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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 23:08

Rectificatif

Dans cette note deux erreurs se sont glissées et j'ai procédé dès ce midi aux rectifications nécessaires.

 Je publie ce communiqué rectificatif.

L'Association Maximilien Robespierre pour l'Idéal Démocratique (A.M.R.I.D et non A.M.R.D.I comme indiqué par erreur dans la version originelle de la présente note (le nom rectifié de l'Association apparaît en entier dans la section dîte "des blogs et sites amis" située dans la partie droite de mon blog)). De plus, le responsable de l'Association Maximilien Robespierre pour le l'Idéal Démocratique n'est pas Daniel Rondelot comme indiqué par erreur mais bien Dominique Rondelot.

Voilà il fallait que cela soit fait et  toutes mes excuses à Dominique Rondelot, à l'Association Maximilien Robespierre pour l'Idéal Démocratique (A.M.R.I.D) et aussi à citoyens, de plus en plus nombreux - qui viennent consulter et parfois échanger sur mon blog.

Salut et Fraternité.

D-P.

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Par Darthé-Payan

Cette note est la seconde partie que je consacre au 14 Juillet - Fête Nationale.

Je souhaitais traiter des 14 Juillet suivants de 1789 à 1794 et également de Robespierre et le 14 Juillet.

Rappelons à chacun, que l'Incorruptible avait fait décréter après un vote de la Convention que le 14 Juillet serait l'une des quatre fêtes nationales.

L'extrait du Bulletin n°37 - Mars 2006 - Germinal 214, de l'Association Maximilien Robespierre pour l'Idéal Démocraitque (A.M.R.I.D) à l'initiative de Dominique  Rondelot et de Daniel SOMOGYI relate de  manière tout à fait remarquable sur le plan historique les commémorations des 14 juillet 1790, 1791, 1792,1793 et 1794.

Le Site de Dominique Rondelot - Association Maximilien Robespierre pour l'Idéal Démocratique - fait partie de la liste des blogs et sites amis de Darthé-Payan le Jacobin.

Merci à eux pour leur excellent travail en faveur de l'idéal des Lumières, de l'idéal Révolutionnaire, républicain et jacobin et aussi de la pensée de Maximilien Robespierre.

Salut et Fraternité.

D - P.

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Par Daniel SOMOGYI et le site de l'Association Maximillien Robespierre pour l'Idéal Démocratique(AMRID) qu'anime notamment le Citoyen Dominique Rondelot.

14 JUILLET 1789... ET APRÉS ?

Bulletin n° 37 - Mars 2006 - Germinal 214

vendredi 14 juillet 2006


Les grands évènements de la Révolution furent durant toute cette période les objets de fêtes populaires. La prise de la Bastille, élément fondateur par sa symbolique, ne devait pas déroger à cette règle. Cependant, une étude plus attentive des célébrations du 14 juillet entre 1790 et 1794 nous montre que certaines de ces fêtes furent elles mêmes des évènements. Ainsi, la fête de 1791 fut à la base de la pétition, puis du massacre du Champ de Mars, et celle de 1794 eut une influence certaine sur le ralliement des sectionnaires à la Convention, contre Robespierre, le 9 Thermidor.

 

14 JUILLET 1790

 

La cérémonie de la Fête de la Fédération a été trop étudiée pour que nous la développions ici. Il faut néanmoins souligner que l’initiative de sa tenue n’avait pas pour seul but une célébration de l’union fraternelle des français, mais surtout la volonté de mettre de l’ordre dans un processus de célébrations « spontanées » qui avait vu de telles fêtes fleurir un peu partout en France (ainsi, 3.000 gardes nationaux venus de quatre départements s’étaient fédérés à Dijon dès le 18 mai 1791, et ils étaient déjà 50.000 à Lyon le 30 du même mois !). Cette floraison d’hommes en armes qui se regroupaient en milices et faisaient éclater les autorités constituées d’ancien régime, n’était pas sans inquiéter la Constituante, qui décréta que ces fédérations locales seraient invitées à une grande fédération nationale à Paris, qu’elle pensait pouvoir mieux contrôler. La cérémonie fut grandiose. La ferveur populaire fut telle que le trajet du cortège, dont le point de ralliement avait été curieusement établi à l’autre bout de Paris, dans le quartier du temple, dura sept heures et demi pour arriver au Champ de Mars ! L’arrivée de la parade, au son du canon et précédée d’escadrons de cavalerie, suscita un enthousiasme frénétique parmi les 300.000 spectateurs, qui redoubla lors de l’entrée des députés à la Constituante. Parmi eux se trouvait Robespierre. Crût-il comme la majorité de ses collègues que la révolution vivait là son terme, ou bien se rendait-il compte que cette manifestation de réconciliation du peuple et de son roi était une impasse dans la nature même de ce qu’elle était, c’est à dire une démonstration de force de la soldatesque et du goupillon ? Bien sûr, on s’embrassa et on jura de rester fidèle « à la Nation, à la Loi, au Roi », mais aussi de protéger la « sûreté des propriétés ». Les trahisons de la cour et la fuite du Roi allaient vite montrer la limite de l’illusion. Enfin, petite anecdote significative des pensées de la Cour, les dépenses des députés des onze régiments suisses pour assister à cette fête furent réglées sur approbation directe de Louis XVI pour la somme démesurée de 6.043 livres. Lesdits suisses sauront le remercier en tirant sur le peuple au 10 août 1792 !

 

14 JUILLET 1791

 

La fuite du Roi, le 14 juin 1791, et son retour piteux de Varennes, avait définitivement ôté aux autorités constituées tout désir de remémorer au peuple la farce qui avait eu lieu un an avant au Champ de Mars. Aussi, le 12 juillet 1791, Bailly se contenta d’envoyer une lettre circulaire aux sections parisiennes, dans laquelle il demandait, pour le 14, à chacune d’entre elles, l’envoi de quatre de ses membres pour assister à un Te-Deum chanté au champ de la fédération. Point final ! Cependant, l’histrion Palloy, à qui on ne demandait rien mais qui était toujours prompt à faire parler de lui, réussit à faire étoffer la cérémonie par un déplacement en cortège jusqu’à la Bastille, parade dans laquelle était bien entendu portée une pierre de l’ancienne forteresse offerte par lui. Très gênée par cette proposition, car jugeant toujours dangereux de voir le peuple se rassembler surtout en cette période troublée, la municipalité bourgeoise autorisa seulement la préparation d’une « petite fête » sur la place de la Bastille, mais seulement jusqu’à concurrence de « 300 livres et pas au delà ». A titre de comparaison, la seule décoration des huit bas reliefs ornant l’autel de la fête de la fédération avait coûté 4.000 livres ! Bien décidé à ne pas se laisser gruger, et s’entraînant les uns les autres, d’abords une poignée, puis bientôt un fort groupe de patriotes participant au « bal de Palloy » décidèrent de se retrouver sur place, dès le lendemain 15 juillet 1791. C’est donc au pied de l’autel de la fédération que se réunirent des milliers de patriotes, souvent membres des sociétés populaires, mécontents du quitus donné au Roi par l’Assemblée. Malgré une tentative de désorganisation du mouvement par la majorité des députés qui quittèrent les Jacobins pour les Feuillants, ne laissant derrière eux que Robespierre et une poignée d’autres représentants fidèles, le mouvement au Champ de Mars où se pressaient en masse des pétitionnaires ne faiblissait pas. On connaît la suite. Sommés par le président de l’Assemblée Charles de Lameth d’agir, Lafayette et Bailly firent tirer sur le peuple, massacrant femmes et enfants qui se trouvaient là. Plus qu’une fusillade, cet évènement fut un des tournants du processus révolutionnaire. En effet, en faisant tirer la garde nationale bourgeoise sur le peuple, Bailly et Lafayette firent éclater la fiction d’un Tiers Etat uni et homogène. La révolution contre les privilégiés d’ordre était dépassée, celle contre les privilégiés de l’argent pouvait se mettre en place. Robespierre allait prendre une place prépondérante dans ce nouveau débat.

 

14 JUILLET 1792

 

La journée du 20 juin 1792 redonna des couleurs à la symbolique du 14 juillet, notamment dans l’esprit des émeutiers qui se référaient à l’insurrection de 1789. Quelque peu effrayée par les mouvements populaires qui s’étaient produit moins d’un mois avant, tout en essayant de relancer l’idée moribonde de concorde nationale de 1790, l’Assemblée Législative, comme toujours indécise, décréta la tenue d’une fédération « qui doit être de nouveau jurée », mais en bornant les dépenses à 25.000 francs pour contenir son ampleur, et surtout en la limitant aux seuls parisiens. Ainsi, la commune limitrophe de St Denis, qui désirait participer à la fête parisienne, en fut fermement empêchée par Roederer qui donna des ordres stricts pour qu’elle ne soit « point invitée » et n’y ai pour elle « aucune place distincte ». Pour préparer les festivités, la municipalité demanda, le 11 juillet, dix hommes à chaque section pour les quelques travaux, tout en précisant qu’il fallait éviter que la foule se porte sur les travaux où elle provoquerait des « encombrements » (et serait surtout difficile à maîtriser). « Nous savons que c’est arrêter le zèle des bons citoyens, mais c’est un sacrifice à faire par ceux qui aiment la chose publique », précisait sans rire la municipalité. Quoiqu’il en soit, cette fédération en catimini ne fédéra personne, et le peuple sut bien se rassembler tout seul en balayant la royauté le 10 août suivant !

 

14 JUILLET 1793

 

Les festivités du 14 juillet 1793 furent anéanties le jour précédent par le couteau de Charlotte Corday assassinant Marat. En effet, les procès verbaux des sections et les rapports des observateurs de police montrent comment Paris fut parcouru par un vent de stupeur et de chagrin. Ce fut quelque chose comme un voile noir qui recouvrit la capitale. Dès lors, il ne pouvait plus être question de fêter quoi que ce soit, d’autant plus que les citoyens se rassemblèrent spontanément dans leurs sections pour célébrer la mémoire de l’Ami du Peuple. Loin d’être un anéantissement du parti patriote, l’assassinat de Marat se traduisit dans les faits par un renforcement du mouvement sans-culotte. Peut être doit on voir en cette mort qui fédéra les patriotes la décision de Robespierre d’entrer au Comité de Salut Public, le 27 juillet, en remplacement de Gasparin, alors qu’il avait refusé de le faire le 10 du même mois. C’est en tout cas l’opinion d’un Henri Guillemin qui y voit Robespierre malade « se faire cible » pour avoir une mort aussi utile que celle de l’Ami du Peuple.

 

14 JUILLET 1794 (26 MESSIDOR AN II)

 

Robespierre, à la suite de son fameux rapport du 18 floréal an II sur l’Etre Suprême, avait fait décréter que le 14 juillet serait désormais une des quatre fêtes nationales (« art IV : La République française célèbrera tous les ans les fêtes du 14 juillet 1789, du 10 août 1792, du 21 janvier 1793, du 31 mai 1793 »). Ainsi, ce n’était plus la pseudo fédération de 1790 que l’on fêtait (comme c’est encore officiellement le cas de nos jours), mais une journée de lutte révolutionnaire à part entière. Le 14 juillet 1794 allait donc être la première de ces fêtes nouvellement instituées à être célébrée. Cependant, le 14 juillet 1794 ne commença pas dans l’union et l’allégresse, mais plutôt dans le tumulte. En effet, ce fut lors de la séance du Club des Jacobins qui se tenait ce jour là, que Robespierre attaqua violemment Fouché comme un « individu vil et méprisable », ce qui le fît derechef exclure de la société. Obligé de se cacher, Fouché devint dans l’ombre l’instigateur de la conspiration qui allait éclater au 9 Thermidor. 37 - 5 Quoiqu’il en soit, les Jacobins, après avoir clos leur séance, se portèrent, à l’invitation de leur président, et comme une foule de parisiens, à la fête organisée par la municipalité au Jardin National (les Tuileries). Le clou du spectacle fut la première exécution du « Chant du Départ », le magnifique hymne révolutionnaire de Marie-Joseph Chénier. Surtout, on y jura de défendre la Patrie en se ralliant à la Convention Nationale. Ce serment allait résonner bientôt de manière toute à fait particulière. C’est en effet à celui-ci que se référait directement le département de Paris, lorsqu’il écrivait, dans le nuit du 9 au 10 Thermidor, à la Section des Droits de l’Homme « Le moment actuel est le plus critique que nous ayons éprouvé depuis cinq ans que nous sommes en révolution. La plus grand malheur que nous ayons à craindre, c’est la désunion entre les citoyens. Il ne peut y avoir dans la République qu’un centre commun d’autorité. Nous avons tous juré d’être unis à la Convention Nationale comme seule autorité légitime. Soyons fidèles à nos serments et concourrons de tous nos efforts au maintien du bon ordre, de la tranquillité publique et à la prompte exécution des décrets ». En somme, en se ralliant à la Convention et au Comité de Salut Public, les sectionnaires parisiens ne faisaient que respecter le serment fait quinze jours plus tôt lors de la fête du Jardin National à l’instigation ... de la Commune robespierriste !

 

ROBESPIERRISME ET 14 JUILLET

 

La symbolique du 14 juillet pour les Robespierristes installés au gouvernement resta très vivace. Elle peut être parfaitement illustrée par une lettre de Lescot-Fleuriot, le maire de Paris installé par Robespierre, écrite au Comité Civil de la Section de Montreuil le 26 messidor an II . Comme il est toujours préférable de laisser la parole aux documents d’époque, nous reproduirons donc à titre de conclusion à cet article le texte original de ce personnage central du dispositif municipal jacobin de l’an II : « Citoyens, Salut au 14 juillet, salut au jour mémorable où le peuple de Paris a cimenté de son sang la première pierre de la liberté publique en renversant la Bastille. Salut à vous tous qui avez concouru ce jour là par votre énergie à renverser le despotisme dans le combat à mort qui lui a été livré ! Que nos cœurs se réjouissent et que les tyrans se désespèrent en se rappelant cette première époque de notre immortelle révolution. Citoyens, le Comité de Salut Public a ordonné que tous les préparatifs seraient fait au Jardin National pour y recevoir le Peuple et concourir par des chants de victoire et d’allégresse à célébrer la commémoration de cette grande journée. Faites annoncer, au son de la caisse, aux citoyens de votre section du Peuple que la réunion au Jardin National aura lieu après les spectacles qui seront ouverts à tous les citoyens. Quant à nous, citoyens, qui sommes chargés de veiller à la sûreté de tous, soyons à notre poste, que notre surveillance soit active et sage, prenons de telles précautions que les méchants, s’il en reste encore parmi nous, soit obligés de cacher leur honte et leur désespoir de voir la chose publique prospérer. Que, dans ce jour heureux, tout respire le bonheur et la gloire du Peuple. Salut et Fraternité Lescot-Fleuriot »

 

Daniel SOMOGYI

 

Source : http://www.rondelot.com/spip.php?article92

Blog : http://www.rondelot.com/

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