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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 15:13

Par Darthé-Payan et Martin S. Lévy

 

 

 Dans la nuit de mercredi à jeudi (26 et 27 octobre 2011) à Bruxelles, un accord au forceps est intervenu in extremis, entre chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union Européenne, pour sauver la Zone euro et donc l'euro. Il s'agissait bien de sauver la zone euro donc l'euro et non pas la Grèce et sa dette  qui ont déjà  été classées  pour une partie  par pertes et profits !

  

Sans entrer dans le détail, nous vous proposons de faire le point sur les différents éléments du plan de sauvetage de l'euro.

 

 

Aide à la Grèce.

 

  Les banques et les fonds d'investissements ont finalement cédés et acceptés de renoncer à  50 % de leurs créances sur la dette d'ici 2020. L'effacement de la dette est de 100 milliards  ce qui entraîne a contrario et de facto un défaut de paiement partiel de paiement de la Grèce sur sa dette publique qui se monte à 350 milliards d'euros.

 

Le Fonds de stabilité de la Zone euro apportera aux créanciers privés de la Grèce 30 milliards d'euros de garantie sur ces nouvelles créances.

 

L'aide publique directe à la Grèce se monte à 109 milliards d'euros et entre donc dans le soutien de l'Union Européenne et du Fonds Monétaire International.

 

La Grèce devra trouvait 15 milliards par ses propres moyens et donc mettre en place notamment des privatisations d'entreprises ou de services publics.

 

Recapitalisation des banques.

 

Les banques vont devoir se recapitaliser en interne en reconstituant ou en augmentant ses fonds propres, ses ressources propres (Capital social, bénéfices mis en réserves). Ces fonds propres devront atteindre 9% au plus tard le 30 juin 2012. Dans l'intervalle, la distribution des dividendes et le paiement de primes seront reportés, suspendus ou encore abandonnés. Cette recapitalisation des banques de la zone euro se monterait à 106 milliards (dont 30 milliards pour les seules banques grecques) selon l'Autorité Européenne des Banques.

 

FESF - Renforcement du Fonds de sauvetage de l'euro

 

Le FESF qui est actuellement doté de 440 milliards d'euros sera porté à 1000 milliards d'euro et  atteindra sa pleine capacité et force de frappe. Ce  fonds de soutien sera complété par deux mécanismes nouveaux l'un qui sera une système de garantie des pertes éventuelles des investissements privés lorsqu'ils achèteront des obligations souveraines sur le marché obligataire primaire. L'autre  sera la possibilité de pouvoir créer un ou des fonds spéciaux destinés à attirer les investissements extérieurs tant privés que publics notamment en provenance de la Chine, du Brésil, de la Russie, de l'Afrique du Sud ou des Pays du Golfe.

 

Le document spécifique du FESF évoque une coopération encore plus étroite et présente avec le FMI sans plus de précision...

 

Le renforcement de la discipline budgétaire et la "règle d'or".

 

La "fameuse" "règle d'or" s'appliquera sur l'équilibre budgétaire et sera généralisée.

 

Pour le  renforcement de la discipline budgétaire commune de l'Union Monétaire figure dans l'accord de mercredi dernier l'adoption par chaque Etat membre de l'Union de règles sur un budget équilibré durablement transmettant le Pacte de Stabilité et de Croissance dans la législation de préférence dans les constitutions et ceci avant la fin 2012.

 

Renforcement de la Gouvernance de la Zone économique de l'Euro

 

Une périodicité de cette gouvernance se fera jour. Des sommets de la Zone euro auront lieu deux fois par an. Ils seront présidés dans un premier temps par le Président de l'UE, c'est à à dire par Monsieur Von Rompuy. Un changement ou une révision du traité européen et du traité de fonctionnement de l'Union Européenne  dans leurs versions consolidés sera donc nécessaire.  

 

 

Rôle de la Banque Centrale Européenne (BCE).

 

Le Gouvernement économique de la Zone euro vont devoir compter plus que jamais sur la BCE.  Cette dernière continuera  a soutenir les pays fragiles, en difficultés, endettés comme l'Espagne, l'Italie ou encore le Portugal. Le futur président de la BCE, Mario Draghi, a donné des gages dans ce sens et promis de continuer dans ce sens si la conjoncture et la crise le justifiaient.

 

 

   

  La Grèce va souffler un peu mais cela ne risque de ne pas durer sans réformes radicales et vertueuses notamment en matière d'efficacité fiscale.

 

La Grèce va pouvoir un peu souffler mais pour combien de temps... ?  La Grèce n'a pas que des difficultés de liquidité elle a surtout des difficultés de solvabilité. Sans réforme de structure et de volonté politique vertueuse et bien la Grèce ne s'en sortira pas malgré l'effacement partiel de sa dette et le fonds de soutien. La Grèce n'a toujours pas effectué la "révolution" fiscale nécessaire pour que l'Etat soit viable et fiable. Il n'est toujours pas prévu de cadastre ! Les centaines de milliards de la fraude fiscale placées notamment en Suisse ne sont pas rapatriées ni mobilisées. L'Eglise Orthodoxe est toujours exemptée de la grande majorité des impôts et contributions. L'économie souterraine, les fraudes, la corruption, jamais combattues  se sont encore démultipliées avec la crise, etc... Bref, la cure d'austérité et le rationnement économique ne sont pas prêts de s'arrêter !

 

 

 

  L'Allemagne du songe d'un nouveau Anschluss à la victoire à la pyrrhus !

 

L'Allemagne qui avait une envie de domination et de volonté de soumettre et d'aliéner divers Etats-Nations comme la France,  compte tenu de sa puissance économique et  géo-politique (économie industrielle et exportatrice, externalisation de la sous-traitance dans sa zone d'influence européenne, euro fort, plus grand nombre d'eurodéputé, participations financières dominantes, etc...)  semble avoir remporté une victoire à la pyrrhus ! Elle a sauvé ses avantages de court terme et l'Euro fort permettant des excédents commerciaux lourds ! Mais comme le grand absent du plan de sauvetage c'est l'économie productive et bien, les partenaires commerciaux européens de l'Allemagne sont ou risquent d'être tous en austérité ou en phase de récession, de plus gagés de leurs financement au fonds de soutien  ! Je dirai que l'Allemagne à moyen terme sera durement frappée !

 

 

 

  La Chine appelée à la rescousse !

 

Il est prévu de faire participer la Grèce au plan de sauvetage de la Zone euro. La Grèce qui se semblait se lasser face à la crise européenne et l'incapacité des Etats membres de l'Union Européenne à poser un plan de soutien.

 

L'aide Chinoise se fera en contreparties d'avancée non négligeables de ses produits sur le marché Européens et dans la prise de participation ou de contrôle dans différents secteurs ou activités économiques stratégiques des pays de l'UE. Déjà bien présente en Grèce, rachat d'une partie de dette l'an dernier, a pris le contrôle de la flotte maritime marchande grecque et du complexe portuaire du Pirée.

 

La Chine, désormais, déjà pieds et poings liés à la dette souveraine Etats-Unienne (bons du trésor US massifs dans leurs tiroirs) elle sera bientôt menottée à l'UE et au FESF ! Dans quelques mois, il ne serait pas surprenant que la croissance économique Chinoise ralentisse ! Il est noté déjà des signes qui se font sentir dans des certains secteurs de production liés avec l'Europe.

 

Nous nous  laissons à penser que Jean Yanne est un visionnaire politique. N'a t-il pas réalisé dans les années 70 : "Les Chinois à Paris"  ! Film prémonitoire ! ?

 

 

 

  Un plan qui mobilise tant d'énergie et de moyens financiers mais qui annonce la fin de l'économie productive en Europe.

 


Il ya quelque chose d'inquiétant à voir, dans ce plan, autant d'énergie et de moyens financiers gigantesques mobilisés  pour sauver l'euro ! L'économie productive est l'oubliée et donc demain des heures sombres concerneront l'industrie et l'agriculture et je ne vous parle même pas des nations totalement oubliées !

 

L'Europe est de plus en plus un "continent économique" à la dérive, disparate et à des économies fort différentes. L'Allemagne et aussi les pays scandinaves maintiennent autant faire ce peu une économie industrielle et exportatrice. L'Europe du Sud et le Royaume-Uni eux qui ont organisé leur désindustrialisation sont dans des situations extrêmement difficiles; Ils n'ont plus la capacité de réagir, de redevenir puissant car n'ayant plus de substance et de structures industrielles !

 

L'Union Européenne et l'Euro, demain, le MES et aussi le futur Grand Marché Transatlantique sont des constructions totalitaires qui détruisent à la fois la souveraineté des Etats-Nations mais aussi la réalité même des économies productives.

 

 

  Un nouveau monstre froid européen nous attend : le MES !

 

Bientôt, le MES remplacera et unifiera les fonds de secours européens MESF et FSFE. Le MES est le mécanisme de stabilité qui permettra le déclenchement du fonds de soutien et de stabilité. Il est aussi le pendant du Gouvernement économique de la Zone euro. La raison d'être (et l'objectif ?) du MES sont proprement la fin des budgets des Etats-Nations afin de permettre de mobiliser les finances publiques des Etats en priorité vers le fonds de soutien et de stabilité d'une part et d'autre part vers la solidarité des Etats sur-endettés d'autre part. Quid des programmes politiques intérieures (éducation, santé, services publique, justice, police, soutien à l'industrie, etc... ) de chaque parti politique et de chaque candidat après la mise en place du MES ? Tout le monde sait qu'après la mise sous tutelle des budgets des Etats-Nations l'an dernier, les fonds de soutien et de stabilité répétitifs et inopérants, maintenant le gouvernement de la Zone euro et son dernier avatar le MES, le but c'est le sauvetage de la Zone euro et de la monnaie unique l'euro (Mieux vaut la perte des substances budgétaires, des industries des Etats, des services publics que la disparition de l'euro !) ! L'UE et l'euro sont des processus totalitaires dont, nous Français, ferions bien de nous en éloigner sans trop tarder sous peine de mort de notre économie et de notre état providence !

 

 

 

  Un Président Sarkozy qui vient de pousser encore la France dans l'intégration européenne et qui signe la mort de l'industrie productive.

 

Jeudi soir à la Télévision Française, le Président Nicolas Sarkozy s'est exercé à l'explication de l'accord intervenu dans la nuit. Il a bien essayé de faire de la pédagogie mais comme pratiquement tout ce qu'il proposait au nom de la France a été refusé ou vidé de sa substance par une Chancelière Allemande sûre d'elle-même, ne lâchant rien et s'appuyant sur un vote de son parlement le Budenstag.

 

Le Chef de l'Etat n'a malheureusement pas été convaincant. Il nous gratifiant d'une phrase qui en dit long :" S'il n'y avait pas eu d'accord hier soir, ce n'est pas seulement l'Europe, qui sombrait dans la catastrophe, c'est le monde entier !"(sic) Notre Président pas encore candidat mais tout de même en campagne électorale surjoua à la fois son rôle et le résultat. Bref, Nicolas Sarkozy veut nous vendre, à nous Français, un plan qui sauve pas l'Europe mais le monde alors que tout les observateurs qualifiés, nous expliquent que le plan ne résout rien au niveau de la situation de la  Grèce, de la dette des Etats européens ou encore au niveau de l'économie mais surtout annonce clairement qu'une nouvelle intégration européenne doit se faire jour menée tambours par le couple Franco-Allemand ! Bref, nous allons voir arriver les initiatives qui vont encore plus piétiner le peu de souveraineté qu'il reste aux Etats-Nations de l'Union Européenne mais aussi le peu de marges laissées à l'économie productive. 

 

Vouloir, une unité, une fusion tant politique, budgétaire et économique de la France avec Allemagne, une convergence dans tout domaine est proprement inconcevable et surtout irresponsable, de plus ne tenant compte en rien des réalités des économies des deux Etats.

 

L'Allemagne est une puissance économique qui reste une puissance industrielle (manufacture, machines outils, automobiles, chantiers navals, sidérurgie, mines, etc...) avec une forte capacité exportatrice et une place importante sur les marchés chinois et sud-asiatiques et ultra dominant en Europe. L'Allemagne n'a pas de Salaire Minimum, il favorise la rente et les salaires et le pouvoir d'achat sont comprimés depuis de nombreuses années. Le Gouvernement Merkel après celui de Schroder favorise clairement l'investissement productif et les soutiens à l'exploitation tout en les protégeant (Mise en place d'une TVA sociale). L'Allemagne a aussi une sphère d'influence tant géopolitique qu'économique. Nous pouvons la définir au centre et à l'est de l'Europe d'une part, au nord  de l'Europe d'autre part. De plus, l'Allemagne élargit ses positions sur le sud et le sud-est de l'Union Européenne du côté de la Slovénie. L'entrée de la Croatie en 2013 amplifiera la chose. Il ne manquera plus que l'Albanie et la Turquie dans l'Union Européenne et la boucle  sera bouclée ! Ce sera la reconstitution de la grande zone d'influence germanique en Europe ! Cette Zone d'influence économique, intra européenne et au sein de l'Union Européenne aide considérablement l'Allemagne lui permettant d'externaliser pas trop loin de chez elle des éléments de sous traitance à moindre coût dans des pays comme la Roumanie, la Slovaquie etc...

 

L'alignement et la convergence de la France avec l'Allemagne sont tout à fait inacceptable  ! Ils doivent être refusés, combattus. Notre pays doit redevenir une grande puissance économique et politique souveraine et aussi indépendante.

  

 

Débat surréaliste et fouilli de saint fouilla sur France 2

 

A la suite de l'intervention du Président Sarkozy nous avons eu droit à un débat sur France 2. Ce fut un débat bien souvent confus et irréaliste. Je dois bien reconnaître que Marine LePen double Jean-Luc Mélenchon sur la Gauche et que Emmanuel Valls, faisant assauts d'amabilité envers le candidat du Front de gauche, tombant souvent d'accord avec "ce bouffeur" de socialistes et d'Hollande à longueur de journée ! La représente de l'UMP, Valérie Pécresse Ministre du Budget, me semblait être l'intruse dans ce débat dont Hervé Morin, le centriste, intervenant en "extra terrestre" semblant perpétuer la tradition du centre français qui n'a pas d'existence réele !

 

De voir Jean-Luc Mélenchon défendre quoiqu'il arrive l'euro et pousser notre pays dans encore plus d'intégration européenne n'est pas surprenant. Ce qui est plus surprenant c'est qu'il ne voit pas que sa position sur l'Europe est de plus en plus intenable (Smic Européen, possibilité que la BCE prête directement aux Etats, etc...) et que sa posture politique à base de verbes hauts et de slogans martelés et répétitifs (banquiers, agences de notation, marché) le mène à l'échec. Le candidat du Front de Gauche en reste à une critique verbale des marchés, des banques et des agences de notation ne voyant même pas que l'Union Européenne et l'euro sont les nouvelles prisons des peuples, les fossoyeurs de la souveraineté et de l'existence des Etats-Nations et de leurs économies productives respectives ! Nous devons nous faire  une raison : le candidat Mélenchon ne proposera jamais la sortie de la France de l'UE et de l'euro et ne renoncera jamais au fédéralisme européiste et européen !

 

 

  Un sursaut républicain de Salut public sera-t-il un jour esquissé ?

 

Le dernier plan de soutien et de stabilité de la zone euro, l'impossibilité pour notre pays d'avoir la capacité d'organiserune alternative à la toute puissance de l'Allemagne et à la toute puissance des marchés financiers montre qu'un sursaut républicain de Salut public manque aujourd'hui et devient de plus en plus vital et souhaitable. Sans ce sursaut républicain autour de la reconquête de sa souveraineté pleine et entière (nationale, populaire, monétaire, financière, budgétaire, économique, etc...) notre pays ne peut qu'aller vers encore plus d'intégration européenne sous domination allemande et sous contrôle chinois ! Une candidature de salut public va-t-elle émergée, devenir incontournable dans l'avenir en esquissant un programme républicain de salut public passant par la sortie de la France de l'UE et de l'euro, la souveraineté potlique et nationale sur l'économie, la monnaie , les marchés et lançant un vaste programme économique de réindustrialisation de la France ? L'avenir nous le dira...

 

 

 

Salut et Fraternité.

 

Darthé-Payan et Martin S. Lévy.

 

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Darthé-Payan Le Jacobin - dans Actualités
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BA 01/11/2011 14:50



Dimanche 2 mai 2010 : chute du domino grec.


 


Après une semaine de discussions, la zone euro a validé, dimanche 2 mai, l’accord négocié entre Athènes, le FMI, et la Commission européenne pour aider la Grèce à éviter la
faillite. Au total, les Grecs se verront prêter 110 milliards d’euros sur trois ans sous forme de prêts bilatéraux.


 


http://www.euractiv.fr/economie-finance/article/2010/05/02/fmi-zone-euros-pretent-110-milliards-deuros-grece_67164


 


Dimanche 28 novembre 2010 : chute du domino irlandais.


 


Après l'Irlande, l'Europe craint l'effet domino.


 


Comme prévu, les pays de la monnaie unique s'apprêtent ce dimanche soir à donner un feu vert définitif à un plan de renflouement de 85 milliards d'euros pour Dublin. Mais ils
cherchent à aller au-delà. Avec l'espoir de contrer durablement la défiance des investisseurs et d'empêcher la chute d'autres dominos dans la zone euro.


 


http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/11/28/04016-20101128ARTFIG00207-apres-l-irlande-l-europe-craint-l-effet-domino.php


 


Mardi 3 mai 2011 : chute du domino portugais.


 


Un plan de sauvetage de 78 milliards d'euros pour le Portugal.


 


Le premier ministre démissionnaire, José Socrates, a annoncé aux Portugais, mardi 3 mai dans la soirée, que son gouvernement était parvenu à un "bon accord" avec les délégations
de l'UE et du FMI chargées de négocier le programme d'aide financière demandée par le pays pour un montant de 78 milliards d'euros sur trois ans.


 


http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/05/03/le-portugal-conclut-un-accord-avec-l-ue-et-le-fmi-sur-un-plan-d-aide-financiere_1516514_3234.html


 


2011 ? Ou alors 2012 ? Chute du domino italien.


 


Les investisseurs internationaux n'ont plus du tout confiance dans la capacité de l'Italie à rembourser ses dettes.


 


http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND


 


Un gouvernement républicain de Salut Public.


 


Vite.


 


Avant qu'il ne soit trop tard.



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