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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 20:12

 Par Darthé-Payan

 

 

Après Félix-Aymé Pyat et Jean Miot, je vous propose Charles Delescluze pour troisième et dernier volet du tryptique consacré aux Jacobins qui administrèrent la Commune de Paris en 1871.

 

 

Louis Charles Delescluze naquit le 02 octobre 1809 à Dreux.Il effectue des Études de Droit à Paris. Peu après, il devient Clerc d'avoué mais très vite il se consacre au journalisme. Il développe très tôt des idées démocratiques, patriotiques et républicaines. S'orientant de plus en plus vers l'idéal révolutionnaire, devenant jacobin, il participe aux soubresauts de la monarchie finissante et joue un rôle éminent dans la révolution de Juillet «  Les Trois Glorieuses » en 1830. Membres de plusieurs sociétés républicaines et secrètes telle que la Charbonnerie. Il est poursuivi pour un complot républicain contre la monarchie et doit en 1836, partir se réfugier en Belgique. Durant son exil, il participe à la vie intellectuelle et politique et soutient ses confrères journalistes républicains.

 

 

Delescluze revient en France en 1840, il élit domicile dans le nord de la France à Valenciennes. Il anime et dirige un journal républicain « l'Imparfait » aux idées clairement démocratiques. Ces articles déchaînent les passions et lui attirent les foudres du pouvoir. Il est condamné à un mois de prison ferme et à 2500 francs d'amende.

 

Il est présent dans le nord, au moment où éclate la révolution de février 1848, s'inspirant des idées jacobines, de Commune insurrectionnel de Paris du 10 Août 1792, de la constitution de 1793, il proclame la République à Valenciennes. Le Gouvernement provisoire le nomme Commissaire de la République pour le Département du Nord. Bien que battu aux élections à la Constituante en avril 1848, il lance un nouveau journal « La Révolution démocratique et sociale » d'inspiration à la fois républicaine et jacobine. Il crée une association politique républicaine : Solidarité républicaine qui regroupe républicains de gauche, radicaux et socialistes avec notamment Ledru-Rollin et Mathieu de la Drôme. Au mois de mars 1849, de nouveau condamné à la prison et à une forte amende (3000 francs) pour la publication d'articles qui dénoncent le Général Cavaignac, responsable des massacres de juin 1848. Deux années plus temps, en 1950, une nouvelle condamnation à trois ans de prison le frappe ainsi qu'une très lourde amende de 11000 francs. Ne voyant pas d'autres solutions pour garder sa liberté, il est contraint de quitter le territoire national et se réfugie en Angleterre. De là, il continue son travail de journaliste en s'inspirant de plus en plus de l'idéal révolution de Robespierre. Il réussi à regagner clandestinement la France durant l'année 1853. Mais une arrestation le contraint à quatre longues années de prison et surtout dix ans d'interdiction de séjour. Une forme de bannissement ! Il est déporté à Cayenne. Dès son arrivée, il est transféré à l'ile au diable, séjour des détenus politiques au régime draconien fort en brimades ! Durant son emprisonnement, il rencontre Alexandre Franconie et se lie d'amitié devenant le précepteur de son fils Octave. Delescluze restera en Guyane durant près de deux ans. En novembre 1860, il fait partie des déportés politiques qui sont amnistiés par la loi du 16 août 1859.

 

Charles Delescluze regagne la France, mais s'il reste un combattant politique et révolutionnaire redoutable, il est très diminué physiquement . Il crée un journal radical : « Le Réveil » qui affirme haut et fort les principes de l'Association internationale des Travailleurs. Son journal sera un ardent opposant au Second Empire. Cette opposition lui vaudra la saisie et la suspension de son journal en 1870.

 

Le Réveil reparaitra le 7 septembre. Mais Delescluze sera condamné à trois reprises. Alors que début la Guerre Franco-Allemande de 1870, il doit se réfugier une nouvelle fois en Belgique. Quelques jours plus tard, il revient en France et ressort son journal.

 

Ce révolutionnaire, républicain et jacobin, patriote , surnommé « Barre de fer » sera élu le 05 novembre 1870, Maire du XIXième arrondissement mais il en démissionne le 06 janvier 1871. Il s’oriente de plus en plus dans la voie révolutionnaire appelant à la lutte armée contre ceux qu'il appelle les capitulards. Ces capitulards qui composent le gouvernement de Défense nationale. L'insurrection échoue et son journal est de nouveau interdit.

 

Élu député à l'assemblée nationale le 08 février 1871, s'inspirant une nouvelle de l'Incorruptible, il demande la mise en accusation des membres du gouvernement dit de la Défense nationale.

 

 

 Le 26 mars 1871, il est élu membre du Conseil de la Commune de Paris par les XIième et XIXième arrondissement de la Capitale. Il démissionne du parlement pour entrer aux instances dirigeantes de la Commune. Membre de la Commission des Relations extérieures, de la Commission exécutive en avril 1871 puis celle de la Guerre. Il devient membre du Comité de Salut Public le 09 mai et se retrouve aux côtés d'amis Jacobins comme Pyat et Miot. Le 11 mai, Il devient responsable de la guerre à la Commune avec le titre de Commissaire délégué civil.

 

 

 

 Lors de la « semaine sanglante » suite à l'entrée des Versaillais dans Paris, il appelle lors de la journée déterminante du 24 mai à une guerre ds quartiers. Son célèbre appel : « Place au Peuple, aux Combattants aux bras nus! » retentira et encore de nos jours rappelle le combat du peuple parisien et aussi français pour sa liberté, pour son idéal révolutionnaire d'émancipation. Le lendemain, lors de la journée du 25 mai, désespéré, sentant les choses perdues, il ne fera rien pour éviter la mort sur une barricade au Château d'Eau (Xème arrondissement). Deslecluze, homme entier avec l'honneur et la vertu chevillés au corps, ne voulait pas servir la réaction et les versaillais victorieux que se soit par son arrestation, sa capitulation ou sa fuite.

 

La réaction ne lui fera pas de cadeau. Alors décédé, il fut annoncé en fuite. Alors que décédé depuis le 25 mai 1871, il sera quand même condamné à mort par contumaces lors d'un procès en 1874.

 

Salut et Fraternité.

 

 

D-P.

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commentaires

BA 29/05/2011 10:49


Bon anniversaire !
Il y a six ans, le peuple français remportait une victoire contre ses élites patronales, économiques, financières, politiques, médiatiques.

Le référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe est une consultation populaire qui a eu lieu le 29 mai 2005.
À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? », 54,68 % des électeurs s'étant exprimés (hors bulletins blancs
et nuls) ont répondu « non ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_du_29_mai_2005#Sociologie_et_opinions

Quels sont les cinq endroits de France où le « oui » fait ses plus gros scores ?

Ce sont les cinq endroits les plus riches de France !

- Neuilly-sur-Seine : 82,51 % de oui !

- Paris, 7ème arrondissement : 80,52 % de oui !

- Paris, 16ème arrondissement : 80,03 % de oui !

- Paris, 8ème arrondissement : 79,67 % de oui !

- Paris, 6ème arrondissement : 79,41 % de oui !

http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/rf2005/index.html


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