud(s),  car ce gouvernement n'est pas là pour résoudre les problèmes du pays et de reconquérir la pleine souveraineté nationale et populaire.  Il est là uniquement pour préparer la campagne présidentielle de 2012 et la nouvelle candidature de l'actuel locataire de l'Elysée.

 

Ensuite, ce gouvernement est un gouvernement RPR pardon UMP qui va se situer à droite politiquement et visuellement. C'était le but de rechercher. L'électeur de droite est choyé.

 

  La sortie des Ministres "d'ouverture", la faible place aux centristes, la nomination "cynique" de certains Villepinistes (démontrant que Villepin ce n'est que du vent et que l'entourage de l'Ancien Premier Ministre perd vite de sa critique en échange d'un maroquin ministériel) et enfin l'entrée de certains poids-lourds comme Juppé ou Bertrand montrent que le Président de la République et son Premier Ministre  mettent tout en oeuvre pour affronter la campagne présidentielle. 

 

C'est donc un gouvernement de combat électoral et rien d'autre ! Le signal est clair ! La droite et le Président de la République sont  déja en ordre de marche.

 

La gauche - toutes composantes mélangées - devraient s'en souvenir et aussi le prendre en compte. La droite est prête au combat ! La gauche est dans ses divisions, ses querelles, ses fronts rabougris, ses programmes tiédasses et dans l'incapacité de proposer ou de mettre en perspectives un débouché politique aux mouvements sociaux. On préfère, les petites phrases ici, les attaques ad hominem là et encore d'autres préfèrent faire le buzz sur le net ou encore annoncé leur candidature à la candidature. Bref la droite est prête comme en 2006 pour 2007. La Gauche n'est pas prête comme en 2006 pour 2007. 

 

 

Il serait temps que la gauche notamment celle qui a la fibre républicaine et sociale ou encore celle qui se dit radicale,  celles qui ne se complaisent  pas dans le verbe gauchiste manichéen et qui ne s'abandonnent  pas à la pensée unique écolo libertarienne de réveiller et de se mettre elles  aussi en ordre de marche pour la bataille qui vient.

 

Le Président de la République s'est servi de ces jeux d'intrigues rappelant les jeux de la Cour sous l'Ancien régime et le renvoi de ministres selon le bon vouloir du souverain ou de tel(le) ou te(le) intrigant(e), de ces mises en avant tel que ce "pauvre" Monsieur Borloo, des querelles de personnes et d'ambitions pour faire une tour de passe passe - bien aidé et servi par celui qui avait tout y gagner (et il a tout gagné car il fut reconduit comme chef de gouvernement) qui ne sont autre que de la farce politicienne et de l'attrape nigaud(s).

 

 Il y a quinze jours, Borloo se voyait Premier Ministre et s'était même offert une nouvelle coupe de cheveux ! Et voilà qu'en ce dimanche de novembre, le jeu de farce et d'attrape a atteint son but et le "pauvre" Ministre ne serait pas le locataire de Matignon. La chose étant trop dure à avaler  et bien le ministre - ex futur premier ministre favori et chouchou des médias et de la pensée unique commentatrice - qui fut humilié par un  Président "monarque" n'avait pas d'autres choix que de déguerpir de ce marigot de crocodiles et de chausses trappes bien huilés.

 

Quel triste spectacle,  cinq mois de cirque qui ont démobilisé les ministres, les affaires politico-financières qui occupèrent les médias tout l'été, l'humiliation de ministres dans la farce et attrape de ce jeu de bonotto Sarko-Fillonien font qu'un nouveau cou est porté à la république et aux institutions de notre pays.

 

 

La République en sort affaiblie, une fois de plus, vous me direz... Une fois de trop vous répondrais-je !

 

 Pour terminer, méditons cette citation issue de l'un des discours du Jacobin vertueux Saint-Just.

 

"L'art de gouverner n'a produit que des monstres."
Saint-Just (Discours à la Convention, 24 avril 1793).

 

 

Salut et Fraternité.

 

D-P.

 

 

 

(*) Le Maire du Palais était sous les monarchies Mérovingiennes, le Chef de l'Administration. Il nommait les fonctionnaires à la place du Roi. A partir du VII Siècle, les Maires du Palais interviendront dans les affaires de l'Etat et dirigeront progressivement le royaume des Francs à la place du souverain.

 

 

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 21:26

 



Par Darthé-Payan

 

J'ai décidé de rédiger cette nouvelle note en lisant le dernier billet de l'ami David Desgouilles sur son excellent blog (1) qu'il consacre aux derniers commentaires de Daniel Cohn Bendit à l'égard du Camarade Jean-Luc Mélenchon. J'entame mon propos par un extrait de l'interview de Daniel Cohn Bendit sur RTL (2) ce matin effectué par Jean Michel Aphatie. Vous constaterez les propos du responsable de Europe-Ecologie sont sans fioriture ni prévenance.



« JMA -Vous parlez de la Gauche Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, c’est un allié pour vous ? Ses propos, tout ça ?
DCB- Enormément de problèmes avec Jean-Luc Mélenchon. Je dis franchement, Jean-Luc Mélenchon, quand on voit son livre, ce qu’il dit sur l’Allemagne, quand il parle de la « grande France », il veut même intégrer la Belgique, une partie de la Belgique : la Wallonie et Bruxelles, ce qui dit sur « les Boches » c’est insoutenable, c’est intolérable. Je trouve même que son discours, il va même labourer sur les terres du Front national.
JMA- Il va vous en vouloir pour dire ça, Daniel Cohn-Bendit !
DCB – Mais oui ; mais écoutez moi j’ai lu son livre et je dis : les Verts sont un parti pro-européen parce qu’ils disent : on a besoin de l’Europe ; ce que dit Mélenchon sur l’Europe, c’est indéfendable ; donc, ça va être très, très difficile… Et puis, des fois, il dit n’importe quoi. Je pourrais dire des heures sur Mélenchon, c’est-à-dire il ne m’intéresse pas tellement… »


Daniel Cohn Bendit, qui ne digère pas que le rassemblement boboécoloeuropéolibertarien (j’ai volontairement oublié de mettre les tirés !) se fasse sans lui (après avoir été l’instigateur et avoir lancé Dame Joly (vous savez celle qui connaît DSK pour l’avoir mis en examen !). Bon les Verts en tant que particules c’est terminé ! Maintenant c’est le rassemblement des libertariens partisans de l’Europe fédéraste et du libre échange.

 

Qu’a été faire le Camarade Mélenchon dans cette galère lorsque qu'au printemps dernier, il lançait des appels à la radio à Daniel Cohn Bendit (celui qui l'insulte aujourd'hui) et essayé le pas de deux avec Cécile Duflot ? Que cela lui a apporté ? rien à part des insultes et de l’ignorance de l'intelligentsia libertarienne. Pourquoi le Camarade Mélenchon a dit que Europe Ecologie était de la gauche et qu'elle était centrale ? Une erreur qui se retourne lui. Il ne faut pas aller « draguer » dans les eaux verdâtres de l'écologie libertarienne sinon les déconvenues vous tombera toujours dessus. Je rappelle au lecteur que ce fut l'une des raisons qui m'amena à prendre mes distances avec Jean-Luc Mélenchon et le Parti de Gauche (3) (4).

 

 

Le Camarade Mélenchon doit reprendre le combat de l’idéal républicain et se comporter en gaullien et jacobin. Il doit sortir du face à face mortifère avec le PCF et les autres composantes du Front de Gauche et des alternatifs.



Jean-Luc Mélenchon doit engager rapidement les convergences pour une alternative républicaine de salut public et mettre en place une structure fédérative auprès du peuple : le Front Populaire Républicain ou le Front d’Unité Populaire. Cette alternative est le premier pas de la Révolution citoyenne. La première étape c’est le plein retour de notre pays à sa souveraineté en quittant l’Union Européenne, la BCE et le GMT. La seconde étape est un projet républicain socialiste de refondation citoyenne, de rupture avec le capitalisme, de rupture avec l'idéologie écolo-libertarienne trop omniprésente au sein du PG. Redevenir républicain, socialiste, jacobin !

 

 

Camarade Jean-Luc Mélenchon prenez la main tendue des républicains gaullistes tels que Nicolas Dupont-Aignan ou encore de certains amis de Jean-Pierre Chevènement ou bien de certains socialistes qui n’ont pas jeté par dessus bord la république et la souveraineté nationale et populaire.

 

Camarade Mélenchon vous verrez alors que votre candidature deviendra incontournable et que votre projet de révolution citoyenne sera alors partagé par le plus grand nombre de nos concitoyens.

 

Salut et Fraternité.

 

D-P.

 

 

(1)

http://david.desgouilles.fr/

 

(2)

http://www.rtl.fr/actualites/article/daniel-cohn-bendit-melenchon-laboure-sur-les-terres-du-fn-7635763720

 

(3)

http://darthe-payan-lejacobin.over-blog.com/article-pourquoi-je-prends-mes-distances-avec-jean-luc-melenchon-et-le-parti-de-gauche-51957606.html

 

(4)

http://darthe-payan-lejacobin.over-blog.com/article-le-camarade-melenchon-ou-le-pg-qui-ne-sait-plus-a-quelle-sainte-strategie-se-vouer-57284593.html

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 20:05
Texte fondateur de l’Association « Pour un musée Robespierre à Arras »
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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 21:10

Par Darthé-Payan

 

Les citoyens qui viennent consulter mon blog ou commenter les différentes publications ou encore l'actualité seront peut-être surpris de voir ce nouveau billet qui est consacré en ce jour anniversaire au Général De Gaulle.

 

Il y a 40, le 09 novembre 1970 à 19 H 30  mourrait le Général de Gaulle.

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, la droite UMPIste et aussi le Président de la République vont aller se recueillir sur la tombe du grand homme. Bien sur il y a  pas mal d'hypocrisie et d'indécence car nous savons depuis belle lurette que la droite UMPiste sarkozienne aujourd'hui ou chiraquienne hier  avaient jeté par dessus bord les principes gaullistes et gaulliens de volonté politique  - notamment du rôle de l'Etat dans l'économie notamment l'industrie, l'agriculture et les infrastructures -  d'indépendance et de souveraineté, d'unité et de grandeur.

 

 

A droite (mais est-ce qu'il se situe bien là ?), Nicolas Dupont-Aignan est le seul responsable politique à faire sien ces principes du gaullisme.

 

La Gauche qui n'a jamais porté dans son coeur le Général et le combattit avec ardeur parfois à juste titre sur son retour au pouvoir en 1958 un peu "putschiste" ou encore son pouvoir personnel dérivant depuis 1962. La Gauche fait erreur en  le décrivant comme un pur homme de droite ou encore comme un dictateur affirmé. La Gauche ne devrait pas oublier qu'il permit à la Guerre d'Algérie de prendre fin et donna la parole au peuple des deux côtés de la Méditerranée.

 

 Les slogans niais et puérils de Mai 68 étaient d'une totale ineptie. La Gauche devrait quitter ses eaux verbeuses et libertariennes pour retrouver la grandeur de l'idéal républicain dont le gaullisme fait partie.

 

 

 

La Gauche ne devrait pas oublier qu'elle a gouverné le pays, à la Libération, pendant 15 mois (Août 1944 - Janvier 1946) avec le Général De Gaulle. De là sortira l'oeuvre majeur de notre pays actuel tant sur le plan économique, que sur le plan social ou de défense. Durant ces quelques mois d'après guerre, la France républicaine se reconstruit patiemment et aussi engage les fondations d'un système de solidarité et de redistribution collectives appelé Sécurité sociale. Il eût aussi des pans entiers de notre économie exangue, par les années de guerre, qui furent transférées à la collectivité nationale. De belles nationalisations et services publics virent le jour tels que EDF-GDF ou encore les Banques et les Compagnies d'assurances. Ce programme issu du Conseil National de la Résistance et qui s'intitulait "Les Jours Heureux" rentrait en application sous De Gaulle et le gouvernement composé de Communistes, de Socialistes, de Gaulliste, de Radicaux, de mouvements de résistances ou de prisonniers de guerre. Le compromis fécond qui met en mouvement les forces politiques, productives, intellectuelles et sociales àpermis à la France de se reconstruire, de se relever, de créer un état providence performant et ensuite de développer sa puissance, sa grandeur par l'économie et le rayonnement sur tous les continents. Ce compromis fécond durera tant bien que mal jusqu'au début des années 70. La crise et le pouvoir Giscardien accomplira l'oeuvre idéologique et politique des libéraux-libertaires et des classes moyennes dont la lave connaitra son "meilleur" flot en 1968. Cette idéologie domine aujourd'hui tant à gauche - y compris dans la gauche radicale et au PG -  qu'à droite.

 

La Gauche qui se dit républicaine ou radicale devrait s'approprier le projet gaulliste de souveraineté nationale, d'indépendance, de puissance et de volonté notamment pour bâtir un projet politique de rupture avec le capitalisme et le libre échange en développant un secteur public puissant et cohérent et en faisant de l'ardente obligation gaulliste du plan un nouvau paradigme de l'action politique et de transformation ; De refondation républicaine, jacobine et laïque de notre pays en appelant le peuple à se prononcer sur les grande projets du moment ; De plein retour à notre souveraineté nationale et populaire en rompant avec l'Union Européenne, avec la BCE et avec le GMT ;  De reconquête de notre marché intérieur en mettant en place des protections de nos produits, de nos entreprises, de nos marchés, de nos emplois ; d'engager à pourvoir à notre sécurité collective indépendante et souveraine, en développement les investissements en matèriel, en homme ou encore en technologies de pointes et en promouvant la dissuation nucléaire, en dénonçant l'OTAN et en se retirant de cet organisme qu'il n'a plus lieu d'être et pour finir refaire du volontarisme politique et économique.

 

Nicolas Dupont-Aignan (1) (2), le Président de Debout la République fut le premier  à dénoncer les accords franco-britaniques en matière de défense et du nucléaire.

 

Jean-Pierre Chevènement (3) approuve les accords Sarkozy-Cameron et donc empêche toute convergence pour l'alternative républicaine de salut public. C'est fort regretable !

 

Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon sur son blog (4) dénonce et condamne clairement les accords Franco-Britaniques qui font que la France s'intégre un peu plus au processus transatlantique sous domination Etats-Unienne. La France Sarkozienne après son retour dans le Commandement intégré de l'Otan (rappelons que c'est le Général de Gaulle qui demanda et organisa se retrait de notre pays du CI de l'OTAN en 1966).

 

Le chemin des convergences pour une alternative républicaine de salut public est semée d'embuche et fort long mais des positions voisines telles que celle de Nicolas Dupont Aignan et de Jean-Luc Mélenchon montrent que des convergences sont possibles et d'urgente nécessité sur les questions d'indépendance du pays, de la souveraineté nationale et populaire et sur la défense de notre patrie.

 

Le Républicain Socialiste et Jacobin s'inspire aussi du Gaullisme républicain et l'action du Général de Gaulle à la tête de notre pays a permis à la fois à notre pays de se reconstruire, de développer, de retrouver une parole internationnale, de redevenir une grande puissance et de d'unifier le peuple citoyen. En cela la pensée gaulliste ou gaulienne est proche de la pensée jacobine ou républicaine socialiste. Etre Jacobin c'est être gaulliste en quelque sorte.

 

 

Salut et Fraternité.

 

D-P.

 

(1)

http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/L%E2%80%99incroyable-imposture-du-9-novembre-2010

 

 

(2)

http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Quelle-histoire-%21

 

 

(3)

http://www.chevenement.fr/Entretien-au-Journal-du-dimanche-Paris-et-Londres-des-allies-pas-des-caniches_a1013.html

 

 

(4)

http://www.jean-luc-melenchon.com/2010/11/le-lendemain-du-canape-rouge/#more-4721

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 17:40

Par Darthé-Payan

 

 

 

Je mets en ligne la brochure sur l'exposition sur La naissance d'un peuple consacrée à la Révolution Française (1) réalisée par l'organisme Le Formateur des Collectivités (2).

 

 

Cette exposition démontre l'implication du peuple. La Révolution qui prendra son envol pour devenir républicaine, puis gràce aux Montagnards Jacobins et à Robespierre prendra un cours social et populaire. Le peuple deviendra souverain.

 

 

Cette exposition fut présentée au stand de l'association "Pour la République Sociale"(PRS)(3) lors de la Fête de l'Humanité de septembre 2006. Elle fait oeuvre d'outil militant et de formation, d'éducation populaire. Depuis de nombreuses collectivités locales ont présenté cette exposition.

 

J'ai décidé de réaliser ce billet car je me suis rendu compte que le mythe d'un Robespierre ou d'un Saint-Just tyrans et sanguinaires notamment en 1793-1794 est tenace notamment chez les militants de gauche y compris ceux de la gauche radicale ou du PG trop nourris à la pensée dominante  antijacobine et antirobespierriste, fortement imprégnée de la réaction thermidorienne.

 

En espèrant que cette brochure téléchargeable au format .pdf permette aux militants de la gauche radicale et à ceux du  PG de se réapproprier l'idéal révolutionnaire, républicain, jacobin et robespierriste fondateur d'une république sociale et universelle et d'une vraie démocratie du peuple souverain et citoyen.

 

Bonne lecture.

 

Salut et Fraternité.

 

 

D-P.

 

 

 

 

 

   
               Maximilien Robespierre

 

 

 

(1) http://www.leformateurdescollectivites.fr/pdf/brochure.pdf

 

(2) http://www.leformateurdescollectivites.fr/

 

(3) L'association "Pour la République Sociale" fut créée en mai 2004 par Jean-Luc Mélenchon, Catherine Picard, François Delapierre, Laurent Maffeis, Gabriel Amard, Alexis Corbière, etc... qui fut un organisme d'éducation populaire et politique mettant la réflexion, les propositions pour servir l'action. PRS était fidèle dans sa déclaration de principes à l'idéal révolutionnaire et républicain des Jacobins et à l'idéal républicain et socialiste de Jean-Jaurès. Elle cessera ses activités lorsque le Parti de Gauche sera lancé en novembre 2008. Ce fut une erreur d'interrompre les travaux et les activités de cet outil militant au service de l'éducation populaire et de l'action politique. La gauche radicale et le PG en paient le prix aujourd'hui.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 23:33

A propos de ce blog :

 

Citoyens, vous qui aviez l'habitude de poster des commentaires sur le blog du Camarade Jean-Luc Mélenchon et que maintenant vous êtes blacklistés ou que vos messages sont effacés vous êtes les bienvenus sur mon blog. Venez commenter l'actualité, les différentes notes et aussi échanger, proposer actions et réflexions. Merci pour votre participation et votre soutien.

 

D-P.

_____________________

 

Par Darthé-Payan

 

 

La France après avoir reintégrée le Commandement intégré de l'OTAN vient de signer un accord de défense avec la Grande Bretagne. Un pas de plus dans notre soumission aux Etats Unis ; un pas de plus dans notre implication dans l'OTAN ; un pas de plus dans l'abandon de notre souveraineté populaire, nationale, militaire, nucléaire et aussi politique. Un pas de plus vers l'abandon de la France républicaine, souveraine et indépendante.

 

Le Chef de l'Etat dit que c'est pour des raisons d'économies des dépenses.

 

Ne serait-ce pas plutôt l'entrée en application de manière anticipée  du Grand Marché Transatlantique prévue au 1er janvier 2015 et donc tout le processus transatlantique qui est avancé ?

 



Où est la Gauche ? Où est la gauche radicale ? Où est  le Front de Gauche ? Où est le PG ?
  Où est Jean-Luc Mélenchon ?

 

 

 Pour tous cela, c'est silence radio ! là personne ne fait de buzz !

  

 Ce silence laisse entrevoir, que sur la question Européenne, que sur la question de la nation, que sur les questions de défense et sur la politique de dissuasion nucléaire, la Gauche en général et la gauche radicale en particulier ne sont pas clair !

 

 

 

 Bonjour l'avenir de la République et l'avenir de notre pays avec ces responsables qui l'ouvrent à tous propos sauf quand c'est important et que cela touche à l'avenir de notre pays, son indépendance, sa souveraineté, sa sécurité.

Militants de gauche reveillez-vous !

Un seul homme en parle Nicolas Dupont-Aignan. Dont j'approuve le communiqué.

Bravo à vous Monsieur Dupont-Aignan.

 



Darthé-Payan

  

Républicain socialiste jacobin

Adhérent du PG

Co-Initiateur du Manifeste Jacobin Pour la République et le Socialisme.

le lien :

 

http://www.debout-la-republique.fr/L-engrenage-de-la-soumission.html

 

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 15:45

Par Darthé-Payan

 

Cela m'a toujours amusé d'entendre les ardents révolutionnaires crier aux méchants flics (Alors qu'il y avait des affrontements plus durs et plus violents au IXXème siècle et dans la première partie du XXème et que le pouvoir en place - quelqu'il soit - envoyait en plus de la police, la troupe pour "gérer" les manifestations) et bien depuis 1968, les policiers sont des méchants à la botte du pouvoir en place pour faire de la répression et en plus faire des infiltrations et des manipulations pour discréditer le mouvement social. Ne pas nier que cela a existé mais de là à voir des complots faits par le pouvoir avec des policiers casseurs à chaque coin de rue et de manifestations cela devient fatigant et puéril.

Je tiens à rappeler que sous l'uniforme du gardien de la paix ou du CRS, il y a aussi un travailleur qui a un patron l'Etat.

 

 Ce travailleur est aussi l'un de nos concitoyens et aussi l'un de nos compatriotes. A France Inter, Jean Luc Mélenchon a dit qu'il fallait pas généraliser et que la police en France est largement et majoritairement républicaine. Je rajouterais également pleine de conscience professionnelle. Il y a aussi des syndiqués dans la police. Donc, elle n'est pas l'officine de casseurs et d'infiltrés que certains dirigeants politiques et syndicaux essaient de laisser penser. Faire un buzz et rien d'autres. Si c'est le but recherché, c'est réussi. Mais c'est rien d'autre ! Les directions syndicales qui n'ont pas obtenu gain de cause (hélas, mais à qui la faute ?)  essaient de camoufler leur échec comme d'ailleurs les politiques qui suivistes des consignes syndicales ont l'air bien emmerdés maintenant !

Le camarade Méluche qui au lieu de faire du buzz médiatique soit en apostrophant tel ou tel journaliste ou soit  en essayant de voir le complot des policiers casseurs infiltrés (affirmation des policiers casseurs qui sera repris par la CGT et par l'UNEF qui ne savent pas comment dépasser l'échec du mouvement) aurait mieux fait de proposer, en responsable politique, partisan de la révolution citoyenne et en homme d'Etat aspirant à la magistrature suprème,  un débouché politique, une alternative et des convergences républicaines. Je vais être dur !  J'en conviens ! Quand on souhaite présider les déstinés de la république française et bien on ne pratique pas ainsi sinon on fait du pabisme (ce que pratiquait la défunte LCR et ce que pratique aujourd'hui le NPA),  à la petite semaine ou du molletisme !

 

 Que va faire Mélenchon dans la mouvance verbeuse des gauchards qui ne veulent pas exercer le pouvoir ?

 

 Que va faire Mélenchon dans la mouvance molletiste en pratiquant le verbe dur et le programme mou ?

 

Oui verbe dur et programme mou !

 

 Ce programme ou plutôt cette ébauche de programme est fort modéré au demeurant tant sur le plan de la question Européenne (Alors que Jean-Luc Mélenchon émet de fortes critiques, à juste raison, sur ce que fait la Commission Européenne, il y a aucune rupture avec l'Union Européenne, la BCE, le Grand Marché Transatlantique annoncée dans ses propositions ni dans celle du PG, le parti dont je suis membre !).

 

Egalement, la dureté du propos sur la crise économique, sur les banques, sur la finance devrait annoncer la rupture avec le capitalisme par le transfert à la propriété collective, publique et sociale, les moyens de production, d'investissement et d'échange appartenant à la propriété privée marchande ou encore le contrôle de la monnaie et des marchés  et bien que chique !

 

Il en a va de même sur la refondation républicaine où l'on passe du régime présidentiel ou régime primo-ministériel. La personnalisation du pouvoir sera  toujours là. Regardons, les régimes parlementaires avec l'exécutif confié au  premier ministre (l'Allemagne, le Royaume Uni, l'Espagne, l'Italie, Israël, etc...) on vote pour le parti du candidat au poste de premier ministre ou de chef de gouvernement. Ces campagnes sont hautement personnalisées et centralisées sur la personne, les proches des postulants. Si la révolution citoyenne n'est que ripolinage des institutions et bien la révolution citoyenne n'est qu'un mot creux.

 

Cette révolution citoyenne mettra t-elle pour le peuple les outils permettant son implication et sa mobilisation. Ne serait-il pas judicieux d'appeler à des Etats généraux, de prévoir un processus constituant, de mettre en place des ateliers civiques au niveau de chaque circonscription (assemblée dans laquelle le peuple pourra faire évoluer ou changer la loi) et surtout de sortir de la personnalisation  du pouvoir et de ses dérives (peoplisation, démagogie, abaissement du parlement, mépris du peuple citoyen (qui est intéressant que le jour des élections !), petites phrases médiatiques, buzz, programme réduit à la portion congrue etc...) et de faire évoluer le pouvoir exécutif dans un sens collégial et de vertu républicaine élu par le parlement ?

 

Cette révolution citoyenne instaurera - t-elle la république jusqu'au bout dans les entreprises qui sont les dernières petites monarchies dans dans notre état républicain. La démocratie sociale doit aller au terme du processus et engendrer la gestion démocratique et collective de l'entreprise comme le prévoit le préambule de 1946 repris dans la Constitution de 1958 :

 

"Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises".


Pour terminer, les militants de la gauche radicale, anticapitaliste qui ne veulent pas mettre en perspective des guerres pour la raison qu'en face il y a sous l'uniforme du militaire il y a un travailleur , un père de famille et bien dénient bien souvent à un agent de police, fonctionnaire, citoyen de la république et compatriote, d'être sous son uniforme un travailleur et père de famille !

A quand la gauche radicale en général et le PG en particulier rompront avec le pablisme et l'idéologie libertarienne ?

 

A quand la gauche radicale en général et le PG en particulier rompront avec le verbe dur et le programme mou chers au Molletisme ?

Décidément, Le Camarade  Mélenchon de 2010 vieillit  mal et je préfère penser au Camarade Mélenchon de 2005 et de PRS car le Camarade  Mélenchon du PG fout le cafard au républcain socialiste et jacobin que je suis.

 

Mais pour ce que j'en dis...


Salut et Fraternité.

D-P.

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 18:36

  

 

Par Darthé-Payan

 

 

J'ai décidé de mettre en ligne sur mon blog un document d'analyse et d'argumentation de Florence Gauthier sur  la théorie du droit naturel à l'existence développée par Robespierre durant la Grande Révolution française (1789- 1794).

 

Florence Gauthier, Grande Historienne, membre de la Société des Etudes Robespierristes et qui est l'Auteure de plusieurs livres ainsi que des anthologies de discours de Robespierre  et,  a aussi permis la réédition d'ouvrages historiques  tels que  dernièrement "La Réaction Thermidorienne" d'Albert Mathiez, grand historien et grand spécialiste de la Révolution Française et du Jacobinisme et fondateur de la Société des Etudes Robespierristes.

 

Florence Gauthier met en exergue que la théorie du droit naturel à l'existence est d'abord une théorie révolutionnaire. Elle démontre - point de vue que je partage - que la politique de Robespierre et notamment sa théorie du droit naturel sont avec sa doctrine sur la politique économique générale  constitutifs d'une politique économique que l'on pourrait qualifier de socialiste.

 

 

Avec Robespierre la Révolution prenait un tour social et populaire.

 

Lire, relire Robespierre ou le découvrir pour ceux qui n'ont pas encore eu l'occasion ou l'opportunité de le lire. La gauche devrait se réapproprier l'esprit révolutionnaire de Robespierre, son idéal émmancipateur au service du peuple qu'il voulait citoyen et souverain. La République jacobine quel beau projet toujours d'actualité.

 

 

Bonne lecture et réflexion à tous.

 

 

Salut et Fraternité.

 

 

D-P.

 

 

 

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 Robespierre théoricien du droit naturel à l’existence

 

La déclaration du droit à l’existence devint l’enjeu des luttes politiques de 1792 à 1795, mettant aux prises deux conceptions du droit naturel, deux projets de société, deux conceptions de la liberté, liberté politique ou liberté économique, deux conceptions du libéralisme de droit naturel. Robespierre fut un des principaux théoriciens du droit à l’existence à l’époque de la Révolution des droits de l’homme. Partant des principes du droit naturel d’une part, de l’expérience de la révolution d’autre part, il va peu à peu préciser son analyse de la contradiction entre le pouvoir économique et la liberté politique. Nous allons suivre son analyse à travers trois de ses interventions principales à ce sujet.


Avril 1791. « Sur la nécessité de révoquer les décrets qui attachent l’exercice des droits du citoyen à la contribution du marc d’argent ou d’un nombre déterminé de journées d’ouvrier ».

 


À la suite de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, l’Assemblée constituante allait à plusieurs reprises violer sa propre constitution en refusant de reconnaître la citoyenneté - ou l’appartenance au genre humain, selon la conception de la philosophie du droit naturel - aux femmes, aux esclaves des colonies, et enfin à ceux qui vivaient du travail de leurs mains, en détachant, ici, la citoyenneté de la personne pour l’attacher à la richesse.

 
Robespierre intervenait une nouvelle fois, pour défendre le droit naturel attaché à la personne contre le système censitaire qui faisait dériver la citoyenneté des fortunes :

« Pourquoi sommes-nous rassemblés dans ce temple des lois ? Sans doute pour rendre à la nation française l’exercice des droits imprescriptibles qui appartiennent à tous les hommes. Tel est l’objet de toute constitution politique. Elle est juste, elle est libre, si elle le remplit elle n’est qu’un attentat contre l’humanité, si elle le contrarie. » [1]

 

Robespierre s’appuyant sur les principes déclarés, fait la critique du suffrage censitaire d’un double point de vue : anticonstitutionnel, étant donné que la Déclaration des droits de 1789 est violée par ces dispositions qui renient la conception de la liberté en société ou la citoyenneté ; et antisocial. Il va de ce point vue donner une définition du peuple et de l’intérêt général, et caractériser la nature particulière du système censitaire, et celle universelle de la révolution des droits de l’homme.


Les adversaires du droit naturel désignent le peuple par les termes méprisants suivants :

« Le peuple ! des gens qui n’ont rien... des gens qui n’ont rien à perdre. »

Robespierre leur répond :

« Ces gens dont vous parlez sont apparemment des hommes qui vivent, qui existent, qui subsistent au sein de la société, sans aucun moyen de vivre ou de subsister. Car s’ils sont pourvus de ces moyens-là, ils ont, ce me semble, quelque chose à perdre ou à conserver. Oui, les grossiers habits qui me couvrent, l’humble réduit où j’achète le droit de me retirer et de vivre en paix, le modique salaire avec lequel je nourris ma femme et mes enfants ; tout cela je l’avoue, ce ne sont point des terres, des châteaux, des équipages ; tout cela s’appelle rien peut-être, pour le luxe et pour l’opulence ; mais c’est quelque chose pour l’humanité : c’est une propriété sacrée, aussi sacrée sans doute que les brillants domaines de la richesse. Que dis-je ! Ma liberté, ma vie, le droit d’obtenir sûreté ou vengeance pour moi et pour ceux qui me sont chers, le droit de repousser l’oppression, celui d’exercer librement toutes les facultés de mon esprit et de mon cœur ; tous ces biens si doux, les premiers de ceux que la nature a départis à l’homme, ne sont-ils pas confiés, comme les vôtres, à la garde des lois ! » [2]

 

Le peuple qu’analyse Robespierre, ce sont les gens qui vivent du travail de leurs mains, les salariés, ceux qui n’ont « rien », ceux que les « honnêtes gens » veulent dégrader « par les mots de canaille et de populace ».

Le système censitaire est réservé aux riches qui veulent se privilégier en occupant toute la puissance publique. Les riches veulent se constituer en classe particulière et en classe politique dominante :

« Le peuple ne demande que le nécessaire, il ne veut que justice et tranquillité ; les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches l’intérêt particulier. » [3]

 

Le système censitaire ne constitue pas une société d’hommes libres, mais sert l’intérêt particulier des riches, nouveaux oppresseurs du peuple :

« Que serait votre déclaration des droits si ces décrets pouvaient subsister ? Une vaine formule. Que serait la nation ? Esclave ; car la liberté consiste à obéir aux lois qu’on s’est données, et la servitude à être contraint de se soumettre à une volonté étrangère. Que serait votre constitution ? Une véritable aristocratie. Car, l’aristocratie est l’état où une portion des citoyens est souveraine et le reste sujets. Et quelle aristocratie ! La plus insupportable de toutes ; celle des riches. » [4]

 

Robespierre oppose au caractère de classe du régime censitaire le caractère original de la Révolution en France comme première tentative historique de reconquête des droits naturels :

« Est-ce donc pour copier servilement les erreurs ou les injustices qui ont si longtemps dégradé et opprimé l’espèce humaine, que l’éternelle providence vous a appelés, seuls depuis l’origine du monde, à rétablir, sur la terre, l’empire de la justice et de la liberté, au sein des plus vives lumières qui aient jamais éclairé la raison publique, au milieu des circonstances presque miraculeuses qu’elle s’est plu à rassembler, pour vous assurer le pouvoir de rendre à l’homme son bonheur, ses vertus et sa dignité primaire ? » [5]

 

Robespierre rappelle enfin que c’est l’insurrection populaire de juillet 1789 qui a sauvé le Serment du Jeu de Paume et permis d’entamer le processus de reconquête des droits naturels :

« Eh ! qui pourrait donc supporter l’idée de le (ce peuple) voir dépouiller de ses droits, par la révolution même qui est due à son courage, au tendre et généreux attachement avec lequel il a défendu ses représentants. Est-ce aux riches, est-ce aux grands que vous devez cette glorieuse insurrection qui a sauvé la France, et vous ? Ces soldats qui ont déposé leurs armes aux pieds de la patrie alarmée, n’étaient-ils pas du peuple ? Ceux qui les conduisaient contre vous, à quelles classes appartenaient-ils ? » [6]

 

Dans une formule révélant toute l’ampleur de son analyse, Robespierre met en lumière les luttes de classes triangulaires, qui caractérisent toute la période de la Révolution des droits de l’homme, de 1789 à 1795 :

« Est-ce pour retomber sous le joug de l’aristocratie des riches, qu’il (le peuple) a brisé avec vous le joug de l’aristocratie féodale ? » [7]

 

À travers cette critique du nouveau despotisme de l’aristocratie des riches, Robespierre centre le débat sur le problème de fond de la propriété.

Reprenons son analyse qui renvoie au droit naturel universel. Les partisans de l’aristocratie des riches, en attachant la citoyenneté, non à la personne mais à la richesse, transforment le droit naturel universel de liberté en droit particulier des possédants, nouveau privilège qui ne réalise ni le droit, ni l’universel.
 

Robespierre part de la contradiction interne à la Déclaration des droits de 1789 analysée précédemment : le droit naturel de liberté et sa réciprocité l’égalité entrent en contradiction avec le droit naturel de propriété privée des biens matériels. On le voit, la contradiction a éclaté, au moins, dès avril 1791 : le système censitaire, en attachant la liberté en société, ou la citoyenneté, à la richesse, retire aux « impropriétaires » leur appartenance au genre humain.  

 

Robespierre va opérer, sur le plan de la théorie du droit naturel, la séparation entre les biens ayant un caractère universel, et les biens matériels qui ne l’ont pas :

« Ma liberté, ma vie, le droit d’obtenir sûreté ou vengeance pour moi et pour ceux qui me sont chers, le droit de repousser l’oppression, celui d’exercer librement toutes les facultés de mon esprit et de mon cœur ; tous ces biens si doux, les premiers de ceux que la nature a départis à l’homme, ne sont-ils pas confiés, comme les vôtres, à la garde des lois ! Et vous dites que je n’ai point d’intérêt à ces lois ; et vous voulez me dépouiller de la part que je dois avoir comme vous, dans l’administration de la chose publique, et cela par la seule raison que vous êtes plus riches que moi ! Ah ! si la balance cessait d’être égale, n’est-ce pas en faveur des citoyens les moins aisés qu’elle devrait pencher ? Les lois, l’autorité publique, n’est-elle pas établie pour protéger la faiblesse contre l’injustice et l’oppression. C’est donc blesser tous les principaux sociaux, que de la placer tout entière entre les mains des riches.

 
« Mais les riches, les hommes puissants ont raisonné autrement. Par un étrange abus des mots, ils ont restreint à certains objets l’idée générale de propriété ; ils se sont appelés seuls propriétaires ; ils ont prétendu que les propriétaires seuls étaient dignes du nom de citoyens ; ils ont nommé leur intérêt particulier l’intérêt général, et pour assurer le succès de cette prétention, ils se sont emparés de toute la puissance sociale. » [8]

 

Robespierre donne ici la première théorisation du droit naturel universel à l’existence, en faisant éclater la contradiction entre liberté politique et droit naturel de propriété privée des biens matériels. Selon la philosophie du droit naturel, la vie, la liberté, la sûreté et le droit de repousser l’oppression sont des propriétés de l’être humain. Nous avons vu que c’est de cette manière qu’est exprimée, dans la théorie du droit naturel, l’humanité de l’humanité, et que ces propriétés sont à l’œuvre dans la Déclaration de 1789.

 

Robespierre met en pleine lumière la façon dont les propriétaires se mettent en contradiction avec la déclaration-constitution, en restreignant l’idée générale de propriété aux seuls biens matériels, en créant une nouvelle conception de la citoyenneté attachée aux choses, aux biens matériels. Cette conception de la citoyenneté attachée aux choses rompt avec le libéralisme de droit naturel, « car la liberté consiste à obéir aux lois qu’on s’est données, et la servitude à être contraint de se soumettre à une volonté étrangère ». Cette nouvelle théorie politique détruit totalement la conception du droit naturel de liberté, et construit une nouvelle conception de la propriété strictement limitée au matérialisme des biens... matériels.

 

Cette défaite provisoire des droits de l’homme et du citoyen - provisoire car le 10 août 1792, l’insurrection populaire permettra « à la canaille et à la populace » de rétablir le droit naturel, une seconde fois, en renversant cette constitution censitaire, matérialiste et antilibérale - cette défaite provisoire donc permit aussi à Robespierre, défenseur de la liberté, d’approfondir la théorie de la révolution des droits naturels.

 

En effet, dès avril 1791, Robespierre fit éclater la contradiction entre les propriétés ayant un caractère universel, et celles qui ne l’ont pas. La vie, la liberté (et donc l’égalité et la citoyenneté), le droit d’obtenir sûreté et de repousser l’oppression, le droit d’exercer librement toutes les facultés de l’esprit et du cœur sont des propriétés naturelles universelles, et constituent l’intérêt général que la société de droit naturel a pour but de conserver et de réaliser.

 

L’intérêt des possédants est un intérêt particulier incapable de réaliser le droit naturel universel. En s’emparant de la puissance publique, l’intérêt des possédants révèle une forme nouvelle de despotisme, celui du pouvoir que confère la propriété des biens matériels. Un nouveau pouvoir oppressif est ici reconnu, le pouvoir économique.

 

Être libre c’est n’être soumis au pouvoir d’aucun autre homme, et ne soumettre aucun autre homme à son pouvoir. L’oppression ne vient pas seulement des pouvoirs doctrinaires des Églises et de l’État absolutiste, le pouvoir économique est lui aussi incompatible avec la réalisation de la liberté comme qualité humaine.

 

Le 2 décembre 1792, Robespierre intervenait à nouveau sur la contradiction entre liberté politique et liberté économique. Sa réflexion s’était approfondie depuis avril 1791, sous l’effet du développement du mouvement populaire qui élabora, face à la crise économique et monétaire, un vaste programme de réforme agraire lié à une refonte du système de production et d’échange [9]. Robespierre critique le droit de propriété privée illimitée et le caractérise comme un assassinat :

« Je défie le plus scrupuleux défenseur de la propriété de contester ces principes, à moins de déclarer ouvertement qu’il entend par ce mot (droit de propriété illimitée) le droit de dépouiller et d’assassiner ses semblables. Comment donc a-t-on pu prétendre que toute espèce de gêne, ou plutôt que toute règle sur la vente du blé était une atteinte à la propriété et déguiser ce système barbare sous le nom spécieux de liberté du commerce ?... Pourquoi les lois n’arrêteraient-elles pas la main homicide du monopoleur comme celle de l’assassin ordinaire. » [10]

 

Pour Robespierre, les marchands, monopoleurs, spéculateurs sont des assassins puisqu’ils menacent l’existence des consommateurs, et entrent en concurrence avec le droit à l’existence. Robespierre analyse le caractère de classe de la politique de liberté économique au service de l’intérêt particulier des marchands et détenteurs de grains et son aspect répressif.

 

« Ils (les auteurs de la théorie de la liberté économique) ont compté pour beaucoup les profits des négociants et des propriétaires et la vie des hommes à peu près pour rien. Et pourquoi ? C’étaient les grands, les ministres, les riches qui écrivaient qui gouvernaient ; si c’eût été le peuple, il est probable que ce système aurait reçu quelques modifications [11] » ...
« La liberté indéfinie du commerce et des baïonnettes pour calmer les alarmes ou pour opprimer la faim, telle fut la politique vantée de nos premiers législateurs. » [12]

 

Robespierre porte une critique fondamentale à la théorie économique de l’élasticité du marché, car le marché des subsistances n’est pas élastique :

« Les auteurs de la théorie n’ont considéré les denrées les plus nécessaires à la vie que comme une marchandise ordinaire et n’ont mis aucune différence entre le commerce du blé et celui de l’indigo... Il n’est pas nécessaire que je puisse acheter de brillantes étoffes ; mais il faut que je sois assez riche pour acheter du pain pour moi et mes enfants. Le négociant peut bien garder dans ses magasins les marchandises que le luxe et la vanité convoitent jusqu’à ce qu’il trouve le moment de les vendre au plus haut prix possible ; mais nul homme n’a le droit d’entasser des monceaux de blé à côté de son semblable qui meurt de faim. » [13]

 

La spéculation sur les denrées qui assurent l’existence entre en contradiction avec le droit à l’existence :

« Quel est le premier objet de la société ? C’est de maintenir les droits imprescriptibles de l’homme. Quel est le premier de ces droits ? Celui d’exister. La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d’exister ; toutes les autres sont subordonnées à celle-là ; la propriété n’a été instituée ou garantie que pour la cimenter ; c’est pour vivre d’abord qu’on a des propriétés. Il n’est pas vrai que la propriété puisse jamais être en opposition avec la subsistance des hommes. » [14]

 

La critique de la liberté économique va permettre à Robespierre de préciser sa conception de la propriété. Les subsistances étant nécessaires à l’existence, elles ne peuvent être considérées comme une propriété privée mais ont un caractère social commun :

« Les aliments nécessaires à l’homme sont aussi sacrées que la vie elle-même. Tout ce qui est indispensable pour la conservation est une propriété commune à la société entière. » [15]

 

On le voit, ce qui est formulé ici va très loin. La conservation du droit naturel est le but de l’association politique, le premier droit est le droit à l’existence, tout ce qui assure la conservation de l’existence est une propriété commune à la société entière.

 

L’idée générale de propriété chez Robespierre s’est précisée : nous avons vu en avril 1791 que la vie, la liberté, la sûreté, le droit de résistance à l’oppression, l’exercice de toutes les facultés de l’esprit et du cœur, sont des propriétés naturelles universelles. Robespierre ajoute, le 2 décembre 1792 que les biens qui assurent l’existence et sa conservation ont un caractère de bien commun à la société et pas seulement privé. Robespierre théorise ainsi deux sortes de droits sociaux : les droits naturels attachés à la personne et le droit aux subsistances qui donne à ces denrées un caractère de propriété commune.

 
Ici, le droit de propriété des biens nécessaires à l’existence est subordonné au droit naturel à l’existence.

Rappelons que cette même conception se retrouve dans le programme économique de la Sans-culotterie parisienne, entre autres, présenté le 5 septembre 1793, sous forme de 12 articles, dont nous extrayons les plus significatifs :

« Que le maximum des fortunes sera fixé.
« Que le même individu ne pourra posséder qu’un maximum.
« Que le même citoyen ne puisse avoir qu’un atelier qu’une boutique.
« Que toutes les denrées de premières nécessités soient fixées invariablement.

 
« Que les matières premières seront aussi fixées de manière que les profits de l’industrie, les salaires du travail et les bénéfices du commerce qui seront modérés par la loi, puissent mettre l’homme industrieux, le cultivateur, le commerçant à portée de se procurer, non seulement les choses nécessaires, indispensables à la conservation de leur existence, mais encore tout ce qui peut ajouter à leur jouissance. » [16]

 

Robespierre synthétise l’idée générale de propriété dans son projet de déclaration des droits de l’homme et du citoyen présenté à la Convention le 24 avril 1793 :

« Posons donc de bonne foi les principes du droit de propriété ; il le faut d’autant plus qu’il n’en est point que les préjugés et les vices des hommes aient cherché à envelopper de nuages plus épais.

 
« Demandez à ce marchand de chair humaine ce que c’est que la propriété ; il vous dira, en vous montrant cette longue bière qu’il appelle un navire, où il a enchaîné et ferré des hommes qui paraissent vivants : “voilà mes propriétés, je les ai achetées tant par tête.”

 
Interrogez ce gentilhomme qui a des terres et des vassaux, ou qui croit l’univers bouleversé depuis qu’il n’en a plus ; il vous donnera de la propriété des idées à peu près semblables.

 
Interrogez les augustes membres de la dynastie capétienne ; ils vous diront que la plus sacrée de toutes les propriétés est, sans contredit, le droit héréditaire, dont ils ont joui de toute antiquité, d’opprimer, d’avilir et de pressurer légalement et monarchiquement les 25 millions d’hommes qui habitaient le territoire de la France, sous leur bon plaisir.
« Aux yeux de tous ces gens-là, la propriété ne porte sur aucun principe de morale. Pourquoi votre déclaration des droits semble-t-elle présenter la même erreur ? »

 

L’exercice du droit de propriété doit être subordonné à l’éthique. Les trois exemples pris ici par Robespierre sont significatifs. Le marchand d’esclaves trafique de la chair humaine. L’esclavage est l’antithèse des droits naturels. Tout homme est propriétaire de sa personne. L’esclavage est illégitime. Le but de l’association politique est de réaliser la liberté humaine, pas la liberté du droit de propriété des biens matériels.

 

Le deuxième exemple est celui du seigneur féodal maître des territoires et des hommes qui y vivent. Son droit de propriété éminente sur les terres et les hommes lui permet de les soumettre à sa justice, à ses droits, à sa volonté personnelle.

 

Le troisième exemple est celui de la souveraineté. La monarchie héréditaire s’est approprié de façon privée la souveraineté qui n’appartient de droit légitime qu’au peuple. Cette souveraineté est un bien commun du peuple et doit rester commun. Contre ces privilèges acquis historiquement et par la force, Robespierre oppose la légitimité du droit naturel humaniste : l’esclavage est incompatible avec les droits de l’homme tout comme la seigneurie, la monarchie, ou la spéculation sur les denrées de première nécessité.

 

Le droit de propriété doit alors être subordonné aux principes humanistes de liberté et de réciprocité du droit (égalité) :

« En définissant la liberté, le premier des biens de l’homme, le plus sacré des droits qu’il tient de la nature, vous avez dit avec raison qu’elle avait pour bornes les droits d’autrui : Pourquoi n’avez-vous pas appliqué ce principe à la propriété qui est une institution sociale ? Comme si les lois éternelles de la nature étaient moins inviolables que les conventions des hommes. Vous avez multiplié les articles pour assurer la plus grande liberté à l’exercice de la propriété, et vous n’avez pas dit un seul mot pour en déterminer le caractère légitime, de manière que votre déclaration paraît faite non pour les hommes mais pour les riches, pour les accapareurs, pour les agioteurs et pour les tyrans. Je vous propose de réformer ces vices en consacrant les vérités suivantes :

« Article 1er - La propriété est le droit qu’a chaque citoyen de jouir et de disposer de la portion de biens qui lui est garantie par la loi.

« Article 2. - Le droit de propriété est borné comme tous les autres, par l’obligation de respecter les droits d’autrui.

« Article 3. - Il ne peut préjudicier ni à la sûreté, ni à la liberté, ni à l’existence, ni à la propriété de nos semblables.

« Article 4. - Toute possession, tout trafic qui viole ce principe est illicite et immoral. » [17]

 

Robespierre théorise la séparation du droit naturel et de la propriété privée des biens matériels : celle-ci n’est plus de droit naturel, mais une institution sociale et relève de la loi qui la définira. En outre, elle ne peut être illimitée puisqu’elle est subordonnée au primat du droit naturel à l’existence : les articles 3 et 4 synthétisent la critique de la liberté économique, de la libre spéculation et du droit illimité de propriété privée. Ainsi, liberté économique, esclavage et droit de propriété illimitée sont rendus anticonstitutionnelsdans le projet de société de Robespierre.

 

Pour mieux saisir l’apport théorique de Robespierre à la philosophie du droit naturel, reprenons l’analyse de l’idée générale de propriété à l’œuvre dans son projet complet de déclaration des droits de l’homme et du citoyen :

« Article 1er - Le but de toute association politique est le maintien des droits naturels et imprescriptibles de l’homme, et le développement de toutes ses facultés.

 

« Article 2. - Les principaux droits de l’homme sont celui de pourvoir à la conservation de son existence et la liberté.

 

« Article 5. - Le droit de s’assembler paisiblement, le droit de manifester ses opinions soit par la voie de l’impression, soit de toute autre manière, sont des conséquences si nécessaires du principe de la liberté de l’homme que la nécessité de les énoncer suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme. »

 

Les articles 27 et 31 précisent les droits naturels de résistance à l’oppression et d’insurrection :

« Article 27. - La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme et du citoyen.

 

 

« Article 29. - Lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

 

La vie, la propriété de sa personne, la liberté, la conservation de l’existence, le développement de toutes ses facultés, la résistance à l’oppression et l’insurrection sont des propriétés... propres à l’être humain, et de droit naturel.

La citoyenneté, c’est-à-dire la liberté en société, étant une propriété de droit naturel, en conséquence, la loi et le gouvernement sont des propriétés communes au souverain, c’est-à-dire au peuple :

« Article 22. - Tous les citoyens ont un droit égal de concourir à la nomination des mandataires du peuple et à la formation de la loi.

 

« Article 14. - Le peuple est souverain : le gouvernement est son ouvrage et sa propriété, les fonctionnaires publics sont ses commis. Le peuple peut, quand il lui plaît, changer son gouvernement et révoquer ses mandataires. »

 

Le but de la société est de maintenir les droits naturels, nous l’avons vu, et d’assurer la conservation de l’existence :

« Article 10. - La société est obligée de pourvoir à la subsistance de tous ses membres, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler. »

 

En plus des articles limitant le droit de propriété des biens matériels que nous avons vus, Robespierre conçoit une redistribution des richesses par l’impôt sur les possédants et par l’impôt progressif :

« Article 11. - Les secours indispensables à celui qui manque du nécessaire sont une dette de celui qui possède le superflu : il appartient à la loi de déterminer la manière dont cette dette doit être acquittée.

 

« Article 12. - Les citoyens, dont les revenus n’excèdent point ce qui est nécessaire à leur subsistance, sont dispensés de contribuer aux dépenses publiques. Les autres doivent les supporter progressivement, selon l’étendue de leur fortune. »

Ainsi, l’idée générale de propriété chez Robespierre recouvre trois formes. La propriété de droit naturel attachée à la personne : vie, personne, liberté, citoyenneté, sûreté, résistance à l’oppression, développement de toutes les facultés, réunion, expression. La propriété de droit naturel commune au souverain : formation de la loi et gouvernement, selon le principe de la souveraineté populaire, source de la légitimité. La propriété des biens matériels, institution sociale qui n’est pas de droit naturel, limitée et subordonnée par la loi au droit à l’existence.

 

 

 

La suite est à consulter dans le livre Triomphe et mort du droit naturel en Révolution 1789-1795-1802, p. 78 à 95.

 

 


[1] Robespierre, Œuvres complètes, Paris, t. VII, 1950, p. 161.

[2] Id., p. 164.

[3] Id., p. 166.

[4] Id., p. 162.

[5] Id., p. 163.

[6] Id., p. 167.

[7] Id., p. 167.

[8] Id., p. 164.

[9] F. Gauthier, « De Mably à Robespierre », in La guerre du blé au XVIIIe siècle, op. cit.

[10] Robespierre, Œuvres complètes, op. cit., t. IX, p. 113.

[11] Id., p. 112.

[12] Id., p. 111. Liberté économique et loi martiale avaient été décrétées respectivement le 26 août et le 21 octobre 1789. À la suite du 10 août 1792, le mouvement démocratique réclama leur suppression, ce qui provoqua le débat à la Convention dans lequel s’inscrit l’intervention de Robespierre.

[13] Id., p. 112.

[14] p. 112.

[15] Id., p. 112.

[16] W. Markov, A. Soboul, Die Sans-culotten von Paris. Dokumente zur geschichte der Volksbewegung, Berlin, 1975, p. 136 ; A. Soboul, Les Sans-culottes parisiens en l’an II, op. cit., p. 163 : « Cette pétition n’en marque pas moins le sommet de la poussée populaire de l’été 1793 ; jamais les Sans-culottes ne formulèrent avec plus de précision leur idéal social. La crise politique et la disette leur avait fait prendre une conscience plus nette de leurs aspirations, que les journalistes populaires, Hébert, J. Roux et Leclerc avaient bien exprimées, mais jamais, et sans doute à dessein, avec cette formulation vigoureuse. »

[17] Robespierre, Œuvres complètes, op. cit., t. IX, p. 461.

 

 

 

 

http://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article381
http://revolution-francaise.net/
http://ahrf.revues.org/

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