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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 15:29

Par Darthé-Payan

J'ai décidé de publier sur mon blog, ci-après, le texte de la Tribune (*)  écrite par Nicolas Dupont-Aignan, Président du mouvement Gaulliste "Debout la République", paru dans le quotidien Le Monde daté du 18 décembre 2010,  pas parce que l'homme de gauche, républicain, socialiste et jacobin que je suis qui vient de démissionner du PG, passerait à droite ou la ralierait ou encore abandonnerait l'idéal du socialisme républicain et jacobin mais parce que ce choix est fait pour servir le débat, l'information en ce moment où Jean-Luc Mélenchon et le PG souhaitent  rester dans l'Union Européenne et dans l'Euro - donc la BCE.

 Sans être devenu gaulliste, je reconnais au document rédigé par Nicolas Dupont-Aignan une analyse et une position qui me conviennent et que ne peuvent pas rejeter  d'un bloc et a priori Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Chevènement.

Ce point de vue est clairement républicain et participe de la reconquête de la souveraineté nationale, populaire, monétaire de notre pays, la France, notre patrie républicaine.

Nicolas Dupont-Aignan a le courage de mettre en accord, ses discours, ses actes et ses convictions. Il fait preuve de clarté et aussi de courage.

Je dirais aux camarades du PG, de la Gauche radicale, du mouvement de Jean-Pierre Chevènement, on ne peut pas chaque jour crier, écrire et dire que ce que fait l'Union Européenne est une catastrophe comme en Grèce ou en Irlande, hurler que la Commission de Bruxelles a mis sous tutelle les budgets des Etats-Nations, proclamer l'exigence de la souveraineté populaire et rester dans l'Union Européenne, la BCE, l'Euro ou encore le GMT. C'est contradictoire et stérile et cela entretien la confusion.

Le PG et Jean-Luc Mélenchon doivent entendre ce que dit Nicolas Dupont-Aignan. Chevènement doit l'entendre aussi. Ces trois responsables républicains doivent pouvoir engager les convergences pour une alternative républicaine de Salut public autour de la reconquête de la souveraineté, autour de la sortie de la France de l'UE, de la BCE, de l'Euro.

Le sursaut républicain de la souveraineté en rompant avec l'UE, la BCE et l'Euro, ou le déclin de la France en restant  dans l'UE, la BCE et dans l'Euro ! Voilà les choix... Voilà l'alternative.

Ci-après le texte intégral de la tribune de Nicolas Dupont-Aignan parue dans le journal Le Monde du 18 décembre 2008.

Salut et Fraternité.

D-P.

  

______________________________________________

 

Retrouvons notre monnaie nationale

Par Nicolas Dupont-Aignan

 

 

Prisonniers consentants d'une monnaie unique qu'ils associent à tort à l'idée européenne, les oligarques de Bruxelles ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de tuer l'Union européenne (UE). Comme prévu, on ne peut pas plaquer sur des économies différentes une monnaie unique. Puisqu'il n'y a ni réelle circulation des travailleurs ni transferts financiers entre les Etats, toute différence de compétitivité entre deux pays se traduit logiquement par un excédent commercial excessif d'un côté, et par du chômage de masse de l'autre.

Puisque les monnaies ne peuvent plus se réajuster les unes par rapport aux autres, les peuples reçoivent comme un boomerang en pleine figure cet euro trop cher et trop injuste. L'Allemagne accumule des excédents commerciaux, tandis que, symétriquement, la France et les pays du Sud sont pris dans le cercle vicieux des déficits commerciaux - qui nourrissent à leur tour le chômage et les déficits publics.

 

Tous ces pays, qui n'ont pas la même structure industrielle ni la même démographie, ne pourront pas subir indéfiniment une politique monétaire identique qui tue à petit feu leur tissu industriel !

 

Les Anglais, les Polonais, les Suédois, les Danois, qui se réjouissent aujourd'hui de ne pas avoir intégré la zone euro, voient tout au contraire leurs exportations redémarrer et leur croissance repartir. Ils ne subissent pas la politique de l'euro trop cher dictée par l'Allemagne. Ces pays sont-ils pour autant moins européens ? Bien sûr que non.

 

Mais ils ont eu l'intelligence de comprendre que la liberté monétaire est indissociable d'une politique économique conforme à l'intérêt de leur peuple. Et ils dévoilent ainsi en creux l'arnaque de la monnaie unique, taillée pour la finance et la banque. Car si les dirigeants européens mettent tant d'acharnement à défendre l'indéfendable euro qui asphyxie leur économie, c'est bien car ils obéissent aux intérêts de leur nouveau maître, le système financier, qui en est le principal bénéficiaire.

 

Il ne faut pas oublier que l'article 123 du traité de Lisbonne a gravé dans le marbre du droit supranational l'interdiction pour tout Etat d'emprunter sans intérêts auprès de sa propre banque centrale. C'est-à-dire d'investir sans payer d'intérêts dans des grands projets, dans la recherche, les universités ou dans les hôpitaux.

Or, l'Europe ne peut pas exister comme un espace de paix et de progrès si un seul pays domine les autres, et si les intérêts de la finance priment sur ceux des citoyens. Le président américain Thomas Jefferson l'avait énoncé dès le XIXe siècle : "Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise."

 

Lors de la mise en circulation de l'euro, beaucoup avaient été déroutés par les dessins tracés sur les billets, représentant des ponts ou des viaducs ne menant nulle part. La Banque centrale européenne (BCE) s'était empressée de préciser qu'il ne fallait surtout pas que l'on puisse y reconnaître un monument existant. Le vide de cette construction idéologique et technocratique apparaissait déjà dans toute sa cruauté. Comment construire le continent européen sans s'appuyer sur les nations et les peuples qui le composent ?

 

La France, si elle veut au plus vite échapper à la spirale de la déflation économique et de la régression sociale, si elle veut rester un pays libre maître de son destin, doit donc au plus vite sortir de l'euro ! C'est la seule issue pour ne plus être victime du dumping monétaire de la Chine ou des Etats-Unis. C'est la seule issue pour relancer nos exportations et relocaliser les investissements. Nous pourrons alors créer mécaniquement le million d'emplois qui nous manque tant pour équilibrer nos régimes sociaux que pour redonner une perspective à notre jeunesse.

 

En sortant de l'euro, la France rendra service à l'Europe tout entière puisque les autres nations suivront son exemple et retrouveront le droit de battre monnaie, ce qui n'interdit en rien une coordination monétaire. L'euro monnaie unique, c'est déjà le passé. Symbole d'une Union européenne oligarchique antidémocratique qui a dénaturé l'idée européenne de départ. Sortir de l'euro, c'est jeter les bases de l'Europe de demain. La seule viable... celle des coopérations à la carte entre des nations libres.

 

Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la République

 

Article paru dans l'édition du 18.12.10(*)

  

 

(*)http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/17/retrouvons-notre-monnaie-nationale_1454861_3232.html

 

 

http://www.debout-la-republique.fr/Tribune-de-Nicolas-Dupont-Aignan.html

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commentaires

cf 29/12/2010 18:22


Quand, Quand il existe un programme, propre aux partis qui prétendent ceci cela : DLR, PG, FG, MRC...Est-il détaillé, crédible, efficient (et peut-on l'étaler à la vue de tous et aussi des
adversaires de la démocratie: les banques etc) ? ;et les promesses électorales n'engagent que ceux qui les croient; et "les évènements" font que le gouvernement change de cap en cours de route...
De plus, il faut lire les traités, et prévoir les pièges. Peut-on sortir de l'U.E?, peut-on quitter l'euro? Comment?
Je lis tout le monde: le m'pep qui a étudié les programmes de tous les partis, Gréau, Sapir, Lordon, Cassen dans le diplo de déc et en vidéo avec le PG récemment , attac (qui vire à l'anarchisme
donc démerdez-vous seuls) le PG, DLR, les blogs souverainistes. Quid du protectionnisme, de la monnaie commune, de la charte de la havane?
Nikonoff me semblait précis mais comme tous les groupes reste ancré à gauche (et DLR à droite). Certains citoyens espéraient un "CNR" depuis plusieurs mois, c'est mon cas, mais il parait que dans
les partis personne n'est prêt à ça! Bcp de gens se détournent totalement de la politique... Perso, le FG me plaisait mais vous me douchez! La sauvegarde de ce qui reste de nature ne vous apparait
pas à mettre en avant ?
En attendant, respectueusement.
Bonnes fêtes à vous... et salut et fraternité.


cf 29/12/2010 03:15


www.m-pep.org/spip.php?article1934#outil-sommaire-5


marc malesherbes 18/12/2010 17:19



N Dupont Aignan ... le JL Mélenchon de la droite.

La symétrie entre la droite et la gauche est frappante. l'UMP a le même problème que le PS.

Devant les effets néfastes de plus en plus visibles de sa politique. l'UMP a besoin de rassembler la fraction de son électorat qui doute. Alors, elle fait la part du feu avec NDA, du moment qu'il
appelle au second tour à voter pour le candidat officiel (en 2007, NDA a indiqué qu'au deuxième tour il allait voter N Sarkozy)

Pour JL Mélenchon, on ne peut encore l'affirmer (il n'était pas candidat en 2007), mais le candidat du PCF, l'élément essentiel du front de gauche (dont fait partie le PG de JLM), a appelé à
voter S Royal. Et tout indique qu'au deuxième tour  de 2012 il en sera de même (voir les déclatrations d'A Chassaigne) (1)

Ceci dit, la différence de sensibilité entre NDA et JLM est profonde:
- NDA promeut clairement le souveraineté nationale, la souveraineté monétaire ...Un de ses objectifs essentiel est le plein emploi (sans le dire, il est prêt à court terme à sacrifier une partie
du pouvoir d'achat de ceux qui ont un emploi, une retraite, pour faire reculer le chômage)
- JLM promeut clairement les avancées sociales, et c'est le seul point sur lequel il met en cause le traité de Lisbonne, sans remettre en cause l'Euro, au contraire . A l'inverse de NDA, à court
terme, il veut améliorer la situation de ceux qui ont un emploi, une retraite, de la redistribution, en faisant l'impasse sur l'aggravation induite du chômage.

On retrouve donc un clivage traditionnel gauche/droite qui ne laisse aucun espoir de rassemblement (sauf à rêver)

En ce qui concerne NDA (comme JLM), la question centrale, c'est leur capacité à négocier un ralliement à leur camp naturel avec des contreaprties significatives. Jusqu'à présent ni NDA, ni le
PCF, n'ont montré cette capacité.

Ma conclusion (provisoire) serait donc la suivante :
- ceux qui pensent qu'il vaut mieux grapiller quelque chose à court terme ont intérêt à voter JLM (c'est toujours ça de pris !)
- ceux qui pensent qu'il vaut mieux assurer le moyen terme ont intérêt à voter NDA (avec le gros risque que les sacrifices de court terme ne soient pas suivis d'effets positifs à moyen terme)

(1)  "Ne laissons pas non plus croire qu’il y aurait à gauche, d’un côté un chevalier blanc (le Front de gauche) porteur de toutes les vertus et de la pureté révolutionnaire, et de
l’autre un chevalier noir (le Parti Socialiste et ses alliés) affublé de tous les maux et vendu au capitalisme. Ce qui importe, c’est d’emmener toute la cavalerie dans la bonne
direction"
Intervention à la Fête de l'Humanité Bretagne     Lundi 29 novembre 2010



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