Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 14:36

Par Darthé-Payan

 

 

Après un difficile cheminement, des crises et autres revirements pour cause de susceptibilité ou d'ego mal dimensionné, le Front de Gauche a publié un texte d'accord(1) conclus entre les trois composantes : Gauche Unitaire, Parti Communiste Français et Parti de Gauche.

 

 

Je passe volontairement sur les bons résultats du Front de Gauche qui sont plutôt bons pour le PCF mais par contre désastreux pour le PG qui lui a préféré faire son jeu de cirque autour du score à deux chiffres ou pas du FdG. Le PCF pourtant concerné au premier chef n'en a pas fait un fromage de ces histoires de score à deux chiffres ou pas ! Apparemment, pour le leader du PG, cet acharnement à prouver que le FdG à dépasser les 10 % relevait à la fois du tripatouillage des chiffres et de "vantage" de sa candidature auprès des militants communistes.

 

 

 

 

 

 

Revenons à nos moutons, plutôt à notre "accord" et allons le regarder d'un peu plus près.

 

 

Je ne vais pas aborder tous les sujets et toutes les questions. Je vais essayer de faire le tour des points importants que j'ai relevés dans le document.

 

 

Un texte d'accord d'une fadeur frappante.

 

 

Le texte nous précise qu'il y a le document principal (1) dit "texte stratégique" et deux annexes : les principales mesures du programme populaire et partagé et un accord cadre pour les législatives.

 

 

Évacuons rapidement le point "accord cadre pour les présidentielles et les législatives" qui est du banalité affligeante et qui est là  pour masquer la faiblesse idéologique, programmatique et aussi les futures alliances "gauche plurielle" qu'il sous tend !

 

 

 

Un constat de la montée du Front National vu que sur l'aspect qui arrange le Front de Gauche !

 

 

Le texte stratégique fait un constat comme l'on dit "arrangeant" avec la réalité. Certes, il est bien précisé que "l'abstention  traduit l'écart grandissant entre les aspirations populaires et les réponses apportées par la politique à leurs attentes" mais oublie de dire que les partis de gauche comme de droite qui ont gouverné  la France en sont les principaux responsables et que leures politiques respectives ont faillies !  Il en va de même avec la montée du Front National qui après avoir été niée et considérée comme bidon par les dirigeants du PG est simplement " la cause de l'encouragement et de la banalisation honteuse  faits par l'UMP  des thèmes favoris du FN". Le document n'admet nullement que les problèmes récurrents comme la question sociale de la vie chère et du pouvoir d'achat, la question de la sécurité des personnes et des biens, la question du délabrement de l'école publique  et de tant et tant de services publics, la question européenne et l'euro, comme le refus de toute  politique industrielle et agricole productives et volontaristes  ou d'une reconquête de la protection et de la souveraineté de notre pays.

 

 

 

Des critiques justes mais des solutions et un programme qui ne sont pas à la hauteur des enjeux et surtout de grands manques !

 

 

Une critique juste de la crise du capitalisme et de l'Union Européenne certes mais en revanche, dans les propositions ou les pistes possibles de sortie de crise et d'une rupture tant avec le capitalisme qu'avec l'Europe libérale et oligarchique, point de chose nouvelle et je dirais même qu'au vu de ce document synthèse et du programme partagé (contributions du PG), c'est la schizophrénie totale. On condamne les détenteurs du grand capital, les spéculateurs et autres griots du CAC 40, les banques, les oligarchies mais en même temps on ne demande absolument pas la reconquête républicaine du politique, de l'Etat-Nation, du citoyen sur l'économie, la monnaie et les marchés. Les quelques idées et propositions sommes toutes clairsemées et superficielles ne remettent nullement en cause l'Union Européenne, l'Euro, le système capitaliste et le système du libre échange mondialisé.

 

Questions essentielles :

 

Comment combattre puis rompre avec le capitalisme et la financiarisation de l'économie sans remettre en cause la toute puissance des marchés, de la propriété privée marchande, de l'UE, de la BCE, du libre échange ?

 

Pourquoi, ni dans ce document du Front de Gauche, ni dans les propositions du PG au programme partagé(2) la question du contrôle de l'économie, des marchés et de la monnaie n'est abordée ? 

 

Pourquoi, ni dans ce document de synthèse, ni  dans les contributions du PG au programme partagé(2) la question de la propriété privée marchande n'est posée ?

 

Pourquoi, ni dans le texte d'accord du Front de Gauche, ni dans les documents du PG participatifs au débat du programme partagé, la question de la sortie de notre pays de l'UE, de l'Euro, de la BCE, du GMT n'est posée et que nulle reconquête de la souveraineté de notre pays sur son économie, son budget, sa monnaie n'est mise en perspectives ?

 

 

 

 

Un programme compatible avec le social-libéralisme avec un point de force : l'Europe fédéraste !

 

 

 

Au vue de ces premiers éléments de constation, il est vraissemblable que le programme économique du programme populaire partagé sera compatible avec celui du Parti socialiste. Si l'on écarte le verbiage et les inclinaisons gauchards et bien il serait susceptible d'être décrit comme jumeau avec celui proposé par le parti socialiste de Martine Aubry, François Hollande, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal. Un prochain billet analysera le programme du PS qui vient d'être publié et dont déjà nous pouvons constater les convergences avec le document du Front de Gauche.

 

 

 

Sur la question touchant à l'Europe, le texte commun du Front de Gauche dit vouloir gouverner à gauche(sic) et changer d'Europe(re sic) et la libérer du carcan du Traité de Lisbonne. Cela sent la vieille rengaine frelatée d'une gauche dite radicale mais en phase de domestication par l'Europe libérale et fédéraste qui cherche à montrer encore qu'il est possible de construire une Europe démocratique et sociale à 27 (Pays) et que cet Europe sociale se rèsume à un SMIC européen et une démocratisation de la BCE ! Bref, du foutage de gueule en permanence qui ne prend plus et qui montre surtout des responsables du Front de Gauche et notamment celui du PG incapable de franchir le Rubicon et de mettre en perspective la sortie de notre pays de l'UE et de l'Euro.

 

Jean-Luc Mélenchon dit vouloir sortir du Traité de Lisbonne et après ? Mystère et boule de gomme ! Est-ce que l'on sort de Maastricht donc de la BCE et de l'Euro et aussi du traité de Rome donc du supranational et du fédéralisme. La réponse c'est bien sur que non ! Donc, la sortie du Traité de Lisbonne est une simple  posture et surtout comme je le disais un peu plus dans mon propos, du foutage de gueule en permanence et qui ne prend plus auprès des électeurs. Il y a qu'à voir, les sondages approbateurs que récolte Marine LePen lorsqu'elle met en avant la question de la sortie de l'Euro.

 

 

Bref, il serait temps que le leader du Front de Gauche, le promoteur de la Révolution citoyenne se fasse républicain, jacobin, souverainiste !

 

 

 

Le Front de Gauche confirme qu'il souhaite la disparition des Etats-Nations.

 

Une phrase résume bien la chose : "Le Front de gauche veut rompre avec les politiques néolibérales (pourquoi que néolibérales et pas aussi libérales ?) imposées par l'UE et les gouvernements nationaux pour construire des nouvelles  logiques solidaires de progrès, de partage et de coopération librement consenties(sic) par les peuples, avec eux et pour eux". Il est clair que l'on reste et que l'on réaffirme le caractère supranational et fédéraliste de l'Europe et que l'on passse par pertes et profits l'Etat-Nation pour ne porter qu'attention qu'au peuple qui semble l'alpha et l'oméga des nouvelles logiques que proposent le Front de Gauche. C'est triste de voir que la fuite en avant dans la négation de l'Etat-Nation indépendante et souveraine est plus que jamais affirmée par la gauche en général et la gauche "radicale" en particulier.

 

Nier que l'Europe transnationale, fédérale, libérale et oligarchique est la nouvelle prison des peuples, le fossoyeur de la souveraineté des Etats-Nations et du peuple citoyen est grave pour des partis de Gauche se disant républicains soucieux de la souveraineté  d'une part et anticapitalistes d'autre part.

 

Le document signé par les trois composantes du Front de Gauche (GU-PCF-PG) passe sous slience et par pertes et profis les sujets qui fâchent comme le retrait progressif du nucléaire, cher au Parti de Gauche, et dont l'on ne trouve aucune trace ni allusion. Le mot nucléaire ne figure même pas dans le texte commun. C'est qui en dit long sur le sujet et le non traitement des sujets et questions qui fâchent ! On nous fait partager le concept de la Planification écologique (pourquoi qu'écologique et pas économique, sociale ?) sous un emballage qui permet l'approbation de la question  par tous les partis politiques, de l'extrème gauche à l'extrème droite en passant par EE-L V et l'UMP; Bref, de l'écologie de pensée dominante bien pensante. Fermer le ban !

 

La suite du document "texte d'accord" pose bien souvent de bonnes questions mais n'apporte fort peu de réponse et surtout pas de solutions clairement républicaines, de refondation, de rupture, de transformation et de reoconquête. Bref, le document du Front de Gauche n'est nullement le sursaut républicain, jacobin  et citoyen escompté. Pendant que le Front de Gauche est a hue et a dia et bien la Révolution citoyenne ou sociale n'est pas pour demain et la République attendra...

 

 

Deux courses de vitesses sont engagées.

 

 

La course de vitesse est lancée entre la gauche, la droite et l'extrème droite. Cette dernière, malgré les dénégations de Jean-Luc Mélenchon et des principaux responsables du PG, a pris de l'avance dans la conquête idéologique et à effectuer une percée claire sur le plan électoral en attirant outre des électeurs de droite mécontents mais aussi d'importantes quantités d'électeurs de gauche notamment des classes populaires (ouvriers) mais aussi fonctionnaires et du monde paysan. Ces classes populaires en partance vers le FN sont bien arrivées au port frontiste. La responsable du FN que Jean-Luc Mélenchon déclarait KO semble à l'heure actuelle la seule politque capable d'attirer et de mobiliser les classes populaires,  les paysans, les artisans et commerçants. Le dire et le reconnaître n'est ni trahir la gauche et la réalité, ni promouvoir le FN c'est le constat factuel de la réalité. 

 

 

L'autre course de vitesse est contre l'abstention. La fadeur des programmes et aussi les propositions déconnectées de la réalité de bien des partis et candidats font que les gens n'y croient plus, ne croient à belles balivernes du demain sera meilleur quand la classe politique de gauche et de droite a failli et surtout est pieds et poings liés à l'Union Européenne, l'Euro et le libre échange et que la plupart de ces responsables politiques voient bien souvent la république souveraine et l'Etat-Nation les ennemis.  

 

 

 

Une candidature de sursaut républicain verra-t-elle le jour ?

 

 

Le républicain jacobin que je suis, ne peut que constater en l'état l'évolution de plus en plus gauchiste et libertarienne du positionnement et des propositions de Jean-Luc Mélenchon. Certes, il souhaite gouverner et pas rester dans l'entre soi cher au NPA mais la pente prise par le PG depuis la mi 2009 est de plus en plus éloignée d'un parti républicain, socialiste et jacobin.

 

 

 

 

Deux candidatures peuvent permettent un espoir de l'idéal républicain. L'une déjà formalisée et déclarée, celle du Gaulliste républicain Nicolas Dupont-Aignan, l'autre celle de Jean-Pierre Chevènement dont on voit petit à petit l'esquisse se déssiner.

 

 

 

Oui, il est temps, grand temps,  qu'une candidature républicaine de Salut public voit le jour et que s'engagent convergences utiles, moblilisation populaire et politique, réflexions et propositions programmatiques. L'avenir de la France République une et indévisible, laïque, indépendante et souveraine, développant son économie et développement un rayonnement de l'universel aux travers les terres, les mers, les continents.

 

 

 

 

 

 

 

L'avenir nous dira s'il est possible en France d'avoir un sursaut républicain de Salut Public et qui aura le courage, la vertu et l'audace mais aussi le sens de l'Etat et l'idéal républicain, laïque, jacobin chevillé au corps pour relever ce défi politique !

  

Salut et Fraternité.

 

 

Darthé-Payan

 

 

 

 (1)

 http://www.frontdegauche.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=676:accord-du-front-de-gauche-pour-les-elections-presdentielles-et-legislatives-de-2012&catid=97:actualite

 

(2)

http://programme.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=section&id=1&Itemid=13

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

BA 10/04/2011 20:56


Je voulais voter Mélenchon.

Mais quand je l'ai entendu déclarer qu'il voulait que la France reste dans la zone euro, qu'il voulait garder la monnaie unique européenne car elle permettra de créer un SMIC européen, etc.

Mélenchon veut garder l'euro ? Alors je ne voterai jamais pour Mélenchon.


morel 09/04/2011 03:49


@Darthé-Payan

Sur « l’adaptation », j’ai dû mal me faire comprendre, mon propos visait la direction du PCF qui a perdu tout repère, celle du PS, c’est plus simple, s’est purement et simplement voué à «
l’économie de marché ».
Mon distinguo ne concernait que le groupe PRS. Dès la création du PG, on a senti la prise en mains personnelle, le manque d’élaboration et de décisions collectives. Il a substitué la construction
d’un parti digne de ce nom, unit par une culture et conviction commune par la recherche d’amalgames improbables de personnalités ou groupes en comptant sur son propre talent.
Le passé de résistant dont se glorifie le PCF ne commence qu’avec l’entrée en guerre des nazis contre l’URSS. Avant, la direction du PCF avec Duclos avait essayé de négocier la parution de l’huma
auprès des occupants. Ce qui ne fait que souligner l’honneur de certains de ses militants qui, hors toute consigne, sont entrés d’eux-mêmes en résistance.
Pour ne pas s’appesantir sur ce point : que sont devenus ultérieurement nombre des responsables de l’action clandestine en France (Guigoin, Marty, par ex…) alors que Thorez a passé la guerre en
URSS pays d’abord lié par traité à l’Allemagne nazie ce qui lui vaudra quelques chahuts lorsqu’au retour il voudra inaugurer des monuments mémoriels.
Les Thorez, Rochet, Duclos ont été les soutiens et complices actifs de Staline. Jusqu’à Marchais vantant le bilan globalement positif de l’URSS.


morel 08/04/2011 03:02


Concernant l’UE et l’euro, pour ma part je parlerais d’adaptation. C’est le fait d’organisations qui ont renoncé à transformer « le monde », qui subissent et, bon an, mal an, finissent par « avaler
le morceau ».
Combien de fois avons nous entendu de la part de responsables : c’est la loi, elle est votée.
Nous ne sommes pas idiots au point de ne pas savoir qu’elle s’impose à nous mais aucun vote ne transforme une mauvaise loi en bonne et faut-il renoncer à parvenir à son abrogation ?
Les PC ont été gravement atteints par les révélations au grand jour sur le stalinisme. Depuis lors, leur déclin. Ce qu’il en reste cherche en vain une doctrine, une nouvelle boussole. Leurs
dirigeants, jonglent entre critique et adaptation pensant sauver ce qui peut l’être. C’est eux qui ont promu les formules « dépassement du capitalisme » (sic) et « une autre Europe est nécessaire
», formules reprises servilement par le PG.
Pour ce dernier, il me semble que le contexte n’est pas le même, par sa nature de groupe oppositionnel à la gauche du PS, il lui fallait entretenir, sans doute, une certaine flamme doctrinale.
Les informations données par Darthé-Payan me conduisent à deux remarques :
- "La conscience d’un intérêt général écologique existe ». Ce thème revient souvent sous la plume de JLM. L’écologie serait donc une voie de passage au socialisme ?
- JLM n’a créé le PG qu’après avoir obtenu des assurances de Marie-George Buffet, ce qui n’est pas un crime, bien sûr, mais lorsqu’on constate qu’il fait des appels du pied tous azimuts - car le
partenaire n’est pas toujours arrangeant – on s’interroge (souvenez vous de la proposition à Cohn-Bendit, mais d’autres ont été à d’autres moments courtisés). Un rassemblement est sans doute
nécessaire pour conquérir le pouvoir mais il ne peut se faire que sur une base programmatique claire, pesée et crédible.


Darthé-Payan 08/04/2011 20:05



 


@morel


"Concernant l’UE et l’euro, pour ma part je parlerais d’adaptation. C’est le fait d’organisations qui ont renoncé à transformer « le monde », qui subissent et, bon an, mal an, finissent par «
avaler le morceau »."


Oui, mais un parti comme le PG qui a guère plus que deux ans d'existence (certes ses animateurs ont parfois plus de 30 ans de vie politique derrière eux...) qui ne prone absolument pas la sortie
de notre pays de l'UE, de la BCE, de l'euro est-il d'entrée un parti qui renonce à transformer le "monde" ou bien qu'il effectue dès sa création , l'adaption qui va ensuite lui faire abandonner
toute idée de transformation ou de ruptures ? Je pense qu'un parti comme le PCF est un parti qui subit et donc bon an mal an accepte la construction supranationale, fédéraliste et libre
échangiste de l'Europe. Un peu le "chien crevé au fil de l'eau" dont parlait Descartes dans son commentaire un peu plus haut.


 
"Combien de fois avons nous entendu de la part de responsables : c’est la loi, elle est votée.
Nous ne sommes pas idiots au point de ne pas savoir qu’elle s’impose à nous mais aucun vote ne transforme une mauvaise loi en bonne et faut-il renoncer à parvenir à son abrogation ?"


Oui, la loi une fois qu'elle est votée et bien elle s'applique c'est la normalité de la démocratie parlementaire et le vote est l'expression de cette représentativité de cette volonté générale.
Le peuple s'est exprimé par l'intermédiaire de ses représentants. Après, soit en engage le rapport de force qui peut modifier la donne et remettre la loi à l'étude pour faire évoluer soit on
attend les prochaines echéances électorales présidentielles et surtout législatives et si il y a une nouvelle majorité qui voudra faire changer ou abroger la loi.


La réalité nous montre que la Gauche qui revient au pouvoir n'abroge fort peu de loi votée (et violemment critiquée auparavant) du temps ou elle était dans l'opposition. 1997 en fut le parfait
exemple. Jospin n'est pas revenu sur les lois et dispositifs Balladur sur les 40 annuités de cotisations pour le privé pourtant fort décriés dans la gauche politique et syndicale. Jospin n'est
pas revenu sur le traité d'Amsterdam. Jospin n'est pas revenu sur la fermeture de Renault Vilvoorde etc... La droite abroge plus facilement ou modifie plus nettement les lois même elle maintient
par exemple les 35 heures, la décentralisation. La gauche n'a pas renationalisé ce que la droite à privatiser que se soit sous l'ère Mitterrand II ou sous Jospin. Ce dernier a plus privatisé que
Chirac, Balladur et Juppé réunis !


Je pense que si la gauche revient au pouvoir, elle ne touchera pas à grand chose de ce que la droite à mis en place comme d'habitude....


L'abrogation ou pas est une question soit d'opportunité, de rapport de force, de politque ou encore de courage ! La gauche préfère souvent le statu quo même les plus discutables !


"Les PC ont été gravement atteints par les révélations au grand jour sur le stalinisme. Depuis lors, leur déclin. Ce qu’il en reste cherche en vain une doctrine, une nouvelle boussole. Leurs
dirigeants, jonglent entre critique et adaptation pensant sauver ce qui peut l’être. C’est eux qui ont promu les formules « dépassement du capitalisme » (sic) et « une autre Europe est nécessaire
», formules reprises servilement par le PG."


Le stalinisme, puis les années ont un peu fait oublier à certains le passé de résistant dont le parti s'honorer depuis la dernière guerre puis aussi la montée en puissance du PS
après 1971 grâce à François Mitterrand qui a été d'une très grande intelligence politique et stratégique en signant le programme commun de la gauche. Dès 1973, aux législatives, il permettait au
PS de renverser la tendance qui ne s'arrêtera plus et puis il eût aussi les effets de mai 68 qu'épousa le PS dès la mi-temps de la décennie 70. La victoire de la gauche en 1981 ferme toutes les
possibilités au PCF de remonter la pente et le fait passer pour un parti vieillot considéré en haut lieu comme la cinquième roue du carosse ! Après, je pense que Marchais n'avait pas les mêmes
intuitions que Thorez, Rochet ou Jacques Duclos.


Le PG reprend le concept du « dépassement du captialisme »qu'avait promu un certain temps les communste. A vrai, mes deux ans passés au PG ne m'ont pas renseigné sur ce que mettait
derrière Mélenchon et le parti. En fin de compte, le PG, fonctionne par slogans ou encore par phrase souvent verbeuse et gauchiste à souhait mais souvent fort creuses. Le dépassement du
capitalisme n'est pas le rupture comme le rappelle régulièrement le Philosophe Denis Collin. Mais est-ce que le PG sait ce que ces mots veulent dire ? Rupture, dépassement ...J'ai bien peur que
non ! Le problème du PG s'est qu'il a ni de corpus idéologique défini et cohérent, ni programme cohérent, réaliste et chiffré, ni d'école de formation. C'est un parti purement électoral et de
supporting électoral et en aucun cas révolutionnaire !


Une autre Europe est nécessaire oui mais le peuple français n'y croit plus et aussi la classe ouvrière encore moins elle qui paye un lourd tribut du fait des politiques libérales européennes.
Dire, une autre Europe est nécessaire c'est parler pour ne rien dire ou si, ne pas dire ce qui se cache derrière la fin des Etats-Nations souveraines et de nos services publics nationaux d'une
part et la mise en concurrence libre et non faussée d'autre part. Surtout ce slogan permet de faire illusion et de ne pas trancher sur la sortie ou pas de notre pays de l'UE, de la BCE, de
l'Euro.


La stratégie de Jean-Luc Mélenchon est purement électorale voire électoraliste et d'aventure personnellle. On va vite voir le résultat ! Pour un politque qui dénonce la 5ème république et la
présidentialisation du régime et sa personnalisation outrageuse et bien il se pose là ! Sa candidature est personnelle et toute autour de sa personne et ses fureurs ou frictions dans la société
médiatico-politque du spectacle. Un véritable culte de sa personnalié a été mis en place au PG et il essaie de reporter la même personnalisation de sa démarche sur le Front de Gauche !


 


 



Espinat 07/04/2011 14:13


Bonjour,

Votre dernier billet me ravit !

Vous faîtes le constat que le fameux texte d'accord Front de Gauche (en fait accord au sommet entre Mélenchon et Laurent) est le maximum qui pouvait en sortir. Ce qui est mauvaise augure pour la
suite.

Immédiatement après cet accord et puis la position plus ou plus officielle du Secrétaire national du PCF, Pierre Laurent en faveur d'une candidaature de JL Melenchon et bien et vue les réactions,
les mots doux échangés entre Gérin et Laurent et aussi les positions de Gremetz et bien, il est fort possible qu'il ait une condidature de Mélenchon au titre du front de gauche, puis une dissente à
la personne de Gérin voire une deuxième avec Maxime Gremetz. Bonjour la joi et l'unité. Combien de voix au final! Des mietes mais bon vu que si par une énorme surprise les communistes refusaient la
candidature de Mélenchon pour préférer celle de Gérin et bien Mélenchon maintiendrait sa candidature au titre d'un Front avec les alternatifs et la Fase ! Bien encore des miettes pour chacun à
l'arrivée.

Votre propos et les deux commentaires précédents je les fait miens.Ce programme n'est ni à la hauteur des enjeux ni de sursaut républicain !

Décevant.

Au plaisir de te lire.

Bien fraternellement à toi.

D. Espinat.


Descartes 06/04/2011 09:42


Je me permets un petit commentaire sur un point qui me semble important. Dans ton texte, tu parles des positions prises par les organisations du Front de Gauche sur certains points (et notamment la
construction européenne) comme s'ils résultaient d'un choix politique raisonné. Je crois qu'il faut comprendre qu'au contraire, il s'agit d'un non-choix: l'incapacité de ces organisations (ou leur
manque d'intérêt) à amorcer une réflexion sur les questions de fonds se traduit par une politique du chien crevé au fil de l'eau. On finit par accepter l'euro non pas par conviction, mais parce
qu'il serait "trop compliqué" de penser une sortie et de la défendre dans l'arène publique. On parle de "planification écologique" sans prendre la peine de se demander ce que cela veut dire
exactement tout simplement parce que cela "sonne bien" aux oreilles d'une opinion publique abreuvée d'écologie, et pour qui le mot "planification" rappelle des nostalgies.

On pourrait appliquer au Front de Gauche la réflexion du Patricien dans le livre de T. Pratchett:

"La bas", continua le Patrician, "il y a des gens prêts à suivre n'importe quel dragon, à vénérer n'importe quel dieu, à ignorer n'importe quelle iniquité. Et tout ça a cause d'une méchanceté très
quelconque. Pas la perversion créatrice des grands criminels, mais une sorte d'obscurité de l'âme fabriquée en série. Le pêché, si vous voulez, mais sans la moindre trace d'originalité. Ils
acceptent le mal non pas parce qu'ils disent "oui", mais parce qu'ils ne disent pas "non".


Darthé-Payan 06/04/2011 20:01



@ Descartes


 


« Dans ton texte, tu parles des positions prises par les organisations du Front de Gauche sur certains points (et notamment la
construction européenne) comme s'ils résultaient d'un choix politique raisonné. Je crois qu'il faut comprendre qu'au contraire, il s'agit d'un non-choix: l'incapacité de ces organisations (ou
leur manque d'intérêt) à amorcer une réflexion sur les questions de fonds se traduit par une politique du chien crevé au fil de l'eau. On finit par accepter l'euro non pas par conviction, mais
parce qu'il serait "trop compliqué" de penser une sortie et de la défendre dans l'arène publique. On parle de "planification écologique" sans prendre la peine de se demander ce que cela veut dire
exactement tout simplement parce que cela "sonne bien" aux oreilles d'une opinion publique abreuvée d'écologie, et pour qui le mot "planification" rappelle des nostalgies. »


 


Certes il y a une dose de non choix mais à la direction du PG, nombreux sont des anciens socialistes ou encores des républicains de Gauche
(Mars, Agaureps), ou d'écologistes (Utopia et ceux en provenance des Verts comme Billard) qui ont certes voté « non » au Traité Constitutionnel Européen en 2005 mais sont des
européistes et favorables au fédératlisme supranational avec une monnaie unique l'Euo. Lors, de la rédaction du texte d'orientation du PG sur l'Europe, lequel comportait une adresse au PCF, au
NPA et les autres partis de l'autre gauche et bien, malgré des interventions souhaitant que la France sorte de l'UE, de la BCE et de l'euro et bien la direction du PG a vite clos le débat ou le
sujet et il n'était en aucun question de poser la question de la sortie de la France de l'UE, de la BCE et de l'euro !


 


La notion de « planification écologiste », introduite, lors de la rédaction de la contribution « Trait d'Union » intitulée
"Réinventer la Gauche" en Juin 2008, m'avait fait un peu tiqué et je m'étais abstenu de voter le document au final. Je te donne l'extrait du paragraphe qui aborde le sujet :


 


"La conscience d’un intérêt général écologique existe. Tout le monde est prêt à
comprendre que pour agir sérieusement et vraiment, une planification écologique
est nécessaire. C’est pourtant une idée très clivante. Le principe même de
planification constitue une agression pour tous les adeptes du néolibéralisme. D’ailleurs George Bush a été parfaitement cohérent avec les principes libéraux en refusant de signer le
protocole de Kyoto. Il ne peut accepter qu’unedécision politique de réduction des
émissions de gaz à effet de serre s’impose à l’économie. Que sont en effet les
objectifs datés et chiffrés de réduction des gaz à effet de serre sinon une sorte de « plan quinquennal planétaire » ? Mais ce plan est suspendu dans le vide. Dans la plupart
despays, aucun mécanisme ne permet d’imposer le respect des engagements
gouvernementaux quand on descend au niveau des entreprises. Aucune politique de
réparation écologique n’est possible à l’échelon national non plus sansplanification des moyens et contrôle des résultats intermédiaires. Comment par exemple
se débarrasser des dérivés chimiques tels que les PCB  qui polluent pour des décennies cours d’eau et territoires ! Le mot d’ordre de
planification écologique permetaussi de donner du sens concret au système de
l’économie mixte auquel se réfère désormais ladéclaration de principe du Parti socialiste. Prenons l’exemple de l’énergie. Aucune politique dedéveloppement durable n’est possible dans notre pays si ce secteur est dominé
par les intérêts privés et leur logique de profit à court terme. La constitution d’un pôle de l’énergie comprenant EDF et GDF 100% public sera donc le pilier public de l’économie mixte dans ce
domaine. Enpermettant au secteur de l’électricité et du gaz d’échapper à la concurrence, on leur donnera les moyens d’obéir à des exigences écologiques élevées. Bien sûr cela ne dispense pas le secteurprivé d’intégrer des
obligations d’intérêt général, inscrites dans la loi. C’est le cas par exemple de
l’industrie pétrolière. Une entreprise comme Total ne peut avoir le droit d’amasser des profits considérables tout en refusant de se reconnaître la moindre obligation envers la
collectivité. Ainsi nous pouvons faire de la France un modèle écologique dans le monde. Par
entraînement, la planification écologique réintroduira la logique de l’intérêt général
dans tous les compartiments décisifs de la vie collective : santé publique, équipements,transports, éducation. La planification écologique est donc à
la fois une nécessité résultant del’intérêt général, un levier
pour la mise en place de l’économie mixte et une revendication
politiquequi donne la priorité aux références culturelles des socialistes de solidarité par opposition à la force d’évidence que la droite a capté aujourd’hui surses valeurs de compétition et de valorisation desintérêts
particuliers." (Extrait (page 9) de la contribution "Réinventer la Gauche " (proposée par le courant "Trait d'Union" dans le cadre des phases préparatoires au congrès socialiste de Reims.
Chapitre: 6 "Proposons la Planification écologique", paragraphe intitulé : "Une pédagogie de l'intérêt général".)."


Il est nullement question de sortie du nucléaire et autre scénario "Négawatt" ! Comme quoi l'entrée du courant Utopia et des écolos comme
Billard ont été plus qu'influent ! Ils sont à la manoeuvre idéologique !
Je pense ce que tu décris comme « une politique du chien crevé au fil de l'eau »
pourrait peut-être s'appliquer au PCF qui il me semble n'était pas favorable à l'origine au moment du traité de Maastricht opposé à la BCE et à l'Euro.


Merci à toi, Descartes, Bien fraternellement.


D-P.


 



Présentation

  • : Le blog politique de Darthé-Payan le Jacobin
  • Le blog politique de Darthé-Payan le Jacobin
  • : Pour un sursaut Républicain de Salut Public.
  • Contact

Recherche