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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 15:17

Par Darthé-Payan



En cette année de célébration et de commémoration du 140ième anniversaire de la Commune révolutionnaire de Paris qui débutera le 18 mars 1871 pour s'achever, après la semaine sanglante, le 28 mai 1871, j'ai décidé de vous parler et de vous présenter un Jacobin de la Commune de Paris, Conseiller de cette commune révolutionnaire et du Comité de Salut Public qui administrait la nouvelle forme républicain et socialiste de la Commune révolutionnaire de Paris. Ce révolutionnaire, ce Jacobin, républicain et homme de gauche se nomme Félix Aimé Pyat. Il est fort méconnu et totalement oublié lorsqu'on rappelle les différents acteurs de la Commune révolutionnaire et de la vie politique tant de la Seconde république que de la Troisième République naissante.

 

   

 



Félix Aimé Pyat est na tif de Vierzon dans le Cher. Il vit le jour le 4 octobre 1810. Ce fils d'Avocat, après des études de Droit; devint Avocat à son tour mais très vite il se lance dans le journalisme. Il fût tour à tour et à la fois Journaliste, Auteur dramatique et homme politique. Il fut un Jacobin durant la Commune de Paris.

Avocat au barreau parisien, il délaisse les plaidoiries pour le journalisme. Il le devient au Figaro et au Charivari. Il intègre la Revue démocratique. Il sera l'auteur de pièces de théâtre, dont certaines sont jouées par l'acteur en vogue Frédérick Lemaître.
 

Après la Révolution de 1848, ce Jacobin, s'inspirant de l'Incorruptible et de l'idéal démocratique et jacobin de l'an II, mais aussi de Louis Blanc, fut désigné Commissaire dans le département du Cher par le Gouvernement Provisoire de la Seconde république. Il est élu député républicain de Gauche à l'Assemblée constituante de 1848. Il se fera remarqué par un remarquable discours sur le droit du travail en réponse à Thiers et à De Tocqueville. Il sera de nouveau élu l'année suivante mais cette fois comme député à l'Assemblée nationale Législative. Son aura s'élargira notamment auprès du petit peuple des ouvriers et des artisans mais également auprès de franges de la paysannerie locale.



Il participe aux émeutes du 13 juin 1849 et doit se réfugier en Suisse, puis en Belgique, du côté de Bruxelles et puis encore migrer et traverser la Manche pour s'établir à Londres.
 

Il profite de cet exil londonien, pour affirmer son projet politique révolutionnaire, républicain et jacobin. Remettant à l'ordre du jour, la politique de Robespierre et de la République montagnarde. Il fonde un parti révolution « La Commune Révolutionnaire » en références à la commune du 10 Août 1792, puis publie et diffuse de nombreux textes révolutionnaires.
 
Ces documents montrent une nette inclinaison républicaine, socialiste et jacobine. Il adhère à l'Association Internationale des Travailleurs (AIT) durant l'année 1864. Il ne reviendra qu'en France qu'en 1869.


Au lendemain de l'assassinat du journaliste Victor Noir en 1870, alors que le monde est de plus en plus incertain, il appelle à l'insurrection et doit de nouveau repartir en exil en Angleterre. Il sera condamné par contumace à 5 ans de prison pour la Haute Cour.

 

 



Après la proclamation de la République le 04 septembre 1870, il rentre en France et créé un journal Le Combat dont le titre résume tout. Quelques mois plus tard, le 08 février 1871, il est élu député à l'Assemblée nationale mais en démissionne le 03 mars. Il fondera un nouveau journal qui s'intitule : Le Vengeur qui sera vite interdit puis supprimé par les autorités politique et militaires de l'époque. Ce journal sera rétabli durant la Commune de Paris. Ces élans de plus en plus jacobins s'inspirant de Robespierre le feront élire comme membre du Conseil de la Commune de Paris. Il sera membre de la Commission exécutive et de celle des Finances et du Comité de Salut Public du 1er mai au 08 mai 1871. Il se fera le héraut de l'intérêt général, de la souveraineté du peuple parisien, de la république égalitaire et aussi du transfert des possessions privées vers la nation assemblée.

 

 

 



Il ne participera pas à ce que l'on appelle la « Semaine sanglante » et de nouveau s'exile à Londres. Il ne rejoindras la France qu'après l'amnistie de 1880 votée grâce à Jules Ferry. Félix Pyat sera de nouveau parlementaire. Il sera élu Sénateur du Cher en 1887 puis député des Bouches du Rhône en 1888, toujours homme de gauche, républicain, jacobin et épris de vérité et de justice. Il meurt le 03 août 1889 à Saint Gratien.
 


Outre les textes politiques, Félix Pyat, laissera à la postérité, diverses publications telles que :

  • Lettres d'un proscrit. La vile multitude. Le prince Tityre. Lettres à Barbès, à M. Chambord, 13 juin. Aux électeurs de la Seine, de la Nièvre et du Cher (2 volumes, 1851)

  • Loisirs d'un proscrit. Lettre au général Changarnier. Vive la République. Samedi et dimanche. Les carabiniers royaux. L'espion Schnepp (1851)

  • La Folle d'Ostende (1886)

  

            



 

ainsi que des pièces de théâtre :

  • ne révolution d'autrefois, ou les Romains chez eux, pièce historique en 3 actes et en prose, avec Théodose Baratte, Paris, Théâtre de l'Odéon, 1er mars 1832

  • Le Brigand et le philosophe, drame en 5 actions, avec un prologue en 2 parties, avec Auguste Luchet, Paris, Théâtre de la Porte-Saint-Martin, 22 février 1834

  • Ango, drame en 5 actes, 6 tableaux, avec un épilogue, avec Auguste Luchet, Paris, Théâtre de l'Ambigu-Comique, 29 juin 1835

  • Les Deux Serruriers, drame en 5 actes, Paris, Théâtre de la Porte Saint-Martin, 25 mai 1841

  • Cédric-le-Norwégien, drame héroïque en 5 actes, Paris, Théâtre de l'Odéon, 26 février 1842

  • Mathilde, drame en 5 actes, avec Eugène Sue, tiré des Mémoires d'une jeune femme, Paris, Théâtre de la Porte Saint-Martin, 24 septembre 1842

  • Diogène, comédie en 5 actes, précédée d'un prologue, Paris, Théâtre de l'Odéon, 6 janvier 1846

  • Le Chiffonnier de Paris, drame en 5 actes et 1 prologue (12 tableaux), Paris, Théâtre de la Porte Saint-Martin, 11 mai 1847

  • L'Homme de peine, drame en 5 actes, 9 tableaux, Paris, Théâtre de l'Ambigu-Comique, 24 février 1885

Article rédigé avec le concours de différentes sources :

 

       Le dictionnaire de la Commune de Paris de Bernard Noël – Éditions Champs-Flammarion.

  • Le Dictionnaire Larousse du XIXème siècle.

  • L’encyclopédie Universalis.

  • Les archives municipales.

  • Les archives nationales.

  • Les archives de l'Assemblée nationale et du Sénat.


Prochainement, je vous parlerais de Jules Miot, autre Jacobin de la Commune de Paris et initiateur du Comité de salut public.

Salut et Fraternité.

D-P.

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commentaires

GUERIN Julien 01/05/2011 15:42


Dans le même registre, il faut aussi saluer le citoyen Delescluze (jacobin et révolutionnaire) tombé sur une barricade en 1871 aprés une vie de lutte en faveur de la République démocratique, laique
et sociale.


Darthé-Payan 01/05/2011 19:29



@ Julien


J'ai prévu de consacrer un article (en cours de rédaction) sur le Citoyen Charles Delescluze. Ce ardent Révolutionnaire, Jacobin, Républicain pour le 25 mai jour anniversaire de sa mort sur les
barricades. Oui, tu fais bien de rappeler, le juste et opiniatre combat du Citoyen Delescluze pour la République démocratique, sociale, laïque et jacobine. Fort peu de militant de la gauche en
parle et c'est fort dommage car nous avons à apprendre beaucoup de ces citoyens qui luttaient pour la souveraineté et l'émancipation du peuple et qui disaient tel le Citoyen Delescluse : "Place
au peuple ! Aux combattants aux bras nus!".


Merci encore à toi pour ta venue et au plaisir de te lire.


Salut et Fraternité.


D-P



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