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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:22

Par Darthé-Payan

 

 

La dernière note publiée par Jean-Luc Mélenchon sur son blog et intitulé "On suit la consigne syndicale : on ne lâche rien !" Ce titre me stupéfie ! J'ose dire, ici,  que je suis en désaccord avec cette position de Jean-Luc Mélenchon, le Président du PG, mon parti, au sujet de ne rien faire de plus que les consignes syndicales. C'est cantonné le politique dans l'anti chambre des décisions ou actions syndicales et aussi à l'impuissance provisoire (?).

 

 

A chacun son rôle certes, mais cela n'empèche nullement l'homme politique a fortiori, responsable d'un parti de la Gauche du mouvement, de la gauche radicale qui prône la révolution citoyenne de  proposer des solutions, des propositions, des perspectives d'issues ou encore de débouché politique au mouvement social en cours.

 

Si c'est au nom de l'unité qu'il ne faut rien faire de plus que ce que fait ou dit l'intersyndicale et bien là à quoi sert le militant politique dans ces cas de crise sociale qui dure ? A faire du suivisme, de l'attentisme, de l'immobilisme qui ne résolvent rien. Ce n'est pas cela qu'attendent les citoyens de notre pays.

 

 

Je pense bien au contraire que Jean-Luc Mélenchon mais pas que lui, au lieu de rester un peu en retrait comme actuellement, devrait proposer un débouché politique, une perspective d'espoir et d'alternative comme sortie à ce conflit.

 

 

Le suivisme des politiques font qu'ils n'osent à peine prononcer le mot retrait de la réforme des retraites et notamment de l'article concernant le  report de l'âge légal de départ à 62 ans, car l'Intersyndicale (en faite la direction de la CGT et de la CFDT) ne le revendique même pas, n'en font même pas  une exigence, un préalable. Au moins, Force Ouvrière et les Solidaires sont clairs et ont mis comme préalable dans ce mouvement social l'exigence du retrait.

 

 

A continuer ainsi, la désillution et la défaite du mouvement social se fera et Sarkozy aura gagné la "guerre sociale" et surtout la "guerre politique".

 

 

Je  propose, au Camarade Mélenchon, la création d'un Comité de Reconquête de la Retraite à 60 ans avec les convergences politiques, syndicales, associatives, citoyennes nécessaires vers cet objectif d'espèrance et de reconquête républicaine et sociale qu'est de rétablir la retraite à 60 ans et d'étudier les sources nouvelles pour son financement et sa perennisation.

 

 

La prise en compte des années d'études post bac, des années de stages de formation qualifiante, des contrats en alternance (apprentissage, professionnalisation), des années de chômage dans le calcul du nombre d'annuités en est une autre. Bien sur que ces bénéficiaires devront cotiser  et donc se voir prélever sur leurs revenus qu'ils touchent tout les mois. On n'a rien sans rien.

 

 

Pourquoi, Jean-Luc Mélenchon ne propose t-il pas ces propositions comme sortie de conflit, de débouché politique ? Il peut aussi proposer celles du Parti de Gauche qui semblent être rangées au magasin des accessoires à moins qu'elles finissent comme d'autres à la poubelle ?!

 

 

Un homme de gauche comme le Camarade Mélenchon doit apporter des solutions, ses ou des propositons, des débouchés et aussi offrir une porte d'espèrance ou de reconquête.

 

 

Attendre et suivre les consignes de l'intersyndicale c'est rendre inaudible le discours sur la Révolution citoyenne, l'alternative à Sarkozy et au Parti Socialiste. C'est aussi se désarmer politiquement face à l'adversaire politique de droite et face au Gouvernement qui lui ne fait pas dans l'attentisme et n'attend pas les consignes de l'intersyndicale pour agir, et remettre en cause les acquis sociaux, l'état providence, les services publics et le programme du CNR.

 

 

Oui Jean-Luc Mélenchon, tu dois aller au delà de l'intersyndicale, mobiliser le citoyen pour le Salut public.

 

 

Camarade Mélenchon, il est temps de sonner le Toscin, de jouer la Générale et d'entreprendre la révolution citoyenne !

 

 Mettre en perspective un débouché politique au mouvement social et faire revenir l'espèrance pour un autre demain.

 

 

Camarade Mélenchon n'oublie pas que toute luttes des classes est aussi une lutte politique...

 

Le rôle du politique ce n'est pas de suivre les consignes syndicales c'est de mettre en perspectives un débouché politique au mouvement social !

 

 

 

Salut et Fraternité.

 

 

D-P.

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commentaires

Michaud 21/10/2010 22:59


@ Darthé

Je pense que les responsables des partis de la gauche devraient venir te lire car là tu pointes crument leur absence dans le débouché politique de cette lutte contre la rérorme des retraites.

Je partage les points de vue de tes précédents intervenants.

On onnonce deux nouvelles journées d'action le 27 octobre et le 6 novembre. Mais toujours pas de débouché politique ni perspective d'espoir.

Ainsi va la vie politique et sociale dans la France d'aujourd'hui dans laquelle la droite domine idéologiquement et la gauche fait du surplace.

Cordialement


Espinat 20/10/2010 20:06


@Darthé-Payan

Je voudrais vous dire que je partage en gros votre point de vue même si je serais moins vindicatif que vous sur ce que devrait faire un leader politique pour qu'il propose une sortie, un débouché à
l'actuel mouvement social.

Est-ce qu'il aura un débouché dans quelques semaines ou en 2012, il est trop tôt pour porter une appréciation mais c'est vrai que si Sarkozy l'emporte, malgré la colère, la résignation et
l'écoeurement des salariés, et bien il aura marqué des points pour 2012.

Bien à vous.


Catherine 18/10/2010 17:19


Où est la gauche ?

Il y a trois ou quatre ans de cela , lors d’une interview à un journal sud-américain, argentin je crois, j’ai sorti, dans une succession de questions et de réponses, une déclaration dont
j’imaginais qu’elle susciterait indignation, débat et scandale – j’étais à ce point naïf -, en premier lieu parmi les troupes locales de la gauche, et, qui sait, se propagerait comme une onde dans
les milieux internationaux, qu’ils soient politiques, syndicaux ou culturels, et tributaires de ladite gauche. Dans toute sa cruauté, ne reculant en rien face à sa propre obscénité, ma phrase,
ponctuellement reproduite par le journal, était celle-ci : « La gauche n’a pas la moindre putain d’idée du monde dans lequel elle vit. ». À mon intention, délibérément provocatrice, la gauche ainsi
interpellée a répondu par le silence le plus glacial. Aucun parti communiste, par exemple, à commencer par celui dont je suis membre, n’est monté au créneau pour s’insurger ou simplement argumenter
sur l’à propos ou le manque d’à propos des paroles que j’avais proférées. A fortiori, aucun non plus des partis socialistes qui sont au gouvernement dans leurs pays respectifs, je pense surtout à
ceux du Portugal et d’Espagne, n’a jugé nécessaire d’exiger des explications de l’écrivain effronté qui avait osé lancer un pavé dans la mare putride de l’indifférence. Rien de rien, silence total,
comme si les tombes idéologiques où ils s’étaient réfugiés ne contenaient rien d’autre que poussière et araignées, tout juste un vieil os qui ne pourrait même pas servir de relique. Pendant
quelques jours, je me suis senti exclu de la société humaine, comme si j’étais un pestiféré, victime d’une sorte de cirrhose mentale, qui ne sait plus ce qu’il dit. J’en étais même arrivé à penser
que la phrase compatissante qui n’allait pas manquer de circuler parmi ceux qui se taisaient serait plus ou moins celle-ci : « Le pauvre, à quoi pouvait-on s’attendre à cet âge ? ». Il est clair
qu’ils ne me trouvaient pas à la hauteur pour donner mon avis.
Le temps a passé, le temps a passé, l’état du monde est devenu de plus en plus compliqué, et la gauche, impavide, a continué à jouer les rôles qui, au pouvoir ou dans l’opposition, lui avaient été
distribués. Et moi, qui entre-temps avais fait une autre découverte, à savoir que Marx n’avait jamais eu autant raison qu’aujourd’hui, j’ai imaginé, quand il y a un an a éclaté l’ecroquerie
cancéreuse des hypothèques aux États-Unis, que la gauche, où qu’elle fût, si elle était encore vivante, allait enfin ouvrir la bouche pour dire ce qu’elle pensait de l’affaire. J’ai l’explication :
la gauche ne pense pas, n’agit pas, ne se risque pas. Il s’est passé ce qui s’est passé ensuite, jusqu’à ce jour, et la gauche, lâchement, continue à ne pas penser, à ne pas agir, à ne pas se
risquer. Ne vous étonnez donc pas de l’insolente question du titre : « Où est la gauche ? ». Je ne verse pas d’obole, j’ai déjà payé bien trop cher mes illusions.

José Saramago sur son blog,
le 1er octobre 2008.
Repris dans Le cahier, le cherche midi, 2010.


Autrement dit : la droite, c’est ferme ta gueule, la « gauche », c’est cause toujours. D’où il ressort que la « gauche » n’est pas de gauche, que Darthé-Payan a mille fois raison, mais qu’il n’est
pas sorti de l’auberge, car il n’y a aucune raison (ni aucun signe) pour que le camarade Mélenchon soit l’exception qui confirme cette règle.


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