Par Darthé-Payan
RAPPEL
Le 29 mai 2005, le peuple français exprimait un non franc et massif - à prés de 55% - au Traité constitutionnel européen (TCE), la fameuse constitution 'Giscard".
Les français avaient exprimé le refus de la concurence libre et non faussée qui suait pour tous les pores du TCE.
Les non de gauche furent majoritaires dans le camp du progrès. Le peuple français citoyen et souverain avait exprimé un coup d'arrêt à la construction a-démocraique et anti sociale de l'Europe.
La France républicaine faisait à nouveau l'Histoire en Europe.
Depuis, il semblerait que beaucoup de monde ait oublié le vote du 29 mai 2005, sa signification, sa portée (quelques semaines plus tard, ce fut au peuple hollandais, puis irlandais d'exprimer un
clair refus de ce texte constittutionnel d'idéologie libérale et libre échangiste.).
LES POLITIQUES ET LE 29 MAI 2005
- La Gauche du Non
La Gauche du Non n'a même pas pu faire fructifier ce vote du peuple et de divisions en divisions, de renoncements en renoncements, d'ambitions en ambitions elle gâchat ce beau résultat .
L'espoir aurait pu naître à gauche, lorsque qu'à Arles,à la première Université d'Eté de Pour la République sociale (PRS) qu'animait en autre Jean-Luc Mélenchon, réunissait des anticapitalistes
(Besancenot), des paysans alternatifs, (Bové), des communistes (Marie-Georges Buffet), des républicains socialistes et jacobins (Jean-Luc Mélenchon, François Delapierre), des socialistes (Jacques
Généreux), des alter mondialistes (J. Nikonof) etc... Des constats partagés, des débats féconds, des propositions d'actions laissaient augurer une perspective nouvelle et alternative dans
la gauche et dans le pays.
Hélas, trois fois hélas, de la synthèse subie au congrès socialiste du Mans (à laquelle participeront les amis de Jean-Luc Mélenchon), en débats stériles fort peu fraternels dans les comités du
non, les comités locaux et unitaires lors de la Présidentielle. On connait la suite, une multitude de candidature dans la gauche du non, dans la gauche radicale (querelles d'appareils, querelles
d'égos, ambitions, ressentiments personnels etc...), firent que le PS avec Ségolène Royal passera devant et sa mauvaise campagne confuse et trop inspirée d'idées contre révolutonnaires permis à
Sarkozy d'atteindre la magistrature suprème.
Depuis cette gauche du non n'a pas avancé d'un pouce dans l'unité structurelle, structurante et programmatique. La création du Parti de Gauche, relançait l'espoir d'unité et d'alternative
républicaine et socialiste à gauche mais très vite cette espérance se cantonnera dans un face en face avec le PCF dans une structure branlante le Front de Gauche et dans une relation " je t'aime
moi non plus" avec le NPA. De dérives écologistes en dérives libertariennes le PG ne put qu'être qu'une composante de plus dans une gauche du non, une gauche radicale atomisée et sans projet !
- Les socialistes
Les socialistes se situent encore et toujours dans l'accompagnement du système capitaliste et européiste et malgré des sursauts électoraux (élections régionales) ne sont toujours pas
capables de renverser la droite et gagner les élections présidentielles ou législatives à venir. Les socialistes du non, restés au PS sont absolument muets et pieds et mains liés à leurs
accords avec la première secrétaire du parti de la rue de Solférino. Tous les candidats déclarés ou non, putatifs, virtuels, impatients se situent dans l'Europe du traité de Maastricht et du
Traité de Lisbonne, dans la logique du BCE et du GMT. De plus, les parlementaires ont en grande majorité permis l'adoption de la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de
Lisbonne par la voie parlementaire.
- A droite
La droite, Sarkozy, Fillon et l'UMP, droits dans leurs bottes, appliquent sans coups férirs les directives et autres décisions technocratiques et a-démocratique de la Commission de
Bruxelles. L'Europe de la concurence libre et non faussée avance pas à pas et jour après jour dans le démantèlement des services publics, dans le démantèlement des acquis sociaux, dans le
démantèlement des droits de souveraineté des peuples et des Etats nations. Sarkozy a fait passer son Traité de Lisbonne dans le dos du citoyen et aussi en pur mépris du vote du 29 mai d'il y a
cinq ans.
- Gaulliste qui donne à réfléchir
Nicolas Dupont Aignan, leader du Mouvement Debout la République, semble cohérent dans sa démarche de retour de notre pays vers sa souveraineté économique et monétaire. En proposant la fin de
l'Euro, l'esprit gaulliste d'indépendance et de volonté, émerge de nouveau dans le paysage politique français. Une position courageuse qui ne déplait en rien au républicain socialiste et jacobin
que je suis.
- Verts et Europe Ecologie
- Les Verts et Europe Ecologie en purs propagandistes de l'idéologie soixante huitarde font tourner le débat sur l'écclogie et le sociétal. Il n'est plus question dans leurs discours ou
propositions, des questions de souveraineté, des questions du pouvoir politique supérieur au pouvoir économique (l'intérêt général), des questions sociales, des questions nationales.
- Celui qui labourre !
Pendant ce temps, le FN surfe sur la vague du mécontentement et du désespoir des citoyens électeurs qui s'asbtiennet massivement aux européennes notamment. Il labourre les terrains abandonnés par
la gauche et par la droite : les ouvriers, les paysans, les petits commerçants et artisans, les retraités.
L'ECONOMIE DE GUERRE ET LE COUP D'ETAT DE LA COMMISSION DE BRUXELLES
La crise du capitalisme, la crise de l'endettement des Etats de l'Union (Grèce, Espagne, Portugal, Irlande, Italie, Royaume Uni, Roumanie, Etats baltes), la crise économique, la bulle
spéculative, l'atomisation des pouvoirs et des protections font que l'Europe deviennent la négation des Etats nations et des peuples souverains. Le capitalisme transnational, les gouvernements
libéraux de droite comme de gauche, la commission oligarchique de Bruxelles ont décidé de sauver le système du capitalisme en crise en organisant l'économie de guerre avec son lot quotidien de
rationnement économique, de rationnement de la production, de la consommation, la récession de l'économie, la décroissance, le démantèlement des droits et protections (droit du travail, acquis
sociaux, état providence, hausse des impôts, réductions massives des dépenses publiques, des fonctionnaires, hausse des prix et des tarifs, baisse des salaires, chômage de masse, droits de
souveraineté des peuples etc...).
La politique dite d'économie de guerre avance partout et frappe de manière massive et injuste le peuple.
La Commssion de Bruxelles, avec l'aval des chefs de gouvernements des pays de l'Union Européenne et le soutien du FMI dirigeait par le socialiste domestiqué DSK, demain se sera
le tour du Royaume Uni, et puis celui de la France avec une bonne cure d'austérité. La remise en cause des droits et acquis sociaux sera engagée sans coup férir comme la réforme des retraites est
mis en place sans tenir compte de la volonté des salariés, du peuple citoyen et souverain. Nous revoyons revenir à grands pas les critères de convergeances de Maastricht et les obligations
avec notamment les 3 % de déficit et pas plus !
La Commission de Bruxelles, en ajoutant dans ses compétences et attributions, le fait que chaque Etat peut être mis sous tutelle par la dite commission. C'est un véritable coup d'Etat !
C'est propremeent et clairement inacceptable !
Et face à cela que font la gauche ou les gauches pas grand chose, trop occupée à se quereller, à se battre pour 2012 et d'avancer ses pions. Le coup d'Etat de la Commission de Bruxelles, la
politique de guerre, la remise en cause des droits sociaux et citoyens par vagues successives ne semblent pas les sortir de la torpeur où elles sont tombées depuis la fin de 2005. Tous crient :
"le peuple ne doit pas payer pour la crise", "Faire payer les banques pas le peuple", faire de l'inflation ou encore dévaluer l'Euro ou promouvoir une Europe sociale.
D'abord, face à la crise du capitalisme, face à la dette grecque, face aux politiques d'austérité de l'Economie de guerre, il n'y a aucune ébauche d'un internationalisme européen permettant la
solidarité et la mobilisation sociale et citoyenne entre salaries des différents pays et entre citoyens des 27 Etats membres de l'UE. Pour ne plus subir, pour faire plus que résister, faire acte
de reconquête.
LA GAUCHE DU NON ET LA GAUCHE RADICALE VRAIMENT PAS A LA HAUTEUR DES ENJEUX !
La gauche radicale ou l'autre gauche devrait en tirer les consèquences et exiger, pour notre pays, la rupture avec l'Europe actuelle afin qu'il retrouver sa pleine souveraineté
(banques, monnaie, crédit, parlement, investissement, solidarité) et sa pleine indépendance.
Le coup d'état de la Commission de Bruxelles contre les peuples et les Etats membres de l'UE devraient interpeler la gauche radicale ou la gauche sociale démocrate et les orienter fortement vers
le choix pour notre pays de rompre avec les institutions politiques, bancaires européennes. Mais non, la gauche tergiverse et comme Jean-Luc Mélenchon, héros du non en 2005, semble vouloir sortir
de l'Europe du traité de Lisbonne et souhaiter une démocratisation mais pas de rupture. Camarade Méluche as-tu retenu que cela du 29 mai 2005, de la victoire de Sarkozy, des directives de
déréglementations européennes, de la crise financière, de la crise grecque, du coup d'état de la Commission ?
Pourquoi critiquer mais sans vouloir rompre ? Pourquoi proposer de faire de l'inflation (pour tuer la rente et réduire la dette) ou de vouloir l'Euro dévalué en sanchant très bien que tout cela
est impossible en restant dans l'UE, la BCE ou le GMT ?
Les Etats n'ont plus le pouvoir ni les compétences sur les banques et la monnaie. Les Banques centrales (dont fait partie la Banque de France), la BCE ont la compétence de la monnaie
unique, des taux de crédit, des masses monétaires, de l'injonction de monnaie. Dire que l'on va faire ceci ou cela (comme faire de la dévaluation) c'est soit raconter des sornettes soit faire
croire qu'en restant dans l'union on pourrat le faire et dans les deux cas c'est du foutage de gueule. Oui, Jean-Luc Mélenchon, il ne faut pas avancer d'un pas, puis stopper trop et reculer
après. Il ne faut plus tergiverser ! Il faut être audacieux, courageux, vertueux et franchir le rubicon ! Le PCF est aux abonnés absents, le NPA a tellement une vision déformée et contre
révolutionnaire de l'idée de souveraineté, de nation, de peuple et de patrie qu'il n'aborde jamais cette possibilité pour sortir les peuples, les Etats et leurs économies de la crise et du
pouvoir arbitraire de Bruxelles. Certains du côté du POI, du PG, du PRCF, du MRC l'envisagent et souhaitent engager des perspectives de rupture et de retour à la pleine souveraineté.
Les Jacobins y participent et continueront d'y participer pour faire avancer concrètement cette idée de reconquête républicaine de la souveraineté pour notre pays.
DES JACOBINS VERTUEUX QUI PRONENT LA RECONQUETE DE LA SOUVERAINETE ET L'APPROPRIATION COLLECTIVE ET SOCIALE DE L'ECONOMIE
Rompre avec l'Union Européenne, avec la Banque centrale européenne, avec le Grand Marché transatlantique et permettre à notre pays de reconquérir sa souveraineté politique, économique,
monétaire, parlementaire, culturelle, telle devrait être l'urgente nécessité d'une politique de gauche ! Les Jacobins oeuvrent à cette perspective !
Retrouver la pleine souveraineté sur ses choix, sur ses lois, sur sa monnaie, sur ses banques, sur son devenir et son avenir devient vital pour notre pays, la France, notre patrie
républicaine, afin d'engager la reconquête de son marché intérieur et de son pouvoir sur l'économie (appropriation collective et sociale, planification, politique de revenus, investissements et
infrastructures, solidarité, services publics, etc...) et de refuser la vassalisation de notre pays et de l'Europe dans le cadre du Grand Marché Transatlantique qui rentrera en application en
2015.
C'est cela être républicain, socialiste, jacobin. C'est refuser que notre république disparaisse et que l'Europe devienne la nouvelle prison des peuples et le fossoyeur des souverainetés des
Etats-nations.
CONCLUSION
Nous fêtons donc aujourd'hui ce cinquième anniversaire de la victoire du non, de la victoire du peuple français en insurrection civique refusant la dictature de la concurence libre et
non faussée et le démantèlement de notre souveraineté.
Est-ce que nous allons à nouveau nous approprier l'esprit du 29 mai pour devenir unitaire et audacieux et exiger le retrait de notre pays de 'l'Union Européenne, de la BCE, du GMT ou
bien nous allons fêter l'anniversaire et puis après tout oublier (un peu comme l'on a fait entre 2005 et 2010) ? Je me rappelle et puis j'oublie telle serait la nouvelle devise de la gauche du
non, de la gauche radicale, du Parti de Gauche ?
Salut et Fraternité.
Mes sources d'inspiration :





Robespierre Jaurès Jean-Moulin
Darthé Buonarroti Babeuf
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