Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 15:29

 

  Le projet de loi autorisant la ratification de la décision du Conseil européen modifiant l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qui concerne un mécanisme de stabilité pour les Etats membres dont la monnaie est l'euro(1) a été adopté par l' Assemblée nationale par 256 voix pour et  44 contre dont 23 députés socialistes(2) . Le gros de la troupe s'abstenant (128 députés socialistes).

 

 Le projet de loi autorisant la ratification du traité instituant le mécanisme européen de stabilité (MES) (1) a été également adopté à une large majorité de 261 pour et 44 contre dont 20 parlementaires socialistes (3) . La majorité (130 députés ) du groupe PS à l'Assemblée Nationale s'abstenant.

 

 

   Ces deux votes ne sont que le reflet à la fois du rapport de force électorale dans cette enceinte parlementaire et d'un orientation européiste et fédéraliste plus ou moins assumée. Concernant le PS, sa ligne européiste, quoiqu'il arrive, explique l'abstention majoritaire du groupe, bien qu'elle cache une certaine gêne, n'est pas plus surprenante que cela ! Le PS français est partisan de la construction européenne depuis les prémices communautaires d'après guerre. C'est sous la Présidence de Guy Mollet que le Traité de Rome est ratifié  avec comme première étape,  la suppression progressive des droits de douanes, des taxes aux importations et la constitution d'un marché de libre échange en vue d'une unification économique et monétaire. Dès cette époque, des clivages et de graves divergences existent entre les différents partis de gauche sur les questions européennes. Le PS et les radicaux de Gauche sont pro-européens alors que le PCF se situe dans une position de patriotisme nationale et ne goutte guère à l'aventure europenne. Certes,  le PCF a clairement muté en devenant partisan de l'UE et la monnaie unique mais se sitant toutefois dans une critique antilibérale du système européen. Lors des précédents intégrations structurantes de ce qui deviendra l'UE, la SFIO de Guy Mollet, puis le PS d'Alain Savary, de François Mitterrand,..., Martine Aubry et de François Hollande ont toujours été pour cette intégration et l'unicité. Donc rien n'est surprenant dans le vote abstentionniste des parlementaires PS qui n'est en fait, là, que pour ne pas dire formellement oui aux projets de loi 4347(1) (révision de l'article 136 du TSFUE) et 4348(1) (Traité MES) ce qui en ces temps de campagne présidentielle serait une forme de soutien à Sarkozy et ce dernier ne manquerait pas de l'exploiter.

 

 

 

  Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche s'opposent aux politiques européennes tant institutionnelles qu'économiques ou  financières, cela à juste titre et le Député européen et leader du Parti de Gauche, représentant le FdG à la présidentielle se met fortement en avant depuis qu'il est candidat. Mais le leader du PG reste un européiste et un fédéraliste convaincu et affirmé, doublé d'un internationaliste qui frise parfois les marges des absurdes positions anti-Etats-Nations que l'on trouve trop souvent à l'extrème gauche mais aussi et surtout chez les Ecologistes d'EE-LV. Ce positionnement ambigü, clairement contradictoire, freine l'ascension du Candidat du Front de Gauche et limite sa démarche. De plus, nous savons qu'au delà des diatribes, des petits phrases, des propos durs à l'égard des socialistes en général et du candidat François Hollande en particulier, le candidat Mélenchon, s'intégrera dans l'unité de la gauche servant la victoire de François Hollande et des Socialistes tant à la Présidentielle qu'aux Législatives. En tous cas, ni le FdG, ni Jean-Luc Mélenchon ne sont prêt à franchir le Rubicon ou si vous préférez sont prêts à mettre en perspectives la sortie de la France de l'Union Européenne et de la monnaie unique l'euro.

 

 Le FDG s'oppose au MES mais reste européiste et veut changer l'UE de l'intérieur... Un peu comme quand Jean-Luc Mélenchon essayait de changer le PS de l'intérieur avec le succès que l'on sait... La gauche républicaine et les Français devront-t-ils attendre 20 ans  pour que Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche se décide de mettre en perspectives la sortie de la France de l'Union Européenne et de l'euro (un peu comme le fît Jean-Luc Mélenchon après avoir milité à l'aile gauche du PS, à l'initiative de divers courants internes  (NES, GS, NM, TU, RAG,) qui espérent changer les choses de l'intérieur en vue d'une réorientation à gauche du PS. L'échec total fût au rendez-vous et  finit par convaincre et  décider, Jean-Luc Mélenchon, de claquer la porte et de sortir du PS)?

 

  Il est quand même cocasse de voir Arnaud Montebourg, déjà initiateur du NPS au début des années 2000 de reprendre le flambeau en  organisant un courant à l'aile "gauche" du PS portant le nom de "La Rose et le Réséda" ! Le problème c'est que le Député de Saône et Loire abdiqua d'entrée en s'abstenant lors des deux votes relatifs à la loi permettant au Chef de l'Etat de ratifié le traité MES.

 

Jean-Pierre Chevènement semble s'être perdu de vue surtout depuis son renoncement à la candidature. Ces atermoiements entre une ligne de force et de rupture en vue de la pleine reconquête de la souveraineté nationale et monétaire et une ligne d'alliances et d'intérêts électoraux et partisans partagés avec les Socialistes font que depuis quelques temps, le Président d'Honneur du Mouvement Républicain et Citoyen est inaudible et surtout est devenue une chance et une alternative de sursaut gâchées.

 

Nicolas Dupont-Aignan, l'un des derniers républicains gaullistes actuels, est le seul cohérent et à mettre en perspectives la sortie de notre pays de l'Union Européenne et de l'euro. Le candidat de « Debout la République » propose des solutions permettant à la France, notre patrie républicaine, de reconquérir sa souveraineté pleine et entière et son indépendance. Son intervention, mardi soir, lors du débat parlementaire sur MES, pour justification de son vote lors du débat sur les projets de loi montre que ce candidat a conscience que notre pays a besoin de Sursaut républicain de Salut public qui passe par la reconquête souveraine de sa monnaie, de son économie, de son système bancaire, de ses finances publiques dans l'unique objectif de servir l'économie productive et la solidarité nationale.

 

 

Notre pays, la France, notre patrie républicaine, va de nouveau perdre un nouveau pan de sa souveraineté, de sa liberté, de son indépendance. Une fois de plus sans que les citoyens soit concrètement et clairement informés et consultés. Le Traité MES, accord intergouvernemental extra-communautaire(4) n'entraîne en l'état aucune révision constitution et transferts de souveraineté ni de nulité au regard de notre constitution et du bloc de constitutionnalité. Par contre le futur traité TSCG-UEM nécessitera une révision constitutionnelle et un transfert de souveraineté partielle  sur le plan budgétaire mais claire sur le plan du contrôle et de la légalité budgétaire même si le parlement aura toujours son mot à dire sur le budget de la Nation. 

 

 Le MES est adopté mais la MES(se) est dite depuis longtemps et notamment depuis la ratification de quatre éléments clés du processus d'intégration et d'unicité européennes : Le traité de Rome, le marché unique, le traité de Maastricht, l'entrée en vigueur de l'euro comme monnaie unique. Le MES et le traité TSCG-UEM ne sont que les énièmes phases d'intégration et d'unicité européenne qui constitue ce processus totalitaire, né voilà plus d'un demi-siècle et qui s'achèvera le 1er janvier 2015 sous les cieux du Grand Marché Transatlantique. Ce processus qui n'est autre qu'un fossoyeur de la souveraineté des Etats-Nations et des économies productives.

 

Le seul sursaut républicain de Salut public qui vaille pour notre pays, c'est de reconquérir  sa souveraineté nationale, monétaire, économique, financière et budgétaire en sortant de l'Union Européenne et de la monnaie unique euro. Puis, de se désendetter et d'engager la reconstitution de son capital industriel et de le protéger. Voilà la(les) révolution(s) à accomplir !

 

Salut et Fraternité.

 

Fabien Darthé-Payan

 

____________________________

 

 

(1)

http://www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r4347.asp

 

(2)

http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0860.asp

 

(3)

http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0861.asp

 

 

(4)

http://register.consilium.europa.eu/servlet/driver?md=400&ssf=DATE_DOCUMENT%20ASC&typ=&srm=50&page=ResOther&ff_CODE_TYPE_DOCUMENT=ST&lang=FR&ff_COTE_DOCUMENT=11/11|11/*/11&fc=REGAISFR

 

 

Par Darthé-Payan Le Jacobin - Publié dans : Actualités - Communauté : Les blogs républicains
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 19:20

  La remise en cause de la souveraineté tant nationale qu'institutionnelle de la Grèce est constante depuis maintenant trois années. L'UE avance par un processus totalitaire qui après avoir réussi l'unicité économique (acte unique, marché unique), l'unicité monétaire (Traité de Maastricht, indépendance de la BCE, traité d'Amsterdam, monnaie unique euro) complète son processus par l'unicité budgétaire. Les États et les parlements sont privés de leur pouvoir de souverain et les parlementaires voient leur pouvoir de législateur de plus en plus remis en cause et limité d'une part, à la retranscription des directives et règlementations européennes et d'autre part au vote de la loi de finances cette dernière qui passera désormais dans le cadre du prochain traité sous le fourches Claudine de la Cour de Justice de l'Union Européenne.

 

  Le problème de la Grèce, c'est que ce pays a falsifié ses comptes, construit une structuration budgétaire et étatique sur du vent ou du papier à pâte à mâcher ! De plus, la Grèce est incapable de se réformer, de faire le saut qualitatif qui  la fasse rentrer dans l'ère des États-Nations "modernes" et structurés avec une efficacité régalienne, administrative, budgétaire et fiscale. Bref, que la Grèce en finisse avec la corruption, la fraude fiscale, le placement d'argent dans les paradis fiscaux, l'économie parallèle et souterraine et devienne un État-Nation !  

 

 Les multiples plans de redressement et tout particulièrement le dernier(*) adopté par le Parlement Grec, dimanche dans la soirée, sous la pression du processus totalitaire que sont l'Union Européenne et l'euro,  ne sont qu'austérité menés aveuglément et injustement et ne pourront qu'engendrer une inefficacité totale et aggraver les choses. Pourquoi le gouvernement Papademos comme celui de Papandréou est incapable d'instaurer un cadastre et donc de lever l'impôt foncier, de prélever une fiscalité sur les biens et les revenus de l’Église orthodoxe, de rapatrier l'argent dormant de la fraude fiscale, de mettre en contribution les armateurs, de définir une politique économique diversifiée et non bi-sectorielle (le tourisme + l'économie de l'olivier) ? 

 

  La Grèce paye à la fois ses fraudes, l'incurie et aussi les dérives d'une gestion déficiente et obsolète de son État, de ses finances publiques et de son économie.

 

  Les plans européens de soutien et de financement ne sont pas faits pour sauver la Grèce mais pour sauver l'euro et l'Union Européenne. La Chancelière Allemande, Angela Merkel, veut que le financement de la Grèce se fasse sous le signe et l'urgente nécessité de sauver et de maintenir coûte que coûte l'euro. Car si la Grèce faisait  faillite et bien c'est l'euro qui serait touché et risquerait de ne pas se relever. Cela l'Allemagne, ses industriels et ses fers de lance à l'exportation ne l'accepteront jamais. Les Allemands veulent bien aider la Grèce et donc payer à condition que l'euro (et donc les exportations et l'industrie manufacturière allemande) soit sauvegardé (es)  et pour que cela soit fait et bien la cure et la purge d'austérité frapperont la Grèce encore et toujours !

 

     Les « casseurs » sont les alliés objectifs des instigateurs de l'Union Européenne et de la Troïka (Commission européenne, BCE, FMI). De plus, ces délinquants dénaturent totalement le mouvement populaire qui fait opposition aux plans d'ajustements et d'austérité.

 

   La Grèce ne peut pas se lancer dans une voie du défaut total vis à vis de ses créanciers notamment parce que une grande partie des retraites est financée par ses levées d'obligations et donc de financement et de remboursement. Dire qu'il faut que la Grèce fasse défaut sur toute sa dette est un pure folie, d'ailleurs la majorité des Grecs ne le réclament pas car ils en savent les graves conséquences et notamment pour trouver les financements de demain et surtout parce que 40% de leur retraites partiraient en fumée !

 

 

 La sortie de la Grèce de l'euro et aussi de l'Union Européenne devient inéluctable !  

 

  La seule issue réaliste et viable c'est que la Grèce sorte de l'UE et de l'euro et redevienne souveraine notamment sur sa monnaie, son budget. Cette autonomie, cette souveraineté qui ne seront pas conquises et préservées sans efforts durables, permettront de débloquer les choses sur le plan financier, budgétaire et aussi social. Le pouvoir retrouvé sur la monnaie, les finances, l'économie n'exonérera pas la Grèce et les Grecs de réformes en profondeur sur le plan de la structure étatique, de l'impôt, de la lutte contre la corruption et de la fraude et aussi entreprendre un changement économique qui permette diversification et modernisation. C'est à ce prix que la Grèce redeviendra souveraine et aussi de nouveau le pays berceau de la démocratie et de notre civilisation.

 

 

 

 

 Par Sonia Bastille, Fabien Darthé-Payan, Gilles Fabre et Martin S. Lévy. 

 

 

_______________________________

 

(*)

http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/02/12/les-points-clef-du-plan-d-austerite-grec_1642357_1581613.html

Par Darthé-Payan Le Jacobin - Publié dans : Actualités - Communauté : Les blogs républicains
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 16:50

 

  Hier, le couple "Merkozy" est apparu une nouvelle fois dans la petite lucarne (sur France 2 et sur la ZDF) et s'invita à l'heure où la majorité des Français dînent.

 

La Chancelière Allemande, Angela Merkel, a révélé les secrets de l'armoire de fer de l'Elysée...

 

La Chancelière  officialisait ainsi, sans les précautions d'usage, la candidature de Nicolas Sarkozy à la Présidentielle. La "dominante" du couple vedette de l'Europe européiste, fossoyeur des États-Nations et des économies productives, n'a-t-elle pas dit : "Il m'a soutenu, c'est donc tout naturel que je le soutiens pendant la campagne"(sic) ? Et oui l'armoire de fer de l’Élysée ne renfermait qu'un secret de Polichinelle. A part venir d'une autre planète ou de vivre en Hermite et encore... et bien l'ensemble des citoyens sait  que le locataire du Palais de l’Élysée, souhaite rempilé pour un second bail.

 

Le dominé du couple "Merkozy" a besoin du soutien de sa partenaire dominante fut-il trop appuyé et trop bavard au risque de friser le ridicule et surtout d'affaiblir un peu plus son partenaire qui en ce moment n'a pas besoin de cela, lui qui rame pour reconquérir l'estime et les faveurs de ses concitoyens tout en cherchant à leur faire avaler la hausse de la TVA !

 

 

   La France comme les autres pays de l'Union Européenne vont voir de plus en plus, la Chancelière Allemande, qui elle même, affrontera le suffrage universel au cours de l'année 2013, s’immiscer de plus en plus  dans les affaires intérieures des États membres de l'UE et surtout si ces pays sont en difficultés financières, en délicatesse électorale. La France comme les autres pays de l'Union Européenne vont se rendre compte que nous sommes entrés dans l'ère de la Germanie toute puissante avec toutes les conséquences politiques, économiques, financières et institutionnelles que cela va entraîner tant au niveau de l'Union qu'au niveau de chaque État.

 

La Grèce en a déjà fait les frais et se voit imposer un énième plan d'austérité et une énième violation de sa souveraineté. 

 

 

  Le futur traité européen, dans la version finale vient d'être proposée aux États-Nations et à leur parlement en vue d'une ratification est sous le sceau de la toute puissance politique Germanique qui impose ses vues et contraintes sur le plan de la rigueur et de la discipline budgétaire. Le Traité  "sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire " (TSCG-UEM)  gravera dans le membre, d'une part la fin de la souveraineté budgétaire des États et d'autre part le processus de l'unicité budgétaire européenne. Il complète les phases de l'Acte Unique et du Traité de Maastricht qui eux gravaient dans le membre d'une part la fin de la souveraineté économique et monétaire et d'autre part l'unicité économique et monétaire.

 

Le systématique devient totalitaire !

 

De plus le Conseil des Ministres  Franco-Allemand, tenu hier à l’Élysée, se donne aussi comme objectif  l’harmonisation de l'assiette de la fiscalité sur les entreprises entre les deux pays. Cela induira une  taxation plus forte des  PME-PMI et un abaissement des taux pour les  grandes ou très grandes entreprises. Le fameux "livre vert"  propose aussi un rapprochement (allant à l'harmonisation) des règles fiscales concernant  les amortissements. Ce document comme le futur traité ne sont faits que pour abattre les souverainetés des États-Nations et pour pousser encore plus en avant la France dans l'intégration européenne et l'unicité à marche forcée.

 

 

 

Il est temps, grand temps de stopper tout cela ! De dire stop et de rompre les amarres avec ces processus systémiques et totalitaires qui portent les noms d'Union Européenne et d'euro !

 

 Il est temps, grand temps d'engager la reconquête de la souveraineté, de l'indépendance et de la liberté pour notre pays en sortant de l'Union Européenne et en sortant de l'euro.

 

 Lançons, dès à présent, le processus de sortie de l'Union Européenne (Article 50 du Traité sur l'Union Européenne et Article 218, paragraphe 3 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne) et de démontage de l'euro.

 

Ce processus de reconquête de souveraineté, d'indépendance, de liberté tant politique, que monétaire, qu'institutionnelle ou encore budgétaire doit nous aider à mettre en place une politique de ré-industrialisation du pays, de désendettement, de protection et de solidarité nationale. C'est la Révolution à accomplir !

 

Salut et Fraternité.

 

Sonia Bastille et Fabien Darthé-Payan

 

 

 

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