Partager l'article ! Grèce : ta sortie de l'euro devient inéluctable !: La remise en cause de la souveraineté tant nationale qu'institutionnelle de la Grèc ...
La remise en cause de la souveraineté tant nationale qu'institutionnelle de la Grèce est constante depuis maintenant trois années. L'UE avance
par un processus totalitaire qui après avoir réussi l'unicité économique (acte unique, marché unique), l'unicité monétaire (Traité de Maastricht, indépendance de la BCE, traité d'Amsterdam,
monnaie unique euro) complète son processus par l'unicité budgétaire. Les États et les parlements sont privés de leur pouvoir de souverain et les parlementaires voient leur pouvoir de législateur
de plus en plus remis en cause et limité d'une part, à la retranscription des directives et règlementations européennes et d'autre part au vote de la loi de finances cette dernière qui
passera désormais dans le cadre du prochain traité sous le fourches Claudine de la Cour de Justice de l'Union Européenne.
Le problème de la Grèce, c'est que ce pays a falsifié ses comptes, construit une structuration budgétaire et étatique sur du vent ou du papier
à pâte à mâcher ! De plus, la Grèce est incapable de se réformer, de faire le saut qualitatif qui la fasse rentrer dans l'ère des États-Nations "modernes" et structurés avec une efficacité
régalienne, administrative, budgétaire et fiscale. Bref, que la Grèce en finisse avec la corruption, la fraude fiscale, le placement d'argent dans les paradis fiscaux, l'économie parallèle et
souterraine et devienne un État-Nation !
Les multiples plans de redressement et tout particulièrement le dernier(*) adopté par le Parlement Grec, dimanche dans la soirée, sous la pression du processus totalitaire que sont l'Union Européenne et l'euro, ne sont qu'austérité menés aveuglément et injustement et ne pourront qu'engendrer une inefficacité totale et aggraver les choses. Pourquoi le gouvernement Papademos comme celui de Papandréou est incapable d'instaurer un cadastre et donc de lever l'impôt foncier, de prélever une fiscalité sur les biens et les revenus de l’Église orthodoxe, de rapatrier l'argent dormant de la fraude fiscale, de mettre en contribution les armateurs, de définir une politique économique diversifiée et non bi-sectorielle (le tourisme + l'économie de l'olivier) ?
La Grèce paye à la fois ses fraudes, l'incurie et aussi les dérives d'une gestion déficiente et obsolète de son État, de ses finances publiques et de son économie.
Les plans européens de soutien et de financement ne sont pas faits pour sauver la Grèce mais pour sauver l'euro et l'Union Européenne. La Chancelière Allemande, Angela Merkel, veut que le financement de la Grèce se fasse sous le signe et l'urgente nécessité de sauver et de maintenir coûte que coûte l'euro. Car si la Grèce faisait faillite et bien c'est l'euro qui serait touché et risquerait de ne pas se relever. Cela l'Allemagne, ses industriels et ses fers de lance à l'exportation ne l'accepteront jamais. Les Allemands veulent bien aider la Grèce et donc payer à condition que l'euro (et donc les exportations et l'industrie manufacturière allemande) soit sauvegardé (es) et pour que cela soit fait et bien la cure et la purge d'austérité frapperont la Grèce encore et toujours !
Les « casseurs » sont les alliés
objectifs des instigateurs de l'Union Européenne et de la Troïka (Commission européenne, BCE, FMI). De plus, ces délinquants dénaturent totalement le mouvement populaire qui fait opposition aux
plans d'ajustements et d'austérité.
La Grèce ne peut pas se lancer dans une voie du défaut total vis à vis de ses créanciers notamment parce que une grande partie des retraites est financée par ses levées d'obligations et donc de financement et de remboursement. Dire qu'il faut que la Grèce fasse défaut sur toute sa dette est un pure folie, d'ailleurs la majorité des Grecs ne le réclament pas car ils en savent les graves conséquences et notamment pour trouver les financements de demain et surtout parce que 40% de leur retraites partiraient en fumée !
La sortie de la Grèce de l'euro et aussi de l'Union Européenne devient inéluctable !
La seule issue réaliste et viable c'est que la Grèce sorte de l'UE et de
l'euro et redevienne souveraine notamment sur sa monnaie, son budget. Cette autonomie, cette souveraineté qui ne seront pas conquises et préservées sans efforts durables, permettront de débloquer
les choses sur le plan financier, budgétaire et aussi social. Le pouvoir retrouvé sur la monnaie, les finances, l'économie n'exonérera pas la Grèce et les Grecs de réformes en profondeur sur le
plan de la structure étatique, de l'impôt, de la lutte contre la corruption et de la fraude et aussi entreprendre un changement économique qui permette diversification et modernisation.
C'est à ce prix que la Grèce redeviendra souveraine et aussi de nouveau le pays berceau de la démocratie et de notre civilisation.
Par Sonia Bastille, Fabien Darthé-Payan, Gilles Fabre et Martin S. Lévy.
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