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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 19:23

Par Darthé-Payan

Je publie cette note en mémoire à Jean Moulin qui disparaissait, il y a 67 ans, le 08 juillet 1943, aprés avoir été attrocement torturé et supplicé.

 

Jean Moulin reste et restera l'homme politique et d'Etat courageux, vertueux, patriote intransigeant, ardent républicain et universaliste qui démontrera un esprit de sacrifice et d'unité exemplaire. Homme de gauche, républicain social et laïque, il représente pour le républicain socialiste jacobin que je suis une source d'inspiration et de fidélité au même titre que Robespierre et Jaurés. L'idéal républicain et jacobin chevillé au corps, il oeuvrera pour la liberté de sa  patrie républicaine, son indépendance, sa souveraineté, son unité et mettra toujours le respect et l'émancipation de la personne humaine et la solidarité sociale  au centre de son combat politique  tout au long de sa vie politque notamment aux moments d'allégresse du Front Populaire comme aux heures sombres de l'occupation allemande.

 

Je salue sa mémoire, son combat. Nous lui devons tant...

 

Salut et Fraternité.

 

Vive la République, Vive la Résistance, Vive la nation, Vive la France !

 

 

Je reproduis, ci-après, l'excellent document présenté sur le site http://partisans.ifrance.com/partisans/jmoulin.htm

 

Je remercie les animateurs et auteurs de ce site pour l'excellent travail documentaire.

 

D-P.

 

 

______________________________________________________________________________________________

 

Jean Moulin      

«Chef de mission d'un courage et d'un esprit de sacrifice exemplaires, a, en personne, établi la liaison entre les Forces Françaises Combattantes et les Mouvements de Résistance en France, en déployant, pour y arriver, une ardeur exceptionnelle».

 

Attribuant à Jean Moulin le 17 octobre 1942 la Croix de la Libération, le Général de Gaulle rendait ainsi un vibrant hommage au sens de l'Etat et au patriotisme intransigeant de celui qui, moins d'un an plus tard, allait entrer dans la légende.

 

Né à Béziers le 20 juin 1899 d'une famille d'universitaires, Jean Moulin devient Préfet de Chartres en juillet 1939.

 

A l'arrivée de l'ennemi en 1940, il veut rejoindre son unité mais le Ministre de l'Intérieur s'y oppose et Jean Moulin reste donc en Eure-et-Loir où il fait face avec courage aux problèmes de l'exode. Frappé, emprisonné, refusant de signer une déclaration rendant injustement responsables d'atrocités des soldats sénégalais, il préfère se trancher la gorge livrant ainsi, au soir du 17 juin 1940, ce que lui-même a appelé «son premier combat».

 

 (Photothèque du        secrétariat aux Anciens combattants)

Jean Moulin noue des contacts avec la résistance naissante et dispersée. Il gagne Londres en 1941. Le général de Gaulle (photo) le charge d'effectuer la coordination en zone sud des mouvements en formation. Dans la nuit du nouvel an 1942, il est parachuté près de Salon-de-Provence.

 

Dès lors, il convainc H. Frénay (Combat), E. d'Astier de la Vigerie (Libération-Sud), J.P Lévy (Franc-Tireur) de fondre leurs organisations respectives dans les Mouvements Unis de Résistance (M.U.R.).

Il crée les services clandestins communs: atterissages, parachutages, information et presse, noyautage des administrations publiques. Il s'adjoint secrétariat, agents de liaison, opérateurs-radio, agents instructeurs. Il distribue les fonds, assure les liaisons avec Londres, coordonne les distributions d'armes et devient ainsi, sans en avoir le titre, le véritable chef de la Résistance, d'abord en zone sud puis sur l'ensemble du territoire.

 

De retour (en France) de Londres en février 1943, Jean Moulin préside le Comité National de la Résistance (C.N.R.), lequel montre aux Alliés que l'unanimité de la Résistance est derrière le Général de Gaulle dans le conflit qui l'oppose au gouvernement de Vichy.

 

Victime d'une trahison, il est arrêté par la Gestapo à Caluire le 21 juin 1943. Emprisonné au Fort Montluc, Lyon, transféré à Neuilly, puis au siège de la Gestapo, rue Lauriston à Paris, il est atrocement torturé sans jamais livrer un seul secret. ll meurt le 8 juillet 1943, vraisemblablement dans le train qui le conduisait en Allemagne.

Les cendres de Jean Moulin, fédérateur de la Résistance, héros national, ont été transportées au Panthéon le 19 décembre 1964.

 

L'UNIFICATION DE LA RÉSISTANCE.

L'UNIFICATION DE LA RÉSISTANCE

Clandestine, la Résistance évolue cependant en raison de tous les évenements intérieurs et extérieurs, la résistance des Anglais aux bombardements, l'influence de la France libre par l'intermédiaire de la B.B.C..

L'invasion de l'U.R.S.S. par l'Allemagne, le 22 juin 1941, I'entrée en guerre des Américains après le bombardement de Pearl Harbour par les Japonais, le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, et en guise de represailles, I'occupation de la zone «Iibre», le 11 novembre 1942, par les troupes allemandes (et l'installation de ses polices en zone sud), autant d'événements qui fortifient les différents courants de la Résistance.

 

Malgré la propagande de Vichy et les discours de Pétain (affiche), malgré les arrestations, les exécutions annoncées par des affiches jaunes et noires, rouges et noires, une grosse fraction du peuple français n'a pas accepté les mesures contre les Juifs et la grande rafle du 17 juillet 1942, n'accepte pas les restrictions au bénéfice de l'Allemagne et des profiteurs du régime, n'accepte pas l'éloignement de deux millions de prisonniers, la comédie de la «relève», la phrase de Pierre Laval (photo - avec Hitler), déclarant: «Je souhaite la victoire de l'Allemagne», l'instauration du Service du travail obligatoire ( S.T.O.).

 

Avec la défaite allemande à Stalingrad (février 1943), il semble que la victoire change de camp. Les résistants de toutes idéologies acceptent de reconnaître pour chef celui qui le premier a lancé l'appel à la Résistance.


JEAN MOULIN ET LE C.N.R.

L'unification de la Résistance fut surtout l'oeuvre de Jean Moulin (photo). Cet ancien préfet de Chartres. qui avait essayé de s'ouvrir la gorge plutot que de signer une déclaration qu'il jugeait infamante pour les troupes françaises, avait été limogé par Vichy et avait gagné Londres en septembre 1941. Il était revenu en France en janvier 1942 avec mission de coordonner les efforts des mouvements de Résistance sur les plans politiques et militaires. Moulin eut quelque mal à se faire admettre. Mais il détenait un argument capital il distribuait l'argent grace auquel les mouvements pouvaient vivre. (...) ll finit par s'imposer. (...)

 

La première réunion plénière du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) se tint le 27 mai 1943, rue du Four, à Paris, avec la participation des représentants des mouvements de la Résistance, des anciens partis politiques, et des délégués des syndicats clandestins.

Jean Moulin, qui présidait, lut un message du général de Gaulle (photo), disant entre autres que la parole serait rendue, dès que possible, au peuple français.

 

Pour des raisons de sécurité, le C.N.R. ne se réunit plus en séance plénière jusqu'à la Libération.

 

La tache essentielle fut d'établir un programme, le celèbre «programme du C.N.R.», composé de deux parties: l'une consacrée à la lutte immédiate et préconisant l'union; l'autre engageant l'avenir, préconisant des réformes sociales, et, sur le plan économique, réclamant des nationalisations.

 

Le Conseil national de la Résistance nomma des sous-commissions, chacune presidée par un membre du C.N.R. assisté de spécialistes. Ce sont ces commissions qui nommeront les secrétaires généraux du gouvernement chargés d'occuper provisoirement les postes ministériels à la Libération . Il décida, en outre, avec Francis Closon, d'instituer dans les départements des Comités de Libération, composés à l'image du C.N.R., destinés à coordonner l'action de la Résistance dans le département et entourer le préfet, à la Libération, d'une représentation de la population résistante.»

D'après H. MICHEL


LE PROGRAMME DU C.N.R.

«Au printemps 1944 sera diffusé, sous le titre «Les jours heureux», le programme d'action du C.N.R.. Tout d'abord action immédiate: collaborer étroitement aux opérations militaires françaises et alliées pour libérer la patrie. Le C.N.R. adjure les alliés d'ouvrir un second front. Il exige des armes, il se glorifie des grèves, de la constitution des maquis, de la résistance au S.T.O. qui attestent la combativité du peuple français. Il appelle à l'intensification de la lutte armée (...).

 

Lorsque la France sera libérée, le C.N.R. devra veiller à l'établissement d'un gouvernement provisoire de la République, formé par le général de Gaulle, pour défendre l'indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle. Les traîtres devront être châtiés .

 

La parole devra être rendue au peuple français rour assurer la démocratie la plus large, restaurer le suffrage universel, la pleine liberté de pensée, de conscience, d'expression. Le respect de la personne humaine, l'égalité absolue de tous les citoyens devant la loi...»

«La Résistance »

 

                                                                                                  

                                                                                      

 

Réalisé par :

http://partisans.ifrance.com/partisans/jmoulin.htm

 

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commentaires

jean-jacques 12/07/2010 21:09


Salut et fraternité à tous !
Excellente initiative de ta part DP ! après Robespierre et son discours du 10 mai 1793 qui prend une dimension particulière dans le contexte actuel, l'appel du 18 juin, la référence à Jean Moulin
s'imposait...
S'il y a des enseignants qui consultent ce site, je me demande s'ils ne devraient pas s'en inspirer pour transmettre aux élèves les fondamentaux de notre Histoire Républicaine, peut être le
font-ils mais je n'ignore pas que l'enseignement de l'Histoire est quelque peu malmené par l'Education Nationale et que le pouvoir actuel aidé en cela par des pédagogues illuminés veut couper le
peuple de ses racines.
Pour ce qui me concerne, je transmettrai à mon cercle d'amis, de camarades et de collègues.
Bravo à toi,
Amicalement


Darthé-Payan 14/07/2010 10:15



Salut fraternel Jean-Jacques


Merci pour ton soutien et tes encouragements. Notre démarche commune en faveur de l'idéal républicain socialiste et jacobin avance petit à petit. Nous devons continuer à publier, à diffuser à
échange et aussi à rencontrer nos concitoyens.


Oui l'apprentissage de l'Histoire comme de la géographie est de plus en plus malmené dans le système actuel de l'éducation nationale basé sur une pédagogie destructurante et d'acquisition
minimale des savoirs et savoirs faire.


Pour qu'un citoyen soit pleinement citoyen il doit avoir les répères et les bases de l'Histoire. C'est le minimum non ? Comme d'ailleurs la géographie elle aussi de plus en plus reléguée en sous
matière. Comment avoir une idée précise de notre pays, du continent européen, des grandes puissances sans connaissances élémentaires sur la géographie. L'histoire, la géographie, l'économie se
réjoignent et s'entremêlent. Comme, l'histoire, la philosopnie, la littérature, les arts, etc... ont des liens entre eux.


Je pourrais même dire que les lettres et les sciences sont pas si éloignées l'une de l'autre. Comme les métiers -  ces sciences pratiques - qui ont des liens étroits avec l'histoire, la
géographie, les arts, l'instruction publique etc...


Je pourrais multiplier les liens et les rapprochements à l'infini. Il y a quand même l'universalité dans tout cela, dans tout la transmission, l'apprentissage et l'acquisition de savoirs et de
savoirs faire.


Réduire ou affaiblir les heurs et cours d'histoire et de géographie c'est affaiblir l'apprentissage des autres matières et au final affaiblir la culture générale de chaque élève et demain avoir
des citoyens avec beaucoup de manques. Le pouvoir politique actuel, la commission de Bruxelles et les tenants du système capitaliste soutiennent l'affaiblissement de l'histoire et de la
géographie, de l'économie et demain la philosophie car cela permet d'avoir des citoyens moins émancipés et donc plus corvéables et aussi moins mobilisés sur les enjeux de notre temps.


Salut et fraternité.



Sonia Bastille 11/07/2010 19:42


@ Darthé-Payan

Très bon papier à propos de Jean Moulin dont la gauche oublie à la fois le symbole de l'idéal républicain et de résistance et toute sa portée.

Tu as raison de dire que c'est une belle source d'inspiration. A nous Jacobins de la faire jaillir de nouveau et que jamais elle ne se tarit.

Salut fraternel à toi mon frère Darthé.

Sonia


Résistant 09/07/2010 19:58


Merci d'avoir mis à la une de votre blog, ce document relatif à Jean-Moulin.

Bien que je ne sois pas "Jacobin", je comprends votre démarche face aux difficultés de la gauche à faire bouger les choses contre toutes les réformes désastreuses de Nicolas Sarkozy.

Jean Moulin était quelqu'un d'exceptionnel et ce patriote républicain permis l'unification de la Résistance ainsi que le futur programme du CNR.

A garder dans la mémoire de la gauche.

Amitiés militantes.


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